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GUISCRIFF

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La commune de Guiscriff (bzh.gif (80 octets) Gwiskri) fait partie du canton du Faouët. Guiscriff dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUISCRIFF 

Guiscriff vient du breton « gwik » (village). Il s’agit certainement d'un vicus ou d'un nom de personne (vieux breton UuiscRi).

Sous l'Ancien Régime, la paroisse primitive de Guiscriff englobe celle de Lanvénégen et relève du diocèse de Cornouaille. Le nom de Guiscri est mentionné en 1058 dans un acte du cartulaire de Quimperlé. Il s'agit d'une donation à l'abbaye de Sainte-Croix des terres de Cadigué ou du Vieux Minihi et de Killibernan, par un nommé Alfret (surnommé Mab).

Une grande partie du territoire de Guiscriff dépendait jadis de l’abbaye de Sainte-Croix-de-Quimperlé et de la commanderie des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Guiscriff est érigé en commune en 1790.

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PATRIMOINE de GUISCRIFF

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XV-XVIème siècle). A la porte Sud, un ange tient une banderole sur laquelle on lit "En l'an mil CCCC ... fut commencé la ....". La partie située à l'Est de la nef date semble-t-il du XVIème siècle. La tour-porche est ajoutée au XVIIème siècle. Les dates gravées sur l'édifice sont 1670 et 1723, dates des restaurations. La cloche est bénite en 1672. L'édifice comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Les arcades en tiers-points reposent en pénétration sur des piliers polygonaux à base simple. L'église est couverte d'une charpente dont les sablières sont ornées de quelques sujets sculptés : figures humaines, animaux, etc ... Des diverses fenêtres en tiers-point, celle du choeur, seule, très grande, a conservé son réseau flamboyant. La verrière, qui représente des scènes de la vie du Christ, a été restaurée et reconstituée en 1881. Quelques pierres tombales sont très détériorées. L'église a été réaménagée au XIXème siècle. La sacristie date de 1902. Les sablières en bois polychrome datent du XVIème siècle. Le lutrin en bois date du XIXème siècle. L'église abrite une statue, en bois polychrome, représentant une Sainte Femme et datant du XVIIème siècle. Au milieu du XVIIème siècle, les seigneurs de Pénéoc avaient des droits de prééminences dans l'église ;

la chapelle de Saint-Maudé ou Saint-Mandé (XV-XVIème siècle). L'édifice comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. Les portes en tiers-point ont plusieurs archivoltes. La fenêtre du chevet est surmontée à l'extérieur d'un gâble à crochets. A cette même fenêtre, il reste deux panneaux d'un vitrail du XVIème siècle représentant des scènes de la vie du Christ. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés. Les vitraux, oeuvre de François Dilasser, datent de 1995-1998. La chapelle abrite les statues de la Vierge de Pitié et de saint Adrien, en granit polychrome (XVIème siècle) ;

la chapelle Saint-Eloi (XV-XVIème siècle). Cet édifice de la fin du XVème siècle, à belle décoration flamboyante, comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. La porte du Sud, en anse de panier, encadrée de pilastres à pinacles et d'une grande accolade, est particulièrement remarquable. Les fenêtres en tiers-point ont des meneaux flamboyants. Au pignon du clocher, se trouvent les armes de Bretagne timbrées à la couronne ducale et encadrées de croix grecques. La porte Sud du choeur date du XVème siècle (aujourd'hui murée, elle est dite en anse de panier). Cette porte comporte un fleuron daté de 1414 et constitué par un ange tenant un phylactère. On y voit une curieuse statue en bois, du XVIème siècle, qui représente saint Eloi tenant une jambe de cheval et accompagné d'un cheval à trois pattes, et qui rappelle le fameux miracle du saint qui trancha la patte d'un cheval pour le ferrer plus facilement, puis la remit en place. De nombreux chevaux de bois y ont été déposés en ex-voto. Au choeur, deux pierres sculptées représentent l'une un dragon, l'autre un limaçon ;

la chapelle de Locmaria (XVIème siècle). De l'édifice primitif, il ne subsiste que la nef et quelques réemplois dans le transept et le choeur ;

la chapelle Saint-Antoine (XVIème siècle). Elle est édifiée dans la seconde moitié du XVIème siècle, mais avec une décoration flamboyante. Elle comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. Le clocher carré, sur le pignon occidental, surmonté d'une flèche polygonale flanquée de quatre clochetons, a été abattu par la foudre vers 1850 et fidèlement reconstruit. La chapelle est couverte d'une belle charpente lambrissée. Une sablière porte la date de 1686. La sablière du Sud porte le nom de son fabricant, Etienne Boezet. Les vitraux, oeuvre d'Yvon Daniel, datent de 1998-2000. Dans les croisillons étaient jadis deux beaux rétables Renaissance datés de 1686 ;

la chapelle Saint-Tugdual (vers le XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, avec clocheton sur le pignon occidental. Elle abrite un "Christ en Croix", en bois, qui date du XVIème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénaël (XVIème siècle). Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire du début du XVIème siècle, très fruste, avec fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant très endommagées vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Mathurin, reconstruite sans caractère en 1815 et aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Pitié, reconstruite au bourg de Guiscriff vers 1850, et aujourd'hui disparue ;

le calvaire de Pennevern ;

le calvaire de l'enclos paroissial (1868). Il est bénit en 1880 ;

le château de Kerandraon. Propriété du comte Guy de Saint-Pierre ;

les maisons de Kerglèmes (XVII-XVIIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Eloi (XVIIème siècle) ;

12 moulins dont le celui de Pontbriand, du Dourdu, de Kervelaouen, Milin-Coz, Neuf, de Ty-Guélen, de Quelvite, Buoux, du Grand-Launay,…

A signaler aussi :

le dolmen de Kerviniou (IIIème millénaire avant Jésus-Christ) ;

l'ancien manoir de Pénéhoc (XVème siècle), abandonné par le seigneur de Pénéhoc ou Pénéoh ou Pencoc dès 1427, il est reconstruit au XVIème siècle. La seigneurie possédait un droit de haute justice ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de GUISCRIFF

(à compléter)

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