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GUILLAC

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La commune de Guillac (bzh.gif (80 octets) Gilieg) fait partie du canton de Josselin. Guillac dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUILLAC 

Guillac est mentionné dès le IXème siècle sous la forme « Gillac », dans la cartulaire de Redon. Le nom gallo-romain Gilliacus signifie "domaine de Gillius". 

Guillac (encore surnommé Glac) est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploërmel. Guillac avait pour trève Montertelot et dépendait autrefois du doyenné de Beignon et de l'ancien diocèse de Saint-Malo. En 1365, la terre de Guillac appartient à Geoffroy de Mortemer qui la cède, pour 6 000 deniers d'or, à Guillaume de Felton. En 1370, Jean de Felton, le fils de Guillaume de Felton, la donne à titre de rançon à Thomas de Melburne. En 1373, elle est confisquée par Charles V sur Jean de Montfort et donnée à Clisson, puis reprise par le duc de Bretagne.

En 1407, le duc Jean V marie sa soeur Marguerite de Bretagne au fils d'Alain VIII de Rohan et lui donne en dot "la seigneurie de Guillac, ou Giac, au Porhoët". En 1479, le "Mémoire" de Jean II de Rohan stipule "Cette seigneurie est pourvue de plusieurs grandes et honorables fondations, savoir de l'abbaye de Saint-Jean des Près, près de Josselin, de la valeur de mille à douze cents livres par an, et en laquelle il y a deux fois par semaine des données publiques à tous querans pour l'honneur de Dieu"

La paroisse de Guillac, ainsi que celles de Coëtbugat (ou Coëthagat), de La Croix-Helléan, de Guilliers, d'Helléan, de Loyat, de Ménéac, de Mohan, de Pommeleuc et le prieuré Saint-Michel de Josselin dépendaient autrefois de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés.

Note 1 : Guillac, par abréviation Glac, est une longue bande de territoire, bornée au sud-ouest par l'Oust, à l'est par le Ninian, au nord par Taupont, Helléan et la Croix, et à l'ouest par Josselin. Ce territoire était autrefois plus étendu, car Montertelot en faisait partie, comme simple trève, et aujourd'hui Ploërmel les sépare complètement. De plus, au XVIIème et XVIIIème siècles, la paroisse actuelle de Guillac s'appelait le Bas-Glac, et on donnait le nom de Haut-Glac à la Croix et à Helléan réunis. Cette dénomination pourrait bien être le souvenir lointain de l'étendue primitive de Guillac. Quoi qu'il en soit, sa superficie en 1891 est de 2182 hectares, dont la moitié environ est cultivée, le reste se partage en prairies, bois et landes. En 1891, sa population est de 1489 habitants. Bien qu'on y parle le français actuellement, on retrouve encore plusieurs noms de lieux tirés du breton, tels que Teneux, Cahurel, Brangohan, la Grée, etc... Le territoire de Guillac est sous le patronage de saint Bertin, abbé de Sithiu, en Flandre, mort en 709, et honoré le 5 septembre. Cette date tend à prouver que l'érection en paroisse serait du VIIIème siècle tout au plus, à moins de supposer un patron antérieur, qui aurait été délaissé : ce qui est extrêmement rare. La rivière d'Oust servant de limite jadis entre le diocèse de Vannes et celui d'Aleth ou de Saint-Malo, Guillac fit naturellement partie du second. Au IXème siècle, cette paroisse figure plusieurs fois dans le Cartulaire de Redon. Ainsi, vers 834, un mactyern, nommé Trioiarn, voulut avoir le cheval de Jarnhitin, prêtre de Guillac, et lui donna en échange les deux petites terres de Ran-tonan et de Ran-rivallon, sur les bords de l'Oust. L'acte en fut dressé dans l'église paroissiale, en présence de l'évêque Ermor et d'un grand nombre de témoins (Cartulaire de Redon, p. 88). En 851, le prêtre Sulcomin donna à l'abbaye de Redon son alleu de Tonouloscan (Teneux), situé en Guillac, et acquis par lui d'un certain Wenerdon, il s'on réserva seulement la jouissance viagère, qu'il abandonna plus tard au monastère (Cartulaire de Redon, p. 103, 104, 171). En 895, un certain Matbidoé donna à la même abbaye une propriété, nommée Faumoetcar, en Guillac, en présence de plusieurs témoins, parmi lesquels figure Woloican, prêtre de cette paroisse (Ib. 217). On ne sait où placer cette propriété, et on se demande s'il faut l'identifier avec l'Abbaye-aux-Oies, dont le nom semble rappeler une origine monastique. Il est à remarquer que, dans tous ces actes du Cartulaire, le nom de la paroisse est écrit Gillac ; mais comme alors le G était dur devant toutes les voyelles, comme le G allemand, on ne prononçait point Jillac, mais Guillac. Un autre village de cette paroisse, le Temple, a dû être, si l'on s'en rapporte à son nom, un établissement, ou au moins une propriété de ces moines chevaliers, qui s'illustrèrent pendant les Croisades et qui se perdirent ensuite au sein de la paix et des richesses, de telle sorte que l'Eglise se vit obliger de les supprimer en 1312 (Bulletin, 1870, p. 51) (Joseph-Marie Le Mené - 1891). 

Note 2 : c’est sur le territoire de Guillac à mi-chemin entre Josselin et Ploërmel que se déroule, le 26 mars 1351, le célèbre « Combat des Trentes » où se sont affrontés trente chevaliers bretons et trente chevaliers anglais. Le récit se trouvant dans tous les livres d'histoire, il est inutile de le reproduire ici. Le résultat fut la mort de neuf anglais et la prise des autres, car « ils ne pouvoient ni devoient fuir, et Beaumanoir et ses compagnons, qui étoient demeurés en vie, les prirent et les emmenèrent au chastel de Josselin, et les rançonnèrent depuis courtoisement ». Le chêne de Mi-voie fut remplacé plus tard par une croix de granit et l'inscription suivante : A la mémoire perpétuelle de la bataille des Trante, que Mgr le Mareschal de Beaumanoir a gaignée en ce lieu le XXVII mars l'an MCCCLI. La croix, restaurée en 1776, fut brisée pendant la Révolution, mais elle a été relevée depuis. Un autre monument, consistant en une pyramide de 15 mètres de hauteur, a été commencé en 1819, comme l'atteste cette inscription : Sous le règne de Louis XVIII, roi de France et de Navarre, le 11 juillet 1819, la première pierre de ce monument a été posée par le comte Coutard, lieutenant général, commandant la 13ème div. mil. A. J. B. L. M. Comte de Chazelles, baron de Lunac, officier de l'ordre royal de la Légion d'honneur, préfet du département du Morbihan, et J. F. M. Piou, ingénieur en chef au corps royal des ponts et chaussées, et bénite par Pierre-Ferdinand de Bausset-Roquefort, évêque de Vannes. L'inauguration du monument se fit au mois de juillet 1823, avec un grand appareil, et en présence d'innombrables spectateurs qui s'étaient rendus de tous les points de la Bretagne sur le champ de bataille de Mi-voie. Sur l'une des faces de l'obélisque est incrustée une plaque de bronze, sur laquelle on lit : Vive le roi longtemps, les Bourbons toujours. lci, le 27 mars 1351, trente Bretons, dont les noms suivent, combattirent pour la défense du pauvre, du laboureur, de l'artisan, et vainquirent des étrangers, que de funestes divisions avaient amenés sur le sol de la patrie. — Postérité bretonne imitez vos ancêtres. Voici la liste des combattants bretons : Chevaliers : 1° Jean de Beaumanoir, 2° Jean de Tinteniac, 3° Guy de Rochefort, 4° Yves Charuel, 5° Robin Raguenel, 6° Huon de Saint-Yvon, 7° Caro de Bodegat, 8° Geoffroy du Bois, 9° Jean Rousselot, 10° Ollivier Arrel, 11° Guillaume de la Marche. Ecuyers : 12° Guillaume de Montauban, 13° Alain de Tinteniac, 14° Tristan de Pestivien, 15° Alain de Keranrais, 16° Olivier de Keranrais, 17° Louis Goyon, 18° Olivier Fontenay, 19° Huguet Catus, 20° Geoffroy de la Roche, 21° Geoffroy Poulart (tué), 22° Maurice de Troguindy, 23° Guyon de Pontblanc, 24° Maurice du Parc, 25° Geoffroy de Beaucorps, 26° Geoffroy de Mellon (tué), 27° Jean de Sérent, 28° Guillaume de la Lande, 29° Olivier de Monteville, 30° Simon Richard, 31° Geslin de Troguindy ou de Lanloup. Du côté des Anglais, il y avait : Chevaliers : 1° Richard Bembrough, 2° Robert Knolles, 3° Hue de Caverley, 4° Hervé de Lexualen, 5° Richard de la Lande, 6° Thomelin Billefort, 7° Thomelin Walton ; Ecuyers : 8° Jean Pleasanton, 9° Richard Le Gaillard, 10° Hugues Le Gaillard, 11° Hucheton de Clamaban, 12° Repefort, 13° Jennequin de Guenchamp, 14° Hennequin Hérouart, 15° Jennequin Le Maréchal, 16° Boutet d'Aspremont ; Gens d'armes : 17° Croquart , 18° Gauthier Lallemand, 19° Robinet Mélipars, 20° Ysannet, 21° Jean Roussel, 22° Dagorne, 23° Hulbitec, 24° Helcoq, 25° Hélichon, 26° Troussel, 27° Robin Ader, 28° Perrot de Gannelon, 29° Guillemin Le Gaillard, 30° Ravel Prévôt, 31° D'Ardaine. En 1891, la pyramide de Mi-voie est entourée de pins, disposés en étoile, qui la cachent en partie à la vue. Quand une colonne militaire passe à côté de ce monument, elle s'arrête et porte les armes en l'honneur des combattants, et le tambour bat la marche (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 3 : le commandeur Le Pelletier, dans son aveu de 1574, mentionne de la sorte ce membre de sa commanderie de Carentoir "Une tenue d'héritages nommés le temple de Guillac, en la paroisse de Guillac, que tiennent Guillaume et Jan Jagu, Pierre Joubaut, Michel Joubin et consorts, contenant tant en maisons, rues, jardins, pastures, terres labourables et communs environ quarante journaulx, au debvoir de six livres de rente, obéissance et la dixme au douziesme des grains y croissants". Mais peu d'années après le temple de Guillac fut aliéné, c'est ce qui résulte des notes suivantes : "Le commandeur René Chevrier trouve, pour mémoire, que de l'hôpital de Saint-Jan de Villenart dépendent un lieu appelé le temple de Guillac, en la paroisse de Saint-Servan, un hameau nommé le Hospital-aux-Robins et un autre petit hameau nommé le Temple, où sont deubs quelques rentes féodales ; tous lesquels lieux auraient été usurpez, sous prétexte d'eschange entre le commendeur Le Pelletier qui n'en avait aucun pouvoir" (Aveu de 1677). "Il y a procès au Conseil avec Mre de Gachon pour le fief de Glac" (Etat vers 1740 - on appelait alors Guillac par abréviation Glac). On trouve encore dans les environs de Guillac et de Saint-Servant les villages du Temple et de l'Hôpital-aux-Robins dont il est ici question (l'abbé Guillotin de Corson).

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PATRIMOINE de GUILLAC

l'église paroissiale (XVI-XVIIème siècle), reconstruite en 1860. L'église, orientée, est de la fin du XVIème siècle, et ne comprenait primitivement qu'une nef flanquée, de chaque côté du choeur, d'une chapelle ouvrant sur le sanctuaire par une arcade en tiers-point. En 1860, on y ajouta un choeur, ce qui lui donne le plan d'une croix latine. On y voit des fenêtres flamboyantes, et les rampants du toit sont décorés de crosses. Le clocher est recouvert d'ardoises. Les vitraux anciens ont disparu lors de la construction du choeur. Dans la chapelle Nord, un vitrail représente saint Sosthène et sainte Herminie (don à la fin du XIXème siècle des propriétaires du château de Josselin). Le tableau intitulé "La Donation du Rosaire" date du XVIIème siècle : à droite de la Vierge à l'Enfant se trouvent des femmes dont Anne d'Autriche et sainte Catherine de Sienne, et à gauche se trouvent des hommes, dont Louis XIII et saint Dominique. L'église abritait jadis une statue en bois de saint Bertin du XVIIème siècle. On y trouvait autrefois (vers 1591), l'enfeu de Henri de Saint-Pern, sieur de Sabrehan ou Sabraham ;

Nota 1 : En 1730, le revenu brut était à Guillac de 319 livres, les charges montaient à 198 livres, en sorte que le revenu net était seulement de 121 livres. L'église paroissiale de Guillac, dédiée à saint Bertin, a la forme d'une croix latine. Elle est en moyen et petit appareil, avec des fenêtres ogivales à meneaux flamboyants : il y avait des restes de vitraux à l'est, représentant les apôtres, avec leurs noms en lettres gothiques. Ces restes de vitraux ont été remplacés par d'autres vitraux neufs, représentant également les douze apôtres, et en plus l'enfant Jésus, la sainte Vierge et saint Bertin, patron de la paroisse. En outre, l'église possède actuellement (en 1831) deux autres beaux vitraux : l'un se trouve à la fenêtre de la chapelle Nord, représentant saint Sosthène et sainte Herminie (don de M. le prince de Léon), l'autre se trouve à la première fenêtre de la nef, au sud ; il représente saint Louis, roi de France, et saint Yves (don de M. Le Goaësbe de Réron, juge à Ploërmel). Dans le cimetière on voit une croix ancienne en pierre, à gros bras pattés, haute de près de 3 mètres. Une autre croix semblable, dite de la Brassée, se trouve à 500 mètres du bourg, et une troisième semblable aux deux premières, sur la lande du Temple. Il n'y a aucune chapelle publique en Guillac, car celle de Montertelot est aujourd'hui paroissiale. Il y avait jadis les chapellenies de Guillouet et de Julien Jagat, desservies dans l'église paroissiale, et dotées de quelques pièces de terre qui furent vendues à la révolution. La fabrique possédait aussi des terres à la Ville-Méno, à Redorais, à Rianton, etc... qui furent également confisquées et vendues à la même époque (Joseph-Marie Le Mené).

l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés (XIIème siècle), située route de Josselin et fondée par Eudon II de Porhoët (1142-1180), duc de Bretagne de 1148 à 1156. Un abbé de Saint-Jean-des-Près est cité en 1173. Un cloître est construit à Saint-Jean (en Guillac) en 1405. L'abbaye est reconstruite au XVIIIème siècle (les travaux s'achèvent en 1789) par l'abbé Esprit Jacquelot de Boisrouvray (nommé en 1784), sur l'emplacement de l'ancien édifice. Durand la Révolution, le 10 janvier 1791, "l'église, le couvent, les jardins, les prés, les moulins et les bois" sont vendus au sieur Mailhos pour 46 300 livres. L'église est démolie durant la Révolution. Le couvent sert de manoir d'habitation vers 1825 à la famille du duc Louis François Auguste de Rohan Chabot qui restaure le château de Josselin. Vers 1910, l'ancien monastère-manoir est transformé en métairie et la ferme y sera exploitée jusque vers 1980 ;

Nota 2 : Un autre établissement, qui a subsisté jusqu'à la Révolution française, est l'abbaye des Chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Prés, située auprès de Josselin, mais dans la paroisse de Guillac. On n'a pu découvrir jusqu'à présent le véritable fondateur de cette maison, parce que ses archives anciennes ont été détruites, mais on a tout lieu de croire qu'elle doit son origine aux vicomtes de Porhoet, et probablement à Eudon II, qui fut comte de Bretagne. Voici la série des abbés connus : 1. Jud(icael?) parut vers 1156 dans un différend élevé entre l'évêque de Nantes et les religieux de Tournus. — 2. Guy fut témoin en 1163 d'une donation faite à Montfort et en 1168 de la ruine de Josselin. — 3. A... est indiqué comme abbé de Saint-Jean-des-Prés dans une charte de Paimpont datée de l'an 1199. Ici se produit une lacune d'un siècle. — 10.? Nicolas adhéra en 1303 à la condamnation de Boniface VIII, il mourut le 17 janvier 13... — 11.? Mathieu recueillit plus tard son héritage, et mourut, suivant les apparences, en 1354. — 12. Pierre Le Bart lui fut substitué le 2 mai 1354 par le pape Innocent VI. — 13. Nouvelle lacune de plusieurs années, correspondant au règne du duc Jean IV. — 14. Robert Lescuyer fit bâtir le cloître de sa maison en 1402 et vivait encore en 1447. — 15. Guy de Coetlogon rendit aveu en 1450, et fut transféré en 1452 à Paimpont, où il mourut en 1472. — 16. Jean de la Bouère, élu en 1452, était vicaire général de Saint-Malo en 1460, et vivait encore en 1471. — 17. Robert de Brède, succéda au précédent, d'après un ancien acte non daté, vu par le P. Le Large. — 18. Pierre Bihoulier tint l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés depuis 1476 jusqu'en 1492. — 19. Mathurin Delorme, élu par les chanoines, et Jean Bohier nommé par le pape, se disputèrent l'abbaye. — 20. Gilles de Coetlogon, nommé en 1495, obtint en 1501 l'usage des ornements pontificaux, et mourut en 1506. Désormais tous les abbés furent commendataires. — 21. Guillaume Grimaud, recteur de Guégon, pourvu en 1507, mourut en 1536. — 22. Louis Grimaud, neveu et coadjuteur du précédent, lui succéda en 1536 et mourut en 1539 ou 1540. 23. Louis de Pommeleuc était abbé de Saint-Jean en 1540 et 1541, suivant les statuts synodaux da l'époque. — 24. Antoine de Sénecterre tenait l'abbaye en 1545, et fut nommé en 1561 évêque du Puy. — 25. Jacques de Sénecterre, pourvu en 1559 sur la démission de son frère, cessa en 1565. — 26. Martin de Beaune de Semblançay, nommé en 1565, se démit en faveur du suivant. — 27. Pierre Foullé, sieur de Marzy, aumônier de la reine-mère, pourvu en 1568, mourut en 1594. — 28. Pierre Pigueray prit possession en 1595, assista à divers Etats, et mourut dans son abbaye en 1619. — 29. Claude Blondeau, agent du clergé et aumônier du roi, nommé en 1619, mourut en 1648. — 30. Octave de Blanchefort, archidiacre de Sens, nommé en 1643, pourvu le 5 avril 1644, se démit en faveur du suivant. — 31. Sébastien de Guémadeuc prit possession en 1650, devint évêque de Saint-Malo en 1670, et mourut en 1702. — 32. Jean-Ernest de Lowestein, nommé en 1702, évêque de Tournay en 1713, mourut en 1731. — 33. René de Brilhac, nommé au mois de novembre 1731, posséda l'abbaye jusqu'en 1784. — 34. Esprit Jacquelot du Boisrouvray, chanoine de Vannes, nommé en 1784, fut dépossédé en 1791. Le revenu de l'abbé, en 1730, était évalué à 4,810 livres ; en déduisant les charges qui étaient de 2,618 livres, il restait un produit net de 2,192 livres. De son côté, la communauté avait un revenu de 2,378 livres, mais les charges montant à 847 livres, le réduisaient à 1,531 livres. Ce faible revenu explique le petit nombre des chanoines de la maison ; au temps d'Ogée, en 1788, il n'y restait plus que deux religieux. Quelque temps après, l'abbaye était confisquée et vendue avec ses dépendances. Elle existe encore en 1891 comme propriété privée, assise solitaire sur les bords de la rivière d'Oust. De cette abbaye dépendaient les paroisses de Guillac, la Croix-Helléan, Mohon, Ménéac, Guilliers, Loyal, Pommeleuc, Coetbugat et Saint-Michel de Josselin. L'abbé présentait des religieux pour desservir ces paroisses, et l'évêque diocésain les instituait. Chacun de ces prieurs-recteurs percevait la dîme dans sa paroisse, prélevait ce qui lui était nécessaire, et envoyait le reste, quand il y en avait, à la communauté (Joseph-Marie Le Mené).

la croix de Brassée (VIIème siècle) ;

la croix de la Lande du Temple ;

l'ancien manoir de Sabraham. Il s'agit d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Sabraham, puis successivement aux familles Pied-Tort ou Pietort (en 1390 et en 1479), Saint-Pern (en 1590), Gatechair (en 1598), Saint-Pern (en 1726), Hervieu de Mellac (en 1749), Rougeard de Couesnon (en 1789), Goasbe de Peron, Terrier de Laistre, Rouault (en 1960). Le manoir est reconstruit en 1513 ; 

la colonne des Trentes (1823), située sur le lieu du combat des Trentes (combat qui a eu lieu le 26 mars 1351). La première pierre est posée le 11 juillet 1819 et l'inauguration a lieu le 6 juillet 1823 sous la présidence du maréchal Soult ;

la maison (XVI-XVIIème siècle) de Brangoyan ;

A signaler aussi :

l'ancien château de Caruhel, aujourd'hui ruiné. Cette seigneurie est mentionnée dès le XVème siècle. Propriété en 1640, de l'écuyer Guillaume Poullain et dame Catherine Hamonnet ; 

la découverte au lieu-dit "La Rivière" de haches à talon en bronze ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUILLAC

Au point de vue féodal, il y avait à Guillac :

1° la seigneurie de Guillac, qui dépendait des vicomtes de Porhoet, et qui, en 1387, fut momentanément extorquée par le duc Jean IV au connétable Olivier de Clisson (Pr. II, 541, 554).

2° Sabrahan, berceau d'une famille de ce nom, puis propriété des Saint-Pern.

3° La Rivière-de-bas, terre des Rivière, Poullain et Lesquen.

4° La Ville d'Anne aux Beaumanoir et aux Gâtechair.

(de Joseph-Marie Le Mené).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Croix-Helléan et Guillac : 

Jehan de COESBIT de Villebriend : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de LA RIPVIERE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Veuve Bertrand de LA RIPVIERE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan de PENHOUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de QUELEN de Broutais (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Eont du BOT (200 livres de revenu) : défaillant. Les biens ont été confisqués par le Duc en 1488 ;

Even PANETO (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PIETORT (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît vêtu en archer ;

Jehan REGNAUD de Penhoet (80 livres de revenu) : défaillant ;

Veuve J. REGNAULD (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

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