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INZINZAC-LOCHRIST |
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La commune de Inzinzac-Lochrist ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de INZINZAC-LOCHRIST
Inzinzac-Lochrist vient d'un nom gallo-romain qui pourrait être "Disentiacus" (domaine de la famille Disentius), de "Lok" (lieu consacré, monastère) et de "Krist" (Christ).
La commune d'Inzinzac-Lochrist est composée de 4 agglomérations : Inzinzac (autrefois Isnisac), Lochrist (de locus Christi), Penquesten (de "pen" [tête] et "kesten" [châtaigne]) et Kerglaw (ou La Montagne, citée pour la première fois en 1427 ).
L'ensemble Inzinzac-Lanvaudan et leurs trèves formait autrefois une seule paroisse primitive dont le centre pourrait être le bourg de Lanvaudan. Inzinzac et sa trève Penquesten (Penquestlen, en 1427) faisaient autrefois partie du domaine de Kéménet-Héboé. Inzinzac est mentionné en 1327 parmi les fiefs du Léon.
Lochrist (qui ne fut jamais paroisse ni même trève) possède un prieuré qui relève de Saint-Gildas-de-Rhuys et qui est rattaché à l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Joie au XVème siècle. On ignore la date de fondation du prieuré Sainte-Croix de Lochrist mais on peut la rapporter avec vraisemblance au XIIème siècle. A cette époque, le territoire d'Hennebont, fait encore partie de Languidic, mais le village de Trémoëc, bâti près de la chapelle de Saint-Gilles, ayant pris avec le temps un certain développement, l'évêque l'érige en paroisse sous le titre de Saint-Gilles-Trémoëc, et en confie l'administration au prieur de Lochrist. Le prieur, en qualité de recteur, possède alors la dîme sur sa paroisse, et quand plus tard, il doit rentrer au monastère de Saint-Gildas-de-Rhuys, il conserve le titre de recteur primitif avec la dîme, et en laisse seulement une portion au prêtre séculier, chargé de le remplacer près des fidèles.
Il aurait existé au temps des seigneurs Kéménet-Héboé, au lieu-dit Locastel (en Lochrist), un château fortifié qui aurait été démantelé au XIIIème siècle sur ordre du duc de Bretagne.
On trouve les appellations suivantes : Isnisac (en 1427), Disinsac (en 1448), Dizinsac (en 1464), Dinsinsac (en 1477, en 1481), Dinsinzac (en 1536).
Nota
: Pour répondre aux besoins croissants des conserveries de légumes et de
poissons du sud de la Bretagne, les frères TROTTIER, Emile et Henri, envisagent
dès 1860, de créer sur la commune d'Inzinzac, une usine métallurgique.
L'usine fonctionne dès 1861. Elle appartient successivement :
- de 1861 à 1882, aux frères Trottier,
- de 1882 à 1937, à la Compagnie des Cirages Français,
- de 1937 à 1949, à la Société des Forges d'Hennebont et des Dunes (Groupe
Firminy),
- de 1949 à 1966, à la Société "Forges d'Hennebont".
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PATRIMOINE de INZINZAC-LOCHRIST
l'église Saint-Pierre (1929), édifiée en remplacement d'une église primitive (XIIème siècle). L'église d'Inzinzac-Lochrist, édifice en grande partie roman, avec bas-côtés, transept et choeur à chevet plat, a été rasée en 1927, et remplacée par une église moderne sans bas-côtés. De l'ancien édifice, on a conservé seulement les colonnes engagées à chapiteaux romans qui supportaient l'arc triomphal, les chapiteaux de colonnettes engagées qui flanquaient certains piliers de la nef, et la grande fenêtre à réseau flamboyant, avec fragments de vitraux du XVIème siècle, de l'ancien chevet. L'église abrite des statues en bois polychrome dont celle de Saint-Jacques (XVIème siècle), de Saint-Pierre (XVIIIème siècle), de Sainte-Anne (XVIIIème siècle) et de Saint-Joseph (XVIIIème siècle) ; | |
l'église Notre-Dame de la Victoire (1839), siège de la paroisse de Penquesten. Il s'agit d'un banal édifice moderne, sans caractère architectural. L'église abrite plusieurs statues en bois polychrome dont celle de Saint-Yves (XVIIIème siècle), de Saint-Roch (XVIIème siècle), de la Sainte-Vierge (XVIIIème siècle), de Saint-Maurice (XVIIIème siècle) et de Saint-Cornély (XVIIIème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle de Lochrist, aujourd'hui démolie. Une crossette (XVI-XVIIème siècle) provenant de la chapelle de Lochrist et représentant un animal tenant le même blason que celui de la chapelle Sainte-Catherine d'Hennebont se trouve au presbytère d'Inzinzac-Lochrist ; | |
la croix de Saint-Sympher (XIIème siècle), située près d'une ancienne chapelle aujourd'hui disparue. Il s'agit d'une croix pattée ; | |
le calvaire de Penquesten (XVIIIème siècle). Le décor est constitué d'un Christ en Croix, de la Sainte Vierge et d'une statue de femme ; | |
l'ancien prieuré de Lochrist ou de Sainte-Croix, aujourd'hui disparu. Il possédait une chapelle, une maison d'habitation et une métairie voisine contenant 20 journaux de terres diverses. La dîme priorale en 1653 était affermée 32 perrées de seigle. Le 3 mars 1445 (N.S. 1446), Fr. Arthur Le Roux, prieur de Saint-Christ et de Saint-Gilles (sic), avec le consentement de son abbé et du couvent, accensa une prairie pour une rente de cinq sous. A la mort du dit prieur, le cardinal Alain de Coetivy se fit pourvoir du prieuré de Lochrist, et le 1er mars 1453, il obtint du pape Nicolas V son union provisoire à l'abbaye Notre-Dame-de-La-Joie, pour contribuer aux réparations du monastère. Le 15 juillet 1455, le pape Calliste III rendit cette union perpétuelle, et depuis lors l'abbesse jouit des droits temporels de recteur primitif, et de la faculté de présenter le vicaire perpétuel. Les aveux rendus au roi par les abbesses, en 1578, 1627 et 1725 ont constamment rappelé ces droits, provenant de l'union du prieuré de Lochrist à leur monastère. En 1725, l'abbesse mentionne "le prieuré de Sainte-Croix, autrement de Saint-Christ, avec sa chapelle et la métairie y attenante, contenant 20 journaux ... avec la dixme et les oblations". Le 25 août 1791, deux tenues situées à Lochrist, sont vendues à M. Chardon, de Lorient, pour 4 650 livres. Sont-ce les mêmes qui sont adjugées, le 8 juillet 1807, l'une à M. Fraboulet pour 248 francs, l'autre à M. Cougoulat pour 516 francs ? (J. M. Le Mené) ; | |
le manoir de Brangolo (XVème siècle). Siège d'une seigneurie appartenant successivement à Alain Hamon (collecteur d'impôts au XVème siècle), puis aux familles Le Mézec (en 1536), Caignart (au XVIIème siècle), Chefdubois ; | |
le château de Kermat (XVII-XVIIIème siècle). Siège de la seigneurie de Kermat, propriété de la famille Gourio (en 1448 et 1481) et de la famille Spinefort (en 1536). L'édifice actuel date du XVIIème siècle ; | |
le château de Lochrist, au lieu-dit Locastel. Il ne subsiste aujourd'hui aucune trace ; | |
le château du Bunz, propriété aujourd'hui de la commune d'Inzinzac-Lochrist ; | |
le château de Kerglaw. Siège d'une seigneurie qui a appartenu, à partir de 1274, à la famille Saint-Giffert ou Saint-Ciffert. Il a servi de domicile aux cadres supérieurs des anciennes Forges d'Hennebont. Il est aujourd'hui propriété de la commune d'Inzinzac-Lochrist ; | |
le château de Locqueltas (1898). Siège d'une ancienne seigneurie dépendant de la trève de Penquesten. Propriété successive de la famille Trottier, des Forges d'Hennebont, de la famille Langlois, les Cirages Français de Paris (1949), Coëtmen (1970), Didden (1984) ; | |
le manoir du Nancq (1611), édifié par Jean Le Maguer et Simone Leveve ; | |
le manoir de Ty-Mat (XVIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à Henry de Penhoat de Chefdubois (en 1448), puis de la famille Maillé (au XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Sainte-Geneviève (XIV-XVème siècle) ; | |
la maison de Mané Brazo (XVIIème siècle) ; | |
le mausolée de Don Charles de Gouandour (1684), situé dans le cimetière d'Inzinzac-Lochrist. Charles de Gouandour de Kervenoaël est un ancien compagnon du père Maunoir. Il est nommé recteur d'Inzinzac-Lochrist en 1668 et décède en 1684 ; | |
le puits de Porz Rauzine (1762). Il est sculpté d'animaux et de visages. Il porte aussi l'inscription "HENRIO 1762" ; | |
les moulins à eau de l'Angle, de Kerlutane, de Keralo, du Roidet, du Tymat, Vieux du Tymat, de Pontresco, du Temple, de Bastemple, de Kerloguen ; |
A signaler aussi :
la découverte de haches celtiques près du hameau de Brangolo ; | |
la stèle de Kerguer (âge de fer) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de INZINZAC-LOCHRIST
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles d'Inzinzac-Lochrist : Densen Le Goul et Jehan Pezron (Toulnay), Allain Lehen et Henry Lehen (Lochrist), Henry Le Parisi (Ste Geneviève), Henry de St Ciffert (Keroman), Jehan Le Boudoul (Perros), Henry Branbroy (Le Rest), Monsieur de Rohan (Brangolo), Henry St Ciffer (Kerglove ou Kergleve), Henry Chefdubois (Kerguero), Jehan de St Ciffer (St Symphorien), Ollivier Le Paveillon (Keralvé).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Inzinzac-Lochrist :
Jehan LE BOUDOUL (600 livres de revenu), remplacé par son frère Christophe ; | |
Jehan BRAMBRO (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Henry LE HEN (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Henry de ST CYPHER (50 livres de revenu) : défaillant ; | |
Allain GOURIO (700 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Henry de CHEFDEBOIS (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Inzinzac-Lochrist :
Henry GOURIO (200 livres de revenu), comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan LE BOUDOUL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE BRANBROCH (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry de CHEFFDUBOIS (400 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
Henry de ST CIFFER (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
Henry, fils de Henry de KERPUNCE (40 livres de revenu) : défaillant ; |
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