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GOUEZEC

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La commune de Gouézec (pucenoire.gif (870 octets) Gouezeg) fait partie du canton de Pleyben. Gouézec dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOUEZEC

Gouézec vient de « Gouesnou », compagnon de saint Paul-Aurélien.

Démembrement probable de Briec, Gouézec, soumise à l'abbaye de Landévennec, est paroisse dès le XIème siècle. Gouézec est certainement une fondation monastique créée par un saint personnage du VIème siècle, comme le suggère une mention au XIIème siècle du « minihi » de son église. La paroisse de Gouézec dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille. 

La paroisse de Gouézec, sous le patronage de Saint-Pierre, nous est connu dès le commencement du XIVème siècle (1310) par deux pièces du Cartulaire do Quimper (nos. 164 et 165), qui nous apprennent qu'à cette époque, un nommé Yves, recteur de cette paroisse, était dépositaire, à Quimper, du sceau de la juridiction séculière de l'Evêque Alain Morel. Les actes du procès de canonisation de Saint-Yves nous apprennent également que le Saint résida quelque temps dans un manoir de cette paroisse, appartenant à la famille de Pestivien, et c'est, sans doute, en mémoire de ce séjour du Saint qu'une chapelle lui fut dédiée, dont il ne reste que les ruines, au manoir de Kerriou. Voici ce que rapportent les actes du procès de canonisation, datés du mois de Juin 1330. « Jean de Pestivien, chevalier, 4ème témoin, âgé d'environ 50 ans, ayant déclaré qu'il avait entendu Yves de Tréguier prêcher dans plusieurs églises, notamment à la cathédrale de Quimper, et même sur les routes, les juges lui demandèrent s'il pouvait citer quelques-unes de ces prédications en pleine route. Et le témoin répondit qu'un samedi du mois d'Août, un an environ avant la mort d'Yves de Tréguier, arrivée en 1303, lui, Jean de Pestivien, se rendait à pied à Saint-Renan, par Quimper, quittant, en compagnie du bienheureux Yves, un manoir que possédait son père à Gouézec. Dans ce pieux pèlerinage, il était suivi de ses trois sœurs Thyphaine, Plaisie et Bienvenue, ainsi que de plusieurs autres personnes ; or, en route, saint Yves, remarquant qu'une de ces dames était fatiguée, il pria de s'arrêter à un certain carrefour, et commença à prêcher la parole de Dieu, lorsque survint un certain chevalier, seigneur de Quoetpont, qui chevauchait avec un autre compagnon. Celui-ci, descendant aussitôt de cheval, s'apprêta à entendre la prédication ; mais comme le seigneur de Quoetpont passait outre sans se soucier de la parole de Dieu, il fut rudement apostrophé par le Saint : « Regardez donc cet individu qui passe fièrement, n'ayant de goût que pour les pompes et artifices du démon ; s'il y avait ici quatre filles de joie et un tambourin du diable, il se serait bien empressé de s'arrêter ; mais pour entendre la parole de Dieu c'est autre chose. Je prie Dieu qu'il soit châtié dans sa chair, pour qu'il puisse faire pénitence avant de mourir ». La punition ne se fit pas longtemps attendre : quinze jours après, le seigneur de Quoetpont fut saisi d'une paralysie, qui le retint plus d'un an au lit. Un neveu du malade, demandant un jour à la mère du témoin, le seigneur de Pestivien, quel pouvait être le remède de cette maladie, celle6ci répondit que ce mal devait être l'effet des paroles de saint Yves, et qu'il n'y avait pas d'autre remède que de se vouer au saint prêtre de Tréguier. Le neveu s'empressa de rapporter à son oncle ce qu'il venait d'apprendre ; celui-ci se voua immédiatement à saint Yves, et promit de se faire transporter à son tombeau, où il recouvra la santé ».

On rencontre les appellations suivantes : Vicaria Unoeduc (XIème siècle), Goethuc (XIIème siècle), Goezec (vers 1330), Goezeuc (en 1368).

Note 1 : En 1738, le recteur, René Calloch, protestait de toutes ses forces contre un abus intolérable, qui compromettait d'une manière évidente la salubrité publique. Un mal épidémique s'étant répandu dans la paroisse, la mortalité s'était accrue dans des proportions d'autant plus inquiétantes que, malgré les défenses réitérées de l'autorité, on tenait à inhumer les cadavres dans les églises et qu'à Gouézec, particulièrement, ces inhumations se faisaient avec si peu de précaution, à une si petite profondeur, en se servant pour pierre tombale de dalles d'ardoises d'une faible épaisseur, si bien que des exhalaisons mortelles se répandaient dans l'église et allaient jusqu'à ternir les dorures du retable. Dans un mémoire, le Recteur cite plusieurs faits à l'appui de sa plainte. En 1719, le Recteur d'alors fit creuser au cimetière une fosse pour l'enterrement d'un cadavre ; mais un parent du défunt, Yves Le Seach, s'y opposa, « mit par dérision une grosse pierre dans la fosse, qu'il combla de nouveau ». Le Recteur protesta et lut les arrêts qui s'opposaient aux inhumations dans les églises ; et alors, ajoute M. Coroller, dans son mémoire : « Leur fureur éclata par un coup de fusil, qui rompit les fenêtres du Recteur. C'est ainsi que, dans la paroisse de Gouézec, le bruit des armes a fait taire l'oracle de la Cour, leges inter arma silent ». Autre scène : Laurent Gadal, voulant faire inhumer sa femme, chargea ses valets de creuser une fosse dans l'église. Ceux-ci trouvèrent un cadavre encore entier et, pour faire place à la femme de leur maître, ils n'hésitèrent pas à « arracher la tête sanglante (?) et encore toute chevelue du cadavre récemment inhumé, et à en rompre tous les membres. Cette exécrable licence, qui fait rougir la nature même, mit en fuite tous ceux qui étaient dans l'église et les saisit d'une juste horreur ». Malgré tout, à une date plus récente, le 21 Septembre 1736, « Guillaume Caugant ordonna de percer dans l'église pour y enterrer Yves Le Moal. Malgré l'opposition du Recteur, on leva différentes pierres tombales, et on y enterra définitivement le corps à fleur de terre. Les prêtres présents voulurent s'y opposer ; un grand tumulte s'en suivit, et les prêtres, quittant l'église, allèrent, suivis de la population, réciter les dernières prières au cimetière, près de la tombe qui avait été ouverte pour recevoir Yves Le Moal, pendant qu'on enterrait le corps, sans prêtre, dans l'église. A la protestation du Recteur, Caugant disait bien haut : "Opposez-vous tant qu'il vous plaira, je ne m'embarrasse pas de votre opposition"  ». (M. Peyron).

Note 2 : Liste non exhaustive des Recteurs de Gouézec avant la Révolution : - 1310 : Yves, recteur. - 1394-1405 : Nicolas an Corr. - 1512-1530 : Décès d'Alain Trégain, chanoine ; était, en outre, recteur de Moëlan, Clohars-Carnoët, Plouyé, Briec, Gourin, Beuzec-Cap-Sizun et du Faouët. - 1530-1534 : Décès de Louis Kerguern, chanoine et recteur de dix autres paroisses. - 1580-1583 : Décès de François Kergadalen. - 1596-1603 : François Bourelly. - 1642 : Georges Ferrand, chanoine. - 1671-1679 : J. Le Moine. - 1725 : Julien Gouézel. - 1736-1738 : René Le Calloc'h, bachelier en Sorbonne. - 1769-1773 : Le Pape. - 1773-1787 : François Le Foll. - 1788 : Yves David, ancien vicaire de Gouézec; il prêta serment, et fut tué par les chouans, lors de l'expédition du Pont-de-Buis, en Juin 1795. Liste non exhaustive des Recteurs de Gouézec depuis le Concordat : - 1803-1809 : François Guinement, de Bolazec, devint curé d'Elliant et aumônier de la Retraite, à Quimperlé ; décédé le 3 Décembre 1825. - 1809-1814 : Jean Quéré, de Scrignac ; décédé le 22 Décembre 1814. - 1814-1821 : Jean-Marie Kermel, de Crozon. - 1821-1822 : Jérôme Lochou. - 1822-1823 : André Le Boulc'h, de Roscoff. - 1823-1867 : Jean-Louis Keranguéven, de Ploudaniel. - 1867-1875 : René Péron, de Langolen. - 1875-1882 : Noël Marchand, de Cléden-Cap-Sizun. - 1882-1910 : Guy-Marie Caër, de Plouénan. - 1910 : François Colin, de Guipavas, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Gouézec depuis le Concordat : - 1827 : Nicolas Jaffrès. - 1831 : Pierre-Marie Jaouen. - 1832 : Jean-Marie Cozic. - 1846 : Herlé Belbéoc'h ; Cyprien Guillou. - 1872 : Yves-Louis Le Bihan-Poudec. - 1873 : Yves-Marie Thépaut. - 1875 : Louis Keraudren. - 1877 : Constant Castel. - 1882 : Jean-Marie 0llivier. - 1883 : Jean-Louis-Marie Le Dez. - 1883 : Jean-Marie Le Bras. - 1888 : Emile-Joseph Jean. - 1893 : Jean Bianic. - 1894 : Paul-Marie Le Fur. - 1897 : Jean Briant, .... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de GOUEZEC

l'église Saint-Pierre (XVIème siècle). Edifice en forme de croix latine avec choeur légèrement débordant, elle comprend, outre la travée du clocher encastré, une nef avec bas-côtés de six travées terminée par une chevet droit. Deux chapelles en ailes forment faux transept au droit de la dernière travée. La sacristie date de 1724 et porte l'inscription "Missire Julien Gouezel, R. Laurans Briand. Fab. 1747". Le chœur date de 1899. Le clocher à deux galeries date de 1747. La chaire date du XVIIIème siècle. Le mobilier comprend un groupe de saint Yves (XVIIème siècle). La maîtresse vitre, datée de 1571, est ornée d'un vitrail consacré à la Passion : le carton de la maîtresse vitre de la Passion est attribué au graveur anversois Jost de Necker, peintre de l'empereur Maximilien à la cour d'Augsbourg. Parmi les statues, on trouve celles de saint Pierre, saint Corentin, sainte Catherine (XVIème siècle), saint Diboan en diacre, saint Yvi en évêque, saint Nicolas, la Vierge-Mère, un Ecce Homo, un Christ attendant le supplice ;

Nota 1 : L'église, sans avoir grand aspect extérieur, offre tous les caractères de la première moitié du XVIème siècle, tout particulièrement dans le petit porche Sud et la porte ornée percée dans le même côté de l'édifice. Le clocher, à double rang de balustrades saillantes et à flèche octogonale, est de construction plus récente, 1747, date gravée au-dessus de la porte Ouest. A l'intérieur, ce qu'il y a de plus remarquable, c'est la maîtresse-vitre, contenue dans une fenêtre à quatre baies. Dans les trois baies de gauche, est représentée la Crucifixion, Notre Seigneur en croix, et les deux larrons. Autour de la croix du Sauveur, sont un certain nombre de personnages à cheval : saint Longin lui perçant le côté de sa lance, le centurion, les princes des prêtres et les pharisiens, le montrant du doigt avec dérision ou l'apostrophant avec mépris, puis des soldats portant des lances et l'éponge au bout d'une hampe ; Marie-Madeleine étreint le pied de la croix et lève les yeux vers son Maître crucifié. Plus bas, des soldats et des juifs se disputent. les vêtements du Sauveur et dégainent leurs glaives et leurs dagues pour trancher ces dépouilles et aussi pour se frapper mutuellement. Dans la dernière baie de gauche, la Sainte Vierge semble s'affaisser de douleur, et est soutenue par saint Jean et entourée par les Saintes Femmes. Au-dessus du bon larron, un ange emporte son âme au ciel. A la croix du mauvais larron est appliquée une échelle par laquelle on semble le hisser pour le crucifier ; il est vêtu d'une chemise flottante et a l'air tout résigné, ce qui semble un contre-sens ; un diable rouge est à ses côtés et lui souffle à l'oreille de mauvais sentiments. Certains détails de cette scène sont la réplique exacte de ce que l'on voit dans le vitrail de Tourc'h, datant de 1550, spécialement saint Longin, la Madeleine, les soldats se disputant les vêtements et l'évanouissement de la Vierge. Dans la quatrième baie, à droite, on a représenté la DESCENTE DE CROIX. Joseph d'Arimathie et Nicodème, aidés de leurs serviteurs, descendent avec respect le corps de Notre Seigneur. Près des pieds du Sauveur, est la Madeleine, tenant entr'ouvert son vase de parfums. Plus bas, se reproduit presque identiquement la scène du spasimo de la Sainte Vierge, encore soutenue par saint Jean et par une Sainte-Femme. — Au-dessus, dans un des soufflets, se trouve une troisième reproduction du même sujet. Dans le soufflet du milieu est un Père-Eternel tenant la boule du monde ; puis, par ailleurs, quelques fragments indéterminés. Liste des statues au début du XXème siècle : Au-dessous de l'autel Nord, est un groupe de Saint-Yves, entre le riche et le pauvre, provenant de la chapelle de Saint-Yves dont il sera parlé plus loin. Le saint Justicier se tourne vers le pauvre qui le supplie, tandis qu'il se détourne du riche qui veut le corrompre à prix d'or. Le pauvre porte une besace, a le bas des jambes couvert de molletières et est vêtu d'un habit troué et rapiécé. Le riche a des cheveux longs, mouche et moustache Louis XIII, souliers è boucles et tient d'une main son chapeau à grand panache, tandis que, de l'autre, il offre au Saint des pièces d'or. Autres statues : Notre-Dame, Vierge-Mère, posant les pieds sur le croissant de la lune. Saint Pierre. Notre-Dame du Rosaire, entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. Trois saints évêques, dont un saint Corentin et un saint Nicolas. Saint Diboan, représenté en diacre, comme saint Laurent, mais sans gril. Ecce-Homo. Sainte Catherine, de la période gothique. Au-dessus de la porte de la sacristie, est gravée cette inscription : MISSIRE . IVLIEN . GOVEZEL . R . LAVRANS . BRIAND . FA . 1724 . A l'entrée du chœur, dans le pavé, est incrustée une plaque en cuivre portant cette épitaphe : t ICI . REPOSE . LE . CORPS - DE - R . P . GVILLAVME . LE . ROVX - MISSIONNAIRE . JESVITE - MORT . EN . ODEVR . DE . SAINTETE - PENDANT . Q'VIL . PRECHAIT - UNE . MISSION - DANS . CETTE . PAROISSE - EN . 1725. Le coeur de ce saint missionnaire se trouve dans la vieille église de Lothey, parce qu'il est mort au château du Guilly, en cette paroisse. Sur les cahiers de l'église de Lothey, pour l'année 1725, on trouve écrit : « En l'année 1725, le 17 du mois de Juillet, a été inhumé par Monsieur Guillaume Tromeur, Recteur de Leuhan, vers six heures du soir, dans notre Eglise paroissiale de Lothey, du côté l'Evangile, le coeur du Révérend Père Guillaume Le Roux, missionnaire Jésuite, mort le même jour, à trois heures du matin, au manoir du Guilly, après avoir reçu tous ses sacrements . Le corps du Révérend Père, après avoir été dans notre Eglise pendant le temps voulu pour faire les cérémonies ordinaires, a été donné par Nous, prêtres et paroissiens de Lothey, à Monsieur Julien Gouézel, Recteur de Gouézec, pour être inhumé dans son Eglise où le Père Le Roux avait commencé une mission, et ceci à cause de la mission, aux prières et aux demandes du Révérend Père François-Xavier de Coëtlogon, son supérieur, Recteur du Collège des Pères Jésuites à Quimper, et d'après les demandes de Messieurs les Missionnaires, selon l'avis du monde et de ceux qui faisaient leur mission en l'Eglise paroissiale de Gouézec. Et ont signé : G. TROMEUR, prêtre, recteur de Leuhan ; Yves ROPARZ, prêtre ; H. TOULANCOAT, recteur d'Edern ; Abibon-Paul LE COZ, prêtre, curé de Blévin ; Yves BALC'H, prêtre ; Julien GOUEZEL, recteur de Gouézec ; Bertrand LE DAVID, prêtre ; G. H. CHIRON, Jésuite missionnaire ; G . F . FLOC'H, prêtre, nommé par Monseigneur l'Evêque pour tenir lieu de Recteur, en la paroisse de Lothey » (M. Abgrall, 1910).

la chapelle Notre-Dame-de-trois-Fontaines (XVI-XVIIIème siècle), ancienne propriété de l’abbaye de Coat Malouen. L'édifice comprend une nef avec bas-côté nord de cinq travées, un transept séparé de la nef par un arc diaphragme et un choeur polygonal à noues multiples. Le clocher, terminé en dôme octogonal, s'amortit en lanternon : il est accosté au nord d'une tourelle d'escalier et a été refait à la fin du XVIIème siècle ou au début du XVIIIème siècle. La tribune en bois sculpté date de 1671. La peinture murale date du XVIIème siècle. La verrière de la Transfiguration date du XVIème siècle : on y voit aussi des restes de vitraux consacrés à la Passion et à la Vie de la sainte Vierge. Parmi les statues, on trouve celles de la Vierge-Mère, saint Herbot, saint Diboan, saint Hervé, saint Michel, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Marc et une Pietà. A signaler également dans le pavage, les armes de Guyon de Quellenec et de son épouse Jeanne de Rostrenen. Près de la chapelle se trouve les trois fontaines qui lui ont donné son nom ;

Nota 2 : Cette chapelle, située au bord de la route de Quimper à Pleyben, doit cette dénomination aux trois fontaines qui l'avoisinent, ou plutôt qui la précèdent, devant la façade Ouest. Deux d'entre elles sont très simples, mais la troisième est surmontée d'un édicule gothique en granit, formant voûte et toit, comme on en trouve à bon nombre de nos chapelles de pèlerinage, et notamment à Notre-Dame de Quilinen, en Landrévarzec. C'est à cette fontaine spécialement que s'attache la dévotion des fidèles ; on l'appelle fontaine de Notre-Dame, et les deux autres, fontaines de Saint-Jean et des Trois-Marie. Une légende locale a cours à propos de ces sources : Une pauvre mère de famille mourut en mettant au monde deux enfants jumeaux ; le père, déconcerté, ne sachant comment nourrir ces enfants, résolut d'aller les noyer à l'une de ces fontaines ; il les met dans un panier d'osier ; mais avant de les jeter à l'eau, il dépose le panier sur l'une des dalles voisines, et fait une prière devant la statue de la fontaine principale ; une belle dame lui apparaît, lui assurant qu'elle lui trouvera une nourrice et une protectrice pour ses enfants ; il prend confiance et trouve, en effet, ce secours inespéré pour les dieux petits nouveaux-nés. Depuis ce temps, la trace de la corbeille d'osier est restée imprimée sur la pierre. La façade Ouest de la chapelle est de très riche architecture de la fin de la période gothique. La porte est encadrée d'un ébrasement profond composé de sept tores ou colonnettes et de deux guirlandes de feuillages. Dans les côtés, montent deux gros contreforts avec niches et dais couronnés de pinacles. Au-dessus, deux encorbellements successifs portent la base du clocher, qui est de la même date et du même style, mais dont la chambre à deux baies et le couronnement en lanternon ont été refaits au XVIIème siècle ou au XVIIIème. Du côté Nord, est une tourelle formant cage d'escalier, et sur l'angle Midi on voit un encorbellement très curieux qui devait en porter une autre lui faisant pendant. Le côté Nord de l'édifice est assez simple, mais autour de l'abside à pans coupés et à gâbles aigus, on voit un beau déploiement de contreforts, avec gargouilles singulières et pinacles, pour la plupart découronnés. Même ornementation au transept Sud, qui est vraiment monumental. Sur le côté Ouest de cette branche de transept est une jolie porte à anse de panier, encadrée de nervures prismatiques, petits pinacles et accolade feuillagée. Autre porte à peu près semblable sur le côté Sud de la nef, et enfin, sur le milieu de cette façade, admirable petit porche saillant de deux mètres, donnant accès dans la chapelle par deux portes géminées, absolument semblables à celles que l'on trouve à Notre-Dame de Quilinen. Ce sont deux compositions ravissantes qui sont dues certainement au même architecte. A l'intérieur, l'édifice se compose d'une nef principale, séparée d'un bas-côté Nord par cinq travées à colonnes cylindriques très hautes, sans chapiteaux. Il y a deux branches de transepts et une abside à pans, percée de trois fenêtres. Deux de ces fenêtres et trois de celles des transepts conservent de remarquables fragments de vitraux, mais incomplets et bouleversés par des restaurations : a) Adoration des mages ; — Assomption, Sainte Vierge debout dans un nuage lumineux, entourée d'anges, dont deux tiennent une couronne au-dessus de sa tête ; — Même Sainte Vierge, plus petite et sans couronne ; — Annonciation. b) Adoration des bergers ; — fragments. c) Maîtresse vitre : Notre Seigneur, en croix, entre les deux larrons ; tout le bas a disparu ; très beaux couronnemonts au haut des baies, motifs d'arabesques et petits anges. d) Transfiguration : Notre Seigneur entouré d'une gloire jaune, bleue, rouge ; — Moïse avec ses cornes lumineuses ; — Elie portant l'habit du Carmel, mais en bleu. En bas, les Apôtres et un donateur présenté par saint Pierre. e) Annonciation : Ange Gabriel et Sainte Vierge sous un dais gothique ; — Sainte-Trinité : Père Eternel coiffé d'une couronne d'empereur, Notre Seigneur assis, Saint-Esprit entouré d'anges et de bienheureux. On y remarque les armes des Lesmais, Sr. de Roscanon d'argent 3 fasces d'azur, accompagnées de dix hermines de sable 4, 3, 2. 1. Les statues en vénération sont : 1°) Vierge-Mère, moderne ; 2° Notre-Dame de Pitié, moderne ; 3° Vierge-Mère gothique, XIVème ou XVème siècle ; Enfant-Jésus tenant une colombe ; 4° Saint Michel, gothique ; 5° Saint Sébastien, très maigre ; 6° Saint Marc, avec lion, coiffé d'une sorte de capuchon rond ; 7° Sainte Barbe, avec tour gothique ; 8° Saint Herbot (?), avec livre, accompagné d'un monstre ou dragon non ailé, mais à griffes terribles, corps squamé et queue longue. Sur le cul-de-lampe, est un écusson à trois fermails (M. Peyron, 1909).

la chapelle Notre-Dame-de-Tréguron (XVI-XVIIème siècle), fondation seigneuriale (Poulmic, La Bouexière, Coatanezre, Kervern). Reconstruite en grande partie au XVIIème siècle, elle comprend une nef avec collatéral nord et clocher gothique, un transept et une abside. Le chevet de type Beaumanoir date de 1653 : " Le chevet polygonal de cette chapelle, reconstruit en 1653, conserve la partie centrale de la grande crucifixion qui décorait le chevet plat du précédent édifice. La verrière a été exécutée d'après le carton primitif de La Martyre, ainsi que le montre la Madeleine, semblable à celle de La Roche, de Tourc'h et de Saint-Mathieu de Quimper. Le vitrail de N.-D. de Tréguron paraît avoir été exécuté peu après ces deux derniers, et, en tous cas, avant celui de l'église  paroissiale remontant à 1571. Ces deux derniers vitraux viennent ainsi confirmer l'engouement des « fabriques » cornouaillais pour la belle Crucifixion de Jost de Negker " (R. Couffon). La sacristie est datée de 1758. Parmi les statues, on trouve celles de Notre-Dame de Tréguron avec socle portant la date de 1654, un groupe de Sainte-Anne (XVIème siècle), saint Corentin, saint Eloi en pierre (XVIème siècle), sainte Catherine, sainte Marguerite, saint Joseph, saint François d'Assise et un beau Crucifix du XVIème siècle ;

Nota 3 : Cette chapelle, située à trois kilomètres N.-0. du bourg, est le centre d'une grande dévotion, surtout de la part des mères de famille et des nourrices, qui y demandent à la Sainte Vierge abondance de lait pour nourrir leurs enfants. C'est un édifice d'assez vastes proportions, ayant une longueur totale de trente mètres. La façade Ouest est d'assez riche architecture de la fin de la période gothique. L'ébrasement de la porte est orné de moulures séparées par des gorges ; des deux côtés, sont des pilastres couronnés de pinacles et réunis par une contre-courbe feuillagée ; puis viennent deux contreforts bas, mais vigoureux. Le clocher gothique comprend un beffroi à deux baies, surmonté de clochetons d'angle et d'une flèche hérissée de crochets. Au rampant du pignon Ouest et des gables des fenêtres, sont des gargouilles, des lions et des marmousets. Le mur Sud, percé d'une porte et de deux fenêtres, a une bonne hauteur, mais le mur Nord, correspondant à un bas-côté, a sa toiture descendant très près du sol. L'abside à pans coupés, malheureusement masquée par le transept et la sacristie, présente un aspect monumental, avec son soubassement à caissons, ses belles fenêtres surmontées de gables, ses contreforts percés de niches à coquilles et couronnés de lanternes, le tout de style Renaissance du XVIIème siècle, 1653, par conséquent, d'une construction postérieure à la nef et à la façade Ouest. Une sacristie octogonale est reliée à cet abside. Non loin de cette sacristie, en face du pignon du transept Midi, est une croix montée sur un haut piédestal octogonal. Sur le socle, se trouve une jolie piéta ; sous les pieds du Christ, se lit la date de 1749. Sur le croisillon, devant et au revers, se voient répétés les écussons des Poulmic, Sr. de Trégurun : échiqueté d'argent et de gueules, et des La Boixière, Sr. de Rosvéguen : de sable au sautoir d'or. Sur la fenêtre de la sacristie, est la date : 1758, et sur une autre pierre : F : F : P : M : R :     ET : P : JEAN : CL : PAIGE : R    -   ET : P : JEAN RICHART : F. L'intérieur est presque monumental, grâce aux arcades robustes qui séparent la nef du collatéral Nord. Les branches du transept et de l'abside donnent de l'ampleur à l'édifice. Dans le choeur, du côté de l'Evangile, est la statue de la Patronne, Notre-Dame de Tréguron, abritée dans une niche d'ornementation de la fin du gothique. Cette grande statue est en pierre, assise dans un fauteuil ornementé ; les cheveux tombent de chaque côté en deux tresses abondantes, serrées dans des bandeaux en fin tissu ; le corsage, très serré à la taille, est largement ouvert dans le haut, pour lui permettre de donner le sein à l'Enfant-Jésus. Cette particularité et quelques détails de sa draperie lui donnent une analogie bien accusée avec la statue de Notre-Dame.de Kergoat, en Cast. Sur son socle, on lit la date de 1654. Au fond de l'abside, sont les statues de saint Joseph et de saint Corentin ; dans le côté Sud, en face de Notre-Dame, le groupe triple de sainte Anne, la Sainte Vierge et l'Enfant-Jésus, celui-ci assis sur les genoux de sa Mère et de son Aïeule, et lisant dans un livre. Dans le transept Nord, sont sainte Catherine et sainte Marguerite. Dans le transept Midi, saint François-d'Assise montrant ses stigmates, puis saint Eloi, costumé en maréchal-ferrant, avec des tenailles passées à sa ceinture, occupé à ferrer, sur une enclume, un pied de cheval, détaché de l'animal. Sur les volets de la niche sont peints huit petits personnages : 1° Une sainte abbesse, portant crosse, peut-être sainte Scolastique ou sainte Candide ; 2° Saint Jean-Baptiste ; 3° Saint Guillaume d'Aquitaine, en robe brune, le corps entouré de chaînes de fer, tenant en main un bourdon de pèlerin ; 4° Saint François-d'Assise ; 5° Michel Le Nobletz, vêtu du même genre de surplis qu'il a au Conquet dans sa statue tumulaire ; 6° Saint Yves, ayant robe rouge, camail et barrette de même couleur, avec surplis moucheté d'hermines ; 7° Saint Dominique. Dans la fenêtre absidale, la seule baie du milieu a con­servé les restes d'un vitrail ancien : Notre Seigneur en croix, avec la Madeleine à ses pieds ; puis Longin et le centurion ; le tout un peu dans la même note que le vitrail de l'église paroissiale. Dans la fenêtre du transept Nord, restent : une Nativité de N. S. ; — une Circoncision ; — un fragment d'une Annonciation, une Vierge très jolie devant un prie-Dieu surmonté d'un livre ; — quelques autres fragments. A la retombée des angles du lambris, sont des corbels ou anges en saillie, tenant des écussons où sont les armes des Poulmic et de la Boixière (M. Abgrall, 1910).

l'ancienne chapelle Saint-Yves (XVIème siècle), située près du manoir de Kerriou. Le clocher est amorti par un lanternon, avec armes des Marigo sur la façade ;

Nota 4 : On en trouve les ruines à l'entrée du parc du château de Kerriou, appartenant à M. le comte de Legge. Le plan était absolument le même que celui de Notre-Dame des Fontaines et de Tréguron : nef, transept à deux branches et collatéral unique du côté Nord. La façade Ouest est encore entièrement debout, porte gothique du commencement du XVIème siècle, contreforts avec médaillons ronds, contenant des têtes et indiquant la Renaissance, niche à pilastres cannelés, chambre de cloches d'un dessin encore gothique, mais surmontée d'un dôme et de deux lanternons. Les murs du pourtour sont détruits, sauf à l'abside et au transept, où l'on voit encore des fenêtres flamboyantes. Sur la façade, se trouvait l'écusson des Marigo, entouré du collier de Saint-Michel (M. Abgrall, 1910).

la chapelle de Pont-Coblant (XXème siècle). Il s'agit d'un ancien local de carriers aménagé. La bénédiction de la chapelle a eu lieu le 22 juillet 1951. L'édifice est agrandi en mai 1957 ;

l'ancienne chapelle Saint-Diboan, aujourd'hui disparue. Il ne subsiste que la fontaine à Lanrigui ; on y jette des croix de bois, ajoute M. Caër, et celui dont la croix va au fond, doit s'attendre à mourir dans l'année. « Heureusement, ajoute M. Caër, qu'il y a dans le pays d'autre bois que du buis » ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et située jadis au village de Kroaz-Toul. Il ne subsiste que la fontaine ;

le calvaire du placitre de la chapelle Notre-Dame des Trois-Fontaines (1584-1597). Il s'agit d'un calvaire triangulaire, avec niches encadrées de colonnes torses. Il porte les dates de 1584, 1593 et 1597 ;

Nota 5 : Au côté Sud du cimetière du placitre, est un calvaire triangulaire, portant la date de 1584 ; le soubassement est formé par un banc en granit ; sur les faces et sur les contreforts d'angle sont creusées douze niches, encadrées de colonnettes en spirale, petits pinacles et contre-courbes feuillagées. Sur la face Nord, deux petits personnages, dont les têtes seules émergent du massif, tiennent des banderoles avec ces inscriptions : AVE . GRATIA . PLENA — PAX . VOBIS. Sur la plate6forme, les gaules des trois croix sont toutes garnies de bosses, et ont leurs chapiteaux et leurs croisillons ornés d'oves, de rinceaux, de godrons, de panneaux ovales et rectangulaires qui indiquent bien la deuxième moitié du XVIème siècle. Le fût de la croix du milieu porte la date de 1593, et au-dessus du croisillon est gravée celle de 1597. Le Christ, le mauvais larron et la statue de saint Jean ont disparu ; il ne reste plus que la Sainte Vierge et le bon larron, dont un ange emporte l'âme au ciel (M. Peyron, 1909).

le calvaire Croaz-ar-Vourc’h de l’enclos paroissial (1725-1780). Le socle du calvaire porte la date de 1725 (ou 1729 ou 1727) et sur le côté se trouve la date de 1780. Tout à côté de l'arc de triomphe est une croix en granit assez originale, dont le socle carré porte ces deux dates : 1727 (?) — REFAITE 1780. La tige, hérissée de bosses, comme un arbre ébranché, porte à son sommet quatre groupes ou scènes différentes : 1. — Face : Notre Seigneur entre deux soldats, lié de cordes, les mains derrière le dos ; 2. — Notre Seigneur en croix, accosté de la Sainte Vierge et saint Jean. 3. — Revers : Notre Seigneur portant sa croix ; 4. — Notre-Dame de Pitié, avec son divin Fils sur ses genoux ;

la porte de l'enclos paroissial (1754), ornée des statues de saint Michel terrassant le dragon et de saint Nicolas. A l'entrée du cimetière est un petit arc de triomphe daté de 1754, surmonté d'un fronton assez aigu, aux deux côtés duquel sont les statues de : 1. — Saint Nicolas, évêque de Myre, assez populaire dans ce pays, en chape, mitre et crosse, ayant à ses pieds les trois petits enfants dans le saloir ; l'un des enfants est debout sur le rebord. 2. — Saint Michel, armé de toutes pièces, foulant aux pieds le démon figuré par un dragon s'agrippant à ses jambes. Au revers sont deux autres statues : saint Jean-Baptiste, portant l'agneau sur un livre, et un saint Evêque ;

la croix Croaz-ar-Bleon (XVIème siècle-1750) ;

le calvaire des Trois-Fontaines (1593-1597) ;

le calvaire de Tréguron (1749) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Le Boulen (1809), Coat-Moenneg (XVIIème siècle), Croaz-Bauguion (XVème siècle), la croix du cimetière de Gouézec (vers 1870), Kermorvan (XVIème siècle), Ménez-Cren ou Croas-Kerlan (1584), Quelvy (1926), Stang Ouest ou Croaz-Ménez-Reun (1426), Croaz-Gorrequer (XVIème siècle). A signaler aussi la croix Croas-Baradozic, aujourd'hui disparue ; 

la fontaine de Tréguron (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Jean (XVIème siècle), restaurée en 1996. Il existe deux autres fontaines : une fontaine dédiée à la Vierge et l’autre dédiée aux trois Marie ;

une ancienne ferme (XVIIIème siècle-1975) ;

le manoir de Kerriou (XVIIIème siècle), propriété des Pestiviens, Marigo, Trédern, Legge ;

le château de Kerriou (1906), édifié par la comtesse Cecilia Monteiro de Barros ;

8 moulins dont le moulin de Pontarglaon, Neuf, de Kervern, de Coblant, de Lesmetz, de Rodveguen, de Rozcannou, Lescuz (1920) ;

A signaler aussi :

l'allée couverte de Kerriou (époque néolithique) ;

la découverte d’un dépôt de haches à douilles (âge de bronze) ;

les vestiges d’un établissement romain comportant une villa et un temple ;

l'écluse de Saint-Algon (1822-1828) ;

le pont de Pont-Coblant (1845) ;

la grotte de Sainte-Barbe (XXème siècle) ;

une tradition ancienne dit encore qu'il y avait une chapelle au village de Moguerou, à 3 kilomètres Nord-Ouest du bourg, et même que l'église paroissiale y était autrefois (M. Abgrall) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GOUEZEC

- Bouexière, Sr. de Rosvéguen : de sable au sautoir d'or ; devise : Vexillum regis.

- Guermeur, Sr. de Roscanvel : de gueules à 3 losanges d'argent rangés et accolés en fasce accompagnés de six annelets de même, trois en chef, trois en pointe, rangées 2, et 1.

- Kerfors, Sr. de Kerderff : d'argent au grélier d'azur enguiché et lié de même.

- Lesmais, Sr. de Roscanou : d'argent à 3 fasces d'azur accompagnées de dix hermines de sable, 4, 3, 2 et 1.

- Pic, comte de la Mirandole, Sr. de Kerjaques : écartelé aux 1 et 4 d'or à l'aigle de sable becquée, membrée et couronnée d'or, qui est la Mirandole, aux 2 et 3 échiqueté d'argent et d'azur, qui est Pic.

- Poulmic, Sr. de Rosvéguen, Trogurun, et Kerguélen : échiqueté d'argent et de gueules, le premier échiquier chargé d'un annelet de sable ; devise : De bien en mieux, ou Espoir en mieux.

- Poulpiquet, Sr. de Lanvéguen : d'azur à 3 pallerons (alias, pies de mer) d'argent, becquées et membrées de gueules ; devise : De peu, assez.

- Prévost, Sr. du Squiriou de Kerdrehennec : d'argent à trois bandes fuselées de gueules ; devise : Adversis major et secundis.

- Riou, Sr. du Kerriou : d'argent à la fasce de gueules, surmontée d'une merlette de même.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Gouézec (Gouezec) étaient présents :

Jehan Poulmic a faict comparoir pour luy Jehan Caradec, archer en brigandine, Jehan de Scevenne, archer en brigandine ;

Riou de Lesmaes, représenté par Guillaume Toullec, archer en brigandine ;

Jehan Poulhan, en brigandine et javeline ;

Alain le Joncour, représenté par Yvon son fils, archer en brigandine ;

Louis le Normand, pour Jehan son fils, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Gouézec (Beuzec ou Gouezec ?) sont mentionnés :

Jehan de Lesmaès, sr. de Roscanvo, présent, dict qu'il faict arquebusier à cheval ;

Hervé de Poulmic, default ;

Maître François de la Boëssiere, sr. de Rosveguen et du Troileur, dict qu'il est exempt pour raison de son office de sénéchal de Châteauneuf, et a cependant baillé sa declaration pour arcquebusier à cheval ;

Olivier Kerguern, sr. dudict lieu, default ;

Raoul de Piré, sr. de Kerjézéquel, présent, dict estre sous l'esdict ;

Guillaume Peulchon, présent pour son fils aisné, dict faire pique sèche.

(à compléter)

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