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KERGRIST

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La commune de Kergrist (bzh.gif (80 octets) Kergrist) fait partie du canton de Cléguérec. Kergrist dépend  de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de KERGRIST 

Kergrist signifie « villa Christi » (maison du Christ) en latin.

C’est à partir du XIIème siècle que les cartulaires de plusieurs abbayes bretonnes mentionnent pour la première fois « Querchrist ». L'église de Kergrist est donnée en 1205 par Alain IV de Rohan à l'abbaye de Saint-Martin-de-Josselin.

Saint-Croix est en fait un culte propagé par les Templiers qui, semble-t-il, sont les fondateurs de Kergrist. Kergrist, comme Hémonstoir, était autrefois une trève de la paroisse de Neuillac et dépendait de l’évêché de Cornouaille. Elle relevait autrefois de la sénéchaussée de Ploërmel. Kergrist est érigé en commune en 1790.

Note 1 : Ancienne trêve de Neulliac, Kergrist est limité au nord par Saint-Connec et Mûr, à l'ouest et au sud par Neulliac, à l'est par Saint-Géran, Croixanvec et Hémonstoir. Sa superficie est de 2975 hectares, dont la moitié environ est sous lande. En 1891, sa population est de 1216 habitants. Ce territoire, ainsi que celui de Neulliac, dépendait jadis du comté et de l'évêché de Cornouaille, et le cartulaire de Landévennec nous montre le roi Gradlon donnant à saint Guengaloé, vers l'an 500, un village situé en Neulliac. Ego Gradlonus do sancto Wingualoeo quamdam tribum Winguri in plebe Niuliac (p. 151). Ce nom de Guinguri semble représenté aujourd'hui par celui de Guily, en Kergrist. En 1205, Alain IV, vicomte de Rohan, donna aux moines de Saint-Martin de Josselin, l'église de Kergrist et une villa, en se réservant une rente annuelle de vingt sols. Plus tard, en 1255, Alain VI, son petit-fils, donna son domaine de Kergrist (villa Christi) à Olivier Le Sénéchal, pour compléter une rente de vingt livres (Pr. I. 800, 962) (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : Curé : Guillaume Audrain, né à Mur en 1730, prêtre en 1758 ; mort en Février 1786. Remplacé par M. du Bois ;

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PATRIMOINE de KERGRIST

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XV-XVIème et XIX-XXème siècles), agrandie en 1893 et 1894, puis restaurée en 1951. On la trouve aussi mentionnée vers 1930 comme "église Sainte-Croix". Kergrist est une ancienne trève de Neuillac. Le transept Sud avec sa fenêtre en arc brisé et sa porte en anse de panier datent du XVème siècle. La chapelle latérale adossée au flanc Nord de la nef date du XVIème siècle. L'église est agrandie en 1893-1894. Le clocher date de 1940. La voûte (en partie effondrée en 1934) est refaite en 1951. Le retable, en bois polychrome et où l'on retrouve les statues de saint Mathurin, saint Isidore et saint Fiacre, date du XVIIIème siècle. L'autel de bois et de marbre est orné d'un bas-relief polychrome représentant la Mise au tombeau (XVIème siècle). La statuaire du choeur est composée de sainte Anne et de saint Joachim (datées XVIIIème siècle), ainsi que de Notre-Dame des Fleurs et Notre-Dame de la Délivrance. L'église abrite une statue de la "Vierge à l'Enfant", en bois polychrome, datée du XVème siècle, ainsi qu'une statue de saint Claude, en bois polychrome, datée du XVIème siècle. On y voit aussi deux peintures : "Le Mourant" (saint Mathurin entouré d'angelot apparaît à un moribond) et "L'Annonciation" (XVIIIème siècle). Les seigneurs du Lié avaient leurs enfeus dans l'ancienne église de Kergrist ;

Nota : L'église de Kergrist, mentionnée en 1205, a été reconstruite depuis ; c'est un édifice presque moderne, qui n'offre rien de particulier. Sa fête principale se célèbre le 14 septembre, jour de l'Exaltation de la Croix, ou le dimanche suivant. En ce jour, la procession de Neulliac vient assister aux vêpres, et les croix des deux églises se saluent et se rapprochent ensuite dans un baiser fraternel. Kergrist fut érigé en trêve, dès la fin du XVIème siècle au moins, et l'on possède ses registres de baptêmes, de mariages et de sépultures depuis 1600. Il n'y avait sur son territoire qu'une chapelle publique, mentionnée en 1627 sous le nom de Saint-Mérec. Les uns veulent y voir le nom altéré de Saint-Mamert ; les autres, s'appuyant sur l'appellation bretonne Sévrec, y trouvent les mots de seih-brér, qui signifient les sept frères ou les sept saints. Cet édifice, en forme de croix latine, a été restauré vers 1847. Il y avait en outre une chapelle privée au manoir du Lié : elle fut bénite en l'honneur de saint Joseph, le 28 octobre 1655. Il y en avait une autre à Plaç-er-guér, dédiée à saint Gildas ; elle a été détruite, mais la fontaine existe toujours. En 1790, Kergrist fut érigé en commune, du canton de Neulliac, du district de Pontivy, et passa ainsi dans le département du Morbihan. Son curé ou vicaire, M. Le Vieulx, refusa le serment en 1791, et se réfugia ensuite en Espagne. En 1801, Kergrist fut incorporé au canton de Cléguérec, et annexé, à la suite du Concordat, au nouveau diocèse de Vannes. L'année suivante, il fut érigé en paroisse, et ce titre lui est constamment resté depuis. Parmi ses recteurs, on ne peut se dispenser de citer M. Guillôme (1843-1857), qui a publié les Géorgiques bretonnes, en vers, dans le dialecte de Vannes : c'est l'un des chefs-d'ceuvre de notre langue (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Mérec (1847), reconstruite en 1847 et restaurée en 1891 par l'abbé Carel. Le chevet est orné d'un groupe de statues (XIXème siècle) en bois de chêne (dont une statue de saint Samson, évêque de Dol) ;

le calvaire de Brohes (1762. Une inscription mentionne "FPP-Parc LeBihannet Clemasson sa femme" ;

le calvaire de Perchenic (1748). Son fût et sa branche sont octogonaux. Il est orné d'un Christ et d'une Vierge placés dos à dos. Un cartouche mentionne la date de 1748 ;

le calvaire de Guervihan (1722). Le nom des auteurs y est inscrit : "O FPMLFra-Boulet et Marie Bronsard sa femme" ;

le calvaire (1719), situé près du cimetière. Sur le fût sont gravées des fleurs de lis. A son sommet, le Christ est entouré de trois personnages ;

le manoir du Liez ou Lié (1608), édifié par François Marigo. La seigneurie, appartenant à la famille Marigo, est connue dès le début du XVème siècle (en 1420). On y trouvait en 1655 une chapelle privée, dédiée à Saint-Joseph, et aujourd'hui disparue. Sur l'une des lucarnes est sculpté un orchestre avec bombarde, biniou et vielle. En 1638, le Lié appartient à la Dame de Saint-Nudoc (néé Marigo), qui se fond par la suite dans les familles Trédern et Gouzillon. Propriété aujourd'hui de la famille Le Berre ;

le manoir de Berrien (XV-XVIème siècle), restauré au XVIIIème siècle et propriété jadis de la famille Bahuno ;

la maison dite du Prêtre (1722), située à Botquelen. Des objets religieux (calice et missel) sont sculptés sur le linteau de la fenêtre du rez-de-chaussée ; 

le moulin à eau de l'Espernoit, de Kergal, de Perchenic et le moulin à vent de Perchenic ;

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ANCIENNE NOBLESSE de KERGRIST

Tout ce territoire de Kergrist dépendait des vicomtes de Rohan, et relevait de la sénéchaussée de Ploërmel. Les seigneuries particulières de l'endroit étaient :

Berrien, à l'est du bourg, aux Bahuno.

Brohais, au nord, sur la limite.

Kergal, au sud-est, possédé par les Courmil et les Lentivy (ou Lantivy).

Kerlogoden, au sud-sud-est, aux Lentivy (ou Lantivy).

Note : KERLOGODEN. Maison noble en la paroisse de Kergrist, évêché de Vannes. A Jean de Kerlogoden en 1426. En 1682 aux héritiers de Jacquette Burel, épouse de N. Allanic, seigneur de Kergo. (Archives Nationales, P. 1684, p. 226). Aux Lantivy au XVIIIème siècle (Théodore Courtaux, 1899).

Le Lié, à l'est, possédé par les Marigo.

Perchennic, au nord-est.

Plaç-er-guér, à M. de Montlouis, l'un des compagnons de Pontcallec, démoli depuis.

Quénement, au sud-est.

Le Spernoet, au sud-est, possédé aussi par les Marigo.

(à compléter)

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