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LANDUDAL

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La commune de Landudal (pucenoire.gif (870 octets) Landudal) fait partie du canton de Briec. Landudal dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDUDAL

Landudal vient du breton « lan » (ermitage) et de saint Tugdual, saint ayant débarqué de Grande-Bretagne et vénéré par les Bretons sous le nom de Saint Pabu. Il fut évêque de Tréguier. 

Landudal est un démembrement de la paroisse primitive de Briec. Un lieu dit « Tref Budgual » ou « Tref Tudgual », situé dans la paroisse de Briec, fait partie des donations faites par le roi Gradlon à l’abbaye de Landévennec. Landudal, qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, est une trève de la paroisse de Briec jusqu’en 1825, date à laquelle elle devient paroisse. La commune de Landudal n’est créée qu’en 1901. 

On rencontre les appellations suivantes : Tref Budgual (au XIème siècle), Lantudoal (en 1541), Landugdoal (en 1547).

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PATRIMOINE de LANDUDAL

l'église Notre-Dame-de-Populo (1539-1548), ancienne chapelle édifiée par les seigneurs de Quélen. Elle est restaurée en 1706. L'édifice comprend, précédée d'une tour amortie par un dôme, une nef très courte, un transept et un choeur avec chevet à noues multiples. L'édifice appartient au XVIème siècle, à l'exception du clocher qui date du début du XVIIIème siècle. Le clocher a une balustrade saillante et une flèche à deux dômes superposés. A la fin du XIXème siècle, tout près de la porte Ouest, contre le mur d'angle du cimetière, se trouvait une cuve baptismale retirée de l'église, séparée de sa base par une rupture irrégulière du fût où on pouvait lire : "CE : PRESANT ... LAN : 1580". Le côté Nord est tout particulièrement remarquable par le grand développement du bras du transept, dans lequel on pénètre par une porte fort artistique accostée de deux pilastres ou deux grosses colonnettes rondes ornées de losanges en creux, avec tailloirs surmontés d'une couronne comtale d'où surgit la continuation du pilastre formant base de pinacle contournée en spirale, la pyramide de couronnement étant garnie de multiples crossettes. Au-dessus de la double nervure prismatique qui encadre la porte s'élève une riche contrecourbe saillante rehaussée de crochets en feuilles de chardon. Plus haut que le fleuron du sommet, une inscription gothique donne cette touchante invocation : "Maria Mater gratiae - Tu nos ah hoste protege". Puis sur l'ensemble du pignon, autour et au-dessus de la grande fenêtre flamboyante, sont trois écussons frustes et trois autres martelés. Il ne faut manquer de noter les deux contreforts d'angle, avec leurs niches creusées et leurs dais finement fouillés, puis deux premières gargouilles bien saillantes et admirablement galbées, de secondes gargouilles sous forme de lions tenant une proie et traversant la base des clochetons, et ces clochetons très élevés retenus stables et dans leur aplomb par une sorte de linteau qui les relie au rampant du gâble. Cette même disposition de contreforts, niches, gargouilles, clochetons, se retrouve au transept Sud et aux angles des pans coupés de l'abside. Les pignons aigus de ces pans coupés sont encore fort intéressants par leurs crosses feuillagées, leurs fleurons et les écussons frustes qui y sont prodigués. A l'angle rentrant Ouest du transept Sud, on trouve une autre porte monumentale, en tout semblable à celle du nord, sauf que les pilastres et les pinacles, au lieu d'être ronds, sont carrés avec nervures prismatiques. Au-dessus, un beau panneau donne une inscription en cinq lignes et demie. Mais comme cette inscription est un complément et une suite d'une autre inscription intérieure, au côté Nord du choeur, il est préférable de donner auparavant cette première inscription, qui est en caractères gothiques : "Jehan : seigneur : de : Quelen : et : du : vieulx Chastel : et : Damoeselle : Marie : de Kergoet sa campaigne : ont facict faire : ceste : chapelle en l'honneur : de Nostre Da : de Populo : Lan M : Vcc XXXIX .. Laurens : Lysien : Myseur". L'inscription extérieure est en capitales, moitié romaines, moitié gothiques : "L : M : Vc : XLVIII : DECEDA : JEHAN : SEIGNEUR DE : QVELEN : ET : DU : VIE : CHASTEL : LORS COMANCA : FRANCOYS : SON : FILS : ET : DAMOISELLE ANNE : DV : QUELENNEC : SA : COPAIGNE : A : FAIRE : PARACHEVER : CESTE : CHAPELLE". (J. M. Abgrall). Le vitrail est l'oeuvre du maître verrier quimpérois Pierre Toulchoat. L'église abrite les statues de Notre-Dame de Populo, saint Nicolas, saint Yves (en robe et manteau d'official), saint Hervé, saint Roch, sainte Barbe, saint Jean-Baptiste et une Descente de Croix ;

l'église Saint-Tugdual. Il s'agit de l'ancienne église paroissiale de Landudal, mais actuellement le service se fait à l'ancienne chapelle Notre-Dame de Populo. Il s'agit d'un édifice en forme de tau du début du XVIème siècle et restauré en 1706 (voir l'inscription sur l'aile Sud) avec un arc diaphragme séparant la nef d'un choeur à abside peu saillante. Les cloches datent de 1634 et 1710. Dans la maîtresse-vitre on trouvait à la fin du XIXème siècle quelques restants de vitraux peints représentant le crucifiement de Notre-Seigneur. L'église abrite une poutre de gloire et les statues de saint Tugdual, Notre-Dame de Pitié, la Vierge-Mère, saint Herbot, saint Eloi, saint Médard, saint André en croix, saint Urlo, saint Sébastien, sainte martyre et un Crucifix. A noter que sur la poutre transversale de la nef se trouve une représentation de Notre-Seigneur en croix entre la Sainte-Vierge et Saint-Jean ;

le calvaire du cimetière de Landudal (XVIème siècle), restauré au XXème siècle. Il provient du placitre de l'ancienne église paroissiale de Landudal ;

le calvaire de la chapelle Saint-Yves (1605), avec saint Yves et une Pietà. Saint-Yves est vêtu d'un surplis, avec capuce sur la tête, et par dessus une barrette. D'une main il tient un rouleau, et de l'autre une escarcelle, ou plus probablement un livre suspendu dans une gaine ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Presbytère (1956), croix de mission (XVIème siècle, 1957) ; 

le moulin de Kerolven (XXème siècle) ;

A signaler aussi :

les vestiges de cavalier à l'Anguipède à Buzudic (époque gallo-romaine) ;

l'ancienne chapelle Sainte-Yves (1857), édifiée à l’emplacement d’une chapelle bâtie en 1605 par les seigneurs de Tremarec. Elle fut bénite le 10 novembre 1858. Avant la Révolution, on vénérait dans cette chapelle la relique d'un pouce de saint Yves renfermée dans un pouce en argent (Nomenclature des Eglises et Chapelles du Finistère - chanoines Peyron et Abgrall, fin du XIXème siècle) ;

l'ancien château de Trémarec (XVIIème siècle), propriété successive des familles Trémarec (1426), Kergadalen et Kerguelen au XVIIème siècle. On mentionne Rolland Tremarcheuc (Trémarec) en 1426 ;

l'empreinte du pied de Saint Eloi à Kermadoret, situé à 3 km Sud-Ouest du bourg. Il s'agit d'une pierre à empreinte et à légende, portant la trace du pied de saint Eloi, lequel y avait sa fontaine et sa statuette nichée dans un arbre. Une pratique spéciale des gens du pays c'était d'y faire un pèlerinage qu'ils appellent : "Pèlerinage des trois lundis" ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDUDAL

(à compléter)

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