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Bienvenue chez les Guimaëcois

GUIMAEC

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La commune de Guimaëc (pucenoire.gif (870 octets) Gwimaeg) fait partie du canton de Lanmeur. Guimaëc dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUIMAEC

Guimaëc vient du vieux breton « gwik » (bourg) et de Saint-Maëc (ou Maeoc ou Maoc), disciple de Saint-Samson au VIème siècle. D'après une lègende, on tenta d'y enterrer le corps de ce Saint célèbre mais la tâche s'avéra difficile et impossible car à chaque fois la dépouille sortait de son tombeau.

La paroisse de Ploumaëc (ou Ploemaëc) existe dès le moyen âge et prend le nom de Guimaëc (nom du bourg) au XIVème siècle. Guimaëc est une ancienne paroisse primitive. Elle englobait autrefois les enclaves doloise de Lanmeur et de Locquirec. 

C'est dans la vie de saint Méloir, écrite au XIIème siècle, qu'il est fait mention pour la première fois de "Vicus Maioci" (bourg de saint Maeoc). Guimaëc est rattaché au département du Finistère en 1791. La paroisse de Guimaëc dépendait autrefois de l'évêché de Tréguier.  

On rencontre les appellations suivantes : Vicus Maioci (au XIème et XIIème siècle), Ploemaec (vers 1330), Guicmeac (fin XIVème siècle). 

Nota : deux héros font la fierté de la commune de Guimaëc. L'un s'appelle Rannou Trélever, héros légendaire doté d'une force inégalable. Redresseur de menhirs et de rochers, ce géant participe à la victoire navale de saint-Mathieu sur les Anglais en 1403. Le second, Jean Coetanlem, corsaire et armateur, participe aux grandes batailles contre les Anglais au XVème siècle et termine sa vie comme Grand Amiral de la marine. On dit qu'il aurait découvert les côtes américaines avant Christophe Colomb.

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PATRIMOINE de GUIMAEC

l'église Saint-Pierre (XVII-XVIIIème siècle). L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées et un choeur de trois travées flanquées de deux larges chapelles et terminé par un chevet débordant. Le clocher, accosté de deux tourelles amorties en dôme et timbré des armes des Trémédern, porte la date de 1655 (ou 1635) et celle de 1699 sur le linteau de la baie supérieure du beffroi. Le choeur et ses deux ailes se terminent par des pignons droits. Au chevet est adossée une sacristie pentagonale. Le porche, refait au XVIIIème siècle, a conservé son arcade ogivale avec la date de 1558. On y trouve l'enfeu des seigneurs de Trémédern du nom de Marc'hec. Sur les panneaux de la porte ouest sont sculptées quatre scènes du Nouveau Testament : l'Annonciation, la Nativité, la Présentation au Temple et la Fuite en Egypte. Une partie du mobilier provient de l'ancienne chapelle du Christ : poutre de gloire (XVIème siècle), retable de la Passion (XVIème siècle). L'autre retable de la Passion provient de Notre-Dame des Joies. Les tableaux des autel latéraux sont signés "Blevin 1790". Parmi les statues, on trouve celles de saint Pierre, la Vierge-Mère, la Trinité (XVIème siècle), saint Eloi, saint Paul, saint Cosme et saint Damien, saint Melar (XVIème siècle) et un Christ couronné et en robe (provenant de la chapelle de Christ) ;

la chapelle Notre-Dame des Joies ou de la Joie (1499-XVIème siècle), fondée par les seigneurs de Trémédern ou de Kergomar à l'endroit même où du temps des croisades les seigneurs de Trémédern faillirent se rencontrer en duel. Elle a la particularité d'être entourée d'un muret en banc de pierre pour le repos des pèlerins et de posséder des peintures murales d'époque. Il s'agit d'un édifice en forme de tau de la fin du XVème siècle, restauré aux XVIème, XVIIème (1629) et XVIIIème siècles. Le pignon ouest porte la date de 1629 et les armes mi parti de François de Kererault (ou Kerrerault), seigneur de Trémédern et de son épouse Catherine Le Nuz, dame de Kergomar. Le carré du transept porte les armes des Le Ségaler et le chevet celles des de l'Isle. Le clocher mur possède un lanternon. Le maître-autel en granit date de 1499. Le retable du maître autel figure, avec une centaine de personnages en costumes du XVI-XVIIème siècle, huit des scènes de la Passion. La statue de la "Vierge à l'Enfant", située dans une niche à volets peints, date de 1593 (peinture de Pierre Barazer). L'autre autel en bois sculpté date du XVIème siècle. La clôture du choeur date de la fin du XVIème siècle. La tribune à panneaux peints date de 1630. On y voit des peintures de Pierre Barazer (en 1593) et de Michel Le Nobletz. Parmi les statues, on trouve celles de saint Louis, saint Henry, saint Yves, saint Herbot, saint François d'Assise ;

les vestiges de la chapelle du Christ (XVIème siècle). Il s'agissait d'un édifice du XVIème siècle, restauré en 1600 et en 1700, de plan rectangulaire avec chapelle en aile au sud. Le pignon ouest, orné de crochets, est surmonté d'un clocheton amorti par un lanternon à dôme. Sur la longère nord on trouve l'inscription "A. Cabon. F.L. 1700", sur la longère sud on trouve l'inscription "F. Gentil 1600" (date de la restauration faite par Y. Le Bronnec). On y voyait autrefois les armes ou blasons des familles Pennanech et Mez ar Bes ou Mezambes. Le retable du maître-autel offre cinq scènes de la Passion en bas-relief : la Flagellation, le Portement de Croix, le Crucifiement, la Descente de Croix et la Résurrection. La tabernacle est surmonté d'un Christ en ivoire du XVIIIème siècle. Derrière la chapelle coule une fontaine sacrée. Les statues suivantes ont été transportées au presbytère : Vierge-Mère, Trinité, saint Yves et un groupe de sainte Anne ;

l'ancienne chapelle Saint-Roch. L'édifice a servi d'école jusqu'en 1964 et abrite aujourd'hui la mairie ; 

la chapelle Saint-Sébastien. Il s'agit de l'ancienne chapelle privée du manoir de Kerven. Elle a été reconstruite en 1906. On y a replacé les anciennes statues de saint Sébastien (XVIIème siècle) et de Notre-Dame de Bonne Nouvelle ;

les vestiges de la chapelle Sainte Rose de Lima. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée ;

les vestiges de la chapelle Kerbaol ou Saint-Paul-Aurélien ou Saint-Pol (XVIème siècle) située à Kerboul. Propriété des seigneurs de Pernarprat (au XVIIIème siècle) ;

la chapelle Saint-Ingar (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, situé autrefois en Locquirec et actuellement en Guimaëc depuis le remembrement du 28 septembre 1954. Parmi les statues, on trouve la statue de saint Ingar en prêtre, placée dans une niche à volets décorée de deux évêques dits saint Servais et saint Nicolas, et la statue de saint Milon, moine barbu, placée dans une niche décorée de deux saintes dites sainte Appoline et sainte Barbe ;

la chapelle Nevez ou Saint-Melar (XVIIème siècle), en ruines dès 1880 et rasée en 1903. Sur les contreforts de l'abside à trois pans, on lisait la date de 1638. Les pierres de cette chapelle ont servi à réédifier, en 1906, la chapelle domestique de Kerven dédiée à Saint-Sébastien ;  

le calvaire de Kerbouliou (XVème siècle), encore appelé croix de Rannou ;

le calvaire de Christ (XVème siècle), encore surnommé la Croix des douze chevaux (en mémoire d'une légende). Il s'agit d'une croix à personnages portant au revers un Christ en robe couronné ;

le calvaire de l'église (1875) ;

le calvaire du cimetière (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kergadiou (Moyen Age), Kermenguy (XVIème siècle), Keryar (Moyen Age), Kernévez (XIXème siècle), Notre-Dame-de-la-Joie (XVème siècle), Pen-ar-Guer (Moyen Age) ; 

la fontaine Saint-Paul (XVIème siècle), où les chiens enragés, dit-on, se rendent instinctivement ;

le colombier (XVIème siècle) ;

l'ancien château fortifié de Trémédern avec douves, aujourd'hui disparu ;

l'ancien château de Tréléver, propriété de la famille Rannou. Il ne subsiste que quelques ruines ;

le manoir de Kergadiou (1580) ;

l'ancien manoir de Kerambellec. Propriété successive d'Yvon de Kerduel en 1427, puis des familles de Kerveder (en 1502, suite au mariage de Catherine de Kerduel avec Olivier de Kerveder) et Pastour (XVII-XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de Kerven (XVIème siècle). La terre appartenait au XVème siècle à Jehan Stephan, puis à son fils Jacques Stephan. Le manoir est édifié par Olivier Nouël (maire de Morlaix en 1598), époux de Françoise Calloët. Il est vendu ensuite à François Le Blonsart, sieur de Kertanguy, puis devient la propriété de la famille Kermabon (suite au mariage de Marie Le Blonsart avec Yves de Kermabon) et de la famille Corentin Le Dall de Tromelin (à partir de 1751), Kermadec, Bergevin (suite au mariage de Franceza de Kermadec avec Edouard de Bergevin). On y voyait les armes des familles Bergevin et Huon de Kermadec ;

la ferme de Pluscaouen (XVIIème siècle) ;

12 moulins dont le moulin à vent de Kergadiou, et les moulins de Moulhic, Menguy, Neuf, de Kervel, de Kerambellec, de Rupont, de Trobodec ou Becanfry,… 

A signaler aussi :

l'ancien monument mégalithique "Tombeau de la Fileuse Bez an inkine rez" ou "Lit de Saint Jean". Il s'agit d'un ensemble de huit pierres levées, hautes d'environ 1,50 mètres. Une légende prétend qu'on se frotte le dos à la pierre du fond afin de se préserver des rhumatismes

un lech renversé dans le mur du cimetière ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUIMAEC

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Guimaëc :

Jehan ALANET (65 livres de revenu) : excusé ;

Guillaume COLLOTIN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Alain ESTIENNE de Kerguegan (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ESTIENNE (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Jehan ESTIENNE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan JOCE (26 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain LE BOCE (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume de LISLE de Penouprase (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Jehan de LISLE (20 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre MOEL (1 livre de revenu) : défaillant ;

Jehan PAOUL (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ROLLAND de Costiou (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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