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LAMPAUL-PLOUDALMEZEAU

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La commune de Lampaul-Ploudalmézeau (pucenoire.gif (870 octets) Lamboal-Gwitalmeze) fait partie du canton de Ploudalmézeau. Lampaul-Ploudalmézeau dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LAMPAUL-PLOUDALMEZEAU

Lampaul-Ploudalmézeau vient du breton « lann » (monastère) et de saint Paul-Aurélien.

Lampaul-Ploudalmézeau est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploudalmézeau.

Lampaul-Ploudalmézeau doit son origine à la création au lieu-dit Villa Petri (aujourd'hui Kerber, en Lampaul) d’un ermitage par saint Paul-Aurélien au VIème siècle, à l’emplacement de l'église actuelle. " L'église de Lampaul-Ploudalmézeau doit son origine à un épisode raconté par Wormonoc, dans la vie de saint Pol-Aurélien. Pendant que le Saint, avec ses compagnons, séjournait à Lamber, un de ses disciples, Vivehinus (Vihien), s'était avancé plus loin dans les parages de Ploudalmézeau, in plebe Telmedoviœ. Là il trouva une fontaine aux eaux limpides et abondantes, au bord de laquelle il se construisit un petit ermitage. Un boeuf sauvage, un buffle, Bubalus, qui avait son repaire dans les bois voisins, venait, tous les jours, se désaltérer au ruisseau sortant de cette fontaine. Or, en voyant la hutte élevée par le solitaire, il fut pris d'une sorte de fureur, bondit sur la cabane et la renversa, puis des pieds et des cornes en dispersa tous les débris. Vivehinus recommença son travail, et le boeuf, revenant le lendemain, recommença aussi le sien ; et tous deux, aussi entêtés l'un que l'autre, s'obstinaient, chaque jour, dans leur entreprise : l'ermite rebâtissait, le buffle redémolissait. Si bien que le disciple s'en alla, un jour, trouver son maître pour le presser de venir mettre bon ordre chez lui et dompter cette bête malfaisante. — Saint Pol, arrivé sur les lieux, trouva la place à sa convenance et le voisinage de la fontaine fort agréable. Il déclara à Vivehinus que la chose était bien simple, qu'il n'avait qu'à faire l'échange avec lui, s'en aller à Lamber et lui laisser l'emplacement qu'il avait choisi. Vivehinus consentit volontiers. Voilà que le buffle arrive de nouveau, mais à la vue de Pol, il est pris de terreur et de tremblement, et s'en vient se prosterner à genoux devant lui, comme pour demander pardon de ses méfaits. Saint Pol, voyant son repentir, lui pardonne et le renvoie en lui recommandant de ne plus recommencer, ce à quoi il fut fidèle, car il s'en alla et ne revint plus. Saint Pol prit donc possession du terrain, ses autres disciples vinrent s'installer dans son voisinage, puis il bénit la fontaine, construisit un oratoire et une petite cellule et y demeura un assez court espace de temps ; mais, dit l'historien, c'est maintenant ce qui s'appelle monastère de Pol ou Lampaul-Ploudalmézeau, où le Saint accorde d'abondantes grâces à ceux qui recourent à lui avec foi et confiance " (M. Abgrall).

Lampaul était une ancienne trève de Ploudalmézeau, érigée en paroisse entre 1330 et 1427. La paroisse est sous le vocable de saint Paul Aurélien. En 1775, elle reconnaissait comme seigneurs temporel MM. Picard de Premenil et de Kergorlay (registre de l'Evêché de Léon). La paroisse de Lampaul-Ploudalmézeau dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon : " l'Evêque de Léon y présentait ".

En 1804, on comptait dans la paroisse 976 âmes, dont 686 communiants. On n'y compte plus, en 1916, que 694 habitants. Eu 1813, le Recteur déclare exister, en sa paroisse, deux chapelles en bon état de réparation, celle de Sainte-Brigitte, dont un sieur Coum aurait été fondateur, et celle de Kerber, dont est fondateur le sieur Lesguern. L'église paroissiale possédait, avant la Révolution, une chapelle prohibitive dite de Rocervo, qui, à la fin du XVIIIème siècle, appartenait à un sieur Picot de Presmenil (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

On rencontre les appellations suivantes : Monasterium sive vulgato nomine Lanna Pauli in Plebe Telmedovia (en 884), Landapauli Ploedalmezeu (en 1467), Lambaol Guitalmezeau (en 1787).

Note : liste non exhaustive des RECTEURS DE LAMPAUL-PLOUDALMÉZEAU AVANT LA RÉVOLUTION : - En 1510. Sr. de Kerjar. - En 1586. Guillaume Cléguer. - En 1586. Jean Cardinal. - En 1634-1653. Yves Simier. - En 1661-1683. François Teven. - En 1693-1733. Jean Grall. - En 1733-1747. Michel Goulhedal, du diocèse de Vannes. - En 1747-1762. René Soutré ; se démet. - En 1762. François-Guillaume l'Abbaye, recteur ; né en 1720, prêtre en 1750 ; il mourut au commencement de la Révolution. Son vicaire, M. Yves Calvarin, ne semble pas s'être beaucoup éloigné de la paroisse, pendant ces temps malheureux ; nous l'y trouvons se qualifiant de « curé d'office », le 15 Août 1797. Il était né à Lampaul, le 21 Avril 1755 ; prêtre en 1780, il fut nommé, au Concordat, recteur de cette paroisse, qu'il gouverna jusqu'à la mort, le 27 Janvier 1826. M. Calvarin utilisait ses talents de littérateur à former un groupe d'élèves pour le collège de Saint-Paul et le Séminaire. Le 4 Avril 1807, il écrivait à l'Evêque : « Je viens de faire entrer six de mes élèves au collège de Léon ; il m'en reste encore sept, dont l'un, nommé François Bouzeloc, de cette paroisse, se trouve malheureusement de la conscription de 1808. Ne pourriez-vous pas faire suspendre l'exécution de cette loi ? Je lui crois de la vocation. Je suis fâché que la surabondance de mes occupations ne me permette pas de donner plus de soins à ces jeunes gens, mais le défaut de secours spirituels, dans les environs, m'empêche de leur sacrifier autant de tems que j'aurais désiré ». Liste non exhaustive des RECTEURS DE LAMPAUL-PLOUDALMÉZEAU APRES M. YVES CALVARIN. - En 1826-1850. René Calvarin, de Lampaul-Ploudalmézeau. - En 1855-1862. Joseph-Marie Rosec, de Pleyber-Christ. - En 1862-1864. François Rolland, de Locmaria-Plouzané. - En 1864-1876. Félix-Marie Colin, de Porspoder. - En 1876-1888. François Faujour, de Bodilis. - En 1888-1891. Louis-Emile Crozon, du diocèse de Nantes. - En 1891-1911. Yves Bernard, de Ploaré. - En 1911. Jean-François Jaffret, de Morlaix, ... (Archives du diocèse de Quimper et de Léon).

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PATRIMOINE de LAMPAUL-PLOUDALMEZEAU

l'église Saint-Paul-Aurélien (XVIème siècle), détruite en partie par la foudre en 1855 et restaurée en 1856 par Le Guerrannic. Elle comprend, précédée d'une tour, une nef de six travées avec bas-côtés et un choeur à chevet à pans coupés type Beaumanoir. Au sud, au droit des deux dernières travées de la nef, se trouve une vaste chapelle en aile. Le clocher-porche date de 1622. Le portail date de 1629. L'église abrite plusieurs statues : la Vierge Mère écrasant une démone mangeant la pomme (XVIème siècle), Saint Paul Aurélien (XVIIIème siècle), Saint Eloi (XVIIIème siècle), la Vierge-Mère (XVIIIème siècle) et Sainte Barbe (XVIIIème siècle). " L'église actuelle, qui est sans grand cachet architectural, offre les caractères du XVIème siècle dans sa nef et sa façade Ouest, tandis que, dans les contreforts et dans la porte du transept Sud, on trouve l'abondance du XVIIème siècle. Mais si l'église elle-même est humble, le clocher qui la domine, et qui est une adjonction faite sur le côté Sud, est une très belle œuvre, dans le genre des grands clochers de Pleyben et de Saint-Thégonnec. C'est une base large et ample, accostée à ses angles de beaux contreforts, couronnée par une balustrade entourant une plate-forme d'où surgissent deux dômes superposés, surmontés à leur tour de deux lanternons, formant une terminaison d'une grâce et d'une harmonie parfaites, d'un effet encore plus heureux que les deux clochers que nous venons de citer et qui sont antérieurs d'un bon demi-siècle, puisque Pleyben est de 1588, Saint-Thégonnec de 1599-1606, tandis que celui de Lampaul porte la date de 1652. Endommagée par la foudre en 1855, elle fut restaurée, en 1856, par M. Guérannic. Tout près du côté Midi de l'église, dans le cimetière est la fontaine sainte, dédiée maintenant à saint Pol, et recouverte d'un édicule avec niche abritant la statue du saint Patron " (M. Abgrall). A l'extérieur de l'église, à signaler aussi une statue de saint Jean provenant d'une Crucifixion, et au-dessus de la porte intérieure du porche, un Père éternel provenant d'une sainte Trinité dont le Christ était en croix ;

la chapelle du Rosaire ou de Roscervo (XVIème siècle), dédiée à sainte Barbe. Il s'agit d'un édifice rectangulaire du XVIème siècle qui a été réduit de moitié et maintenant de plan sensiblement carré ;

la chapelle de Kerber, dédiée à saint Pierre-es-liens. Il s'agit d'un édifice rectangulaire paraissant remonter au XIVème siècle : c'est la Villa Petri de la Vie de saint Paul-Aurélien. La chapelle abrite une poutre de gloire et des statues anciennes : saint Pierre, sainte Anne et la Vierge, une Pietà et un Crucifix ;

l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte, aujourd'hui disparue ;

plusieurs croix ou vestiges de croix : la croix Croaz-an-Aber (1917), les trois croix de Kergounan (Haut Moyen Age), la croix de Kersquivit (Haut Moyen Age), la croix de Kervidoret ou Croas-Ambich (Haut Moyen Age), la croix du cimetière de Lampaul-Ploudalmézeau, la croix de mission du cimetière (XIXème siècle), la croix Croas-Paul (XIVème siècle), la croix de Ty-Nevez (XIXème siècle) ;

les vestiges du manoir du Carpont (XVème siècle) édifié par la famille Le Maucazre ;

d'autres manoirs du XVI-XVIIème siècle : celui de Rocervo et de Kerhign ;

la fontaine Saint-Paul-Aurélien, restaurée en 1952 ;

la fontaine de Kerber ;

le colombier de Rocervo (XVIème siècle) ;

18 moulins (12 ou 13 tanneries) ;

A signaler aussi :

l'allée couverte du Ribl (époque néolithique), située dans les dunes ;

le dolmen du Ribl ;

la stèle de Kergounan (âge de fer) ;

le pont de Kervizin ;

Nota : MONUMENTS ANCIENS. Manoir du Carpont, servant au début du XXème siècle de ferme ; il est entouré d'un mur, percé d'un grand portail, et d'une porte de service taillés en ogive dans le style du XVIème siècle. Sur la route qui mène du bourg de Lampaul à ce château, une croix en pierre plate d'environ cinquante centimètres de hauteur, placée sur le sommet d'un petit tertre de terre et, non loin ; un cône de pierre à quatre faces, tronqué à un mètre de hauteur ; il sert d'appui à la barrière d'un champ. Sur la route de Lampaul à Ploudalmézeau, on remarque un lec'h à huit pans, d'une hauteur d'environ deux mètres ; il est surmonté d'une croix en pierre plate d'environ 0 m. 40 c. et, par terre, de chaque côté du lec'h, on a planté deux croix de mêmes dimension et forme. Ce groupe, dans le pays, porte le nom de Croaz-Men. M. du Chatellier signale, dans les dunes du Rible, une allée couverte en partie détruite. Dans les grandes marées d'équinoxe, on aperçoit, dans les grèves, les restes d'une ancienne forêt engloutie (M. Peyron).

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ANCIENNE NOBLESSE de LAMPAUL-PLOUDALMEZEAU

FAMILLES NOBLES DE LAMPAUL :

- Téven, sr. de Kergonan de Gourannou de Pénanguer : d'azur à la fasce accompagnée de 3 roses, le tout d'or.

- Sansay, baron de Keribert : d'or à 3 bandes d'azur à la bordure de gueules, à l'écusson en abyme échiqueté d'or et de gueules ; devise : Sansay sans aide.

- Saint-Gouesnou, sr. de Keruznou : de gueules à six fasces d'or accompagnées de six besans de même.

- Pezron, sr. de Keraëret : de gueules au lion d'or chargé sur l'épaule d'une macle de gueules.

- Lesguen, sr. de Lestremeur : d'or au palmier d'azur.

- Kersulguen, sr. de Kerlozrec : d'or au lion de gueules au franc canton écartelé d'or et de gueules.

- Kerlec'h, sr. de Rocervo : d'azur à 10 clochettes (ancholies) d'argent.

- Picot de Premesnil : écartelé aux 1 et 4 d'azur à 3 haches d'armes d'argent en pal, aux 2 et 3 à 3 léopards l'un sur l'autre de gueules.

 

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, une famille noble est mentionnée à Lampaul-Ploudalmézeau :

Maucazre, seigneur du Carpont, paroisse de Lampaul-Ploudalmézeau. D’or à trois tourteaux [alias : roses] de gueules. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Lampaul-Ploudalmézeau.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Lampaul-Ploudalmézeau :

Yvon du CHASTEAUMEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

la veuve de Jehan du CHASTEAUMEN (10 livres de revenu) : absente ;

Jehanne KEROURCUFF (20 livres de revenu), remplacé par Hervé Prigent : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE MAUCAZRE (110 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, plusieurs nobles de Lampaul-Ploudalmézeau (Lampaul-Plœdalmezeu) sont mentionnés :

Le sr. de Receznou ;

Mychel Teven.

(à compléter)

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