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GUENGAT

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La commune de Guengat (pucenoire.gif (870 octets) Gwengad) fait partie du canton de Douarnenez. Guengat dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUENGAT

Guengat vient du breton « uuin » (bienheureux) et « cat » (combat).

La paroisse de Guengat s’est créée au détriment de celle de Plonéis et de Plogonnec. Le château de Guengat (appelé « Les Guengat »), aujourd’hui en ruine, est mentionné dès 1203. Il est le berceau de la famille Guengat. 

Paroisse du doyenné de Ploaré, sous le patronage de saint Fiacre, citée au Cartulaire de Quimper en 1368. Les seigneurs de Guengat en étaient fondateurs et premiers prééminenciers. C'était à eux que revenait le droit de porter un des brancards de la chaise épiscopale, lors de la première entrée des évêques à Quimper.

Les premiers représentants connus de la famille Guengat sont Bernard-Rolland et Guyomard, au milieu du XIVème siècle. Au XVème siècle, Jehan de Guengat est chambellan et conseiller du duc Jean V. Au XVIème siècle, Alain de Guengat, vice-amiral de Bretagne, est maître d'hôtel de la fille d'Anne de Bretagne. En 1524, il devient capitaine de Brest et suit François Ier en Italie en 1525 (il est fait prisonnier à Pavie en 1525). Le brigand Jacques de Guengat a un destin moins glorieux

La paroisse de Guengat dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. Le rôle des impositions en 1707 (E. 5.) nous montre la paroisse divisée en cinq frairies : Pencran, Saint-Alouarn, Tyrioual, le Bas, le Bourg.

On rencontre les appellations suivantes : Les Guengat (en 1203), Guengat (vers 1330).

Note : Liste des Recteurs de Guengat avant la Révolution : - 1466 : Guillaume Lesmaës, était maître de la psallette de Quimper. - 1528 : Décès de Alain Lesmaës, recteur de Guengat et de Dinéault. - 1528-1533 : Guillaume Lesmaës, recteur de Guengat et de Dinéault. - 1580 : Jean de Kerangoez, recteur. - 1614 : Décès de N. Lyeur, recteur. - 1677 : Jacques Lhonoré, promoteur et recteur de Kernével, résigne la paroisse de Guengat. - 1706 : J. Lhostis. - 1764 : Décès de Julien-Corentin Meillon. - 1764-1788 : Décès de Le Goazre de Kervélégant. - 1788-1791 : Nicolas Le Gorgeu, aumônier de l'Hôtel-Dieu de Quimper. M. Le Gorgeu prêta d'abord le serment, mais il ne tarda pas à le rétracter ; il quitta la paroisse au commencement de l'année 1792. François Palud, vicaire de Kerfeunteun, fut élu pour le remplacer, le 11 Décembre 1791. Mais l'ancien vicaire non assermenté, Nicolas Louboutin (Note : M. Louboutin, né à Guengat le 1er Mai 1754, prêtre en 1778, vicaire à Guengat, parti de Lorient pour la déportation le 1er Octobre 1797 ; de retour, il fut nommé vicaire à Plogonnec en 1805, puis recteur, et mourut le 26 Janvier 1816), continua à exercer dans le pays, et nous le voyons, en 1795, demander une cloison dans l'église, pour la séparer de la partie réservée aux assermentés. Le 13 Messidor an III (1er Juillet 1795), les citoyens Lequéau, maire, et Quemeneur, officier municipal de Guengat, exposaient au Directoire du District « que le Sr. Louboutin, ministre du culte, le célèbre dans une grange ; que sur l'invitation qui lui a été faite de remplir ses fonctions dans l'édifice destiné à cet objet, aux heures indiquées par la Municipalité, il a demandé qu'on y établit une cloison, ce qui, d'après leurs observations, ne tendrait qu'à éterniser les troubles ». En réponse à cette lettre, le Directoire prenait un arrêté « faisant défense à Louboutin d'exercer son culte avec rassemblement dans tout autre local que les édifices d'usage ». Le Sr. Louboutin étant déporté en 1797, le citoyen Palud n'en fut pas plus tranquille et reçut, en 1799, une visite des chouans, qui lui coûta cher. « Le 8 Brumaire, an VIII (30 Octobre 1799). Rapport des citoyens Palud, ministre du culte catholique, et Queinnec, agent de la commune de Guengat. - Hier, à 8 heures du soir, sont arrivés au bourg de Guengat 60 hommes armés de pistolets et fusils ; quatre d'entre eux se sont présentés chez le citoyen Palud, se disant colonne mobile, le chef se désignant Pascal. Après refus formel d'ouvrir, ils ont cherché à défoncer la porte; sur ce, la porte a été ouverte, sur leur parole d'honneur qu'il ne lui serait point fait de mal. Ils ont d'abord demandé le percepteur, qu'il leur fallait 1.500 fr. pour la caisse royale de Louis XVIII. Sur ce, le citoyen Palud a répondu que le percepteur était parti depuis deux heures. Sur ce, ils ont fouillé partout chez lui, prenant 200 francs et trois couverts d'argent. Que, de là, ils ont fait le dit Palud les conduire chez le citoyen Guillaume Cosmao, où ils ont levé 120 francs, sous le cautionnement du dit Palud, qu'ils ont requis de passer acte de la somme devant notaire ; de là, chez Hervé Le Pavec, où ils ont enlevé 180 francs ; de là, chez Michel Douérin, cabaretier, où ils ont exigé 20 écus ; puis chez le citoyen Hervé Quéinnec, agent, où ils ont pris 33 francs et une hache pour couper l'arbre de la liberté. Ayant pris toutes les dites sommes sous le cautionnement du dit Palud, auquel le commandant a donné une accolade royale, en le priant, le faisant reconduire chez lui, de rétracter son serment dans quinze jours, pour être reçu agréablement de Louis XVIII, qui va incessamment reparaître sur le trône. Arrivé chez lui, on lui a demandé du vin ; ils ont bu deux bouteilles et emporté la troisième ; ils ont pris les souliers et boucles d'argent du dit Palud, en lui laissant une mauvaise paire. Voulant prendre congé, ils ont demandé au chef : " Allons-nous directement à la maison ? " — " Oui, " a dit le commandant. Il a ajouté au dit Palud, en partant : " Il faut que tu boives à la santé du Roi ". Le citoyen Palud a demandé : Est-ce à la santé " de Monsieur ou celle du comte d'Artois " ? On lui a répondu : " A la santé de Louis XVIII ". Que, de là, ils se sont retirés environ onze heures et demie, et après s'être emparés du fusil à deux coups dont le citoyen Abgrall avait rendu dépositaire son garde de la taille de Kerdrein, ils ont pris la route de Quimper. Palud dit ne connaître aucun des individus de la bande, avoir seulement des présomptions qu'il y existait un chanoine, parce qu'ils lui avaient demandé pourquoi il n'avait pas fait comme les chanoines de Quimper, ajoutant : " Par qui avez-vous été fait prêtre ? " Sur sa réponse : " Par St Luc ", ils lui ont dit : " Tu as bon fond, mais tu as mal fini ". Après quoi, ils lui ont demandé : " Pourquoi as-tu acquis des domaines nationaux ? ". Il a répondu, cherchant un diffuge : " C'est mon père qui m'y a engagé ". — " En conséquence, ont-ils dit, tu as des biens, tu paieras tout ". Chez Quéinec, ils ont pris une hache pour couper l'arbre de la liberté, qu'ils n'ont pu découvrir dans le grand nombre dont est garni le placitre. Palud et Quéinec ont été maltraités à coups de poing et de crosse de pistolet et de fusil. Six fois, le citoyen Palud a été requis de se mettre à genoux et de dire son Confiteor, et qu'à toute reprise on tirait quelque coup de fusil ou de pistolet, on criait : " Qu'on fusille cet intrus ". Ce n'est qu'à force de leur rappeler leur parole d'honneur, qu'il a obtenu la vie. Deux de ces individus, le chef, habillé en cultivateur, l'autre, en habit court, lui ont paru d'une éducation plus qu'ordinaire, et c'est à eux qu'il déclare devoir la vie. Il n'a entendu prononcer que les noms de Bonaventure et Sans-Rémission (Note : Peut-être Saint-Quartier), sans savoir à qui on adressait ces noms ». Ce rapport fut fait, dès le lendemain matin, à huit heures, le 8 Brumaire 1799, à Plogonnec, devant Damey, commissaire du Directoire exécutif de la commune de Plogonnec. François-Marie Palud, né à Quimper, le 1er Juin 1759, prêtre en 1787, recteur constitutionnel et maire de Guengat, en devint même percepteur sous le Consulat. Retiré à Penmarc'h, il se rétracta le 15 Février 1816. Liste non exhaustive des Recteurs de Guengat depuis le Concordat : - 1802 : Louboutin. - 1805-1815 : Guillaume Le Bloas, de Spézet. - 1815-1834 : Jean-François Le Baill, de Plougonvelin. - 1834-1849 : Clet-Marie Marchand, de Cléden-Cap-Sizun. - 1849-1850 : Louis Bernard, de Quimperlé. - 1850-1861 : Jean Keranguéven, de Sibiril. - 1861-1869 : Jean-Marie Messager, de Pleyber-Christ. - 1869-1871 : Antoine Léonard, de La Feuillée. - 1871-1873 : Jean Rohou, de Roscoff. - 1873-1881 : Alfred Yvenat, de Saint-Louis, de Brest. - 1881-1883 : Sébastien Kerdavid, du diocèse de Vannes. - 1883-1887 : Jean-Marie Cadiou, de Plouénan. - 1887-1892 : François Kerbrat, de Plounévez-Lochrist. - 1892-1901 : Jean-Marie Le Bec, de Plovan. - 1901 : Charles-Yves Fermon, de Quimper, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Guengat depuis le Concordat :  - 1832 : Yves Prigent. - 1854 : Jean Quidéau. - 1861 : Louis-François de Guay. - 1865 : Edmond Le Masson-Morinière. - 1870 : Alexandre Le Grand. - 1874 : Jean-François Perrot. - 1876 : Narcisse Kerdavid. - 1891 : Joseph-Louis Bossennec. - 1894 : Emile Gourvil. - 1898 : Yves-François Gargadennec. - 1904 : Jean-Baptiste Martin. - 1909 : Alain-Marie Guyader, .... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de GUENGAT

l'église Saint-Fiacre (XV-XVIème siècle), agrandie au XVIème siècle (construction de la chapelle nord) et reconstruite en partie au XVIIIème siècle (suite à la chute du clocher en 1706). Saint Fiacre est un ermite qui a longtemps séjourné dans la forêt de Brie au VIIème siècle. L'église est un édifice de plan rectangulaire qui comprend une nef d'abord sans bas-côtés, puis communiquant au sud par deux grandes arcades avec un bas-côté sur lequel s'ouvrent le porche et la chapelle des fonts renfermant le départ de l'escalier montant au clocher. Le choeur comprend trois travées avec bas-côtés et est séparée de la nef et de son bas côté sud par un arc diaphragme. Le chevet est droit, épaulé de quatre contreforts. Au nord, deux grandes arcades donnent accès à une vaste chapelle. Une porte triomphale de la seconde moitié du XVIème siècle donne accès à l'enclos. Le clocher est foudroyé en 1706 : la chambre des cloches est reconstruite au XVIIIème siècle. La flèche, dessinée par le chanoine Jean Marie Abgrall et remontée par M. Le Naour, date de 1892. L’ossuaire (surmonté d'une chambre), situé à l'ouest du porche et accolé à la façade ouest, date de 1557 [Note : on y voit l'inscription " RESPICE FINEM 1557 "]. La nef, longue de deux travées, offre un mélange de styles. Les grandes arcades résultent des travaux de construction de la chapelle dite "de Lanascol". A l'intérieur de l'église, on trouve la chapelle de Lanascol dont le retable date du XVIIème siècle, et le gisant de saint Alouarn ainsi que celui de Marie de Trégain (XVème siècle), situés autrefois dans la chapelle de Lanascol. La chaire date du XVIIIème siècle. Sous le porche, se trouve un groupe en pierre du Baptême de Notre-Seigneur. L'église renferme un bel ensemble de statues : Vierge à l'enfant (XVIème siècle), groupe du calvaire, Pietà, saint Roch avec l'ange et le chien, saint Fiacre (XVIIème siècle), saint Visant (saint Vincent Ferrier), saint Jean, sainte Barbe, saint Michel, saint Jean Baptiste, sainte Catherine, sainte Marguerite, saint Ivy en évêque, saint Herbot, sainte Brigitte et saint Sébastien. La maîtresse vitre qui comprend cinq baies (ou lancettes) consacrées à la Passion (la Flagellation, le Portement de Croix, la Vierge éplorée, le bon larron, le Christ en Croix, le coup de lance de Longin) et une sixième consacrée à saint Fiacre, est datée de 1571. La verrière de l'autel sud comporte trois lancettes représentant saint Michel, la sainte Vierge et saint Jean-Baptiste (carton dû à un artiste de Nuremberg). La verrière de l'autel nord comporte trois lancettes de trois panneaux qui proviennent d'oeuvres diverses : les panneaux inférieurs appartiennent à un Jugement dernier, les panneaux centraux représentent des donateurs et les panneaux supérieurs représentent la Nativité, la Circoncision et le Baptême du Christ. La verrière du bas côté sud comprend quatre lancettes de trois panneaux, de provenances diverses (saint Pierre présentant deux donateurs, une Passion,...). La fenêtre du pignon ouest renferme deux panneaux de la vie de saint Fiacre : saint Fiacre et saint Faron, saint Fiacre et la Becnaude ainsi que Véronique. On y trouve une croix de procession datant de 1584. En Février 1527, une chapellenie est fondée à Guengat, par Jean Kerangoez, un des sept curés de la cathédrale de Saint-Corentin. Etant vacante par le décès d'Yves Lohéac, recteur de Saint-Evarzec, elle fut donnée à maître Eustache Guirriec. Le 10 Mars 1535, une autre chapellenie, fondée autrefois par Prigent de Saint-Alouarn, étant vacante par le décès de Jean Thomas, fut donnée à Alain du Marhallac'h, clerc, sur la présentation de Jeanne de Guer, tutrice de son fils, Ronan de Saint-Alouarn. Le 13 Janvier 1546, Dom Prigent Guillou, prêtre, demeurant au village de Keranbouc'h, fonda une chapellenie en l'honneur de Notre-Dame de Lorette, sur l'autel de ce nom, hors le choeur, du côté du Midy, à charge d'une messe basse chaque semaine, le samedi ;

Nota 1 : Elle a un aspect vieillot, l'église de Guengat, avec ses murs un peu bas, couverts de lichen argenté, et cependant elle ne doit dater que de la fin du XVème siècle ou du commencement du XVIème. Du côté Sud, on voit un ossuaire à deux baies en accolade, avec l'inscription : 1557 — Respice finem, Pensez à votre fin dernière ; puis un porche, dans le genre des constructions du gothique flamboyant, surmonté d'une chambre éclairée par une fenêtre s'ouvrant sur la façade. Plus loin, trois grands pignons, dont deux ont été restaurés après les dégâts occasionnés par la chute du clocher, et sur lesquels on trouve l'inscription suivante : V : ET : D : MI : I. LHOSTIS : RECTEVR — V : M : QVEMENER . C — Y : M : F : IVZEAV : P : G : LIZEN : F : LAN : 1706. A l'abside, le grand pignon du sanctuaire est d'effet imposant, avec ses contreforts et sa large fenêtre à six baies. A l'intérieur, nous trouvons un plan fort original et très irrégulier. Au bas, la nef latérale Nord s'élargit sur l'espace de trois travées, de manière à former une vaste chapelle, autrefois chapelle seigneuriale des Lanascol ou Quimper. On y trouvait une tombe de cette famille avec deux gisants, couchés côte à côte, qui représentent, selon M. Pol de Courcy Hervé de Saint-Alouarn et sa femme, vivant en 1426. Cette tombe est maintenant transportée dans l'ancien ossuaire, au bas du collatéral Sud. Plus haut que le porche, apparaît le bas-côté Sud, qui fait défaut au bas de la nef. Deux gros piliers ronds, au bas du choeur, portent le clocher. Quelques vieilles statues, d'excellent style, sont conservées à la fin du XIXème siècle dans cette église : Saint Fiacre, le patron, saint Jean-Baptiste, saint Roch, avec ange et chien ; Notre-Dame, couronnée, avec l'Enfant-Jésus qui tient une pomme ; sainte Barbe, sainte Catherine, sainte Marguerite ; saint Michel ; saint Divy, évêque ; saint Vincent-Ferrier ; saint Sébastien ; Sauveur du Monde, bien drapé ; Notre-Dame-de-Pitié ; autrefois un saint Jean l'Evangéliste, en grès, malheureusement mutilé, et actuellement au musée de l'Evêché. En face de la chaire, un Christ en croix entre la Sainte Vierge et saint Jean. Dans le porche, au-dessus de la porte, le baptême de Notre-Seigneur, avec ange tenant respectueusement la robe du Sauveur. Les sablières du choeur sont ornées de sculpture, assez grossières, dans les quelles on reconnaît un lièvre blanc, guen gad, jeu de mot sur le nom de la paroisse. On y voit également : 1° un sanglier poursuivant un renard, allusion aux deux grands seigneurs de la paroisse : Guengat, dont les armes portaient des hures de sanglier et saint Alouarn, al louarn, le renard ; 2° Un prêtre tenant d'une main un livre et de l'autre un calice ; saint Fiacre, portant un livre et une pelle ; 3° Un homme portant un sac d'écus ; 4° Un tonneau en perce des deux bouts ; d'un côté, une femme emplit un broc, de l'autre, un homme emplissant le même office. Ce qui fait surtout la richesse de cette église, ce sont les vitraux anciens qui décorent cinq de ses fenêtres. - A) Abside, fenêtre au-dessus de l'autel Nord, composée de trois baies, terminée carrément, sans tympan. Les trois panneaux du bas sont empruntés a une grande scène du Jugement dernier et devaient occuper primitivement une autre fenêtre. 1° Cinq bustes d'Apôtres, parmi lesquels on reconnaît saint Pierre, portant les clefs, et saint Jean, tenant une coupe d'où sort un dragon ; 2° Cinq têtes de Saintes-Femmes, dont l'une porte un vase de parfums ; 3° Groupe de cinq anges, l'un jouant de la trompette, les autres ayant les mains jointes ; 4° Saint Michel, portant la croix et la balance, présentant un seigneur donateur ; 5° Saint Jean-Baptiste, présentant un seigneur et une dame ; 6° Saint Pierre, portant les clefs, présentant un seigneur et une dame ; 7° Nativité : la Sainte Vierge et saint Joseph à genoux devant l'Enfant-Jésus couché sur la paille ; 8° Circoncision : le grand prêtre est coiffé d'une mitre ; 9° Baptême de Notre-Seigneur. Les trois baies sont couronnées par des dais Renaissance, d'une bonne composition. - B) Maîtresse-vitre. — Six baies. — La Passion. 1° Notre-Seigneur, chargé de sa croix ; 2° Portement de croix ; 3° 2ème, 3ème et 4ème baies : Crucifiement : on attache à la croix le mauvais larron, vêtu d'une chemise et la corde au cou. A côté de lui, se tient un démon, tandis qu'un ange emporte au ciel l'âme du bon larron. Chose étrange, le mauvais larron tient une petite croix entre ses mains enchaînées. Au bas, se trouve la Sainte Vierge en pamoison, assistée de saint Jean et des Saintes-Femmes. Au pied de la croix est la Madeleine, puis des bourreaux, le centurion à cheval. Sur le harnachement de ce cheval et les bordures des vêtements des personnages, sont des semblants d'inscriptions, composées d'une suite de lettres sans liaison ni sens, telles qu'on les voyait encore, avant le dernier quart du XIXème siècle, sur les habits des paysans de la région de Pont-l'Abbé ; 4° 5ème baie. Déposition de Notre-Seigneur de la Croix, par Joseph d'Arimathie et Nicodème : au bas est la Sainte Vierge, soutenue par saint Jean et les Saintes-Femmes, portant des aromates ; 5° 6ème baie. Au haut, Notre-Seigneur ressuscité, sortant du tombeau ; 6° Au bas, saint Fiacre, patron de l'église, vêtu d'une robe blanche et d'un scapulaire et capuce rouge ; il tient un livre ouvert et une bêche de jardinier. Au bas de ce panneau, est inscrite la date : LAN 1571. La scène du crucifiement et celle de la descente de croix dans ce vitrail sont presque identiques aux mêmes sujets représentés dans la maîtresse-vitre de Gouézec. Les soufflets du tympan sont occupés par des anges portant les instruments de la Passion : croix, colonne, fouet, verges, couronne d'épines, clous, échelle, marteau, tenailles, vase de myrrhe et d'aloès ; dans le panneau central, un agneau crucifère. Six panneaux contiennent des écussons dont les blasons ont disparu. - C) Au-dessus de l'autel Sud, trois baies : 1° Saint Michel ; 2° Notre-Dame assise, portant l'Enfant-Jésus ; 3° Saint Jean-Baptiste. D) Bas-côté Sud, près de l'autel, quatre baies : 1° Saint Michel, présentant un seigneur donateur et une dame. Le seigneur est vêtu d'une cotte d'hermine au chef endeuché de sable ; 2° Saint, à genoux, vêtu d'une peau de bête, entouré de nuées et surmonté d'un arc-en-ciel. Ce doit être Noé ou le prophète Elie ; 3° Quatre anges, les mains jointes ; un cinquième, sonnant de la trompette. Ce sujet doit être la continuation du troisième panneau du vitrail A) ; 4° Deux ou trois saints, dont un tient une épée ; 5° Notre-Seigneur fait prisonnier ; baiser de Judas ; 6° Notre-Seigneur devant le Grand-Prêtre ; 7° Sainte Catherine, présentant un seigneur et une dame. La cotte du seigneur est armoriée d'hermines au chef endenché de sable ; 8° Notre-Seigneur attaché à la colonne et flagellé ; 9° Sainte Barbe, présentant un seigneur et une dame. Le seigneur porte une cotte de gueules à trois losanges d'argent, 2 et 1. La dame a une robe d'azur au lion rampant d'or, couronné et lampassé d'argent ; 10° Notre-Seigneur eu croix. Le bon larron, regardant le ciel ; le mauvais larron, la tête renversée vers la terre. Au pied de la croix, Notre-Dame, soutenue par saint Jean ; puis deux pharisiens ; 11° Notre-Seigneur ressuscité ; 12° Sainte Marie-Madeleine, présentant un seigneur et une dame, portant tous deux d'azur au lion rampant d'or, couronné et lampassé d'argent. Ce sont, peut-être, les armes de Kerigny, Sr. de Kervrac'h. Dais flamboyants : dand le tympan, deux anges jouant de la viole ; croix, échelle, deux écussons détruits. - E) Fenêtre au-dessus de la porte Ouest, au bas de la nef ; trois baies ; deux panneaux seulement sont conservés : 1° Femme entrant dans une maison, suivie d'une autre qui porte une quenouille. Cette scène pourrait bien se rapporter à l'histoire de saint Fiacre, patron de la paroisse. On trouve quelque chose d'analogue au jubé de Saint-Fiacre du Faouët ; 2° Un évêque en chape et mitre, ayant devant lui un moine portant la tonsure monacale, les mains jointes, vêtu d'une robe blanche et d'un scapulaire bleu. Ce pourraient être saint Faron, évêque de Meaux, et saint Fiacre, auquel il concéda des terres (M. Abgrall, 1911).

Nota 2 : Le calice a un pied à six lobes aigus, décorés de rayons flamboyants ; au-dessus est un édicule à six niches en accolade, encadrant des figures sur un fond d'émail ; la tige est hexagonale ; le noeud plat, orné de six boutons d'émail, et le bas de la coupe est garni de rayons courbes. La croix a la tige et les bras cylindriques, les extrémités terminées par des boules à godrons. De chaque côté du Christ, sont les statuettes de la Sainte Vierge et saint Jean, portées sur deux consoles, au-dessous desquelles est un gros noeud formé de deux étages de niches à coquilles, abritant les statuettes des douze Apôtres. Aux pieds du Christ est un médaillon ovale, contenant un gros cabochon. Au haut de la niche de la face antérieure, est gravée la date de 1584. Cette belle pièce d'orfèvrerie mesure 1 m. 30 de hauteur. La croix et le calice furent donnés, dit M. de Courcy, à l'église par Alain de Guengat, vice-amiral de Bretagne, capitaine de Brest et maître d'hôtel de François Ier, en 1527. Mort en 1532. Cela est peut-être vrai du calice, mais non de la croix, qui porte la date de 1584 (M. Peyron).

la chapelle Sainte-Brigitte (XVII-XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. Le mur ouest supporte un clocheton couronné d'un dôme et d'un lanternon portant un écusson qu'entoure le collier Saint-Michel. La cloche de bronze est fabriquée en 1827 par Raynal à Lorient. L'intérieur de la chapelle est fait d'une seule nef sans piliers. L'autel et le retable datent du XVIIème siècle : le retable, encadré de deux colonnes corinthiennes, est formé d'un panneau central à six compartiments représentant la vie de sainte Brigitte de Suède en bas-relief. Cette sainte est née en 1303 en Suède, de famille royale, et devient veuve en 1344. Elle mène ensuite une vie de pénitence, d'austérité et de charité, et meurt à Rome en 1373 après avoir fondé l'ordre du Saint-Sauveur. On trouve dans la chapelle deux statues de sainte Brigitte, l'une en plâtre et l'autre en bois polychrome. Taxée 5 livres 15 sols au rôle des décimes en 1783, ce qui prouve qu'elle était très fréquentée, car la taxe ordinaire des chapelles est de 1 livre 15 sols ;

l'ancienne chapelle Saint-Sauveur, située jadis à Lestraon et aujourd'hui disparue. La statue du Sauveur aurait été transportée dans l'église paroissiale. C'est dans cette chapelle que le Père Maunoir aurait guéri miraculeusement un nommé Toullec, lors de la mission de 1658 ;

le calvaire du placitre de l’église de Guengat (XVème siècle). Calvaire à trois croix, restauré au XIXème siècle. Il comporte le groupe de la déposition de Croix et trois fûts, un à écots pour le Christ et deux lisses pour les larrons. La croix principale est postérieure au reste du calvaire. Au pied de la croix principale on trouve une Pietà. La Vierge tient son fils, aidée de Nicodème et de Joseph d'Arimathie, derrière, deux saintes femmes. Egalement sur la face avant du calvaire, on voit saint Fiacre et le Christ à la Colonne. En arrière, on trouve saint Jean-Baptiste et sainte Marguerite ;

le calvaire du cimetière de Guengat (XVIème siècle), restauré en 1900. Le crucifix est monté sur un fût du XVIème siècle ;

la croix de chemin (XVème siècle) de Rumerdy, restaurée en 1912 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kergaradec (1826, 1897), Kergoat (1947), Pellavan (1923) ;  

les vestiges du château de Guengat (XV-XVIème siècle). Berceau de la famille du même nom, le château est mentionné en 1203. Le seigneur de Guengat avait le privilège de porter, avec trois autres de ses pairs, la chaise de l'évêque lors de son entrée à Quimper. Des quelques éléments qui subsistent, la partie la mieux conservée est la courtine occidentale, limitée au nord par une tour. Les restes d'une tour engagée dans la courtine orientale sont encore visibles, ainsi que des éléments sculptés tels des pièces d'accolades du XVIème siècle et des fragments de porte du XVIIème siècle. Sur un puits, on voit encore les armes de Guengat écartelées de Kergolay. Durant les guerres de la Ligue, Jacques II de Guengat prend le parti du roi Henry IV : les ligueurs de Quimper assiègent alors le château en mars 1591. Jacques de Guengat est nommé chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, le 29 avril 1603 ;

le manoir de Saint-Alouarn (XVI-XVIIème siècle). Du manoir seules subsistent une grande salle et une tour d'escalier. En 1596, le fameux brigand La Fontenelle investit le manoir et les partisans de la monarchie y mettent le feu en 1597. Le corps du logis a été restauré en 1656 (date gravée sur le cadran solaire de la tour) ;

la fontaine Saint-Fiacre (1666), située au bourg, non loin du lavoir. La niche abrite la statue de saint Fiacre, patron de la paroisse. Sa source alimente un lavoir ;

la fontaine Saint-Divy ou Saint-Yvi (1530), située sur la route de Quimper. On y voit un écusson mi-parti de Guengat et de Langueouez (symbolisant le mariage de Jacques de Guengat avec Jeanne de Talhouët, dame de Langueouez, en 1529) ;

la fontaine Saint-Jean-Baptiste, restaurée en 1875 ;

la fontaine Sainte Brigitte, restaurée en 1895 et située au nord de la chapelle Sainte Brigitte ;

la fontaine du Loscoat ;  

la maison de Kernogant (1855). Les fenêtres ont été agrandies en 1949 ;

la maison de Kermarc ou Kermac'h (XVI-XVIIIème siècle). Les deux petites ouvertures avec linteau en arc segmenté sont caractéristiques du XVIIIème siècle : l'un deux porte la date de 1773 ;

7 moulins dont le moulin de Launay, de Saint Alouarn, de Kervroac’h, de Lanhalou, Roux, de Guengat, de Keramouster,

A signaler aussi :

la découverte de haches polies et de tumuli (époque néolithique et âge du bronze) ;

des urnes cinéraires gallo-romaines ;

des objets paléolithique à Kervouster ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUENGAT

- Alleno, Sr. de Saint-Alouarn : d'argent à trois hures de sanglier de sable, arrachées de gueules ; devise : Mad e quelen e peb amzer.

- Guengat, Sr. du dit lieu : d'azur à trois mains dextres appaumées d'argent en pal ; devise : Tensor, et Léal à ma foy.

- Kerigny, Sr. de Kervrac'h : d'azur au lion d'or.

Nota : Kerigny (de), sr. de Kervrac'h, paroisse de Guengat, et de Kerdrein. Réformes et montres de 1426 à 1481, dite paroisse, évêché de Cornouailles. Blason : D'azur, au lion d'or. Famille fondue dans Tivarlen, qui elle-même dans Rosmadec et de Ploeuc. René de Kersauson épousa, en 1492, Catherine de Kerigny, fille de Maurice, sr. de Kerigny et de Kerdrein, et de Jeanne de Rosserf. Catherine de Kerigny dut mourir en 1503, car cinq ans après, en 1508, René de Kersauson épousa, par contrat du 29 octobre, Jeanne de Lézivy, veuve de Pierre de la Lande. Les Lézivy étaient srs. dudit lieu, en Saint-Divy, évêché de Léon. Blason : D'argent, à trois chevrons de sable. Cette maison s'est fondue dans Mescam, qui elle-même dans Audren de Kerdrel et Huon de Kermadec.

- Kernicher, Sr. de Kerguéguen : d'azur à trois mains dextres d'argent, un fer d'épieu de même en abyme.

- Saint-Alouarn, Sr. de Kervéguen. Daniel, abbé de Quimperlé (1521-1553), portait d'azur au griffon d'argent.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Guengat étaient présents :

Morice de Kerlegui, archer en brigandine ;

Michel le Roz, archer en brigandine ;

Pierre Guillaume, archer en brigandine, que le dict Kerlegui a fait comparoir pour luy, parce qu'il est indisposé à servir.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Guengat apparaissent :

Le sieur de Guengat, default ;

Le sr. de Saint Alouarn, conseiller au siège de Quimper-Corentin, présent, dict estre exemt, et neanmoins dict avoir baillé sa déclaration d'arcquebusier à cheval ;

Maître Jehan Elias, sr. de Gerangoet, présent, dict qu'il est sous l'esdict.

(à compléter)

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