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GUISSENY |
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La commune de Guissény ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUISSENY
Guissény vient du breton « gwik » (bourg) et de saint Sezni. Saint Sezni est né au commencement du Vème siècle. Il se lie d'amitié avec saint Patrice qui le présente au pape saint Célestin : ce dernier le consacre évêque. Les deux prélats s'installent ensuite en Hybernie.
Guissény (avec sa trève Saint-Frégant) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouseny.
Au Vème siècle, le moine irlandais Saint Sezni se serait établi à Guissény et y aurait fondé un ermitage. Saint-Sezni, aurait débarqué dans l'estuaire du Quillimadec en 477 avec 70 de ses disciples. Il s'installa d'abord au Lerret du côté de Kerlouan où il bâtit un Penity avant de passer sur l'autre rive à Kerbrezant, puis sur le site de l'église actuelle. Il y aurait édifié un monastère et serait mort en l'an 527 ou 529 à l'âge de 127 ans. Après sa mort, des Irlandais vinrent enlever son corps (à l'exception d'un bras) pour le ramener dans son évêché d'origine.
La paroisse primitive de Guissény aurait été fondée en 452 par les seigneurs de Keriber (affirmation contestée par les seigneurs de Penmarc'h). Elle dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon et englobait la trève de Saint-Frégant et lactuelle paroisse de Kerlouan.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Sidni (en 1207), Ploe Sizni (vers 1330), Plebs Sezni (en 1334), Ploesezny (en 1467), Plouzesny (en 1534), par. de Guic-Sezni (en 1636).
Nota : les habitants de Guissény (Lan ar Paganis - la terre des payens) se faisaient encore surnommés les "paganis" ; on appelait ainsi la "population qui s'étend depuis Trefflez à l'est, jusqu'à Plouguerneau et à l'embouchure de l'Aber-Vrac'h, à l'ouest". Ils étaient accusés, d'allumer pendant la nuit des feux pour tromper les navires et les faire échouer sur les écueils, pour les piller.
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PATRIMOINE de GUISSENY
l'église Saint-Sezni (XVIIIème siècle). Flanqué au nord-ouest du clocher, l'édifice religieux comprend une nef de quatre travées au nord et cinq travées au sud, avec, au droit des dernières, deux ailes formant faux transept. Le choeur de deux travées avec bas-côtés est terminé par une abside profonde à chevet droit. Au nord et au sud se trouvent deux porches. Le clocher, à deux étages de cloches et à deux galeries, amorti par une flèche cantonnée de quatre clochetons est l'oeuvre de l'architecte Pierre Tréguer (marché passé en 1700) : la flèche a été endommagée par la foudre en mars 1905 (ou 1906) et restaurée aussitôt. Au-dessus du portail en plein cintre on trouve la date de 1733. La nef est édifiée en 1720 par Sébastien Roussel, maître architecte à Lesneven (travaux terminés le 4 août 1720). Le nouveau choeur et la sacristie sont également l'oeuvre de Sébastien Roussel (après le mois d'août 1720). Les deux chapelles en ailes sont édifiées le 9 septembre 1721 par Sébastien Roussel. Le fond du sanctuaire est orné d'un ensemble de trois autels. Le reliquaire contenant le bras de saint Sezni date de 1779. On y trouve quatre statues (XVIIIème siècle) : Vierge à l'Enfant dans l'aile gauche, saint Sezny et saint Pierre dans le choeur, la Vierge de Pitié dans l'aile droite. A signaler trois autres statues (saint Yves, sainte Barbe, saint Herbot) et au-dessus du maître-autel un Crucifix provenant de Brendaouez. Le clocher de l'église (1700) présente une originalité : les cloches se balancent du nord au sud et non pas de l'ouest à l'est. La tradition prétend que les seigneurs de Penmarc'h, de Kergoniou et de Keriber, qui avaient participé à son financement, voulaient ainsi mieux les entendre de leurs manoirs ; | |
la chapelle de l'Immaculée Conception (XVIIIème siècle), restaurée au XIXème siècle. Cette chapelle correspond à lancien ossuaire reconstruit en 1743 (avec, à l'extrémité, une chambre pour les petites écoles). Elle est restaurée en 1852. L'édifice porte l'inscription "Corentin Leroy gouverneur 1743". Le retable date du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Sezny, saint Yves et sainte Anne ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Carmes ou de Brendaouez (1556), restaurée en 1874. On la trouve encore sous le vocable de Notre-Dame du Carmel. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire qui porte au-dessus de sa porte ouest les deux dates de 1556 (date de sa construction primitive) et 1874 (date de sa reconstruction). La chapelle abrite les statues de la Vierge-Mère et un groupe de sainte Anne ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Tugen (située jadis près de Brendaouez), la chapelle Saint-Jean (située jadis près du Hellez), la chapelle Saint-Yves (une croix en marque l'emplacement), la chapelle Saint-Gildas (ancien prieuré de l'Abbaye Saint-Gildas), la chapelle Saint-Charles, la chapelle de Lanvengat et la chapelle de Keriber ; | |
la croix Croas ar-Sergent de Brendaouz (Haut Moyen Age) ; | |
la croix Croas Toul de Frout-Creiz (Haut Moyen Age) ; | |
la croix Mil Gwern de Kervedennic (Haut Moyen Age) ; | |
la croix de Kermaro ou Kervaro (IX-Xème siècle) ; | |
la croix Croas an Aot (XVème siècle), restaurée en 1863, 1868. Cette croix provient de Keriber ; | |
le calvaire ouest du cimetière de Guissény (1555). Le haut du calvaire a été refait ; | |
le calvaire est du cimetière de Guissény (XVème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Brendaouez (XVIème siècle), la croix de Corbrat (1932), la croix Croaz-ar-Gall (XVIème siècle), la croix du Curnic (1875), la croix de Dirou ou Rosicou (1702), le vestige de croix de l'église de Guissény (XVIème siècle), la croix du monument aux morts de l'église de Guissény (vers 1920), la croix Croaz-ar-Stivel (1938), la croix de Keraignan (Moyen Age), la croix de Keramps (1910), les deux croix de Kerbrézant (XVIème siècle), la croix de Kerderc'h (Moyen Age), la croix de Kerdreuzant (Moyen Age), la croix de Kerespern (Haut Moyen Age), la croix de Kergoniou (XVIème siècle), la croix de Kergroaz (XVIIIème siècle), la croix de Kerguidillic (Moyen Age), la croix de Kerrijent (Moyen Age), la croix de Kervaro (1638), la croix de Kervaro (XVIème siècle), la croix de Kervéléré (XVIème siècle), la croix de Kervenouaen (XVIIème siècle), la croix de Kervéogant ou Sant-Sutic (XIXème siècle), la croix de Kervézennec (Haut Moyen Age), la croix de Kerzuloc (Haut Moyen Age), la croix de Landenvet (XVIIème siècle), la croix de Lanneunval (XVIème siècle), la croix de Lanveur (XVIème siècle), la croix de Lavengat (Moyen Age), la croix de Lizouarn (Moyen Age), la croix de Lizouré (Moyen Age), la croix de Poultossoc (XVIème siècle), la croix Saint-Gildas (Haut Moyen Age), la croix Saint-Yves (Moyen Age), la croix de Saint-Yves (vers 1630), le socle de croix de Tréouron, la croix de Trérohant (XVIème siècle). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : la croix de Lizouarn, la croix de Ty-Poaz ; | |
le manoir de Kergoniou (XV-XVIème siècle), propriété de la famille de Gouzillon, fondatrice de léglise paroissiale ; | |
le manoir de Kerangoff (XV-XVIIème siècle), propriété de la famille Le Goff, puis de la famille Henry (au XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Lavengat, propriété de la famille de Poulpry (ancienne propriété de la famille Marc'hec) ; | |
le manoir de Keriber, propriété de la famille de Sansay ; | |
le manoir de Kersuloc, propriété successive des familles Kervern, Kergoniou, puis Gouzillon ; | |
le manoir de la Vigne, propriété de la famille de Coetlosquet ; | |
la maison La Tourelle (XVI-XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Gildas (XVIIème siècle), située à Saint-Gildas. Elle est timbrée des armes de Penmarc'h ; | |
la fontaine Saint-Sezny, située à Kervéagant ; | |
la fontaine Saint-Yves, située à Kervezennec, non loin d'une ancienne chapelle, aujourd'hui disparue ; | |
la fontaine de Brendaouez, située non loin de la chapelle Notre-Dame des Carmes ou Brendaouez ; | |
le corps de garde (XVIIème siècle) ; | |
les moulins deu Couffin et de Brendaouez ; |
A signaler aussi :
des traces néolithiques (campements, haches polis, poterie, chambres funéraires,..) ; | |
la motte féodale de Castel-al-Lez (XI-XIIème siècle), qui domine la baie du Curnic est une butte de 30 mètres de diamètre sur 7-8 mètre de hauteur, entourée d'un fossé ; | |
le vivier gallo-romain situé dans la dune du Curnic ; | |
la digue du Curnic. Une première digue est édifiée, en 1830-1832, entre la pointe de Beg-ar-Skeiz et la pointe de Dibennou. Détruite par une tempête en 1833, une deuxième digue est construite en 1834-1836, légèrement en retrait de la première ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUISSENY
Les principales familles nobles qui se retrouvent dans le blason de Guissény sont : Poulpry de Lavengat, Kersuloc, Penmarc'h et Keriber.
(à compléter)
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