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HANVEC

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La commune de Hanvec (pucenoire.gif (870 octets) Hanveg) fait partie du canton de Daoulas. Hanvec dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HANVEC

Hanvec vient du breton « Hamuc » (été ou résidence d’été).

Hanvec était, autrefois, en grande partie couverte de landes et bois, comme le témoignent certains noms de lieu : Coat-Bihan, Coatevez, Coat-Forest, Coat-Meur, Lescoat,… 

Hanvec est une ancienne paroisse primitive qui englobait, outre ses trèves Rumengol et Lanvoy (toutes deux aujourd'hui en Le Faou) et la partie sud de L'Hôpital-Camfrout, Rosnoën et sa trève Le Faou, Quimerc'h et sa trève Logonna-Quimerc'h, enfin Lopérec. Hanvec est attesté comme paroisse dès le XIème siècle. 

La première mention que nous trouvions dans l'histoire de la paroisse de Hanvec, c'est la charte du Cartulaire de Landévennec de Plebe Hamuc, par laquelle le roi Gradlon donne à saint Guénolé plusieurs possessions dans ces parages, entr'autres Caer Liver et Lan Uoae (noté Lan Uoe au XIème siècle), c'est-à-dire le territoire de la trève de Lanvoy. Lanvoy, qui était une trève d'Hanvec avant la Révolution, relève aujourd'hui de la paroisse du Faou.

Dans un inventaire des garants de l'abbaye de Daoulas, que possèdent les Archives départementales, l'on cite une Lettre de l'Evêque de Quimper, Renaud (1219-1245), par laquelle, du consentement de son Chapitre, il donna aux chanoines réguliers de Daoulas, pour les aider à se pourvoir de vêtements et de chaussures, « ad vestes et sotulares corum », l'église de Hanvec et la chapelle de Rumengol, « ecclesiam de Hanffvec et capellam de Rumengol ». Remarquons ici cette première mention de la célèbre chapelle, qui demeura trève de Hanvec jusqu'à la Révolution.

Hanvec était le plus considérable des dix bénéfices qui dépendaient de l'abbaye de Daoulas en 1690, et valait 1.800 livres de revenu. C'était l'Abbé qui présentait à ces bénéfices, et lorsque l'abbaye de Daoulas fut unie, en 1692, au Séminaire de la Marine, dirigé à Brest par les Pères Jésuites, c'est le Père Recteur du Séminaire qui nommait à ces bénéfices, nominations qui n'étaient pas toujours ratifiées par l'Evêque de Quimper, si bien que les titulaires devaient se faire mettre en possession par l'autorité du Métropolitain de Tours, comme on le verra par la pièce suivante, que nous a communiquée M. Le Gentil de Rosmorduc : « 24 Avril 1729. Acte de prise de possession réelle et canonique, par messire Guillaume Jacques Paul le Gentil (né à Logonna, le 1er Janvier 1701, décédé à Hanvec, le 30 Juin 1774), chanoine de Daoulas, du prieuré cure de St. Pierre de Hanvec. Ce jour de dimanche vingt quatrième du mois d'Avril, l'an 1729, nous maistre Jean Creuen, notaire royal, apostolique de la sénéchaussée du siège présidial de Quimper, résidant en la ville et parroisse de Daoulas, messire Jean François le Forestier, seigneur dudit lieu, demeurant en son manoir du Kerisit, en ladite parroisse de Daoulas, et vénérable et discret missire Paul Gourgon de Cléuedé, prieur recteur de la parroisse de Lougonna, témoins à ce requis et appeliez, certifions qu'à la requeste de noble et discret messire Guillaume Jacques Paul le Gentil, prestre, chanoine régulier de l'Ordre de Saint Augustin, prieur claustral de l'abbaie de Nostre Dame de Daoulas, nous nous sommes transportez de nos demeures, de compagnie avec ledit sieur le Gentil, jusques au bourg parroissial de Hanvec, où estants arrivez, nous nous sommes ensemble rendus, environ les neuff heures et demy du matin, au portique de l'église parroissiale dudit Hanvec, et là led. sieur le Gentil nous a represanté : L'acte de présentation à luy faite du prieuré cure de St Pierre de Hanvec, béneffice régulier dépendant de l'abbaie de Daoulas, par le Révérend Père de Fontenelle, de la Compagnie de Jésus, recteur du Séminaire royal de la Marine, étably à Brest, auquel est unie ladite abbaye, le 24ème du mois de feuvrier dernier, signé : Martinus de Fontenelle, J. Guermeur, presbiter, et Ludovicus le Moyne, presbyter, controllé à Quimper le 28 du mesme mois par L'Arbre de Lépine, commis, et insinué le mesme jour aux Insinuations ecclésiastiques, et controllé au controlle du clergé du dioceze, à Quimper, ledit jour, signé : Senglard. L'acte de refus du seigneur évêque de Quimper (Note : Mgr. de Ploeuc avait nommé à Hanvec, M. Charles-Marie de Quélen, acolyte, d'où procès conclu en faveur de M. Le Gentil), de donner son viza sur ladite présentation, en datte du 28 Feuvrier dernier, signé en le dellivrance : Flaguay, notaire royal apostolique. La sentence rendue par les juges présidiaux de Quimper, le 9ème du mois de Mars dernier, laquelle permet audit sieur le Gentil de prendre possession civile et conservatoire dudit prieuré cure de Hanvec, signée : Salaun, commis, scellée le lendemain par L'Arbre de Lépine, commis, insinuée aux Insinuations ecclésiastiques et controllée au controlle du clergé du diocèse, à Quimper, le 10ème du mois de Mars dernier, signé : Senglard. L'acte de possession civile dudit prieuré cure, prise par ledit sieur le Gentil, le 12ème dudit mois de Mars, controllé à Daoulas le mesme jour par Le Corvaisier, signé en la dellivrance : J. Creuen, notaire royal apostolique, insinuée aux insinuations ecclésiastiques, controllée au controlle du clergé du dioceze, à Quimper, le 22 Mars dernier, signé : Senglard. Et les lettres de visa, collation et institution dudit prieuré cure de St Pierre de Hanvec, accordées audit sieur le Gentil par Monseigneur Louis Jacques de Chapt de Rastignac, archevêque de Tours, métropolitain, dattées du 30ème dudit mois de Mars dernier, signées : + L. J. Arch. Turonensis, et plus bas, de mandato Faucillon, can. secret., scellées des armes dudit seigneur archevêque, insinuées et controllées au greffe des Insinuations ecclésiastiques du dioceze de Tours, le 31ème du mesme mois de Mars, signé : Richard, et encore insinuées aux Insinuations ecclésiastiques et controllées au controlle du clergé du dioceze, à Quimper, le 9 de ce mois d'Avril, signé : Senglard. Lesdites lettres de visa obtenues par ledit sieur le Gentil sur la présentation dudit Révérend Père recteur du Séminaire de Brest, en conséquence du refus dudit seigneur évêque de Quimper, cy dessus dattez. En vertu desquelles lettres de visa, collation et institution, ledit sieur le Gentil, après avoir pris de l'eau bénite, est entré dans l'église parroissiale dudit Hanvec en surplis et en étole, avec son aumusse, s'est agenouille au pied du maistre autel, et, après avoir fait sa prière, a baisé ledit autel, ouvert, lu et fermé le missel, et ayant voulu visiter le Saint Sacrement et ne trouvant pas la cleff du tabernacle, il l'a demandé aux sieurs Le Barz et Mallégol, curez, qui ont répondu que le sieur abbé de Quélen s'en estoit saizy, lequel, sommé de la rendre, en a fait refus. Après quoy ledit sieur Gentil s'est assis au chœur, dans la chaise prioralle, a monté dans la chaire du prédicateur, s'est assis dans un confessionnal, a touché les fonts et sonné les cloches et fait touttes les autres formalités et actes requis et nécessaires pour prendre bonne et valable possession canonique. Et ledit sieur le Gentil ayant voulu chanter la grand messe, le sieur de Quélen luy a refusé les ornemens. En vertu de tout quoy nous dits notaire et témoins soussignez avons mis et induit ledit sieur le Gentil en la possession réelle, actuelle, corporelle et canonicque dudit prieuré cure de Hanvec, droits, honneurs, fruits et proffits en dépandans, en présence de tout le peuple assemblé pour entendre le service divin, auquel avons fait lecture, tant en françois, qu'en breton, du présent acte, en l'endroit du prône de la grand messe célébrée par le sieur Le Barz, curé. Au tems duquel prosne fait par le sieur Mallégol, curé, on a publié, de la part du vénérable Chapitre de Quimper, la ferme du droit d'annate dudit prieuré cure de Hanvec. Et en l'endroit s'est présenté le Révérend Père de Kermorvan, de la Compagnie de Jésus, procureur du Séminaire royal de la Marine, étably à Brest, auquel est unie l'abbaie de Daoulas, lequel, conjointement avec ledit sieur le Gentil, s'est opposé à l'adjudication de la ferme du droit d'annate (Note : L'annate était le revenu d'une année d'une paroisse lorsqu'elle venait à vaquer. Le Chapitre de Quimper touchait ce revenu ; mais, dès le commencement du XIIIème siècle, les Evêques de Quimper et le Chapitre avaient exempté du droit d'annate les bénéfices appartenant à l'abbaye de Daoulas, et de plus lui avaient accordé le cumul d'annate sur les prébendes canoniales de Quimper qui viendraient à vaquer. En retour, les chanoines avaient le droit, sur leurs vieux jours, de pouvoir se retirer et vivre à l'abbaye. Ils n'abusèrent jamais de la permission ; mais, en revanche, ils trouvaient très dur, au XVIIème et XVIIIème siècle, d'être privés d'un revenu qui n'était pas à dédaigner ; c'est ce qui explique la difficulté soulevée ici, à l'occasion de la prise de possession de M. Le Gentil) prétendu par ledit Chapitre, par ce que ledit prieuré cure, appartenant à l'abbaie, est exempt dudit droit d'annate. Et la grand messe estant finie, nous nous sommes, de compagnie avec ledit sieur le Gentil, transportez au presbitaire de ladite paroisse et ayant trouvé les portes de la maison presbitéralle fermées, nous sommes entré dans les cour, jardins, vergers et autres dépendances dudit presbitère et prieuré, desquels nous avons pareillement mis ledit sieur le Gentil en possession réelle, actuelle, corporelle et canonique, après avoir aussy fait touttes les formalités et actes requis et nécessaires. De tout quoy nous dits notaires et témoins avons rapporté acte audit sieur Le Gentil sur les lieux, pour luy valoir et servir comme il appartiendra, sous son seign, ceux dudit notaire apostolique et témoins, dudit Révérend Père de Kermorvan et autres présents ; lesdits jour et an. (Signé :) G : J : P : Le Gentil prieur claustral de Daoulas et prieur recteur de Hanvec, De Cleuedé de Kergadoret, prieur du prieuré cure de Logonna témoins, Jan François Leforestier témoins, De Kermorvan, R. M. de Gourio prêtre C. R. sous prieur de Daoulas, J. Léon prêtre Ch. R. procureur de l'abbaye de Daoulas, Michel 0llivier Le Gentil de Kergongant, G. Bodiou, J. Creueun notaire royal apostolique. Controollé à Daoulas ce 27ème avril 1729. R. six livres de la partye. (Signé :) Le Corvaisier » (Archives de Rosmorduc, en Logonna).

Division de la paroisse d'Hanvec en 1720 : tref du bourg, tref de l'Isle, tref de Kernel, tref de Toulabodou, tref de Rumengol, tref de Quenquis, tref de Quernavel, tref de Querliver, tref de Bodevintin, tref de Gouelet Hanvec, tref de Lanvoa. Chacune de ces sections fournissait un membre au corps politique de la paroisse.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Hamuc (au XIème siècle), Hanffvec (au XIIIème siècle), Hanvec (vers 1330), Hanffvet (en 1368), Hanffvec (en 1405).

Note : Rôle des décimes en 1783 : le recteur, M. Bourillon (83 livres et 10 sols), la fabrice (9 livres et 10 sols), le Sacre (1 livre et 15 sols), trève de Rumengol (17 livres et 10 sols), trève de Lanvoy (7 livres, 12 sols et 6 deniers), Saint Conval (2 livres), Saint Joseph (3 livres), la fabrice de l'Hôpital (10 livres 17 sols et 6 deniers). Total : 336 livres et 5 sols.

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PATRIMOINE de HANVEC

l'église Saint-Pierre (XVIIème siècle), reconstruite en 1875-1877, sur les plans de Bigot et consacrée le 31 mai 1877. Il s'agit d'un édifice en croix latine qui comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur profond d'une travée droite avec chevet à trois pans. L'ancien porche, qui date de 1625, a été conservé. La cloche date de 1758. Le retable du Rosaire date du XVIIème siècle (vers 1687) : on y voit un tableau signé J. L. Nicolas, de Morlaix et daté de 1888. La confrérie du Rosaire fut fondée en 1687 à Hanvec par François de Carné, seigneur de Kerliver et sa femme Mathurine de Brézal. La chaire date du XVIIIème siècle. Les vitraux modernes sont l'oeuvre de F. Razin de Nantes et datent de 1936. L'église abrite les statues de saint Pierre, sainte Philomène, saint Nicodème, saint Corentin, saint Herbot et un Crucifix du XVIIème siècle ;

Nota : L'église paroissiale a été reconstruite en 1875, sur les plans de M. Bigot, architecte diocésain ; elle est vaste et de bonne allure, et surmontée d'un élégant clocher. L'ancien porche a été conservé, et avec raison, car il est d'excellent style. Il est daté de 1625 et, quoique de la fin du premier quart du XVIIème siècle, on trouve encore dans la grande arcade d'entrée certaines moulures découpées et prismatiques qui sont un ressouvenir de la période gothique ; il est vrai qu'elles sont associées à la colonne française de Philibert-Delorme qui se rencontre dans nombre de porches antérieurs. A la façade de ce porche, on voit la statue de saint Nicodème portant le clous de la Passion et la Couronne d'épines ; au fond, à l'intérieur, la statue de saint Corentin. Dans l'église, à la branche Nord du transept, au-dessus de l'autel de la confrérie du Rosaire (fondée en 1684), est un grand retable du XVIIème siècle, composé de quatre colonnes torses, ornementées d'enroulements de vignes, petits anges, oiseaux, serpents. De riches sculptures décorent les piédestaux, les gradins et le tabernacle. Les colonnes encadrent un beau tableau du Rosaire, entouré des médaillons des quinze mystères. Des deux côtés, sont les statues de saint Pierre, qui est le titulaire de l'église, et de sainte Marie-Madeleine, qui est la patronne de la paroisse. Elle a encore sa statue à la base du clocher, sur la façade Ouest, et sa fontaine en dehors du bourg. De plus, une foire annuelle commémore le jour de sa fête. Les comptes de la fabrique, qui existent depuis 1621, nous donnent des détails intéressants sur la dévotion populaire pour les saints patrons : saint Pierre, dont on célèbre la fête en Février, Juin et Août, saint Jean, qui est honoré en Mai, Juin et Décembre, si bien que saint Jean-Baptiste et saint Jean l'Evangéliste sont également vénérés ; mais c'est surtout la fête de sainte Madeleine qui attire un plus grand nombre de dévots serviteurs ; aussi les offrandes montent-elles jusqu'à 18 livres 19 sols en 1622, alors que celles que l'on donne à saint Pierre ou saint Jean, le jour de leurs fêtes, ne s'élèvent pas à plus de 32 sols et 36 sols ; c'est que, comme le marquent les fabriques, « le jour de la Magdeleine est anciennement (depuis longtemps), le grand pardon de l'église parochiale ». Les paroisses de Rosnoën et d'Irvillac s'y rendaient en procession, et le comptable note ce qu'il leur remettait « pour debvoir de procession ». Une grande foire se tenait à Hanvec à cette occasion. Les lutteurs y étaient convoqués et la fabrique marque ce que lui a coûté « une paire de gand pour les lutteurs le jour de la Madeleine ». Le même compte de 1622, note qu'un marché de 6 écus fut passé « avec maître Rolland Dorré, pour réparer la croix du cimetière, à savoir tailler le portrait du larron de droite, tailler trois pierres du marchepied et nétoyer toute la croix ». « De même à maître Jean Le Bris peintre à valoir pour le marché fait o lui pour faire un crucifix de nouveau, six écus 1/2 ». Audit compte, il est fait mention de quatre confréries existant dans la paroisse, celles « des coustuyer, des texiers, des tanneurs et des maréchaulx ». Nous ignorons à quelle corporation de métiers pouvait appartenir cette confrérie des coustuyer (couturiers ?). Le dimanche 23 Août 1648, à l'endroit du prône de la grand'messe, Olivier Coroller, recteur, « par l'advis du Sgr. baron de Kerliver, fait appel aux maistres architectes qui auroient dessein et volonté de travailler à la tour de l'église ; sur quoi se seraient présentés M. Lucas Salaun de cette paroisse, M. Guillaume Kerleroux, M. Pierre Le Du, M. Hervé Le Moing tous architectes, et après plusieurs offres des dits ouvriers, le marché et accord de parachèvement de la dite tour serait définitivement demeuré à M. Lucas Salaun pour la somme de 460 livres, à condition de commencer le travail à la Toussaint prochaine et de le parachever ce jour en un an pour tout terme. Cette dite tour aura 35 pieds de haut sur ce qui y a à présent. Il y aura une chambre de 6 à 7 pieds de haut pour mettre les cloches le tout de bon travail et de la forme et manière qu'est bâtie la tour de la chapelle de l'hôpital de cette paroisse (Notre-Dame de l'Hôpital-Camfrout). Mais les paroissiens promettent au dit Salaun du charbon et des soufflets pour aiguiser les marteaux, et fourniront du monde pour l'aider à monter les pierres sur la dite tour ». Le 2 Février 1684, fut fondée la confrérie de Notre-Dame du Rosaire, « en l'autel de Saint-Jean-Baptiste, devers l'épître, chapelle des Sgrs. de Carné, par le Rd. père Dominique le Bourgeois de l'ordre de Saint Dominique de Morlaix, sur réquisition du Sgr. comte de Carné et du général de la paroisse ». Le 13 Avril 1687, François de Carné, Sgr. de Kerliver et Rocervo, et Mathurine de Brézal, sa femme, donnaient une rente de 30 livres pour l'établissement du Rosaire. C'est sans doute à cette occasion que fut construit le retable qui se voit dans la nouvelle église, dans le bras de croix, côté de l'Evangile (M. Kergoat).

la chapelle de Lanvoy (XI-XVIème siècle), dédiée à saint Oyen et ancienne fondation monastique et possession de l’abbaye de Landévennec (sous le nom de « Lan Voe »). Cette chapelle, aujourd'hui très délabrée, a subi des transformations aux XVIème et XVIIIème siècles. Elle comprenait une nef avec bas-côté sud de six travées et une sacristie octogonale. Le clocher du XVIIème siècle, comprenait un double étage de cloches surmonté d'un dôme amorti par un lanternon ;

la chapelle de Saint-Conval, déplacée à Toulboën en 1942 (ou en 1952). Saint Conval, dont M. André Oheix a publié une vie inédite, a vécu à Penvenan et à Plougrescant ; il aurait aussi, pendant quelque temps, fait son ermitage dans le bois du Gars, en Irvillac. A-t-il passé par Hanvec ? En tout cas, il y avait une chapelle sous son vocable dans la partie Nord du bois du Crannou (Cranou), au bord d'une des belles routes rectilignes qui traversent la forêt en long, en large et en diagonale. Avant son déplacement, cette chapelle mesurait environ 20 mètres de longueur et se composait d'une nef de 6 mètres de largeur, d'un transept à deux branches et d'une abside à trois pans. Le petit clocher, à unique chambre de cloche, avait pour couronnement un dôme et un lanternon carré. Au côté droit de la porte Ouest, se trouvait une table d'offrandes, engagée dans le mur et portée par deux encorbellements ; elle était abritée par une sorte d'auvent ou de toiture avancée soutenue par deux poteaux en pierre. Tout près était le fût d'une ancienne croix dont les personnages étaient tombés et étaient remisés au bas de la nef. Sur ce fût, est gravée cette inscription : 1627. R . DORE . MA . FAICT. Cette signature : R. Doré, se retrouve aussi sur le socle de la statue de saint Jean l'Evangéliste, à l'entrée du porche de Saint-Thégonnec, avec la date de 1625, et sur la cuve baptismale de Plouédern, 1641. Où avait-il son atelier ce sculpteur statuaire? Etait-ce à Landerneau, comme Iann Larc'hantec ? A l'intérieur, un bénitier portait la date de 1588. Statues visibles en 1912 : « 1° Saint Conval, représenté en évêque ou abbé, revêtu d'une chape à riches orfrois, coiffé de la mître, bénissant de la main droite et tenant la crosse de la gauche. Cette belle statue est abritée dans une niche à volets dont les montants sont ornés de statuettes des douze Apôtres. Les volets portent, en bas-relief, les représentations de saint Pierre, saint Paul, saint Eloi, avec petit cheval minuscule, marteau, et grand fer à cheval, aussi étendu que l'animal auquel il est destiné ; évêque tenant une croix en guise de crosse ; monument ou petite chapelle ; autre évêque ou abbé ; saint Nicolas, saint Sébastien, saint Fiacre, saint Yves, le riche et le pauvre. 2° Vierge assise, donnant à l'Enfant-Jésus une poire ou un biberon. La Mère et l'Enfant ont leurs robes et manteau très élégamment drapés. Les volets de la niche portent : un évêque bénissant, en chape, mitre et crosse ; saint Abujean, costumé de même, avec sa clef et son chien traditionnel. 3° Jolie petite Fuite en Egypte, de 0 m. 63 de hauteur. La Sainte Vierge, montée sur l'âne, tient dans ses bras l'Enfant-Jésus emmaillotté, Saint Joseph, appuyé sur un bâton de voyage, conduit le docile animal. 4° Saint Hervé l'aveugle, avec son loup et son guide Guyc'haran. 5° Deux saints Evêques bénissants. 6° Saint Jean-Baptiste. 7° Sainte Anne, assise. 8° Christ en croix sur le tref ou poutre transversale. A ses côtés étaient précédemment la Sainte Vierge et saint Jean qui font maintenant suite aux autres statues. 9° Panneau de Kersanton sur lequel sont en sculpture : la croix, la couronne d'épines, les instruments de la Passion et les cinq Plaies ». A 200 mètres, au Nord de la chapelle, était la fontaine sainte, abritée par un grand édicule à voûte ogivale. Le prêtre attaché autrefois au service de la chapelle de Saint-Conval, avait sa maison au village de Kerivinou, où elle est encore désignée sous le nom de maner Sant-Conval. (M. Peyron).

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Gouzien, la chapelle Saint Nicodème (située jadis à Lanton), la chapelle Sainte-Agathe (située jadis à Kerliver) ;

l'ossuaire de l’église Saint-Pierre (1653). Cet ossuaire est également surnommé « Chapelle Saint-Jean ». C'est l'ancien ossuaire, situé dans le cimetière, tout près de l'église. Il porte la date de 1653 ; sa façade principale est percée de quatre baies en plein-cintre et d'une porte, séparées par des pilastres cannelés, à gaines, genre Louis XIII. Aux quatre angles, à la retombée des chevronnières, sont des anges tenant le voile de la Sainte-Face et les chiffres de Jésus et Marie. A l'intérieur de la chapelle, se trouve, surmontée d'un petit monument en marbre, la tombe de M. Urbain de Quélen, mort au combat de Monte-Libretti, le 16 Octobre 1867 ;

le calvaire de la chapelle de Lanvoy (XIVème siècle) ;

le calvaire de la forêt de Cranou (1627), faisant partie de la chapelle de Saint Conval ;

le socle de calvaire, situé route de la chapelle (1556-1630), restauré en 1821 et 1975 ; 

la croix de Boudouguen ou Croas-ar-Huré (1622), de l'atelier Doré ;

la croix Croas-ar-Halvé ou croix du charpentier (1619) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Boudouguen (XVIème siècle), le soubassement de croix de Pennavern-Kerliver (XVIème siècle, 1846), la croix de Pennavern-Kerliver (1823), le vestige de croix de l'église d'Hanvec (1820), la croix du cimetière d'Hanvec, la croix de Kerohan (XVIème siècle), la croix du Labou (1615), le vestige de croix de Pennahoat-ar-Quarz (XVIème siècle), la croix de Quillafel (1638, restaurée en 1958), la croix de Quistillic (1702) ;

la fontaine de la forêt de Cranou (XVI-XVIIème siècle), faisant partie de la chapelle de Saint Conval ;

la fontaine Sainte-Madeleine et lavoir ;

l'ancien manoir de Kerliver (XIV-XVIème siècle), propriété de René Floch de Saint Gouesnou, des Carné (1648), puis des Picot, des Hérrison-Vaudion et des Quélen de Keruhant ;

l'ancienne maison à pigeonnier (1675) ;

12 moulins dont le moulin à eau de Reundrez, Ty-Bisson, Mescam, Kergudec, Roudouhir, Kervinou, Kergaër,…

A signaler aussi :

les souterrains de Pennavern (âge de fer) ;

les vestiges d’un camp romain à Roz-ar-Glouet (aujourd’hui disparus) ;

les traces romaines à Keranezou, Keroban et Hanvoy ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HANVEC

Au Moyen Age, on note la présence des vicomtes du Faou. Du XIVème au XVIIIème siècle, règne la famille de Kerliver.

(à compléter)

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