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LANDEVANT

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La commune de Landévant (bzh.gif (80 octets) Landevant) fait partie du canton de Pluvigner. Landévant dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDEVANT 

Landévant vient du breton "lan" (lieu consacré) et de "Devan" ou "Evan", le saint fondateur.

Landévant est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluvigner. La seigneurie du Val exerce ses droits féodaux jusqu'au XVIIème siècle. Landévant est érigé en commune en 1790. 

La Demi-Ville est l'une des seigneuries présentes sur le territoire de la paroisse de Landévant dès le XIIIème siècle et appartient en 1200 à Tristan du Bahuno, puis aux familles de Villeblanche et de Perrien.

On rencontre l'appellation Landecvan (en 1330), Landevant (en 1448, en 1464, en 1536) et Landevan (en 1481).

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PATRIMOINE de LANDEVANT

l'église Saint-Martin (1834), édifiée à l'emplacement d'un ancien édifice du XVème siècle. On a conservé quelques pierres sculptées provenant de l'ancienne église, encastrées dans le mur Sud et des fragments d'inscriptions en caractères gothiques donnant des dates 1413 et 1422. La tour-clocher, attribuée à l'ingénieur Marsille, date de 1857 ;

la chapelle de Locmaria-er-Hoët ou Notre-Dame (XI-XIIème siècle), étape du Tro-Breizh et du pèlerinage vers Sainte-Anne-d'Auray (à partir du XVIIème siècle). Reconstruite en grande partie au XVème siècle, cette chapelle, fondée, dit-on, par les Templiers, existait dès le XIIème siècle, au village de Locmaria. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine avec chœur à chevet plat qui a subi en 1638 une restauration qui a profondément transformé la nef, où pourtant ont subsisté d'importants vestiges de la construction romane. Chaque croisillon est séparé du carré par une double arcade brisée reposant au milieu sur une courte colonne à chapiteau formé de plusieurs tores et tailloir décoré, et de chaque côté sur des colonnes engagées. Une seule arcade identique, mais plus large sépare la nef du transept. Du côté du choeur les colonnes engagées marquent seules la séparation. Deux contreforts d'angle cernés de larmiers saillants épaulent le mur du chevet. Le chevet est percé d'une grande fenêtre à réseau flamboyant où subsistent encore quelques restes de vitraux anciens. Subdivisé en quatre lancettes trilobées, le nouveau vitrail posé en 1992 représente un arbre de Jessé. Les armoiries du vitrail sont celles des familles Kerdevenez, Kaer, et Le Val. Les quadrilobes du tympan sont datés du XVème siècle. Dans le mur du choeur se trouve une crédence du XVème siècle en arc brisé. La chapelle est couverte d'une charpente fruste. On y remarque une piscine du XVème siècle et les autels de pierre des croisillons, également du XVème siècle

la chapelle Saint-Laurent (XVIIème siècle), édifiée vers le XVIIème siècle dans un lieu isolé sur l'emplacement d'un édifice primitif dont on retrouve quelques traces dans la petite fenêtre à deux compartiments trilobés du chevet. Le pignon occidental est surmonté d'un clocheton en pyramide. Les deux portes de l'Ouest et du Sud semblent datées du XVIIème siècle. La chapelle possède un autel en bois du XIXème siècle. Trois statues, dont celles de saint Laurent, la Vierge à l'Enfant et saint Isidore, ont disparu ;

la chapelle Saint-Nicolas (XVIème siècle), restaurée en 1895. Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire, assez fruste, et couvert d'une charpente à sablières et entraits grossièrement sculptés. Un clocheton carré en pierre est placé sur le pignon occidental dont les rampants sont ornés à la base de têtes d'animaux. Les deux fenêtres à l'Est et au Sud sont modernes mais les deux portes en plein cintre conservent des moulures anciennes. Saint Nicolas est représenté sur la maîtresse-vitre

la chapelle Sainte-Brigitte ou Notre-Dame-des-Vertus (XVIIIème siècle), située à Bodcourio. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire, très fruste. Le choeur, percé d'une fenêtre gothique, est éclairé par un oculus. Notre-Dame et sainte Brigitte se trouvent représentées sur la maîtresse-vitre. Le Sacré-Coeur figure sur l'oculus. On y trouve à proximité une fontaine de dévotion ;

le calvaire de Locmaria-er-Hoët (1732) ;

le château ou manoir du Val (XVème siècle), situé à Porh Val. Propriété de la famille Du Val (en 1453), puis des familles Du Han (en 1646), de Francheville (en 1701) et de Robien (en 1731). Propriété de Gilles du Val en 1464. Le château possède une tourelle hexagonale où se trouve un escalier qui dessert les deux étages. L'accès à la cour d'honneur se fait par une voûte. Aux rampants du pavillon sont figurés des animaux fantastiques dont l'un d'eux soutient un écusson ;

le château de Lannouan (XVIIIème siècle), édifié par la famille de Perrien, en remplacement d'un édifice du XVème siècle. La seigneurie de Lannouan ou Lanuan est le berceau de la famille Lannouan, puis passe successivement entre les mains des familles Keraudren, Kermeno et Perrien (en 1701). Propriété d'Allain Malouan en 1448 et d'Hervé Lannouan en 1464. Le château et sa chapelle privée étaient en 1778 la propriété du sieur du Garo, puis du comte de Beaumont et d'Athens Dream Campania Naviera (depuis 1981) ;

le manoir de la Demi-Ville. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant en 1200 à Tristan du Bahuno. On trouve un Yvon de Bahuno en 1481. Le manoir passe ensuite entre les mains des familles Villefranche (en 1721) et Perrien (en 1890). Il possédait autrefois une chapelle privée ; 

les chaumières de Séludiern ;

le moulin de la Demi-Ville ;

A signaler aussi :

la stèle du presbytère de Landévant (âge du fer) ;

la mairie de Landévant (1871), oeuvre de l'architecte Perrien de Crénan ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDEVANT

En 1448, lors de l'enquête des exemps de fouage, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Landévant : Allain Le Gap, Jehan Le Goar, Morice de Plousquen (Bodélan), Allain Talhouet (Coetervec), Jehan Le Bouhic, Regnaud Le Bouhic, Allain Malouan (Lanouan), Jean Kermorou, Henry Thommasou (Margazre).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Landévant :

Yvon du BAHUNO (60 livres de revenu) : excusé, archer du corps du Duc ;

Hervé de LANNOUAN (100 livres) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan KERMORO : défaillant ;

Jehan LE GOUAL (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan LE BOULHIC (20 livres de revenu), remplacé par son fils Martin : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Pierre de la HAYE (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Ollivier LE BOULHIC (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade, comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Ollivier TREDAZO : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Regnaud LE BOULHIC : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Gille du VAL, remplacé par Monsieur le Mareschal : comparaît en homme d'armes ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 10 nobles de Landévant :

Guillaume du VAL (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan de TREDAZO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Martin BOULHIC : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume TREDASO (25 livres de revenu), remplacé par Guillaume Tredasou : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE GOUAR (15 livres de revenu) ;

Yvon du BAHUNO (60 livres de revenu) ;

Ollivier LE BOULHIC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Henry de KERMORO (90 livres de revenu), remplacé par son fils Ciphorien : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Renaud LE BOULHIC (100 soulz), remplacé par Jehan Le Boulhic : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

La veuve Jehan Jouhan PLUSQUEN, remplacé par Louis Plusquen : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

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