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LANDEDA

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La commune de Landéda (pucenoire.gif (870 octets) Landeda) fait partie du canton de Lannilis. Landéda dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDEDA

Landéda vient du breton « lann » (ermitage) et de Téda ou Sainte Tydeu (du pays de Galles).

Landéda dépendait, autrefois, de la paroisse de Ploudiner (VIème siècle) : " Cette paroisse faisait partie de l'ancien territoire connu sous le nom de Ploediner, comprenant Lannilis, Landéda et Brouennou ". Landéda (ermitage de saint Téda, venu d'outre manche au Vème siècle) prend son autonomie au XIVème siècle. 

La paroisse de Brouennou, « fillette » de Landéda, est érigée en commune en 1791. Unie à Landéda en 1822 (par ordonnance de Louis XVII datée du 30 octobre 1822), Brouennou (noté Bronnou en 1455, Broennou en 1467) lui est annexée en 1829. Le nom de Brouennou aurait été substitué à celui de Landéveltoc (vers le XIIIème siècle).

Une note, inscrite sur les registres de Landéda, dit que l'église « a été dédiée par Yves, évêque de Léon, le dimanche après la Saint-Luc 1486 ». Si la date est exacte, la dédicace de l'église doit être attribuée à l'évêque de Léon Antoine de Longueuil, 1484-1500 ; car nous ne connaissons aucun évêque de Léon du nom d'Yves, depuis le titulaire de cet évêché, de 1273 à 1292. Le patron de la paroisse est saint Congar, abbé, selon les uns (du Mottay), évêque, selon les registres du Léon. La commune de Landéda (Landeda, vers 1330) est comprise entre l'Aber-Benoit, l'Aber-Vrac'h et la mer.

A l'est de la baie des Anges, à l'entrée de l'Aber-Vrac'h, se trouvent les ruines d'une ancienne abbaye de Cordeliers consacrée à Notre-Dame des Anges. L'abbaye des Anges est fondée en 1507 par Tanguy du Châtel (ou Chastel) et sa femme, Marie du Juch. La paroisse de Landéda dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon.

Note 1 : En 1703, grâce au concours généreux d'une dame de Kerlech et du recteur, M. Faujour, fut fondé, à Landéda, un hôpital qui aurait pu rendre de grands services à la paroisse, si, par la suite, il avait été bien administré. « Le 10 Septembre 1703, dame Mie. de Kerlec'h, Veuve de messire Jean de Guergorlay, chevalier Sgr. de Kersalaün, de Tronsilit, etc., donna à missire Jean Faujour, recteur de Landéda, une vieille maison, cour, jardin et dépendances, au bourg de Landéda, pour le dit Recteur y bâtir maison et logement en forme d'hôpital, pour l'usage des pauvres et de ceux qui les assisteront, à la seule charge de faire apposer les armes de la dite dame et celles de son mary au-dessus de la porte de la cour, et d'aménager, dans la dite maison, une chambre destinée à la dite dame, pour y mettre un prêtre ou autre personne utile au secours des pauvres ». Sur ce fonds le Recteur construisit, à ses frais, le corps de logis de l'hôpital et la chapelle, et le 21 Juillet 1705, Mgr. de la Bourdonnaye, évêque de Léon, approuvait la fondation, permettait de bénir la chapelle sous le vocable de saint Louis. L'hôpital devait être gouverné par le Recteur, ou tout autre prêtre à la nomination de l'Evêque. Par la suite, les libéralités affluèrent si bien, qu'au mi­lieu du XVIIIème siècle, l'hôpital avait plus de 1.000 livres de rente. Il n'y avait, dès le principe, que « six personnes nécessiteuses logées dans cette maison ». Par la suite, d'autres y furent admises, et on les employait à cultiver les terres de la maison. Les choses allèrent bien tant que l'administration de l'hospice fut confiée à des prêtres ou à des personnes de confiance, comme à Mlle du Porzic, en 1722, car nous apprenons, par un acte du 22 Mars de cette année, que les seigneurs Rodellec du Porzic avaient créé une rente de 30 livres pour la pension d'une Dlle. du Porzic, chargée de gouverner l'hospice de Landéda ; à sa mort, la pension était reversible, à perpétuité, au profit de l'établissement, à charge d'un Pater, Ave et De profundis, tous les jours, Les libéralités en faveur de l'hospice, fort abondante jusqu'en 1743, cessèrent presque complètement. C'est qu'à partir de cette époque, l'administration de cet établissement devint déplorable ; on pourra s'en faire une idée par le mémoire adressé au Roi ; en 1782, par Mgr. de la Marche (Evêché) : « Par succession de temps, y est-il dit, le Recteur perdu la manutention de l'hôpital, le corps politique chargé du gouvernement des fabriques, s'est emparé de celui de cette maison et de tous ses revenus. En Bretagne, le corps politique de chaque paroisse est composé de douze paysans ; leur administration est la plus mauvaise qu'on puisse imaginer, celle de Landéda en est une preuve : Le corps politique nomme un de ses membres gouverneur de l'hôpital. Ce paysan, dont la demeure est quelquefois éloignée d'une lieue, est occupé de sa ferme et de son ménage, et il est établi des valets et des servantes pour tenir celui de l'hôpital. L'éloignement du gouverneur, qui se rend à l'hôpital, tout au plus, tous les huit jours, laisse habituellement sans surveillant des domestiques, ordinairement sans capacité et quelquefois sans conduite. Ce gouverneur est quelquefois lui-même un homme très dérangé ; on conçoit, d'après cela, ce que doit être, en pareilles mains, un hôpital, sans clôture, qui contient des pauvres de tout sexe et de tout âge. On ne sera pas surpris de n'y trouver ni exercice de piété, ni ordre, ni règle, ni économie ; en sorte que cette maison est plutôt un lieu de débauche, de dissension et de pillage, qu'un hospice de charité. Les pauvres y sont aussi mal pour le temporel que pour le spirituel. La chapelle est abandonnée, et les messes fondées ne sont pas desservies, parce que les revenus se dissipent plutôt qu'ils ne se dépensent. Les revenus montent à plus de cent pistoles ; on ne doute pas qu'ils ne fussent portés à un quart et peut-être à un tiers en sus, s'ils étaient en d'autres mains ; mais ces douze paysans sont en possession de disposer de ces biens et de se les adjuger en ferme à eux-mêmes ou à leurs amis, au prix qu'ils jugent à propos ». Pour remédier au mal, l'Evêque proposait de ne plus recevoir aucun pauvre, et de renvoyer ceux qui peuvent l'être sans inconvénients, puis d'appliquer les revenus aux pauvres de Landéda, par les mains de Filles de la Charité, qui seraient établies à l'hôpital, et secourraient les pauvres à domicile ; mais comme il est certains pauvres qu'il est nécessaire de conserver tant qu'ils existeront, on formera un bureau d'administration, sous la présidence de l'Evêque ou du Recteur le représentant, du gentilhomme le plus âgé de la paroisse, du sénéchal, du procureur de la juridiction seigneuriale et d'un notable nommé par le corps politique. Par Lettres données à Versailles, le mois de Mars 1784, le Roi donnait satisfaction à la demande de l'Evêque, disant que les Soeurs de la Charité établies à Landéda seraient également chargées de tenir une école pour l'instruction des jeunes filles. Mais tous ces beaux projets furent arrêtés dans leur complète exécution par la Révolution, qui menaçait déjà de tout détruire (Archives du diocèse de Quimper et Léon).

Note 2 : L'enquête sur la mendicité à Landéda, faite en 1774, par M. Le Jeune, recteur, n'avait pas peu contribué à provoquer et la supplique de Mgr. de la Marche et l'ordonnance royale au sujet de l'hôpital de Landéda. Il y a, dans ma paroisse, environ 240 familles, dont environ 40 aisées, environ 40 à la mendicité, et le reste bien au-dessous de la médiocrité. « Les sources de mendicité sont : la misère publique ; la chereté des denrées ; les salaires perdus au service des troupes, au fort de la saison, pendant la dernière guerre ; le grand nombre d'enfants des chambriers et journaliers, qui n'ont et ne pensent avoir ni vaches ni bestiaux, faute de terrain pour les nourrir ; le défaut de travail, à Brest, où les paroissiens vont travailler pour le Roi, lorsque le travail abonde. Heureusement nous n'avons point de fainéants ni de dérangés par la boisson : l'eau de puits, un peu de pain d'orge sec et de lait mendiés, des briniques, quelques mauvais poissons, voilà l'ordinaire de nos pauvres ; et, en général, ce n'est qu'à force d'un travail le plus dur, nuit et jour, à la grève, qu'ils peuvent avoir les moyens de subsister. Les enfants et les vieillards hors d'état de chercher l'aumône sont à l'hôpital, de façon que les mendiants sont d'une classe moyenne : enfants plus avancés en âge, filles, femmes, presque tous invalides. Je ne vois pas comment pouvoir empêcher la mendicité. Notre paroisse est, en même temps, peuplée et bornée, il n'y a rien à y clore. Le meilleur quartier, qui est l'Armorique, est inondé de sables, depuis bien des années, et ils font toujours insensiblement des progrès, autre source de pauvreté pour le pays. Il semble, cependant, qu'il y aurait quelques moyens de soulager la misère publique, ce serait : - 1° de nous affranchir de la servitude des moulins : un pauvre vassal, à qui on prend le 12ème, le 10ème, le 8ème, le 6ème et quelquefois plus de son grain, ne peut pas manquer de se ressentir d'une si forte saignée ; - 2° Il faudrait tolérer la coupe du gouëmon dans le temps où les paroissiens la trouveront plus utile pour le bien de la paroisse ; - 3° La faire interdire aux étrangers ; - 4° Permettre qu'après la provision faite pour l'engrais de la paroisse, on puisse en vendre le surplus aux étrangers. Nos Armoricains, s'ils n'ont plus la liberté de sécher le gouëmon, de le vendre, sont tous sans ressource ». Le Recteur parle aussi de l'hôpital, où il y a eu jusqu'à vingt-cinq pauvres ; il sert aussi aux marins qui tombent malades à L'Abervrac'h, et aux troupes du Roi, qui en temps de guerre, sont au fort de Cesson. Le Recteur ajoutait que, pour y maintenir le bon ordre, il serait à désirer qu'on puisse y proposer des Soeurs de la Charité ou des Soeurs grises. Une question vitale, pour Landéda comme pour toute la côte du Léon, était la coupe du goémon. Il avait été arrêté, par l'Amirauté, que cette coupe ne pourrait se faire que pendant trente jours, et seulement l'un des trois premiers mois de l'année. C'était un moment mal choisi ; car, comme le fait remarquer un mémoire appuyé par Mgr. de la Marche, « dans les mois de Janvier, Février et Mars, la coupe est presque impraticable, tant à raison de la brièveté des jours que de la dureté de la saison, et de l'agitation de la mer sur une côte en grande partie héris­sée de rochers ». Si bien que, depuis plusieurs années, cette ordonnance de l'Amirauté était tombée en désuétude, à Landéda du moins, où il était convenu que la coupe du goémon aurait lieu le lendemain de la Saint-Marc, 26 Avril ; ils avaient ainsi le loisir de bien le sécher et d'avoir des routes plus praticables, pour céder aux paroisses terriennes le surplus de la récolte nécessaire à la paroisse. Malheureusement, l'Amirauté vint enfin à s'apercevoir des manquements aux règlements dont elle prétendait exiger l'exécution avec toute rigueur. C'était la ruine pour Landéda, tout spécialement, parce que Lannilis, qui possédait de grands bateaux, pouvait affronter les dangers de la mer, en hiver, et avait, des deux côtés de l'anse, de meilleures conditions pour bien sécher le goémon. Et Landéda, qui, en Avril, trouvait ses côtes dévastées, n'osait pas se plaindre ni attaquer les pécheurs de Lannilis, car ceux-ci se targuaient d'être seuls en règle, en coupant le goémon dans le temps fixé par les ordonnances de l'Amirauté. Telles étaient les données d'un mémoire formulé par M. Le Jeune, recteur de Landéda, et fortement appuyé par Monseigneur de Léon (Archives du diocèse de Quimper et Léon).

Note 3 : Le 3 Février 1775, une autre question, relevant du for de la conscience, était posée à l'évêque, par M. Le Jeune, au sujet des épaves, venues à la côte, et dérobées par ses paroissiens. « Au sujet des bris, dans le cas où les effets n'ont pas été réclamés et pour la part qui revient à l'Amirauté, on voudrait savoir : - 1° Si elle veut bien consentir qu'on emploie, en oeuvres pies et aumônes, les petites restitutions de dix, vingt, trente livres, et jusqu'à la concurrence de quelle somme ; - 2° Comme ces vols sont presque toujours compliqués de solidarité, si l'Amirauté veut bien exempter les complices de cette solidarité, en restituant leur quote-part. En s'en tenant là-dessus à la rigueur des principes, on a la douleur de voir perdre des âmes et de n'obtenir aucune restitution ; - 3° Si l'Amirauté ne pourrait pas abandonner aux sauveteurs, quoique n'ayant pas rempli les formalités prescrites par la loi du 15 Juin 1735, les effets délaissés par les officiers de l'Amirauté, au fond de la mer, comme fer, plomb, etc., et que divers particuliers tirent après de la mer ; - 4° Il faudrait que l'Amirauté eût des receveurs dans plusieurs quartiers, pour percevoir les restitutions, car on ne se dérangerait pas facilement pour les faire à Brest. Dans les retraites, les missions, les jubilés, si les supérieurs étaient chargés de cette retraite, elle serait faite plus facilement. Quant aux fraudes, à qui faire les restitutions, si elles datent de plusieurs années, et à combien doit-on abuter la restitution par barrique de vin fraudé, à combien par pièce d'eau-de-vie ?.  Comme on espère bientôt un jubilé universel, on se trouvera bien souvent gêné dans tous ces cas. Si l'on pouvait établir une uniformité de direction, dans l'évêché, sur ces objets, on parviendrait à déraciner ou à affaiblir un abus de pillage et de fraude que la diversité de sentiment peut avoir aidé à entretenir jusqu'à présent ». Avant de quitter sa paroisse de Landéda, pour aller à Plougoulm, M. Le Jeune parle à Monseigneur d'un projet que lui ont suggéré ses travaux dans les missions : Le 2 Juin 1783. « Monseigneur, c'est l'ordinaire, dans les missions et retraites, de chanter la prière du soir et du matin ; il serait donc à désirer qu'il y eût, à cet effet, une forme de prière qui comprit tous les actes qu'un chrétien doit faire, soir et matin, ce qui m'a paru manquer dans celles en usage. C'est pourquoi j'ai essayé de faire cette prière que j'ose soumettre à l'examen de Votre Grandeur. J'ai voulu y insérer les actes que je crois les plus utiles à un chrétien, et le faire de manière à être facilement adapté au matin et au soir, aux hommes et aux femmes. Comme les actes des vertus théologales ne semblent pas contenir les motifs requis pour gagner les indulgences de Benoît XIV, j'ai voulu y suppléer par ceux que j'ai mis dans cette prière. Je ne sais si j'ai réussi et si me suis assez étendu sur les motifs de chaque vertu. Comme aussi, la foi explicite des mystères de la Ste Trinité, de l'Incarnation et de la Rédemption est nécessaire de nécessité de moyen, j'ai fait les premiers actes de la prière de manière à faire connaître ces mystères. Si Votre Grandeur y voit l'avantage que j'y crois voir, et l'approuve, elle pourrait être imprimée sur feuille volante et distribuée à ceux qui savent lire, pour la mission de Plouguin. Déjà, elle s'apprendrait bien vite, même par ceux qui ne savent pas lire, elle servirait à rappeler, soir et matin, les résolutions de la mission et se perpétuerait de père en fils dans les familles. C'est encore un autre usage, dans les missions, de chanter des cantiques pour égayer l'esprit et les exciter à la dévotion ; nous en avons, à cet effet, plusieurs et de fort beaux ; mais, comme la nouveauté plaît, pour un temps, j'ose aussi vous en présenter deux à examiner. Le premier est une espèce de paraphrase sur le Magnificat ; le second est une espèce de cantique sur l'ivrognerie. Défunt l'abbé de Kerenflech m'en avait donné l'idée et recommandé la composition. Je vois que je l'ai fait trop long, et, qu'en outre, il y a des comparaisons basses et peut-être trop comiques ; mais j'ai cru que c'était ce qui aurait fait plus d'impression sur l'esprit du peuple. S'il y a quelque chose de bon, soit ; s'il n'y en a pas, au feu ! Si vous jugez qu'il y ait lieu à imprimer, j'ose prier Votre grandeur d'en faire la dépense, car, pour moi, je suis un mauvais chantre, sans argent ». M. Le Jeune, nommé recteur de Plougoulm, en 1784, refusa le serment, fut incarcéré au château du Taureau le 17 Décembre 1792, fut déporté à Brême le 18 Avril 1793. Il retourna à sa paroisse en 1804, et mourut le 28 Mars 1807 (Archives du diocèse de Quimper et Léon).

Note 4 : liste non exhaustive des RECTEURS DE LANDÉDA AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1486. Robert Quemenlenqan (Kernaléquen ?). - 1553. Hervé Lanuzouarn, chanoine official de Nantes. Gabriel Cahin. - En 1586-1596. Guillaume Creff. - En 1596-1599. Jean Gouezou, dit Autret. - Yves Clerc ou Cloarec. - En 1617. Guillaume Combot. - En 1621. François Rolland, reçu maître ès arts. - En 1639-1643. Claude Quéméneur. - François Bris. - En 1651. Guillaume Quéméneur, décédé le 4 Octobre de cette année, à Paris. - En 1651. Nicolas Le Dall, 14 Octobre, pourvu par Rome. - En 1672. François Mer. - En 1673. Yves Carvennec. - En 1674-1675. Augustin Blouc'h. - En 1675-1688. Guillaume Léon, se démet. - En 1688-1720. Jean Fanjour, se démet. - En 1720-1736. François Petton ; résigne. - En 1736-1741. Jean Bizien ; décédé en 1741. - En 1741-1748. René Gilard de Keranflech ; devient recteur de Saint-Houardon. - En 1748-1761. Gilbert de Navarre. - En 1761-1771. Jacques-Michel Le Veyer, de Poulconq, décédé. - En 1771-1784. Guillaume Le Jeune, vicaire à Lannilis, curé de Saint-Pabu, eut Landéda au concours de 1771. - En 1784. Pierre Kerboull, né à Brélès le 20 Janvier 1740 ; prêtre le 6 Avril 1765, à Brélès, jusqu'au Mars 1772 ; aumônier des Ursulines de Saint-Pol jusqu'au 20 Novembre 1782 ; curé d'office d'Ouessant ; recteur de Loc-Brévalaire le 15 Août 1783, et recteur de Landéda, le 8 Octobre 1784. Liste non exhaustive des RECTEURS  DE LANDÉDA APRÈS LE CONCORDAT : - En 1804-1811. Pierre Kerboull, né à Brélès le 20 Janvier 1740, prêtre le 6 Avril 1765. - En 1811-1827. Yves-Marie Bazil, de Porspoder, né au Prat-Lédan, en Porspoder, en 1757, prêtre en 1783. - En 1827-1835. Jean-François Jézéquel, de Trémaouézan. - En 1835-1868. Louis Plantec, de Bodilis. - En 1868-1888. Jean-Marie Cohanec, de Roscoff. - En 1888-1897. Isidore Guyader, de Roscoff. - En 1897. Pierre Rolland, de Plougastel-Daoulas. Liste non exhaustive des VICAIRES  DE LANDÉDA : - En 1828, un vicariat fut rétribué par l'Etat, à Landéda. - En  1829. Jean-Marie Le Roux. - En 1831. Alain Goasguen. - En 1843. Jean-Marie Ségalen. - En 1846. Louis Jamet. - En 1846. François Thomas. - En 1850. Alain-Marie Bécam. - En 1859. Jean-Marie Cadiou. - En 1873. François-René Brochec. - En 1874. François Faujour. - En 1876. François-Marie Bévout. - En 1877. Jean Le Merdy. - En 1880. Yves Morvan. - En 1889. Jean-Marie Labbé. - En 1893. Yves-Marie Ollivier. - En 1903. Jacques-Marie Capitaine. - En 1908. Charles Piédoye, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LANDEDA

l'église Saint-Congar ou Congard (XVIII-XIXème siècle). L'édifice comprend une nef de sept travées avec clocher semi-encastré et un choeur à chevet polygonal. Le portail et le clocher, restes de l'ancien édifice, semblent remonter au commencement du XVIIIème siècle. Le clocher, à deux chambres de cloches avec galeries, dépourvu de flèche, se termine par un petit dôme. Le clocher, qui datait de 1731, est décapité par la foudre le 18 décembre 1821, puis reconstruit au milieu du XIXème siècle. L'église abrite quatre statues en bois qui entourent le sanctuaire (saint Herbot, saint Eloi, saint Congar et saint Guénolé) et une statue de la sainte Vierge (Notre-Dame des Anges). A droite, en entrant se trouve une statue en bois de saint Guénolé (H. 1,30 m), datée du XVIIIème siècle et provenant sans doute de l'ancienne église de Broennou : l'abbé en chape est mitré, avec une crosse dans la main gauche et un livre ouvert dans la main droite. Sur le catafalque se trouve une Pietà moderne signée Caujan, Landerneau ;

Nota 1 : L'église est toute moderne, ayant été reconstruite au milieu du siècle dernier, par suite d'un incendie. Le 19 Décembre 1821, le recteur, M. Bazil, annonçait à l'Evêque que, la veille 18, à deux heures de l'après-midi, un horrible coup de tonnerre foudroya l'église. « Il est inouï qu'un seul coup ait pu produire une si horrible dévastation : la tour est en bas, depuis la pointe jusqu'aux premières guérites ; ce qui reste de la couverture de l'église menace à tout instant de tomber ; il est impossible d'y célébrer l'office divin ». Le Recteur demandait de transférer le service paroissial soit à Sainte-Marguerite, soit plutôt à Brouennou, où il y a une cloche et des fonts baptismaux. En Septembre 1822, on avait disposé une petite chapelle, au pied de la tour de l'église, pouvant contenir une quarantaine de personnes, et encore pouvait-on craindre de voir la tour s'effondrer. Faute de ressources pour une reconstruction, on se contenta d'une réparation et, lors de la Pâque 1823, le Recteur demandait à Monseigneur l'autorisation de bénir de nouveau l'église et le cimetière. Ce ne fut que vers 1850, que l'église fut rebâtie ; le clocher, réparé, semble être du XVIIème siècle. M. de Kerdanet, qui l'avait vue avant sa reconstruction, nous dit y avoir remarqué les dates suivantes sur un bénitier, 1598 ; 1716, sur le lambris, qui avait été peint par Herbaut junior ; sur la tour, 1731 ; sur les fenêtres, 1760-1761. Dans l'église, on vénère une statue de la Vierge provenant de Notre-Dame des Anges ; mais, dit M. de Kerdanet, ce ne doit pas être « la très belle image de Notre-Dame des Anges, ravissante pièce qui inspire je ne sais quelle tendresse de dévotion à tous ceux qui la contemplent », comme s'exprimait le R. Père Cyrille, au commencement du XVIIème siècle. On y honore également les statues de saint Congar, saint Eloi, saint Guénolé et saint Herbot. Dans l'ancienne église, se voyait le tombeau de Simon de Tromenec, le représentant en chevalier, les deux pieds en profil, tournés du même côté. Cette tombe a été transportée dans la chapelle de Saint-Laurent du Tromenec, actuellement en ruine. Déjà, lors de la visite, en 1774, l'Evêque avait ordonné que cette tombe, sise contre le premier pilier au haut de l'église, côté de l'Evangile, serait mise de niveau avec le pavé. Elle ne porte point d'inscription. Le 18 Mai 1643, le bourg de Landéda dut être en émoi par le mariage d'un Turc avec une fille du pays, Marguerite Godec ; mais le recteur, Claude Quéméneur, s'était bien assuré que « Charles Alyc, turc de Mahon de la ville d'Arger (Alger), était néanmoins bon catholique » et, pour preuve, il inscrit au registre les lettres testimoniales suivantes, qui nous donnent un précis de la vie aventureuse de ce malheureux et de son heureuse conversion : « Nous, Jean-Claude de Ville, docteur en sainte théologie et en droit, chanoine de l'église collégiale de St-Paul, custode en l'église de Sainte-Croix, parochiale de la cathédrale, lieutenant en l'Officialité ordinaire et métropolitaine, et vicaire général substitué, au diocèse de Lyon, faisons foi avoir conféré le saint sacrement de baptême à Charles Alic, turc de nation, du lieu d'Argel, fils de Solyman, marchand de drap, et âgé de 22 ans, à nous adressé et renvoyé à cet effet, par M. de la Paye, chanoine et vicaire général du diocèse de Lyon, et de l'avis de Mgr. de Halgucour, lieutenant du Roi au pays de Lyonais, Forets, Beaujolys, etc... Icelui Alic ayant été prins en mer et fait esclave par les Espagnols et demeuré forçat en galères d'Espagne quatre ans, et aux îles de St Honoré et Ste Marguerite quatre mois ; ses fers coupés avec une lime, s'étant jeté la nuit en mer et fait trois milles à la nage, arriva vers Antibes où, de crainte d'être prins, il gagna les montagnes et enfin, vivant d'aumosnes, il est venu à Lyon. Apres instantes demandes et prieres d'être reçu au Saint baptême, et ayant fait voeu si Dieu lui accordait la grace d'echapper à son esclavage, auquel il souffrait des cruautés incroyables, après tous interrogats nécessaires en telle rencontre on lui a accordé, et en effet il l'a reçu avec le nom de Charles sur les sacrés fonts de la dite église de Ste Croix, ce jourd'hui 19 Juin 1636, avec toutes les circonspections, circonstances, catéchisme, instruction et saintes cérémonies en tel cas requises et accoutumées. Le parrain a été Messire Charles Audran [Note : Claude Audran, né à Paris en 1597, s'établit comme graveur à Lyon, où il mourut en 1677], sculpteur et graveur en taille douce, qui a apporté un soing, diligence, zele et charité non pareille. La marraine a esté honneste Claudine du Pré, fille non encore mariée de Jean du Pré, du lieu de Saint Genez et Marifaux en Foretz, assistés de MM. Philippe Elzias, natif de Nice, habitant de la ville d'Aix en Provence, escolier de médecine ; Alexandre La Barre paracelce chirurgique de Hysteron ; Fréderic Boy, ecuyer de Marseille, le tout avec grand concours, dévotion et applaudissement du peuple, dont et de quoy, à sa requête, lui avons concedé, signé de notre main et scellé de notre scel la présente attestation pour lui servir tant que de raison. Fait à Lyon, en notre maison de la custoderie, mois et an que ci dessus. Signé : J. C. DE VILLE, custode et vicaire général substitué ». Le 3 Janvier 1673, on signale le décès de François Calvarin, mort à Landéda, âgé d'environ 104 ans (M. Abgrall). M. de Fréminville nous dit avoir vu, dans le reliquaire ou charnier de Landéda, le corps d'une femme, exhumée du sol humide du cimetière, dans un état surprenant de conservation ; les vieillards disaient que c'était le cadavre l'une « femme morte à l'age de cent ans, et qui avait été pendant sa vie d'une dévotion exemplaire, ce qui fut regardé comme un miracle par les habitants, qui révérèrent ce corps comme les reliques d'une sainte, ce qui le fit conserver soigneusement dans le reliquaire de la paroisse ». Cet ossuaire n'existe plus.

la chapelle Saint-Eveltoc (XVIIème siècle), restaurée au XIXème siècle et située à Brouennou, anciennement Landéveltoc (ermitage de saint Eveltoc ou Teveltoc, saint inconnu). Il s'agit de l'ancienne église paroissiale de Brouennou. Edifice de plan rectangulaire moderne (XIXème siècle) avec un clocher datant du XVIIIème siècle. La chapelle abrite la statue de saint Goueznou, un Ecce Homo et de chaque côté de l'autel deux anges adorateurs. Dans son cimetière se trouvait jadis une petite chapelle, de 6 mètres de long, en ruines en 1859 : il s'agissait, semble-t-il, d'un ancien ossuaire dédié à saint Goueznou ;

Nota 2 : Brouennou, ancienne paroisse de l'archidiaconé de Quemenedilly, aujourd'hui simple chapelle de Landéda. Dès 1786, il était question de sa suppression, vu la modicité de son revenu ; le nombre des habitants était de 400, et le Recteur ne percevait que 200 livres des dîmes et 60 livres pour l'acquit des fondations. Le projet était de démembrer le Brouennou au profit des paroisses voisines, Landéda et Lannilis. Dom Plaine, dans ses Notes sur la vie de saint Pol, fait dériver le nom de la paroisse de celui de Bretowenus, compagnon de saint Pol, mais il est plus vraisemblable que c'est saint Gouesnou (Brogouesnou), dont les reliques sont honorées dans cette église, qui a donné le nom à la paroisse. En 1804, le Recteur dit que le patron de la paroisse est saint Eveldoc, mais ce nom n'est sans doute que la corruption du nom de saint Tavayoc, titulaire d'une chapelle voisine, signalée en 1650 comme également dédiée à saint Jean-Baptiste. L'église du Brouennou fut donnée, en 1858, à la fabrique par les sieurs Guiziou et Laziou, et érigée en chapelle de secours par décret du 5 Juillet 1859. Noms de quelques recteurs de Brouennou : - 1684 : (Décès), Yvon Guiziou, recteur. - 1685-1688 : Yvon Le Portz, démissionne. - 1688-1695 : (Décès), Jean Gouez. - 1695 : Guillaume Léon, qui démissionne la même année. - 1696-1719 : (Décès), Marc Person. - 1719-1725 : (Décès), Jean Penn. - 1725-1745 : Laurent Perez. - 1745-1792 : Jean Perez.

la chapelle Sainte-Marguerite (1852). Chapelle signalée, en 1804, comme étant en état « de décence et de sûreté convenable ». Il s'agit d'un édifice rectangulaire rebâti en 1852 et qui remplace un édifice signalé en 1650. Le maître-autel date du XVIIIème siècle. La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère (fin du XIVème siècle), sainte Marguerite (XVIème siècle), saint Méen et saint Tariec en abbé ;

la chapelle Saint-Laurent-de-Kerviré ou de Troménec (XV-XVIIème siècle). Cette chapelle, connue aussi autrefois sous le nom de Notre-Dame de Penfeunteun, possédait autrefois une cour fortifiée avec une tour : seule la chapelle subsiste aujourd'hui. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire des XVème et XVIIème siècles avec une rose intéressante. On y trouve à l'intérieur le tombeau de François de Kermavan ou Carman tué en 1600 par Guillaume de Troménec (ou Tromenech), et la pierre tombale de Guillaume Simon, seigneur de Troménec (ou Tromenech), primitivement en l'église de Landéda et transportée dans la chapelle vers 1850. « Non loin du château de ce nom, et dite également de Saint-Laurent, de Kerviré et de Notre-Dame de Penfeunteun. On y desservait une chapellenie, sous le titre de " Gouvernement de Notre-Dame de Penfeunteun ", dont étaient présentateurs les seigneurs de Tromenec, puis le sr. Bihanic de Guicquerneau. En cette chapelle, dit M. de Fréminville, est un tombeau très remarquable, celui de François de Kermavan, tué en 1600. C'est un sarcophage en granit, sur lequel est sculpté, d'une façon très grossière, la statue couchée de ce gentilhomme. Il est représenté vêtu de son armure ; sa tête est nue, ainsi que ses mains, qui sont jointes ; son casque, dont la visière est close, et ses gantelets sont posés à son côté droit ; sa longue épée est placée au côté gauche ; il a les pieds appuyés sur un lion ; les pieds sont représentés tous les deux en profil et tournés du même côté. A chaque extrémité de la pierre supérieure, est un écusson armorié de Kermavan, avec ses alliances » [Note : M. Toscer les décrit ainsi : écartelé au 1er à la croix tréflée, qui est Kergroaz, au 4 deux fasces surmontées d'un chef d'hermines ; au 2 trois coquilles accompagnant un croissant en abyme ; au 3 semé de quintefeuilles ; sur le tout, un lion, qui est Kermavan]. Voici qu'elle aurait été l'occasion de l'érection de ce tombeau : Guillaume Simon de Tromenec était un ligueur pillard, dans le genre de La Fontenelle, ayant ravagé les domaines de l'Evêque de Léon, qui était alors Mgr. de Neuville, un seigneur de Kermavan, grand feudataire de l'Eglise de Léon, vint provoquer en combat singulier le sr. de Tromenec, qui tua son adversaire. Il fut excommunié par l'Evêque et n'en reçut absolution que moyennant une forte indemnité, et à condition d'élever, dans la chapelle même de Tromenec, un monument expiatoire à la mémoire de sa victime. En tête de la tombe, de chaque côté de l'écusson des Kermavan, M. de Fréminville a lu deux inscriptions : La première, « Tombeau de François de Kermavan, tué en 1600 ». La seconde, « Noble homme Guillaume Simon, Sr. de Traumenec, fit faire ce tombeau, Dieu lui face pardon. 1602 ». Au pied du monument, se trouve l'écusson des armes des Tromenec, portant au 1er un lion, qui est de Tromenec, au 4 un trescheur ou essonier [Note : Bordure intérieure de l'écu, en forme d'une double tresse] fleuronné, qui est Barbu, au 2 un lion, qui est Kéruzéré, au 3 une fasce accompagnée de 6 besants, qui est St Gouesnou (Toscer). M. de Fréminville a vu, au-dessous de la pierre tombale, un petit caveau voûté en briques, contenant les restes d'un cercueil en planche de chêne, avec garniture de fer. Il avait été violé pendant la Révolution, et les restes dispersés. La chapelle est en ruine ; mais, contre le tombeau précité, on voit encore (au début du XXème siècle) la porte Ouest surmontée d'une rose en granit formant fenêtre, et délicatement découpée six quatrefeuilles entourant un sixtefeuille central. Sur le placître de la chapelle, restes d'un ancien calvaire. A 100 mètres, du côté Nord-Ouest, sont les ruines du château de Troménec, hautes murailles à moitié écroulées et toutes tapissées de lierre (Archives du diocèse de Quimper et de Léon) ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame des Anges, aujourd'hui disparue. La fondation du couvent des cordeliers (ou recollets) par Tanguy du Chastel et Marie du Juch date du premier dimanche de mai 1507. La bénédiction est faite par l'évêque Jean de Kermavan. La chapelle était de plan rectangulaire. « Albert le Grand nous apprend que les Pères Cordeliers, étant venus s'établir à Cuburien, sur l'appel d'Alain, vicomte de Léon et de Rohan, essayèrent de fonder un couvent de leur ordre à l'île Vierge, près de la côte de Plouguerneau ; mais les religieux n'y purent tenir bien longtemps, étant trop exposés aux intempéries de la mer et des saisons. Aussi furent-ils heureux, lorsqu'en 1507, Tanguy du Chastel et sa femme, Marie du Juch, fondèrent pour eux un nouveau monastère à Landéda, sous le vocable de Notre-Dame des Anges. L'évêque de Léon, Jean de Kermavan, qui bénit l'église, " pour preuve évidente de la singulière dévotion qu'il portait à ce lieu, leur donna une ravissante image de Notre-Dame des Anges ", qui portait au socle les armoiries du donateur. Cette église, aujourd'hui en ruine, sert au début du XXème siècle de magasin et de décharge. Elle mesure intérieurement 27 m. 30 de longueur, sur 7 m. 10 de largeur, 7 m. 50 de hauteur sous tirants, et environ 12 mètres sous lambris. Derrière le mur droit de l'abside, est un prolongement de 7 mètres, qui semble avoir été le choeur des religieux ou leur salle capitulaire. L'église proprement dite est éclairée par quatre fenêtres du côté Nord et deux du côté Sud. Dans les murs sont deux enfeux, où l'on reconnaît le lion de Kermavan ou de Troménec, le pélican des seigneurs du Coum, en Lannilis. Quelques-uns des bâtiments du couvent existent encore et ont été transformés en hôtel pour les baigneurs et les touristes. Dans la cour, on voit quelques restes des piles et arcades du cloître, ainsi que le vieux puits ; dans le jardin, le cadran solaire dressé par l'un des moines, comme celui des capucins d'Audierne, porte ce distique : " Hora fugit, nos paeniteat si transit inanis, Nam quae est praeterita hora redire nequit " (L'heure passe, repentons-nous si nous ne la mettons pas à profit, car, une fois passée, elle ne revient plus). Aux quatre angles, sont les indications du lever et du coucher du soleil aux différentes époques de l'année. Les derniers religieux furent le Père Joseph-Marie Thomas, âgé de 54 ans, qui, expulsé le 24 Juillet 1791, demande à résider à Plonéis, d'où il est originaire, " sans prendre la qualité de pensionnaire ". Le Père Augustin (Jacques Poupelard), né le 2 Août 1724, entré en religion le 13 Mars 1771, qui demande à se réfugier " en la paroisse de Plessala, évêché de Saint-Brieuc, d'où il est natif,  sans prendre la qualité de pensionnaire ". Ils avaient tous deux refusé le serment. Un Père Corentin (Goulven Abautret) déclarait, en Janvier 1791, se retirer à Landéda » (M. Abgrall) ;

l'ancienne chapelle Saint-Antoine, aujourd'hui disparue. « A un kilomètre à l'Est, en longeant le rivage, on rencontre la fontaine de Saint-Antoine, dont l'édicule a tous les caractères du commencement du XVIème siècle, et que devait avoisiner une chapelle dédiée à ce Saint. En cette chapelle se desservait autrefois un bénéfice connu sous le nom de " gouvernement de Saint-Antoine ". Il fut annexé à la paroisse de Landéda, dans le courant du XVIIIème siècle ». Seule subsiste, aujourd'hui, une fontaine ayant abrité jadis les statues de saint Antoine et d'une Vierge-Mère ;

l'ancienne chapelle Saint-Louis, aujourd'hui disparue. Cette chapelle avait été fondée en 1705 pour l'hospice par le recteur, M. Faujour ;

la croix de Sainte- Marguerite (XVIème siècle), située non loin de la chapelle de même nom ; 

la croix Croaz-Anès (XVème siècle) ; 

la croix de Prat-al-Lan (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'ancien couvent des Anges (XVIème siècle), la croix du Bon-Plaisir (XVIème siècle), la croix de Brouennou (Haut Moyen Age), la croix Croas-ar-Barz (Haut Moyen Age), la croix Croaz-Conq (Haut Moyen Age), la croix Croaz-Huella (Moyen Age), la croix Ker-ar-Groas ou Croaz-an-Herv-Gam (Haut Moyen Age), la croix de Kergana (Haut Moyen Age), la croix de Kerizac (Moyen Age), les deux croix de Kerizac ou Cosquer-Bihan (Haut Moyen Age), la croix de Kervigorn (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Landéda (1898), la croix de Landéda ou Croas-ar-Persoun (Haut Moyen Age), la croix de Landéda ou Cosquer-Bras, exhumée vers 1975 (Haut-Moyen Age), la croix ou stèle à quatre pans de Cosquer-Bras (Moyen Age), la croix de Mescaradec ou Croaz-Mescaradec (Moyen Age), la croix de Poulcansot (Haut Moyen Age), la croix de Poull-ar-C'haé (XVIème siècle), la croix de Stréat-Glas (Moyen Age), la croix Croas-ar-Gren (Haut Moyen Age), la base monumentale de Troménec, la croix se trouvant à Kérizac, Cosquer (XVIème siècle). A signaler aussi la croix Saint-Antoine, aujourd'hui disparue ; 

le manoir de Kersené (XV-XVIème siècle), propriété des familles Parceveaux (ou Parcevaux) et Chevillotte ;

les ruines du manoir de Troménec ou Tromenech (XVIème siècle). Les seigneurs de Troménec (ou Tromenech) avaient le droit de fourches patibulaires. Guillaume Simon épousa en 1437 Adélice Le Barbu, dame de Troménec. Leur le fils Maurice, seigneur de Troménec, se maria avec Marguerite Le Moyne ;

la fontaine Saint-Antoine (XVIème siècle) ;

le fort Cézon (XVIIème siècle), édifié en 1694 par Vauban ;

A signaler aussi :

le sémaphore, inauguré le 19 juillet 1997 ; 

l'ancien hôpital (1703), fondé par Marie de Kerlec'h ;

les anciennes usines Glaizot (1876), spécialisées dans le traitement des algues ;

les ruines de l'ancienne chapelle de Tariec. Le tombeau d'Ollivier Richard, sieur de Tariec (conseiller aux grands jours de Bretagne en 1540, chanoine de Nantes, Rennes et de Léon, mort en 1555) qu'elle renfermait a été transporté dans la chapelle voisine de Saint-Jaoua (commune de Plouvien) ;

Antiquités : Cachette de fondeur, divers objets en bronze, trouvés en 1890, à l'île Gueinnoc. - Dolmen, à 700 mètres à l'Est de la chapelle de Sainte-Marguerite. - Monnaies romaines et tuiles, aux environs des Anges. - A l'entrée du havre de l'Abervrac'h, est le fort Cézon, ayant toutes les apparences des constructions militaires de Vauban. Il est assis sur un îlot qui se dégage à marée basse ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANDEDA

FAMILLES NOBLES (Courcy) :

- Bihannic, sr. de Tromenec : de gueules à deux dauphins affrontés d'or.

- Le Barbu, sr. de Tromenec : d'or au trescheur ou essonier (alias ; au sautoir fleuronné) d'azur ; alias : accompagné d'un croissant de gueules en chef ; alias : une tête d'homme barbu. Adelice Le Barbu épousa Guillaume Simon, sr. de Tromenec, d'où cette terre a passé successivement aux Kergorlay, du Trévou et Le Bihannic.

- Guillou, sr. de Kernévez : d'argent an château de gueules.

- Jollou, sr. de Kerambourg, dans Broennou.

- Kergorlay, sr. de Tromenec : voiré d'or et de gueules.

- Lesguen ou Lesven, sr. de Rosveny : d'or au palmier d'azur.

- Loc'hodan, sr. du dit lieu : d'argent à 3 coquilles de sable.

 

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Landéda :

Lohodan (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Landéda, et de Landévénec, paroisse de Trémenec'h. D’argent à trois coquilles de sable. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Landéda, et Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Trémenec'h.

Mathézou, seigneur de Kerganan, paroisse de Landéda, et de Kerbuoc'h, paroisse de Plouvien. D’argent à une bande de sable chargée de trois étoiles d’argent. Prigent se trouve mentionné entre les nobles de Landéda, et Christophe se trouve mentionné entre les nobles de Plouvien.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Landeda :

Yvon JOLOU (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

François KERGRACH (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan KERGROAZES (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan KEROURET, garde d'Yvon Kergrach (100 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

Allain, fils d'Hervé advoué KEROUARTZ (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Mahote LANDEHEUC (31 livres de revenu), remplacé par François Symon : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LOHODAN (30 livres de revenu), sous la lance du sire de Kermauvan ;

Antoine MATHEZOU (10 livres de revenu), remplacé par Even Mercier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice SYMON (110 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ;

Ollivier advoué TREFFILY (60 sols de revenu) : absent ;

Yvon YHOUARN (100 sols de revenu) : porteur d'une jacques, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Landéda (Landeda)  sont mentionnés :

Guillaume Symon, en habillement d'archer à deux chevaux ;

Yvon Kerammieur, pour lui et Riou Kerammieur son père, en habillement d'archer à deux chevaux ;

Le mineur Jehan le Hodan, représenté par Robert Philippes, en habillement d'archer ;

Prigent Mathezou, absent sur mer ;

Yvon Kergrac'h, représenté par Maudetz Cleguer, en vougier ;

Alain fils Hervé, avoué Kerouartz, en brigandine et javeline ;

Guengat Kerouartz, en brigandine et javeline.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Landéda (Landeda) sont mentionnés :

Le sr. de Tuomenec (Guillaume Simon ?) ;

L’héritière de Maître François Trevey ; 

L’héritier de Anthoine Matezou ;

Jehan Keranrays ;

Yvon Audren ;

Guillaume Kerouartz.

(à compléter)

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