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GUILERS |
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La commune de Guilers ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUILERS
Guilers vient du breton « guiler » et du latin « villare » (village).
Guilers est probablement un démembrement de la paroisse de Milizac. La première agglomération de Guilers est un fundus gallo-romain. La paroisse de Guilers avait Bohars pour trève et dépendait autrefois de l'évêché de Léon. La paroisse de Bohars nobtient son autonomie quen 1791. Guilers devient commune en 1790.
A Guilers, deux grandes familles se sont partagées la plus grande partie du territoire paroissial, les Penancoët de Keroual (à l'est) et les Mesnoalet (à l'ouest).
On trouve les appellations suivantes : Guicler (en 1350), Guiller (en 1446 et en 1458), Guillar (en 1458), Guiler et Guiclars (en 1467), Guiler (en 1448), Guiclars (en 1478), Guiler (en 1481), Guillier (en 1516), Guylerz (en 1536), Guicler (en 1539), Guiller, Guilier et Guillier (en 1544), Guyler (en 1592), Guilaer (en 1774).
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PATRIMOINE de GUILERS
l'église Saint-Valentin (XV-XVIIème siècle - 1601 - 1762), restaurée en 1958. L'église actuelle a été consacrée en 1884. En forme de croix latine, l'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. On a conservé de l'ancien édifice le clocher datant de 1762 et le porche de 1601. La partie supérieure du clocher, détruite à la Libération, a été rétablie suivant un nouveau plan : beffroi à deux étages de cloches et une galerie. A l'intérieur du porche a été placée en 1958 une statue de saint Valentin, patron des fiancés (statue en bois de Jean Coroller de Quimper). L'ossuaire, daté de 1601 et désaffecté en 1885, est converti le 22 juin 1958 en un baptistère dallé avec six fenêtres ouvragées et une grande cuve de kersanton. La porte intérieure est surmontée des armoiries de la famille de Penancoet ("fascé de dix pièces d'argent et d'azur"). Sur la corniche extérieure du bras sud du transept, sont sculptés des chiens aux postures variées, une tête de bélier et un masque grotesque. Parmi les statues, on trouve celles de saint Valentin, la Vierge-Mère, sainte Anne et la Vierge, sainte Marguerite et saint Joseph ; | |
l'ancienne chapelle de Kerouazle, dédiée jadis à la Trinité et aujourd'hui disparue. On y accédait par un escalier en pierre de dix-huit marches. Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet plat et ne il possédait pas de clocheton ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Fiacre. Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire entouré de bancs portant la date de 1567. Il s'agit aujourd'hui d'un oratoire du XVIIème siècle, restauré en 1937. Parmi les statues, on trouve celles de la sainte Vierge, saint Jean en évêque, saint Fiacre, un Crucifix et un Christ du XVIIIème siècle. Au chevet se trouvait jadis une fontaine ; | |
l'ancienne chapelle de la Villeneuve. Il s'agissait d'une salle de cinéma de plan rectangulaire dans laquelle on célébrait la messe le dimanche ; | |
la croix Croas-Teo (âge de fer - XVIIIème siècle) ; | |
le calvaire Croas-Lan ou Croas-Gouzivit ou Croas-Livet (XVème siècle) ; | |
la croix du presbytère (XIV-XVème siècle) ; | |
la croix de Keroual (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Croix-Rouge (1956), la croix Croas-ar-Pennoc (1964), la croix du cimetière de Guilers (1901), la croix de Keroual (XVIIème siècle). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : Coat-ti-Bescont, Coat-Mez, Menez-Bian, Kroaz-an-Deniel, Kergariou, Kroaz-Izionoc, croix de Saint-Fiacre, Kroazig-ar-Voualc'h ; | |
le château de Kerouazle ou Keroual (XVIIème siècle), ancienne propriété des seigneurs de Penancoët, comtes de Kerouazle. Propriété au XXème siècle de madame la baronne Didelot. Le corps du logis principal, décoré d'une porte à fronton triangulaire et de lucarnes, est accosté d'une aile formant retour au Sud. Un pavillon carré termine cette aile vis-à-vis de la chapelle, située à droite du portail de la cour. Une tour ronde s'élève sur la gauche (à l'extérieur du château). Le puits à dôme date du XVIIème siècle. On y trouvait autrefois un colombier et une chapelle privative A signaler que Louise de Penancoët de Kerouazle, duchesse de Petersfield, d'Aubigny et de Porsmouth en 1672, fille de Guillaume de Penancoët et de Marie de Ploeuc, est née au château en 1649 (décédée en 1734, elle était devenue la favorite de Charles II dont elle avait eu un fils, Charles de Lenox, duc de Richmond) ; | |
le manoir de Mesnoalet (XV-XVIIème siècle), aujourd'hui démoli et ancienne propriété de la famille Mesnoalet. Henry et Jehan Measnoalet sont mentionnés à la montre de 1503. En 1674, le manoir appartient au marquis de Rosmadec-Molac ; | |
le manoir de Coat-Hir-Bescond (ou Coathirbescont) et son colombier (XVIIème siècle). En 1750, le manoir est la propriété de Hervé Gabriel de Silguy, sénéchal du siège présidial de Quimper et père de Hervé de Silguy (grand bailli de Cornouaille en 1766) ; | |
l'ancien manoir de Kermerrien. Ancienne demeure de la famille des Jouan. Mme de Biré (grand-mère de Mlle Eulalie Sioc'han de Kerbabiec) y meurt en 1801. On y trouvait autrefois un étang et une cascade ; | |
13 moulins dont le moulin Gouez, Tridou, Kerboronnès, de la Tour, de Penantraon, Mesnoalet, Keriolet, Menez-Bian, Pont-Cabioc'h, Stang ar C'houlm, Tridour-Vian, Coat-ti-Bescont,... |
A signaler aussi :
des vestiges gallo-romains à Castel-Men, Kéroual, Kérébars, Kérédec, ainsi qu'aux abords du bourg. A Castelmen, on a trouvé un Néron, des Antonins et des débris de poteries gallo-romaines ; | |
le puits de Kervaziou-Bras ; | |
les vestiges du fort de Penfeld (XVIIIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GUILERS
A la réformation de 1443, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Guilers : Jehan L'Abat (sieur du Louc'h et de Kerilis), Henry Courtois (sieur de Kerjézéquel), Jehan et Yvon Mesnoalet (sieur de Mesnoalet), Jean ar Moal, Valentin de Penancoêt (sieur de Keroualze), Even Le Tallec (sieur du Stiffel). Lors de la réformation de 1446, en plus des nobles précédents, on voit apparaître : Pezre an Hédé, Guillaume Pallier, Hervé Treffven ou Trefen, Jehan an Normant (de Pen-ar-Créac'h).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 12 nobles de Guilers :
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Pezrec AN HEDER (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; |
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Henry COURTOYS (46 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Il s'agit du seigneur de Kerborronné, marié avec Béatrix du Chastel ; | |
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le fils mineur Henry COURTOYS (10 livres de revenu) : absent ; | |
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Maistre Allain LE NORMANT, prêtre, remplacé par Yvon An Gryn : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
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Yvon MEASNOALET (60 livres de revenu), malade, remplacé par Hervé Kerdouan : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Henry MEASNOALLET, mineur, (30 livres de revenu) : absent ; | |
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Jehan MEASNOALLET (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
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Jehan MOAL (60 sols de revenu) : absent ; | |
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Jehanne PENMARCH (10 livres de revenu) : absente ; | |
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Valentin PENANCOËT (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer. Il s'agit du seigneur de Keroualze, marié en 1452 avec Alix Courtoys (ou Courtois), dame de Kerboronné (fille d'Henry Courtoys et de Béatrix du Chastel) ; | |
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Mahé TALEUC (60 sols de revenu) : absent ; | |
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Jehan TREFNER (6 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Valentin : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Lesneven de 1503, on comptabilise la présence de 7 nobles de Guilers :
Henry MEASNOALET : comparaît en archer ; | |
Valentin PENANCOET : comparaît en archer ; | |
Jehan MEASNOALET, remplacé par Laurent : comparaît en archer ; | |
Henry PENANCOET : comparaît en archer ; | |
Alain LE NORMANT, remplacé par Christophe Maucazre: comparaît armé d'une vouge ; | |
Louis ANCUFF : comparaît en archer ; | |
Guillaume LE TALLEC : porteur d'une brigandine ; |
Nota : à la montre de 1534, à Saint-Pol, Louis Ancuff et Alain Le Normant n'apparaissent plus, mais étaient présents : Valentin Silguy (de Coat-ti-Beskont) et Henry Du Val (de Lesvingant).
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