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GUISCRIFF

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La commune de Guiscriff (bzh.gif (80 octets) Gwiskri) fait partie du canton du Faouët. Guiscriff dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUISCRIFF 

Guiscriff vient du breton « gwik » (village). Il s’agit certainement d'un vicus ou d'un nom de personne (vieux breton UuiscRi).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse primitive de Guiscriff englobe celle de Lanvénégen et relève du diocèse de Cornouaille. Le nom de Guiscri est mentionné en 1058 dans un acte du cartulaire de Quimperlé. Il s'agit d'une donation à l'abbaye de Sainte-Croix des terres de Cadigué ou du Vieux Minihi et de Killibernan, par un nommé Alfret (surnommé Mab).

Une grande partie du territoire de Guiscriff dépendait jadis de l’abbaye de Sainte-Croix-de-Quimperlé et de la commanderie des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Guiscriff est érigé en commune en 1790.

Note : De l'ancien diocèse de Cornouaille. Guiscriff est borné au nord par Roudouallec, Gourin et Le Saint, à l'est par Le Faouët et Lanvénégen, au sud par Saint-Thurien et Querrien, à l'ouest par Scaër. Sa superficie était jadis de 11430 hectares. Depuis qu'on lui a retiré sa trêve de Lanvénégen, elle n'est plus que de 8417 hectares, ce qui est encore très beau. Ce territoire est rempli de monticules et d'un grand nombre de côteaux, entre lesquels coulent plusieurs ruisseaux. Les terres sont fertiles en seigle et en avoine ; on y trouve aussi beaucoup de landes et quelques bois. En 1891, sa population est de 4330 habitants. On voit à l'est du village de Kerviniou un dolmen, au nord de Kerbiguet un menhir de 4 mètres debout, et deux renversés. On a trouvé à Banalou un vase en terre cuite renfermant des ossements. Guiscriff fut érigé de très bonne heure en paroisse, comme l'insinuent l'étendue considérable de son territoire et le patronage de saint Pierre. Son nom est écrit Guiscri en 1058, dans un acte du Cartulaire de Quimperlé, par lequel Alfret, surnommé Mab, donne à l'abbaye de Sainte-Croix, pour la sépulture de sa femme Gasceline, les terres de Cadigné, ou du Vieux Miniki, et de Killihernan. Aujourd'hui encore on dit Guiscri en breton. Plus tard, Cadoret, fils du susdit Alfret, prenant, avant de mourir, l'habit monastique, donna à Sainte-Croix de Quimperlé la terre appelée alors Soult-Alarun et aujourd'hui Saout-Alarin, et y ajouta la vieille chapelle de Saint-Hilaire qui se trouvait dans le voisinage, et qui s'appelle aujourd'hui Saint-Eler ou Saint-Eloy. Après la mort du donateur, Alfret son fils confirma cette libéralité, vers 1095, et reçut en retour de l'abbé un cheval de prix. Plus tard, vers 1120, la chapelle de Saint-Hilaire ayant été reconstruite, fut bénite par Robert, évêque de Quimper, et gratifiée aussitôt d'une pièce de terre voisine, par un certain Alveu et sa femme Junou (Cartulaire de l'abbaye de Quimperlé, p. 39, 75, 82) (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de GUISCRIFF

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XV-XVIème siècle). A la porte Sud, un ange tient une banderole sur laquelle on lit "En l'an mil CCCC ... fut commencé la ....". La partie située à l'Est de la nef date semble-t-il du XVIème siècle. La tour-porche est ajoutée au XVIIème siècle. Les dates gravées sur l'édifice sont 1670 et 1723, dates des restaurations. La cloche est bénite en 1672. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Les arcades en tiers-points reposent en pénétration sur des piliers polygonaux à base simple. L'église est couverte d'une charpente dont les sablières sont ornées de quelques sujets sculptés : figures humaines, animaux, etc ... Des diverses fenêtres en tiers-point, celle du choeur, seule, très grande, a conservé son réseau flamboyant. La verrière, qui représente des scènes de la vie du Christ, a été restaurée et reconstituée en 1881. Quelques pierres tombales sont très détériorées. L'église a été réaménagée au XIXème siècle. La sacristie date de 1902. Les sablières en bois polychrome datent du XVIème siècle. Le lutrin en bois date du XIXème siècle. L'église abrite une statue, en bois polychrome, représentant une Sainte Femme et datant du XVIIème siècle. Au milieu du XVIIème siècle, les seigneurs de Pénéoc avaient des droits de prééminences dans l'église ;

Nota : L'église paroissiale de Guiscriff est sous l'invocation des apôtres saint Pierre et saint Paul. Restaurée en partie en 1670, elle a la forme d'une croix latine, avec un choeur carré et deux bas côtés ; ses dimensions sont de 34 mètres 50 sur 15 environ. Il y a sept travées d'architecture : les arcades sont ogivales et retombent sur des piliers polygonaux. Les fenêtres sont également en cintre brisé à meneaux flamboyants ; celle du fond du choeur est très grande. En somme, cette église, construite en grand et moyen appareil, est élégante et commode. La maîtresse vitre, restaurée en 1881 par M. Champigneul, de Bar-le-Duc, représente en cinq médaillons l'Agonie de J.-C., le Baiser de Judas, la Conversion de saint Pierre, la Flagellation et le Couronnement d'épines. Au-dessus se déroule la grande scène du Calvaire : Jésus crucifié, Marie et saint Jean témoins de sa mort. Madeleine embrassant la croix, saint Longin avec sa lance, le centenier et les juifs déicides. Au sommet, dans le tympan, le Père éternel acceptant le sacrifice de son Fils. Il y avait dix chapelles de frairies. — 1° Notre-Dame de Pitié, au bourg, restaurée vers 1850. 2° Saint-Mathurin, au nord-ouest, rebâtie vers 1815. — 3° Saint-Maudé, à l'est, sur la route du Faouët, belle construction ogivale, en grand et moyen appareil, en forme de croix latine, mesurant 20 mètres sur 5 environ. Dans la fenêtre du choeur, il reste deux panneaux représentant Jésus tombant sous la croix et Jésus ressuscité, et dans une fenêtre latérale un écusson d'azur au chef d'or chargé de trois coquilles de gueules. — 4° Saint-Tugdual, à l'est, de style ogival, et en forme de croix latine. — 5° Locmaria, à l'extrémité orientale, en forme de rectangle, et à ouvertures ogivales. — 6° Saint-Antoine, au sud-est, en grand et moyen appareil, en forme de croix latine, mesurant 20 mètres sur 5 environ. Les portes sont en anse de panier, sans ornements, et les fenêtres sont garnies de meneaux flamboyants. La tour est carrée et surmontée d'une jolie flèche pyramidale en pierre. Dans les transepts se voient des retables de 1686, remarquablement sculptés. — 7° Saint-Eloy, à l'extrémité sud-sud-est de la paroisse, est une belle chapelle de style ogival, en grand et moyen appareil, en forme de croix latine, mesurant 23 mètres sur 6 environ. Au pignon du choeur se trouve l'écusson de Bretagne ; au-dessus de la porte du sud, en anse de panier, se voit un ange tenant une banderole, où est écrit, en lettres gothiques : En. l'an. mil. CCCC... fut commencé la... Des sculptures de chaque côté du choeur figurent, l'une un dragon, l'autre un limaçon. Une petite statue en bois représente saint Eloy tenant une jambe de cheval, et à côté de lui on voit un cheval qui n'a que trois pieds. On vient en pèlerinage, le 24 juin, baigner les chevaux à la fontaine voisine, et on y laisse parfois des chevaux de bois en ex-voto. — 8° Saint-Guénael, non loin de la précédente, est en forme de rectangle, et de style ogival. — 9° Saint-Adrien, à l'est de Saint-Maudé, entre Roscaradec et Treuzéva ; cette chapelle est aujourd'hui détruite, et la statue du saint a été transportée à Saint-Maudé. — 10° Notre-Dame, à Loconyé, entre Tréonnec et le Nonnénou ; elle est actuellement démolie, et la statue de la Vierge a été portée à Saint-Guénael. Il y avait en outre des chapelles privées à Saint-Yvinet, à Tyquelen, à Tréfuret. Guiscriff était jadis du doyenné et de la sénéchaussée de Gourin, et son recteur était à la nomination du pape ou de l'évêque, suivant le mois de la vacance. En 1790, cette paroisse, réduite à ses limites actuelles, fut érigée en commune, du canton de Lanvénégen, du district du Faouët, et du département du Morbihan. Guiscriff, qui est à 40 kilomètres de Quimper et à 94 de Vannes, aurait dû naturellement faire partie du Finistère. Son recteur, Guillaume Hervé, refusa en 1791 le serment à la Constitution civile du clergé. L'intrus, qui voulut le remplacer, fut tué par les chouans. On y vendit nationalement, pendant les troubles, le moulin du prieuré de Pontbriant, et quelques terres situées à Kerhouriou et à Rosagon, appartenant à la fabrique. En 1801, Guiscriff fut annexé au canton du Faouët dans l'arrondissement de Pontivy, et se vit uni canoniquement au nouveau diocèse de Vannes (Joseph-Marie Le Mené).

la chapelle de Saint-Maudé ou Saint-Mandé (XV-XVIème siècle). L'édifice comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. Les portes en tiers-point ont plusieurs archivoltes. La fenêtre du chevet est surmontée à l'extérieur d'un gâble à crochets. A cette même fenêtre, il reste deux panneaux d'un vitrail du XVIème siècle représentant des scènes de la vie du Christ. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés. Les vitraux, oeuvre de François Dilasser, datent de 1995-1998. La chapelle abrite les statues de la Vierge de Pitié et de saint Adrien, en granit polychrome (XVIème siècle) ;

la chapelle Saint-Eloi (XV-XVIème siècle). Cet édifice de la fin du XVème siècle, à belle décoration flamboyante, comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. La porte du Sud, en anse de panier, encadrée de pilastres à pinacles et d'une grande accolade, est particulièrement remarquable. Les fenêtres en tiers-point ont des meneaux flamboyants. Au pignon du clocher, se trouvent les armes de Bretagne timbrées à la couronne ducale et encadrées de croix grecques. La porte Sud du choeur date du XVème siècle (aujourd'hui murée, elle est dite en anse de panier). Cette porte comporte un fleuron daté de 1414 et constitué par un ange tenant un phylactère. On y voit une curieuse statue en bois, du XVIème siècle, qui représente saint Eloi tenant une jambe de cheval et accompagné d'un cheval à trois pattes, et qui rappelle le fameux miracle du saint qui trancha la patte d'un cheval pour le ferrer plus facilement, puis la remit en place. De nombreux chevaux de bois y ont été déposés en ex-voto. Au choeur, deux pierres sculptées représentent l'une un dragon, l'autre un limaçon ;

la chapelle de Locmaria (XVIème siècle). De l'édifice primitif, il ne subsiste que la nef et quelques réemplois dans le transept et le choeur ;

la chapelle Saint-Antoine (XVIème siècle). Elle est édifiée dans la seconde moitié du XVIème siècle, mais avec une décoration flamboyante. Elle comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. Le clocher carré, sur le pignon occidental, surmonté d'une flèche polygonale flanquée de quatre clochetons, a été abattu par la foudre vers 1850 et fidèlement reconstruit. La chapelle est couverte d'une belle charpente lambrissée. Une sablière porte la date de 1686. La sablière du Sud porte le nom de son fabricant, Etienne Boezet. Les vitraux, oeuvre d'Yvon Daniel, datent de 1998-2000. Dans les croisillons étaient jadis deux beaux rétables Renaissance datés de 1686 ;

la chapelle Saint-Tugdual (vers le XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, avec clocheton sur le pignon occidental. Elle abrite un "Christ en Croix", en bois, qui date du XVIème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénaël (XVIème siècle). Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire du début du XVIème siècle, très fruste, avec fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant très endommagées vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Mathurin, reconstruite sans caractère en 1815 et aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Pitié, reconstruite au bourg de Guiscriff vers 1850, et aujourd'hui disparue ;

le calvaire de Pennevern ;

le calvaire de l'enclos paroissial (1868). Il est bénit en 1880 ;

le château de Kerandraon. Propriété du comte Guy de Saint-Pierre ;

les maisons de Kerglèmes (XVII-XVIIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Eloi (XVIIème siècle) ;

12 moulins dont le celui de Pontbriand, du Dourdu, de Kervelaouen, Milin-Coz, Neuf, de Ty-Guélen, de Quelvite, Buoux, du Grand-Launay,…

A signaler aussi :

le dolmen de Kerviniou (IIIème millénaire avant Jésus-Christ) ;

l'ancien manoir de Pénéhoc (XVème siècle), abandonné par le seigneur de Pénéhoc ou Pénéoh ou Pencoc dès 1427, il est reconstruit au XVIème siècle. La seigneurie possédait un droit de haute justice ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de GUISCRIFF

Les manoirs de Guiscriff étaient :

1° Gournois, appartenant en dernier lieu à M. du Bot du Grégo.

2° Kervelaouen, possédé par les Bénerven, puis les Cocennec et les Kergus de Kerstang.

3° Kervenozael, possédé par la famille de ce nom, puis par les Vergier de Kerhorlay.

4° Le Cossal, au nord.

5° Pennéog (tête de saumon), au sud-est.

6° Saint-Yvinet, aux Eonnet, puis aux Beaumont.

7° Tréfuret, au sud-est.

8° Tréonnec.

9° Tyquelen, aux Kervenozael.

(de Joseph-Marie Le Mené).

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Guiscriff étaient présents :

Jehan Toutenoutre faict comparoir pour luy Louis Toutenoutre, archer en brigandine ;

Guillaume Guitaut, archer en brigandine ;

Henry de Kervenohel, archer en brigandine ;

Jehan de Kervenohel, archer en brigandine ;

Tugdual de Kervenohel, archer en brigandine ;

Pierre le Rest, archer en brigandine ;

Guillaume Ansquer, archer en brigandine ;

Jehan Guegan, archer en brigandine ;

Jehan de Vessal, archer en brigandine ;

Bizien Toutenoutre, en pal et vouge ;

Jehan Seueon, archer en brigandine ;

Jehan Guiader, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Guiscriff sont mentionnés :

Thomas Kervenosael, sr. dudict lieu, a informé qu'il est lieutenant du capitaine des francs-archers de l'evesché de Cornouailles et est mandé d'aller au service du Roy au Guémené ;

Louis le Rustal, sieur de Kervelean, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Bertrand Guégan, sr. de Kerandraon, présent, dict faire arquebusier à cheval ;

Yvon Kervenosael, sr. de Tyguelen, default ;

Thepot Heruet, garde-mineur du sieur de Saint Guinet, présent, dict faire corselet ;

Yvon Kernegues, sieur de la Villeneufve, présent, dict faire pique sèche ;

Louis Kerdreal, sr. de Keracsu, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;

Thépault de Landannet, default ;

Jehan de la Teste, default.

(à compléter)

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