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KERVIGNAC |
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La commune de Kervignac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de KERVIGNAC
Kervignac vient de saint Guignec ou Guignac.
La paroisse est citée dès le VIème siècle sous le nom de « Plebs Veneaca ». Il sagit, semble-t-il, dune paroisse gallo-romaine dont le nom moderne serait « Vignac » ou « Guignac » et qui englobait primitivement les territoires de Kervignac, Saint-Gilles-Hennebont et Nostang.
Kervignac est mentionné au début du XIIème siècle, sous le vocable "Plebs Veneaca" dans le cartulaire de Quimperlé.
Au Moyen Age, Kervignac dépend de la châtellenie de Nostang. La paroisse fait partie du doyenné de Pou-Belz (diocèse de Vannes). La justice y est d'abord assurée par la sénéchaussée de Nostang puis par celle d'Hennebont à la fin du XIIIème siècle.
Le territoire de Kervignac est démembré au bénéfice de Merlevenez. Kervignac est érigé en commune en 1790. Kervignac est d'abord chef-lieu de canton, puis intégré au canton de Port-Louis en 1800.
On rencontre les appellations suivantes : Kerviniac (en 1427), Quervignac (en 1440), Querviniac (en 1448), Quirvigniac (en 1477), Querviniac (en 1481), Quervignac (en 1536).
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PATRIMOINE de KERVIGNAC
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XXème siècle), édifiée en forme de croix grecque par les architectes Conan et Delayre suite à la destruction de l'ancienne église du XIXème siècle lors de la libération de Lorient. Dès 1760, l'église de Kervignac qui menaçait ruine, fut interdite par l'Ordinaire. Le culte se transporta alors dans la chapelle Notre-Dame de Pitié, commencée en 1553, qui s'élevait dans le cimetière. Cette chapelle était un bel édifice de la Renaissance. En 1929, elle fut transformée en église paroissiale : on utilisa l'emplacement de l'ancienne église et ce que l'on put de la chapelle. On a alors conservé intacte la grande tour carrée à galerie ajourée, flanquée de deux tourelles d'escaliers polygonales, qui en était le plus bel ornement. La flèche qui surmontait la tour, démolie par la foudre en 1833, avait été reconstruite sur le même modèle. On avait conservé aussi le porche occidental de la chapelle, construit comme la tour vers 1560, où l'on remarquait un mélange de l'ornementation flamboyante et des motifs Renaissance. La charpente de la chapelle, datée de 1562, avec sablières et entraits abondamment sculptés, avait malheureusement disparu. Les vitraux en dalle de verre de l'église actuelle sont l'oeuvre de Gabriel Loire et datent de 1958 ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Clarté (XVème siècle), située au village de Locadour. La chapelle a été construite en deux fois. Elle était primitivement de forme rectangulaire et la partie la plus ancienne n'est pourtant pas antérieure au XV-XVIème siècle. La nef présente des caractéristiques du XVème siècle avec son banc mural et ses trilobes et quadrilobes. Quelques temps après, on ajouta une chapelle au Nord, ouvrant sur le sanctuaire par une grande arcade en plein cintre reposant en pénétration sur des colonnes engagées. Sur le portail occidental s'élève un clocheton carré, à baies en anse de panier avec accolades, flanqué de quatre pinacles à crochets. Le clocheton a été remanié au XIXème siècle. Le portail est accosté de pilastres à pinacles flamboyants. La charpente, fruste, a été refaite. La sacristie date du XVIIème siècle. On y trouve les statues de saint Katur, Notre-Dame de la Clarté et sainte Marguerite. Au Moyen Age, se tenait près le chapelle la fameuse foire aux oiseaux ; | |
la chapelle Saint-Efflam ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent, située au village de Saint-Laurent et mentionnée en 1930. Elle passe pour avoir été jadis le siège d'un établissement de Templiers. La chapelle, en forme de croix latine, date du XVème siècle. Quelques figures humaines grossièrement sculptées ornent les rampants du toit. Un clocheton carré, en pierre, s'élève sur le pignon occidental. Dans un réseau rayonnant de la fenêtre du chevet plat, quelques fragments d'anciens vitraux ont subsisté ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean, située au village de Lojean et mentionnée en 1930. Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire, semble-t-il, du XIIIème siècle, sans ornements, mais où l'on doit remarquer la curieuse fenêtre géminée du chevet, dont les deux baies trilobées en plein cintre, très étroites et très ébrasées, laisseraient croire à l'existence d'un édifice plus ancien. Mais les autres parties de la construction, très frustes, ne fournissent d'autres éléments d'appréciation que l'emploi de l'arc brisé pour les ouvertures, utilisé en Bretagne du XIIIème au XVIIème siècle ; | |
le château de Locguénolé (XIXème siècle), édifié à l'emplacement d'un château primitif (dénommée Locquenolé ou Locunolay), propriété au XVème siècle de la famille Chef-du-Bois, puis successivement des familles Perrien, La Tour-Maubourg (XIXème siècle) et La Sablière. Le château a été reconstruit en 1800. A la fin du XIXème siècle, le parc est remodelé par le jardinier Edouard André. L'édifice est converti aujourd'hui en Hôtel Restaurant. On peut voir près du château la grotte où se serait retiré saint Guénolé, ainsi qu'un four à pain ; | |
le manoir de Saint-Efflam (XVIème siècle), situé non loin de la chapelle Saint-Efflam. On y trouve des trous de boulins ; | |
la maison (XV-XVIème siècle) de Kerono ; | |
les moulins à eau de Bécherel, de Coët-Rivas, et les moulins à vent de Kernours, de Kerbalay, du Pont d'Eau, d'Eveline, Glas, de Coet-Rivas ; |
A signaler aussi :
la chambre-dolmen de Tri men-de-Castello ; | |
le cimetière des bateaux (1945-1980) ; | |
l'ancien château de Kerouallan, aujourd'hui disparu. Siège d'une ancienne seigneurie. Il aurait appartenu à la famille Baëllec, puis à Jacques Cordier ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de KERVIGNAC
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Kervignac : Guyon de Kerguiris (Locunolay), Henry de Kermathehan (Kerballay, frairie de Locadour), Jeannequin Vise ou Wise (Locoyarne, frairie de Locgosziern), Jehan Quenechan. On signale aussi les métayers Henry Guillou, Perros Le Grallon et Thomas Riou.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Kervignac :
Simon ou Guyon de KERGUERIS (360 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ; | |
Morice de KERMADIO (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Ollivier BIGNAN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque) et d'harnois de jambes, comparaît armé d'une épée et d'un arc ; | |
Allain des FONTAINES (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade et d'harnois de jambes, comparaît armé d'un arc ; | |
Jehan COURAPE, remplacé par Jehan Le Feuvre : porteur d'une brigandine et d'une salade, comparaît armé d'une épée et d'un arc ; | |
Eon de LINAS (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et d'harnois de jambes, comparaît en archer et armé d'une jusarme et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 14 nobles de Kervignac :
Guyon de KERGUYRIS (200 livres de revenu) ; | |
Les héritiers Morice KERMADIO (240 livres de revenu) : défaillants ; | |
Jehan PERO : comparaît en archer ; | |
Guyon de KERGUYRIS, le jeune : défaillant ; | |
Ollivier BIGNAN (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Ollivier des FONTAINNES (90 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Jehan COURAPPE (16 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guyon du MAT (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan du MAT : défaillant ; | |
Jehan de KERAVEON : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Marguerite de KERPUNCZE (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan des FONTAINNES : défaillant ; | |
Marie du POU, veuve de Jehan de Quenescan ; | |
Bonabes des BOIS : défaillant ; |
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