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GUILLIERS |
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La commune de Guilliers ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUILLIERS
Guilliers vient, semble-t-il, du celte "guilliers" (grande exploitation), ou de "Gwiler" (du latin "Villare").
Guilliers est, semble-t-il, un démembrement des anciennes paroisses primitives de Mohon et de Néant. La paroisse de Guilliers dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo et de l'abbaye de Saint-Jean-des-Près.
Peu avant le Xème siècle, Guéthenoc, vicomte de Porhoët, décide de construire un château (le château Tro) sur le territoire de Guilliers. Abandonné par Guéthenoc, ce château est reconstruit plusieurs fois au cours des siècles qui suivent. Ce château donne son nom à la famille Châteautro. Il est la propriété de Philippe de Montauban au XVème siècle.
Le Bouix est un village situé à 3 kilomètres du bourg de Guilliers, vers le Sud-Ouest. C'est là que les chanoines réguliers de Paimpont fondent un prieuré, à une date qu'il est difficile de préciser. Le centre de cet établissement est la chapelle de Saint-Barthélemy et tout auprès se trouve une maison prieurale, un jardin, une grange, et une métairie avec courtil, terres, pré et futaie. Il y a aussi en Loyat trois prés et deux pièces de terre de 8 journaux. C'est comme on le voit, un assez beau domaine. Dans la suite, il se voit annexer le petit prieuré de Saint-Laurent en Campénéac avec tous ses droits.
Nota : en 1638, la paroisse de Guilliers est touchée par la peste et enregistre plus de trente décès. Quatre ans plus tard, Mgr Achille de Harlay de Saucy, évêque de Saint-Malo, administre, dit-on, la confirmation à plus de 2 000 personnes à Guilliers.
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PATRIMOINE de GUILLIERS
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XVIème et XXème siècles). Cette église subit plusieurs modifications jusqu'en 1960. Elle n'avait à l'origine qu'une nef avec un seul bas-côté au Nord. Elle se termine par un choeur polygonal, dont les fenêtres en tiers-point sont surmontées de pignons à l'extérieur. Les arcades en tiers-point reposent par pénétration sur des colonnes cylindriques ou polygonales. Des remaniements postérieurs au XVIème siècle y ont ajouté des chapelles formant transept et un bas-côté Sud. Une cloche, oeuvre de J. Hurel, date de 1516. Les abords de l'église sont aménagés en 1960 : un mur est construit tout autour, encadrant des escaliers de granit. Le carrelage de mosaïque intérieur, orné des clefs de saint Pierre et du glaive de saint Paul, date du XXème siècle. L'église abrite une statue en bois polychrome de sainte Apolline (XVIème siècle). On conserve au presbytère un calice et sa patène, en argent repoussé et ciselé, de la fin du XVIème siècle ; | |
l'église Notre-Dame-du-Tertre (1955), située à Riolo. Celle-ci remplace deux anciennes chapelles aujourd'hui disparues. Les fresques (1955), réalisées par Durant-Henriot et les élèves de l'école des Beaux-Arts de Rennes, représentent les scènes de l'Apocalypse de saint Sever. Le Christ est entouré des symboles des quatre évangélistes, et la Vierge à l'Enfant sur fond bleu, est entourée des anges. L'église abrite les statues de saint Côme et saint Damien, médecins chrétiens d'origine arabe (martyrs du IIIème siècle, en Syrie) ; | |
la chapelle de la Grande-Touche (XVIIème siècle). Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire, propriété autrefois de la famille d'Anne de Volvire ; | |
l'ancien prieuré et chapelle Saint-Barthélemy du Bouix, aujourd'hui disparus. On possède encore les aveux des prieurs : - Jacques de Kerboudet, du 23 mai 1558, - Grégoire Dessales, du 1er avril 1579, - Frère Judes Chénau, du 2 août 1642 et 9 mai 1644 (Nantes. B. 792). On voit que le prieur levait la dîme à la 12e gerbe en Bouix, aux Orgons, à la Pilledraie, au Bouesler et à Saint-Laurent. Il avait de plus une rente fixe de deux boisseaux et demi de froment au Bouix, et 18 livres monnaie sur les habitants de Saint-Laurent. Il avait enfin un droit de coutume aux assemblées de Saint-Barthélemy et de Saint-Laurent (10 et 24 août), savoir, 5 sols par pipe de boisson et 2 deniers par étal. En retour, le prieur devait un certain nombre de messes. Il devait aussi des prières et oraisons pour le roi, et la foi et hommage dus pour tout fief amorti. Lorsque la Révolution vint tout détruire, la métairie et la chapelle furent vendues, le 14 février 1791, à la veuve Quéneau, pour 5 875 livres. La chapelle, devenue inutile, est tombée en ruines (J. M. Le Mené) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Julien, située jadis au village de Riollo et reconstruite en 1739 ; | |
le calvaire (XIXème siècle), situé route de Josselin ; | |
la croix de la Bouesnardière (1324). Un lion furieux figure sur le socle. Un évêque et un guerrier sont sculptés sur le fût et, au sommet, figure un Christ ; | |
le manoir de Lécadeuc. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu jadis à la famille Rouxel, puis à la famille Forsanz. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir du Verger. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu jadis à la famille Le Boyer, puis à la famille Brunet. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ; |
A signaler aussi :
le site du Château Tro ou Châteautro (Xème siècle-1008). Il s'agit de la motte féodale qui constitue le berceau des vicomtes de Porhoët. Le château s'élevait, d'après Hervé du Halgouët, sur un promontoire qui s'avançait dans un étang et était défendu du côté de la terre par des fossés profonds. Le château est d'abord habité par Guéthenoc, cadet de la Maison de Rennes. Bientôt son rang nécessite une demeure plus somptueuse et, en l'an 1008, Guéthenoc envisage d'abandonner Châteautro pour les bords de l'Oust où il entreprend la construction de Josselin. Toutefois en 1026, le vicomte de Porhoët réside toujours habituellement à Châteautro. Dom Lobineau précise "De Guethenoc, vicomte de Porhoët et seigneur de Château-Tro, dans la paroisse de Guilliers, près de La Trinité, qui vivait en 1026, et d'Alarun de Cornouaille, étaient sortis trois fils, Josselin, Maingui et Tutgual". Le château devient ensuite la propriété successive des familles Chasteautro ou Chasteau-Trou (en 1382, en 1480 et en 1550) et La Bedoyère (en 1779), avant d'être abandonné et ruiné. Le duc de Rohan reste seigneur du lieu jusqu'à la Révolution. Ses vestiges étaient encore visibles en 1872. Mais, en 1906, il ne reste trace que des anciennes douves. Le 27 janvier 1382, on trouve le nom de Jehan Chasteautro lors de la montre du capitaine Eon de Lesnerac et de l'écuyer Clisson. En 1484, Guillaume de Chasteau-Tro est cité parmi les serviteurs du seigneur de Rohan. En juin 1550, Jehan de Chasteau-Tro est seigneur de Bezouet et en 1662, Catherine de Chateau-Tro réside à Beauxlieus et du Bezouet. En 1727, Jeanne Gabrielle de Chateautro est "dame de Morgand" ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUILLIERS
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Guilliers.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Guilliers :
Jehan DE CHASTEAUTRO (160 livres de revenu), remplacé par son fils Olivier : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Alain DE CHASTEAUTRO de Botelle (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Guillaume DE CHASTEAUTRO (5 livres de revenu), serviteur du vicomte de Rohan ; | |
Jehan DE CHASTEAUTRO (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
Alain DE LA CHASSE (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume DE LISCUER (80 livres de revenu) : défaillant ; | |
Perrin DU BALLET (2 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan MACZAND (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume MACZAUD (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Alain MORIN (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan REALLEN (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Robin ROUXEL (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; |
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