Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Juignéens

JUIGNE-LES-MOUTIERS

  Retour page d'accueil          Retour Canton de Saint-Julien-de-Vouvantes  

La commune de Juigné-les-Moutiers (bzh.gif (80 octets) Yaoueneg-ar-Mousteriou) fait partie du canton de Saint-Julien-de-Vouvantes. Juigné-les-Moutiers dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

Vous possédez des informations historiques sur Juigné-les-Moutiers, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de JUIGNE-LES-MOUTIERS

Juigné-les-Moutiers vient de l'ancien français "moustier" (monastère).

Juigné-les-Moutiers est mentionné en 1123, date à laquelle son église est donnée à Brice, évêque de Nantes (1113-1140). Deux prieurés existent alors sur le territoire de Juigné-les-Moutiers : les Moutiers, situé dans le village même (au bourg), et La Primaudière (à 2 kilomètres au nord du bourg). Ce dernier est fondé en 1207 par Guillaume II. Le prieuré est confiée aux moines de Grandmont. Ces moines y vivent jusqu'en 1762, date de la dissolution de l'ordre.

Les juridictions féodales étaient celles des prieurés du bourg, de La Primaudière et de Ruigné, puis celles des Condés (le Vieux Juigné) et de La Jonchère. Le vieux bourg de Juigné était autrefois à 1 kilomètre Est du bourg actuel. La Jonchère est un château édifié au XVème siècle ou au XVIème siècle : elle est est habitée par la famille d'Andigné au XVIIIème siècle. Vers le XVIIIème siècle, le centre du bourg se déplace. Il y avait avant la Révolution, un temple protestant à la Teillais, à 2 kilomètres et demi à l'Ouest : on l'appelait la Huguenotière.

Note 1 : Au Moyen Age, les seigneurs de Pouancé étaient aussi seigneurs de La Guerche ; de ces familles, est issu Sylvestre qui, après la mort de sa femme, entra en religion et fut évêque de Rennes sous le nom de Sylvestre de La Guerche. Guillaume II fonde en 1206 la Collégiale de La Guerche, et en 1207 le prieuré de La Primaudière. Au XVIème siècle, par alliance et par échange, Pouancé passe dans la famille angevine de Brissac dont les armoiries sont répétées dans l’église de La Guerche.

Fondé en 1076 par Etienne de Muret, l'ordre de Grandmont connaît un formidable essor au XIIème siècle, couronné par la canonisation de son fondateur en 1189. Au XIIIème siècle, l'ordre regroupe plus de 150 petits prieurés. Il bénéficie de la protection des Plantagenêt à partir des années 1160 et tout particulièrement de la part d'Henri II.

Note 2 : parmi les différents épisodes à Juigné-les-Moutiers, signalons : - l'arrestation, à l'étang des Rochettes, de Guillot de Folleville (pseudo évêque d'Agra), ami de Fresnais de Beaumont. L'un est exécuté place de La Motte à Châteaubriant et l'autre à Angers. On éleva un mausolée dans le bois d'Aligne. - la pendaison d'une jeune fille "patriote", entre Les Rochettes et La Primaudière (elle aurait dévoilé les cachettes de Fresnais de Beaumont ou de ses capitaines). 

Note 3 : liste non exhaustive des maires de la commune de Juigné-les-Moutiers : Hamon, Joseph Cosnard (décédé en 1813), Julien Louvet du Pesle (en 1814), Louis Bucquet (en 1830), Louis Rigault avec François Janault adjoint (en 1848), Richard (Second Empire), Desgrés (Troisième République), Lelièvre (de La Primaudière), ...

Note 4 : liste non exhaustive des prieurs-recteurs de Juigné-les-Moutiers : Bourgine, Jean Bodin, Legrand, Nourry, Michel Buchet (de 1776 à 1791), Duclos, ....

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de JUIGNE-LES-MOUTIERS

l'église Saint-Pierre (1878). La bannière de Saint-Pierre date du XIXème siècle ;

l'ancien prieuré (XII-XIIIème siècle), situé à La Primaudière. Il aurait été réédifié au XVème siècle. Prieuré dont il reste une remarquable chapelle ogivale du XIIIème siècle (accessible) flanquée de bâtiments conventuels du XVIIIème siècle (propriété privée). Si on se réfère au Cartulaire de Redon (réédition récente), on peut y lire les circonstances qui présidèrent à la fondation du Prieuré. L'abbaye de la Primaudière est fondée en 1207 et confiée aux moines de Grandmont. Ces moines y vivent jusqu'en 1762, date de la dissolution de l'ordre. A la Révolution, le prieuré est acquis par la famille Baras, puis par les nantais Favre et Gorgerat, négociants du Quartier des Ponts, lesquels recèdent à la famille Maïence puis à François Meslin, maître de forges, qui y installe alors une verrerie. Plus tard Auguste Garnier possède La Primaudière, les étangs, le moulin à eau de La Fonte ;

la chapelle de la Primaudière (début du XIIème siècle). La porte date du XIIème siècle. Les contreforts datent du début du XIIIème siècle ;

le domaine de Ruigné. Ruigné, qui touche l'étang de Maubusson, est le site d'une importante exploitation ardoisière et on y trouvait jadis une croix datée de 1605, un oratoire avec de vieille statues de bois dont Saint Fort qui guérit, disait-on, les enfants débiles. A la Révolution, les terres de Ruigné appartiennent aux Luette de La Pilorgerie. On y voit une porte datée du XVIIème siècle ;

la tombe de l'émigré (fin du XVIIIème siècle), située à La Colinerie (dans le parc du bois d'Aligne). Il s'agit, semble-t-il, de la tombe d'un évêque ou d'un chef royaliste décédé au combat dans les bois de Chanveau ;

le tombeau des Fombrayeux (fin du XVIIIème siècle). Il s'agit de sept personnes fusillées en pleine forêt par les chouans pour avoir refusé de les suivre ; 

l'ancien bâtiment de Chasse (début XIXème siècle), situé en forêt de Juigné. Il s'agit d'un ancien refuge de chasseurs. Le marquis de Préaulx érige le logis de Saint-Hubert en la forêt de Juigné. La forêt de Juigné, propriété des Bourbon Condé, devient en 1845 la propriété du duc d'Aumale ;

l'ancien manoir de La Jonchère (XIV-XVème siècle), situé jadis entre La Previère et La Blisière. Propriété successive des familles de La Pouëze et Saget qui s'allie aux Colin de La Biochaie en 1750, puis aux d'Andigné en 1780. Le maître de Forge, Georges Sajet, fils de René achète une charge de secrétaire du roi en 1710 qui fait accéder son fils René Georges (époux de Perrine Ruellan, fille du baron de Tiercent) à la noblesse de 1er degré. A noter que les Sajet étaient intendants des princes de Condé à Châteaubriant depuis 1696. Cet ancien manoir possédait un étang, des douves et une chapelle privée. Très isolé, il servit d'asile et de camp aux Rebelles. Propriété de madame de Lancotte au XIXème siècle ;    

l'ancien manoir de la Primaudière (1715), aujourd'hui disparu ;  

le moulin de l'Etang Neuf, de la Fente (ou Fonte), de la Grée et une ancienne forge à Teillais (3 km du bourg) et une autre plus importante existant avant 1749 au Plessix-Mesle ;

A signaler aussi :

le puits (XVIème siècle), situé en forêt de Juigné. Ce puits est surmonté d'un fronton triangulaire ;

les anciennes forges de La Blisière et de La Prévière dont les techniciens se nommaient Franco, Dauffy, Trébuchet, Liberge-Rousseau, Meslin et Garnier ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de JUIGNE-LES-MOUTIERS

Saget, sr. de la Jonchère, en Juigné (Juigné-les-Moutiers), — de Beaulieu, — de Feuillée, en Martigné-Ferchaud. Blason : De gueules, à 3 flèches empennées d'argent, posées en pal, accompagnées de 3 annelets d'or ; au chef d'argent, chargé de 3 bandes de sable. Les Saget ont produit : des intendants des princes de Condé, à Châteaubriant, depuis 1696. — René-Georges, secrétaire du Roi en 1712, marié, en 1724, à Perrine Ruellan, fille du baron du Tiercent. Alix-Marie-Louise (fille de René-Cado-Robert-Marie-Joseph, né à Kerjan, le 18 septembre 1816, et d’Alexandrine-Marie le Bahezre de Lanlay), née le 13 octobre 1850, s’est mariée à Louis Saget de la Jonchère, lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur. Madame Louis de la Jonchère est morte au château de Kerjan, le 15 mai 1881, laissant de son mariage quatre filles : Christiane, Alix, Marie et Renée.

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.