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Bienvenue chez les Guileriens

GUILER-SUR-GOYEN

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La commune de Guiler-sur-Goyen (pucenoire.gif (870 octets) Gwiler) fait partie du canton de Plogastel-Saint-Germain. Guiler-sur-Goyen dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUILER-SUR-GOYEN

Guiler-sur-Goyen vient du breton «uuiler» (signifiant village) et de saint Goyen.

Guiler-sur-Goyen est un démembrement de l'ancienne paroisse de Mahalon. Guiler-sur-Goyen est une ancienne trève de Mahalon, rattachée durant la Révolution à Landudec et érigée en paroisse au Concordat. La paroisse de Guiler-sur-Goyen dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Tref de Guiler (en 1522), Trève de Guiller Mazalon (en 1540).

Note 1 : Ce territoire n'a conservé que de rares vestiges des temps préhistoriques. Un de ses villages qui porte le nom significatif de Kerbeyou (ville des tombes), doit occuper l'emplacement de sépultures anciennes. Le bourg paraît être d'origine romaine. Sur ses dépendances, principalement dans le cimetière, on rencontre de nombreux fragments de briques à crochets. Au nord-est de Lansaludo, sur le sommet du coteau dont les pentes couvertes de houx descendent jusqu'au Goyen, existait un établissement gallo roumain. Un monticule formé des débris d'une toiture en tuiles recouvrait la construction principale qui fut explorée et en partie détruite, il y a quelques années. Les fouilles qui ont déjà produit un petit bronze de Marc-Aurèle (Note : Marc Aurèle né en 121 de J.-C. ; empereur en 161 ; mort en 180), pourraient être utilement reprises et continuées vers le sud du bâtiment. Les substructions que l'on retrouve au nord et à l'est de cette construction montrent qu'il y a eu sur ce point un centre assez important d'occupation romaine. Il est à croire que le poste de Lansaludo fut détruit au commencement du Vème siècle, comme la plupart des établissements gallo-romains de notre pays. Dans les landes qui s'étendent au sud de Kerdrein, sur la crête d'un mamelon, on voyait une enceinte fortifiée qui n'a jamais été explorée. Une voie ancienne reliant Keridreu - Pont-Croix à Quimper traversait Guiler de l'ouest à l'est. A sa sortie de Mahalon, elle passait au midi de Kerbeyou, du bourg et de Keramoal ; puis, laissant sur la droite Stang Corzou, entrait dans Landudec où elle rencontrait, près de la barrière du Guilguiffin, la voie romaine de la Pointe du Raz à Civitas Aquilonia. On attribuait une origine moyenâgeuse au vieux pont nommé Pont-ar-Soazen sur lequel l'ancienne route de Guiler-sur-Goyen à Douarnenez franchissait le Goyen. Ce nom lui avait été probablement donné en souvenir d'un épisode des guerres du Moyen-Age, pendant lesquelles la ville de Quimper et les localités environnantes furent à maintes reprises occupées par les Anglais. En 1882, on découvrit près du, bourg, dans un champ bordant à l'est la route de Douarnenez, un trésor qui avait dû être enfoui vers la fin de la guerre de Succession. Cette trouvaille comprenait environ cent vingt monnaies, presque toutes en argent, aux effigies des rois Philippe-Auguste, Louis IX, Philippe le Hardi, Philippe le Bel, Philippe V et Charles IV, — des ducs de Bretagne, Jean II et Jean III, — de Louis II comte de Flandre, — de Charles de Blois et enfin du roi d'Angleterre Edward III. Une partie de ces monnaies a été donnée au Musée de Quimper par M. l'abbé René Le Berre de Landudec. 

Note 2 : " Les touristes du XIXème siècle, en parcourant cette commune, pouvaient constater l'ampleur de certains. fours accolés aux granges. Nombreux en effet, étaient les villages où l'on se livrait à des travaux de boulangerie et à la fabrication des fouaces, sorte de galette dans laquelle entraient un peu, de miel et un grain de blé noir tenant, lieu de fève. Une autre spécialité de Guiler-sur-Goyen était le gâteau nommé "Kornic" à cause de sa forme triangulaire. Plus matinal que l'aurore, le boulanger de Guiler-sur-Goyen enfourchait sa monture préalablement chargée des deux mannes contenant fouaces et kornigou et, par les chemins creux, se dirigeait, à l'amble de son bidet, vers le lieu où devait se tenir la foire ou le pardon. On pouvait le voir, à l'issue de la première messe, sur la place, écoulant ses friandises qui firent le régal de nos pères mais dont l'âpre saveur serait sans doute moins appréciée aujourd'hui. Le XIXème siècle a vu disparaître cette industrie dont l'origine devait être fort ancienne, mais qui avait cessé d'être rémunératrice. L'ancien costume breton s'est conservé à Guiler-sur-Goyen plus longtemps que dans les communes voisines. Ce costume se rapprochait sensiblement de celui de Mahalon. Il comprenait, pour les hommes, le bragou ber en toile ou en laine brune (autou gloan), plissé de la ceinture aux genoux avec molletières de même étoffe, gilet très long d'un bleu clair orné d'une double rangée de boutons en métal ; chupen bleu foncé, piqué, plus long que celui des bigoudens ; chapeau en feutre, à larges bords. — Les femmes portaient la jupe en laine brune et un corsage avec manches couleur bleu de ciel. Pour les deuils, elles s'habillaient en drap noir et leur grande coiffe de toile était empesée en jaune safran. Cet usage du deuil jaune paraît avoir été importé du pays de Galles où son origine se perdait dans la nuit des temps " (Conen de Saint-Luc).

Note 3 : liste non exhaustive des Curés de Guiler-sur-Goyen avant la Révolution : — En 1620, Dom Henry Janic, du bourg (Note : on trouve au XVIIème siècle deux autres prêtres originaire de Guiler : Vincent Queffurus (en 1648) et Pierre Le Friant (en 1654) dont les familles habitent encore la commune en 1916). — En 1654-1679, Etienne Tréanton, curé. — En 1673-1674, Jean Dotton, de Mahalon, curé. — En 1678-1688. D'après les anciens registres qui remontent à 1680, la trêve resta sans curé pendant une dizaine d'années et fut desservie par Guillaume Yannic, prêtre de Mahalon. — En 1688-1689 Jean Guézennec, curé. — En 1689-1690, Elie Le Bozec. — En 1690-1691, Le Huez. — En 1691-1703, Antoine Melguen, de Mahalon — En 1703-1708, Nicolas Coulloc'h, de Tromiliau (Meylar ou Meilars). — En 1708-1721, Jean Le Queffurus, vicaire de Mahalon. — En 1721-1728, Yves Bacon, ancien vicaire de Plonéour. — En 1728-1743, Ronan Le Guellec, devint recteur de Pouldreuzic. — En 1743-1747, Yves Tromeur. — En 1747-1752, Jean Manac'h, nommé vicaire à Plogastel. En 1752-1755, Alain Gloaguen. — En 1755-1778, Jean Colin, mort à Guiler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen), avait rebâti, en 1769, l'édicule qui abrite la fontaine. — En 1779-1783, A. 0llivier. — En 1783-1785, Gloaguen. — En 1785-1791, René Rochedreux, de Concarneau, fut déporté en Espagne (1792). M. Rochedreux, vicaire de Guiler en 1790, refusa le serment et, le 20 Septembre 1791, M. Olivier, curé constitutionnel de Pouldergat, dénonçait en ces termes son voisin au District de Pont-Croix : « Le Sr Rochedreux, vicaire de Guilers, m'a apostrophé et traité de scélérat, pour avoir donné l'extrême-onction à un enfant du bourg de Pouldergat qu'il venait d'administrer sans mon agrément, qu'il eût été fâché de demander. Le même a, dit-on, annoncé, dimanche, au prône, qu'il se proposait de confesser les personnes aristocrates de Pouldergat qui s'adressaient à lui, malades ou autres. Ne prenez pas, cependant, ceci pour une dénonciation ; je ne veux pas que vous fassiez savoir que je vous ai donné connaissance de ces faits ». M. Rochedreux fut déporté en Espagne en 1792 ; il était à la Rochelle en 1801 ; recteur de Meilars en 1804, de Névez en 1813, de l'lle-Tudy en 1826 ; mourut le 28 Novembre 1827. Pendant la Révolution, Guiler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyon) fut rattaché à Landudec, dont le Curé constitutionnel se fit le dénonciateur des prêtres fidèles et de leurs adhérents. Il écrivait, le 12 Décembre 1792, au District de Pont-Croix (L. 216) : « Citoyens, vous avez en mains le pouvoir de faire exécuter les lois. Vous ne pourrez jamais y réussir qu'en faisant éloigner tous les réfractaires ecclésiastiques et en faisant, à leurs confédérés, reconnaître et suivre les lois, tels que les non conformistes de Guilaire qui refusent de reconnaître cette succursale comme annexée à Landudec, et qui commencent aujourd'hui à s'y rassembler dans l'église en sinagoge et à y chanter à haute voix l'Introït de la messe, le Gloria, le Credo, ainsi que les vêpres, disant aussi les oraisons et même le Dominos vobiscum, comme s'ils étaient sous les ordres sacrés. J'ai recours à votre ministère pour faire rentrer dans le devoir ces non conformistes de Guilaire. Les enragés de Guilaire sont Jean Le Brun, nommé maire, Alain Stéphan et Jacques son fils, Guillaume Stéphan, du bourg et sonneur de cloche, Jacques Lucas et Jacques Stéphan, qui sont les chantres et vicaires. Ils attirent à leur synagoge plusieurs de Landudec. Ainsi, je vous prie de vouloir bien y mettre ordre, autrement je me trouverai bientôt seul à l'office. COROLLER, curé de Landudec ». Le 7 Février 1793, le même Coroller renouvelait ses plaintes au District : « Citoyens, je vous dénonce le Maire de Guilaire pour réfractaire à la loi et attroupant ses confédérés dans cette chapelle, les dimanche et fêtes, à l'heure même de l'office à Landudec, et fournissant par là occasion aux prêtres réfractaires de célébrer dans cette chapelle, vu qu'il a la clef devers lui, car j'y fus hier pour célébrer la messe, et ne pus la célébrer, ne trouvant point la clef. Je demande qu'il soit tenu de remettre les clefs à Guillaume Canévet, procureur de la commune, ou à moi-même ». Landudec, 29 Thermidor l'an III (16 Août 1799), de la République Française une et indivisible (L. 246). « Citoyens, Il est enfin tems de reprimer la fureur, la rage et le fanatisme des prêtres insermentés et de leurs confédérés, surtout des prêtres insermentés soumis aux lois qui ne cessent de fanatiser et de fomenter des troubles, en bénissant ou faisant semblant de bénir les églises et cimetières où ont été les prêtres assermentés, prêchant continuellement de les haïr et de les fuire. Aujourd'hui, 8 jours, 22 Thermidor, il y avait assemblée à Guilaire ; comme cette sucursale est par la circonscription réunie à Landudec, invité par le Maire et les bons citoyens de cette commune d'y aller pour célébrer, j'y fus. A mon arrivée, les confédérés des prêtres insermentés soumis se soulevèrent et dirent hautement qu'on n'aurait point célébré. Le Maire, pour les fléchir, leur fit des instances ; rien ne pouvait les calmer ; je fus moi-même à la porte de l'église et je fus repoussé avec violence par Guillaume Le Gall et Jean Le Brun, de Kerpron, Jean Le Goff et Corentin Talidec, de Kernerven, Alain Sinoux, de Tymolott, tous en Guilaire, et quelques autres. Au grand scandale de tout le peuple, je fus obligé de me retirer sans célébrer. Cette insurrection était préparée, dit-on, par le prêtre Guellec, qui réside à Mahalon, et qui a été faire quelques enterrements à Guilaire. Ce fanatique a, dit-on, fait semblant de bénir l'église et le cimetière, en jetant l'eau bénite çà et là, pour faire entendre aux peuples que les églises et cimetières où ont été les prêtres assermentés sont sous l'excommunication papale ; il a même, dit-on, parcouru tous les villages, prêchant la même doctrine et disant d'empêcher les assermentés d'entrer désormais dans cette église. Aujourd'hui, le même Guellec doit, dit-on, présider l'assemblée qui doit se tenir dans cette succursale par les confédérés des insermentés. Cet exemple funeste de fanatisme ne peut manquer de faire beaucoup d'influence sur les communes voisines, si on n'en sappe la racine en amolestant les auteurs.... Ces prêtres qui se sont soumis aux lois et promis de vivre en paix, qu'ont-ils fait moins que les autres, qui ont sermenté ? Pourquoy ne les empêche-t-on pas enfin de troubler le peuple, puisqu'ils vont directement contre leur soumission et leur promesse de fidélité. Salut et fraternité. COROLLER, prêtre ». Liste non exhaustive des Recteurs de Guiler-sur-Goyen depuis le Concordat : - 1823 : Jean-Guillaume Bernard, de Quimperlé. - 1829 : Jacques Lullien, de Lambézellec. - 1849 : Jean-Marie Lhonnen, de Saint-Brieuc. - 1856 : Noël Coat, du Conquet. - 1876 : François Le Bras, de Plounéventer. - 1883 : Jean-Michel Poulhazan, de Cléden-Cap-Sizun. - 1891 : Jean-Marie Guillerm, de Sizun. - 1894 : Jean Jourdren, de Pleyben. - 1902 : François-Marie-René Bardouil, .... (Archives de l'Evêché). 

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PATRIMOINE de GUILER-SUR-GOYEN

l'église Saint-Justin (1885), qui succède à un ancien sanctuaire. Cet édifice religieux est consacré le 28 juillet 1885. Il comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées et un choeur : il n'y a pas de transept. Parmi les statues, on trouve celles de saint Jestin (devenu saint Justin), saint Herbot avec une baratte, saint Tugdual, saint Etienne et la Vierge-Mère. Les sieurs de Jégado Crec'holain avaient leurs armoiries au haut de la maîtresse vitre de l'ancienne église, en 1637 (H. 186) ;

Nota : L'église de Guiler-sur-Goyen, bien qu'elle soit depuis longtemps dédiée à Saint-Justin, semble avoir été originairement placée sous un autre vocable. Suivant une ancienne tradition qui devait avoir quelque fondement, le culte de Saint-Justin aurait été substitué dans cette église à celui d'un moine de Landévennec contemporain de Saint-Guénolé, Saint-Gozien ou Gouzien, dont le souvenir a persisté pendant plusieurs siècles [Note : Saint-Gozien était le patron d'une chapelle dépendant de Lanvoy (paroisse de Hanvec)]. La fontaine de Guiler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen), ainsi qu'en témoigne une déclaration du village de Kernavalen, était encore dénommée, en 1561, feunteun sent Gouzien. L'abbaye de Landévennec paraît avoir pris une grande part à l'évangélisation de cette partie de la Cornouaille où ses premiers abbés étaient honorés comme patrons de nombreux sanctuaires [Note : Les plus rapprochés de Guiler-sur-Goyen sont : l'église de Landudec dédiée à saint Tudec ; les chapelles de Saint-Guénolé du Loc (Lababan) et de Saint-Guénaël (Pouldergat)]. L'ancienne église devait remonter au XIVème siècle, la fenêtre du chevet était garnie d'une verrière datant de 1614 et contenant le blason des Jégado de Kerollain auxquels appartenaient le bourg et plusieurs autres villages. Une des cloches portait l'inscription suivante : « MISSIRE PENFRAT-BASSEMAISON, DOCTEUR DE SORBONNE, RECTEUR — MISSIRE R. LE GUELLEC, CURE — PIERRE LE BOSSER, PARRAIN — RENEE DONNART, MARRAINE — 1742 ». L'église actuelle, construite dans le style ogival, a été consacrée en 1885 par dom Anselme Nouvel, évêque de Quimper et de Léon. Le maître-autel est un don de Madame Rosalie d'Andigné, comtesse de Saint-Luc. Cet autel polychrome, en chêne sculpté, fut exécuté sur les dessins de le chanoine Abgrall. Une maison bâtie sous le rectorat de M. Lullien remplace depuis 1841 le vieux presbytère couvert en roseaux qui avait été vendu nationalement, puis racheté en 1811 par la Fabrique, pour le prix de 600 francs. Lorsqu'une vacance de la cure venait à se produire, ce qui arriva plusieurs fois au XVIIème siècle, ce presbytère était affermé à des particuliers. On y trouve comme locataire en 1679 M. Jean Calvarin, notaire, auquel avait succédé, en 1684, Guillaume Lagadic, hoste, qui payait un loyer de 30 livres. L'église possédait également, aux issues de Kersibirvic, le fonds d'une garenne nommée, en 1541, Ar Stang lan et plus tard Goaremou Boguion, ainsi que quelques rentes assez minimes sur Leurambovou, Kerguillianet, et Cosquéric. 

la croix de Ty-Vincent (XVème siècle) ;

le calvaire du cimetière de Guiler-sur-Goyen (XVIème siècle), restauré en 1856. A l'entrée du cimetière, se trouve un calvaire auquel est adossée une statue de saint Michel tenant de la main droite sa lance enfoncée dans la gueule du dragon et ayant au bras gauche un écu qui porte le chiffre de N. S. J.-C. ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerbeyou (croix sur une fontaine), Guiler (Moyen Age, 1820, 1956) ;

3 moulins dont le moulin de Deuffic, celui de Malcoualc’h, et celui de Corn-ar-Hoat ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUILER-SUR-GOYEN

La trève de Guyler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen) ne possédait, en fait de manoirs que deux petites gentilhommières, voisines l'une de l'antre, Kernec'h et Kerliongar, qui ne figurent pas sur le plan cadastral, leurs dépendances étant depuis longtemps annexées au village de Cosquéric. Kernec'h avait donné son nom à une famille établie avant le XVème siècle au manoir de Cloazrec (en Pouldergat). Kerliongar dont la maison a deux étages (Note : Il a toujours été d'usage dans ce pays de compter le rez-de-chaussée pour un étage) menaçait ruine en 1604, était tenu à domaine sous les Tréganvez, en 1524, par M. Jehan Kerrieu et par Yvon Le Bronic. En 1621, la foncialité de Kernec'hi et celle de Kerliongar appartenaient à Françoise Goulhezre, dame de Keranpape, femme de Jean Le Torcol. 

La liste suivante contient les noms de tous les anciens villages de Guyler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen) avec l'indication des familles qui les habitaient, il y a quatre cents ou cinq cents ans. Plusieurs de ces familles sont encore aujourd'hui représentées par leurs descendants. 

KERDREIN : (village des épines), tenu à domaine, en 1540, par Guillaume Celton. 

KERCARADEC : (village de Caradec), tenu, en 1535, par les enfants d'Alain Kerloueret. 

KERGUILLIANET : (village des mouches), deux tènements exploités l'un, en 1503, par Alain Le Contal et, en 1578, par Jehan Le Contal et les hoirs de Guillaume Coulloc'h ; l'autre, en 1541, par Yvan et Jehan Le Roy. 

LANSALUDO : (monastère de Saluden). Ce village, le plus important de Guyler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen) comme étendue (74 hectares), comprend trois tenues qui dépendaient autrefois de Tyvarlen et qu'exploitaient, en 1426, Guéguen Hascoet et consorts ; en 1541, Etienne Pensec et consorts et, en 1638, Henry Savina, Alain Cozic et Henry Le Friant. 

KERAMOAL : (village du Moal), deux tenues cultivées, en 1679, par Yves Guéguen et Corentin Pensec. 

KERNAVALEN : (village du pommier). En 1503, Pierre et Yves Le Saux et, en 1536, François Gourlaouen. 

KERDAGAT : (village d'Agat), appartenait en 1540 à la famille Le Baud. 

LE BOURG DE GUILER : (du roman Villare), comprenant, outre le presbytère, trois tenues. Colons en 1536, François Gourlouen, Yves Hazennec et Henry Le Scuiller ; en 1681, Henry Squividan et Le Bolzec. 

KERGOFF : (village du forgeron), tenu en 1540 par Le Roy et Hervé Le Scuiller et, en 1681, par Yves Donartz et les mineurs Scuiller.

KERGARADEC-PENANROZ :  exploité, en 1540, par Guillaume Savina. 

KERCANVET : tenu en 1541 par Guyon Le Huez et Henry Sinou. 

MOULIN DE PONTGOUALC'H (pont de la lessive), moulin à blé et à fouler, a dépendu du manoir de Kerdrein.

PELLAY ou PELLAHEZ : (penlahez, bout de la montée), exploité, en 1638, par Jean Le Bihan, Alain Le Gall, Hervé Cabon et Hervé Stéphan. 

COSQUERIC : Une partie de ce village dépend de Mahalon. 

KERIVARC'H : (anciennement Kerguymarch, nom d'homme). 

KERBEYOU : (village des tombes), qui, au XIXème siècle, appartenait aux époux Le Goff dont le fils Guillaume mourut en 1848 vicaire à Bannalec, passa par alliance à N. Sauveur (de Locronan), neveu de Mgr François Sauveur, grand vicaire et protonotaire apostolique. 

KERSIBIRVIC : (anciennement Kerbeuveret), tenu en 1550 par Alain et Henry Le Boczer et Jehan Le Scuiller. 

KERNERBEN ou KERNERMEN : (village des pierres). En 1443, M. Jehan Kerriou possédait une des tenues de ce village qu'habitaient, en 1517, Me Jehan Kerriou, — Yvon Le Friant et Henry Le Lagadec, — Jehan Le Scuiller, fils d'Henry. 

KERANARGANT : (village de l'argent). Domaniers, en 1540, André Le Scuiller et Jehan Martin. 

KERSALIOU : (village des Salles). En 1599, Jean Le Scuiller. 

KERHOANT : (Beaulieu). En 1550, Jehan Le Scuiller.

TY-VINCENT ou KERHOANT-IZELA : a gardé le nom du domanier, Vincent Le Castrec qui le cultivait en 1541. 

KERGOLVEZ  : (village des noisetiers). En 1648, Jean Pensic et Guillaume Créou. 

POULGUIERS : (mare de Guiler). Trois tenues dont une par dehors, exploités, en 1536, par Hervé Pencic. 

PENENPRAT : (bout du prateau). En 1682, Yves Le Bosser, procureur terrien de Guiler (aujourd'hui Guiler-sur-Goyen). 

LEURANBOYOU : En 1540, appartenait en partie à Yvon Le Roy, fils de Guillaume, mort vers 1490, à charge de payer 35 soulz de rente à Margarite Glazien, veuve d'Hervé Jahannic. 

KEROAT : (anciennement Kernoueret), tenu en 1540 par Pierre Le Courleau et, en 1681, par Le Lagadec.  

LESCUZ IZELA : (lieu caché, lec'h kuz) avait pour domanier en 1540 Mahe Le Coz et, en 1612, Guillaume Le Scuiller.

LESCUZ BRAS ou LE GALL : domaine tenu, en 1540, par Dominge Demoraguer et Charlotte de Portes, sa femme, demeurant au bourg de Landudec ; en 1612, par Pierre Le Berre, mari de Béatrix Le Gall, et, en 1681, par Dergat Thomas. 

STANG CORZOU : (val. des roseaux). En 1337, Yvon Stangorzou figure comme témoin dans un acte du . Cartulaire de Saint-Corentin. Jehan Pencic en était domanier en 1541 et Jean Le Friant en 1627. 

TY-PIOLOT : (anciennement Ty-Stephan) tenu, en 1540, par Yvon Gourlouan. Ce lieu porte ensuite le nom des Piolot qui, de 1659 à 1736, en possédèrent la moitié (Conen de Saint-Luc).

(à compléter)

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