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LANDAUL |
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La commune de Landaul ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANDAUL
Landaul vient du breton "lan theleau" (pays de Thelo).
Landaul est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluvigner.
La paroisse de Landaul est mentionnée en 1400. Elle se compose alors de deux seigneuries : la seigneurie de Kerambourg (ou Keremboulch) et la seigneurie de Kerambartz (ou Kerambarh). La seigneurie de Kerambourg appartient dès 1302 à Henri de Kerambourg (ou Keremboulch) et passe par la suite entre les mains de la famille Malestroit de Kaër (Jehan VI de Malestroit, en 1481) qui la fait ériger en vicomté en 1552. Ces seigneuries, dont celle de Kerambart en 1699, passent ensuite à la famille Robien.
On rencontre les appellation suivantes : Landaulle (en 1427, en 1464), Landaule (en 1448, en 1536).
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PATRIMOINE de LANDAUL
l'église Saint-Théleau ou Sainte-Marie-Madeleine (XVème siècle). Sainte Madeleine remplace saint Thuriau au début du XIXème siècle et sainte Madeleine est remplacée par saint Théleau en 1903. L'église paroissiale de Landaul ayant été démolie en 1862, la chapelle Notre-Dame (Notre-Dame de Bon-Secours) fondée par la famille Kerambourg et qui en était voisine devint à son tour église paroissiale en mai 1863, après que l'on l'eut transformée entièrement en y adjoignant deux grandes chapelles formant croisillons au Nord et au Sud. La chapelle avait été construite vers 1450. On en a heureusement conservé intact le beau portail occidental à baies en anse de panier dont les voussures s'ornent de rinceaux de feuillages, prises sous une grande arcade en tiers-point à plusieurs archivoltes surmontant un tympan ajouré. Sur le pignon s'élève un clocher carré, postérieur d'au moins un siècle, jadis surmonté d'une flèche en pierre et flanqué d'une tourelle d'escalier cylindrique. La nef date de la fin du XVème siècle. Contre le pignon Nord, scellées sur une dalle de granit, sont alignées les statues en pierre de saint Barbe, saint Isidore et sainte Marguerite ; | |
la chapelle Saint-Maurille ou Saint-Mamert (1659), située au village de Langombrach (ou Langoubrach). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire sans caractère, où l'on conserve un sarcophage carolingien (on y étendait jadis les enfants qui tardaient à marcher). L'une des fenêtres porte la date de 1659. La porte occidentale est en arc brisé. Le retable est en bois polychrome et comporte un tableau central, représentant un évêque qui montre le ciel à un laboureur ayant une faucille en main ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel (XVIIIème siècle), située au village de Branzého et mentionnée en 1930 ; | |
le calvaire de l'église ; | |
le calvaire de la Rabine. Ce calvaire porte les armoiries de la famille Malestroit ("de gueules à neuf besants d'or") ; | |
la croix de Kergonan ; | |
la croix en bois du cimetière. Elle est située près de la chapelle Saint-Michel-de-Branzého. Une inscription stipule "Ci-gît le corps de Perrine Goasmat de Coimaguer âgée de vingt ans décédée le 23 février 1843 au village de Tréjadu. Elle fut bonne fille bonne soeur bonne amie priez dieu pour le repos de son âme" ; | |
le château de Kerambourg (XVIème siècle). En 1300, Henry de Kerambourg est propriétaire de la seigneurie. Les propriétaires successifs du château sont les familles Kerambourg, Guer-Malestroit (au XVIème siècle), Montalais et Robien. La terre est érigée en vicomté en 1551 en faveur de Claude de Malestroit. A noter que le château initial, détruit durant les combats de la Ligue, a été rasé pour être reconstruit au XVIème siècle. Ce château est la propriété de la famille Robien jusqu'en 1789, puis de la famille Parmentier à partir de 1851. Il possédait autrefois une chapelle privée, un colombier et un puits ; | |
le château de Kerambarh ou Kerambartz. Siège d'une ancienne seigneurie et berceau de la famille de Kerambartz. Ce château passe ensuite successivement entre les mains des familles Gouyon de Verdurand (au XVIIème siècle), Robien (en 1699) et Saint-Pern. Il possédait autrefois une chapelle privée, un colombier et un four à pain. Le château abrite aujourd'hui le Centre d'Art de Landaul ; | |
le manoir de la Rodière, propriété de la famille Rolland ; | |
la maison "Bourue", située à Trezédy (antérieure, semble-t-il, au Xème siècle). Elle possède un entourage de porte sculpté ; | |
l'ancien presbytère ; | |
la fontaine et lavoir de Saint-Denaul (XVIIIème siècle) ; |
A signaler aussi :
la stèle de Langombrach (IX-Xème siècle). Cette croix porte une croix ancrée et une inscription "Crux britient mulieris kilezoc filiae conberti. Hoc opus quicumque legerit salvus sit" ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LANDAUL
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Landaul : Jehan Henry (Kervadec), Rolland Morvan (Keruelo), Derrien Guillemen (Kerihuelo), Jehan Guillemin (Kerlut), Johan Audren (au bourg de Landaul), Ollivier de Kerangall (Kergano), sire de Kaer (Kerihuelo, manoir de Keremboulch).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'un seul noble de Landaul :
Jehan GUILLEMIN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Landaul :
Le sire de KAER et dame Marie DU PONT, sa mère (3000 livres de revenu). Il s'agit en fait de Jehan VI de Malestroit ; | |
Jehan GUILLEMIN (600 livres de revenu), remplacé par Morice Guillemin : comparaît en archer ; |
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