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GOUDELIN

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La commune de Goudelin (pucenoire.gif (870 octets) Goudein) fait partie du canton de Plouagat. Goudelin dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOUDELIN

Goudelin vient, semble-t-il, du chef franc « Gaudelin » (d'origine germanique) qui aurait, dit-on, régné sur le territoire au Vème siècle.

Goudelin est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Goudelin et celui de Bringolo. La paroisse de Goudelin (parrochia Sancti Petri de Godelin), mentionnée dès 1203, avait jadis Bringolo pour succursale. Goudelin a semble-t-il donné son nom à la famille de Goudelin, éteinte depuis le XVIIIème siècle. 

Goudelin possède une église dès 1203 (charte de l'abbaye de Beauport). Il s'avère qu'en 1202, le comte de Goëlo et le seigneur de La Roche-Derrien, se partagent l'église. Les deux s'en démettent en 1203, l'un en faveur de l'abbaye de Beauport, l'autre en faveur de l'abbaye de Beaulieu (en Mégrit). Donation de la moitié de l'église de Goudelin, en 1203 : " Notum sit , etc., quod ego Alanus, filius Henrici comitis, dedi Deo et abbacie Sancte Marie de Bello Portu, et can. regul. ibidem Deo serv., in puram et perpetuam elemosinam, pro salute anime mee et parentum meorum, medietatem ecclesie de Godelin cum omnibus pertinenciis suis ; illa scilicet que ad me et ad dominium meum pertinebat, libere et quiete perpetuis temporibus possidendam. Quod ut firmum, etc. Actum est anno ab Incarnacione Domini M° CC° III°. Presentibus his Hamone presbitero de Godelin, Willelmo clerico, Willelmo le Rore, Oliverio filio Radulfi, Suharth vicecomite, Eudone le Tort militibus ; Alano filio Pias et multis aliis clericis et laicis " (Archives des Côtes-d'Armor). Donation de Eudes de la Rochederrien, en Goudelin, en 1203 : " Sciant omnes tam futuri quam presentes quod ego Eudo, filius Deriani de Rocha, concessi hac mea presenti carta, et sigillo meo confirmavi abbacie et canonicis beate Marie de Bello Portu in Goilou, pro salute anime mee et parentum meorum, in puram et perpetuam elemosinam, donum quod Gaufridus, Trecorensis episcopus, fecit eis in ecclesia Sancti Petri de Godelin, libere et quiete, perpetuis temporibus possidendum. Presentibus hiis domino Alano et Conano fratre suo Henrici comitis filiis, Oliverio filio Radulfi, Dimanao fratre suo, Oliverio filio Hardiou, Suhart vicecomite, Eudone le Tort, Willelmo le Waleis militibus, Willelmo le Borne, Willelmo scriptore et pluribus aliis clericis et laicis ". (Archives des Côtes-d'Armor). 

On signale deux maladreries à Goudelin, l'une appelée Clandri (près de Kerdonnard), l'autre appelée La Corderie. Certains lieux-dits tels que Mousteriou (monastère), Le Cloatre (près de Kergoff), Kerabat (village de l'abbé) semblent confirmer la présence jadis des moines.

L'ancienne paroisse de Goudelin dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et ressortissait de Châtelaudren au siège royal de Lannion. L'église était desservie par deux recteurs : l'un nommé par l'abbaye de Beauport et l'autre par celle de Beaulieu (en Mégrit). Goudelin élit sa première municipalité en 1790 et s'agrandit de l'enclave de Kerfave aux dépens de Bringolo (arrêté du 26 juillet 1827).

On rencontre les appellations suivantes : Goudelin (de 1151 à 1175), Gozolin (en 1198), Godelin (en 1202), eccl. S. Petri de Godelin (en 1203), Godeline (en 1207, en 1215), Godeline (en 1220), Godelin (en 1220, en 1270), Goudelin (à la fin du XIVème siècle).

Ville de Goudelin (Bretagne).

Note 1 : la commune de Goudelin est formée des villages : Guingamp, Luzulu, Saint-David (anciennement Saint-Avit), Kerenguès, Feuntennos, Bois-de-la-Roche, Kervenou, Saint-Eloret, etc...

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de GOUDELIN : il y a deux recteurs dans la paroisse : 1) celui qui est nommé par l’abbaye de Beauport : Le Pavec, décédé en 1701. - Corentin le Milin (1701-1709). - Hervé-Yves Morvan (1709-1719). - Jean-Auguste le Not (1719-1737). - Michel Galbec (1737-1747). - Noble Charles Madelein le Du du Mezuel (1747-1780). - Noble Antoine-Louis du May (1780-1790). - 2) celui qui est nommé par l’abbaye de Beaulieu : François de la Jaille, décédé en 1701. - Jean-Baptiste Nicolas (1701-1702), docteur en théologie. - Germain Cronin (1702-1719). - Noble Guillaume Coatarel (1719-1735). - Jérôme-Robert Jolivet (1735-1736), du diocèse de Rennes. - Jean-Athanase le Roux (1736-1746), noble. - Noble Maurice de Plusquellec (1746-1754). - Pierre Morice (1754-1760). - Noble Guillaume de la Grêve (1760-1766), bachelier, recteur de Saint-Sauveur de Guingamp. - François-Balthazar le Provost (1766-1790), etc ...

Ville de Goudelin (Bretagne).

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PATRIMOINE de GOUDELIN

l'église Saint-Pierre (XII-XVIIIème siècle), reconstruite de 1784 à 1789 sur les plans de Julien Barthélemy David en remplacement d'une église édifiée en 1717 et menaçant ruine dès 1773. Le pignon de l'église de Goudelin avait été commencé en 1710, mais les travaux arrêtés presqu'aussitôt. Ils furent repris en 1715 devant la menace de l'évêque d'interdire l'église et terminés en 1717. A noter qu'une église primitive existe déjà au XIIème siècle. L'église actuelle est détruite par un incendie en 1832. La tour-clocher date de 1881 (la flèche dentelée mesure environ 42 mètres de haut). Une pierre porte la date de 1770. Le bénitier en granit date de 1310. La bannière de Saint-Pierre, en tissu brodé, date du XVIème siècle. " En forme de croix latine, elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côtés de six travées, un transept et un choeur. Construite en 1717, elle menaçait déjà ruines en 1773, année en laquelle un devis de réparations fut dressé par Anfray, ingénieur des Ponts et Chaussées à Guingamp. En 1777, le culte dût être transporté à Notre-Dame de l'Isle. Une reconstruction presque totale fut entreprise en 1784, sur les plans dressés les 13 et 16 novembre 1780 par Julien Barthélémy David, ingénieur des Ponts et Chaussées à Quimper. Les travaux, adjugés le 19 janvier 1784 à Yves Le Tacon qui s'associa François Duverger-Nédellec, furent réceptionnés les 21 et 23 avril 1789 par Julien David pour le général, Yves Le Roy de Kerderrien pour les entrepreneurs et Yves-Jacques Antoine Robinet pour l'intendant. Détruite en 1831 par un incendie qui, ne laissa subsister que les murs, elle fut aussitôt restaurée par des ouvriers locaux. Plus tard, en 1881, la tour fut construite par M. Kerguenou, entrepreneur, sur les plans de M. Angier, et bénite le 14 février 1882. Mobilier : Statues anciennes de la sainte Vierge, saint Joseph, saint Tugdual, saint Yves ; fonts baptismaux à deux cuves ; bannières à deux faces du XVIème siècle (classée). Maître-autel commandé à Augustin et Alain Loyer, peintres et sculpteurs d'Etables, le 18 juillet 1835. Le tableau du retable, représentant une descente de Croix, est en effet signé : Loyer aîné, peintre d'Etables, 1843 " (R. Couffon). Les seigneurs de Goudelin possédaient jadis des prééminences et des droits honorifiques à l'église paroissiale de Goudelin dont ils se disaient les fondateurs et seigneurs-supérieurs. La seigneurie de Kercadiou (ou Kergadiou) possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait "sous le grand portail de l'église de Goudelin"  et des droits honorifiques et de tombes (ses armoiries apparaissent en particulier sur quatre piliers) ;

 Eglise de Goudelin (Bretagne).

Nota 1 : les prééminences de l'église de Goudelin au XVIIème siècle : Une branche de la famille de Rosmar de Pédernec habitait au XVIIème siècle, le manoir de Kercadiou, en Goudelin. Le châtelain, Maurice de Rosmar [époux de Guillemette de Congoat et père de Jérôme-René de Rosmar (seigneur de Kervennou, époux de Jeanne du Plessix) et de François de Rosmar (seigneur de Kerhervé)], sieur de Kervennou et de Kercadiou, voulait comme propriétaire de terres nobles posséder un banc dans le choeur de l’église de Goudelin ! Ce droit de prééminence ne lui appartenait pas, mais passant outre, il fit construire et poser un banc dans l’église paroissiale. Un procès s’ensuivit et il fut condamné ; mais il ne se soumit que difficilement et l’affaire évoquée devant le Parlement de Bretagne fit grand bruit, il fallut déplacer un conseiller du Roi au Parlement, pour faire entendre raison au seigneur de Rosmar. La pièce que nous publions nous renseigne sur ce procès et évoque les personnages qui y furent mêlés. Nous publions ce document, pour contribuer à l’histoire locale de nos paroisses bretonnes. - I - Par extrait tiré sur la grosse originale ; Entre Messire Maurice de Rosmar, sieur de Kerguannou (en Ploubezre), et de Kercadiou, en Goudelin, demandeur, en requeste d’une part et frère Antoine Grand’Jean et Mre Silvestre Morice son cure et frère François, qui est recteur noir et blancq (Note : un recteur nommé par l’abbaye de Beauport, et l’autre par l’abbaye de Beaulieu) dudit Goudelin deffendeurs, et de ceu par demandeur tan ce que de Rosmar et de la cause messire François de Cossé duc de Brissac (Note : Charles II de Cosse, comte de Brissac, avait  épousé en 1573 Judith d’Acigné), intervenant. Comme aussi l’arrêt de la cour, rendu entre Dame Anne de Laroque, tuttrisse du sieur du Chef-du-bois, son fils et damoiselle Jeanne Punnart, mère et tutrice de Charles de Cotcay son fils, en date du 3 avril 1574, enqueste faite à sa requeste entre elle et la de Laroque du pénultième octobre 1572. L’acte du 22 octobre 1573, entre le seigneur de Coatmen et le seigneur de Kernisan, sur le débat d’entre eux touchant le nom de Goudelin, les prééminences en la eglise, faict par l’Adam du Duc de Bretagne, et tout considéré. Le siège a débouté et déboute le sieur de Rosmar de sa demande, fins et conclusions, et condamne aux dépans, et faisant droit aux demandes et requestes des recteurs et curés de Goudelin et à l’intervention du seigneur de Brissac, a condamné et condamne le deffendeur d’oster le bancq a qui eu par luy innové du côsté de l’évangile jouxte le sanctaire de de l’esglize de Goudelin et deffense luy faicte de prandre ou s’attribuer à l’advenir le nom et qualité de pattron et fondateur de la dite église de Goudelin et chapelle de Notre-Dame de Cissé ni même auchun a droits prohibitifs aux tombes et marchepieds du maistre hotel de la dite Eglise de Goudelin [Note : Il existe dans l’église de Goudelin une pierre tombale très curieuse ; une dame est couchée à côté d’un cercueil sur lequel est posé un Christ soutenu par des anges. On dit que cette sépulture serait celle de Guillaume de Goudelin, décapité en 1420, pour avoir pris part aux conspirations des Penthièvres contre Jean V, et celle de sa femme Marie de Portz-Kervennou. On trouve un croquis de cette pierre tombale, par M. Frottier de la Messelière, dans l’Histoire de Bretagne de M. A. Raison du Cleuziou (Saint-Brieuc, R. Pru­d’homme, 1914) page 382], sur les peines qui eschet ordonne outre que le de Rosmar rettablira le banc à coffre par lui ostée de yout ele marchepied, et condamne aux dépans des incidans et requestes d’intervantion et de tout ce qui s’en est suivi. Arrêté en la chambre du Conseil de Neuviesme jour de may 1633, prononcé à l’audience le 13e du mois. Signifié d’y obéir. Sambour, greffier. - II - Extrait de l’arrêt de la cour tenue en conséquence entre le seigneur de Kervuannou appelant de santance randue contre lui au présidial de Rennes le 13 mai 1633, au profil de Messire Cossé duc de Brissac, et les sieurs Recteurs et curés de Goudelin, et Messire César de Tandomé, seigneur de la Roche-Suart demandeur et intervenant. La cour a mis et met l’appellation au néant, sans amande ordonne que ce dont a été appelé sortira son effet, condamne l’appellant aux dépens de la cause d’appel sans préjudice des droits du sieur de la Roche-Suart intervenant. Faict en Parlement à Rennes ce 10e may 1634, prononcé à la barre de la Cour issue d’icelle ce jour. Signifié avec sommation d’y obéir. Extrait du procès-verbal. - III - Extrait du procès-verbal de dessante sur les lieux de la dite Eglise de Goudelin, faicte par Messire Pierre de Carlan, seigneur de Lannitry conseiller du Roy en son parlement de Bretagne. Desquels dires, déclarations et protestations, avons donné actes aux parties et nonobstan icelles, sans y préjudices par le profit du deffaut fait par le de Rosmar, ordonné qu’il sera par nous présantement procédé à l’exécution d’un arrest à lacquelle dès instant le sieur demandeur étant entré en laquelle Eglise paroissiale de Goudelin, avons fait mettre et agenouillé le dit Quettrict et Grand’Jean Recteur devant le mestre autel sur les tumbes constasiaux pour acte de continuation de la prôon d’icelle qui a fait posser ce bancq et coffre appartenant aux sieurs recteurs, curés et prestres, joignant le marchepied du mestre autel, et osté le bancq a qui eux innové, par les auteurs dudit Rosmar, du côté de l’évangile devant le sacraire de l’Eglise : a porté hors d’icelle dans les puithières par Maître Guillaume Silsiguen, Hervé Bouget, et en fait étant sorti de la dite Eglise, nous avons monté à cheval et sommes allé assister de nos Trouhin, coucher à Castelaudren et avons arrivé à Rennes ce dimanche 5e de juin 1631. De Carlan de Cozvart. (Extrait des Archives du Parlement de Rennes).

Nota 2 : Nous donnerons aussi l'extrait d'un Mémoire, au nom du comte Du Breil de  Rays, au sujet de ses prééminences dans l'église de Goudelin (canton de Plouagat, arrondissement de Guingamp, Côtes-du-Nord), contre les protestations du sieur Plancher, qui plaidait pour le duc de Penthièvre (Archives des Côtes-du-Nord, aujourd'hui Côtes-d'Armor). « Dit que la dame de Gytonnière a été déboutée par sentence rendue au Présidial de tous ses droits et prétentions aux prééminences de l'église paroissialle de Goudelin, icelle sentence confirmée par arrêt de la Cour de l'an 1634, en exécution d'icelluy, M. le duc de Brissac fit par M. le commissaire faire mettre son banc hors de ladite église sur le cimetière, nonobstant l'opposition du procureur d'office de M. le duc de Vandosme, ainsi la dame de la Gitonnière, n'y ses conséquants n'y ont plus aucun intérêt, et par la même sentence et arrêt. M. le duc de Brissac a esté maintenu dans ses droits en ladite église. Quant à ce que M. Plancher dit qu'il y a cette différance qu'en l'instance pendante il [ne] s'agit de décider qui doit estre reconneu pour seigneur fondateur de l'église paroissialle de Goudelin, mais [que dans] le procès qui meut en 1632, il ne s'agissoit proprement que de scavoir si le recteur de la paroisse avoit le droit de se faire inhumer au coeur de ladite église et si les prebtres pouvoient avoir un coffre à mettre leurs ornements. A quoy M. le comte de Rays dit qu'il s'agisoit aussi des prééminences et droits prohibitifs, tant de fondation que de supériorité de ladite esglise paroissialle de Goudelin, par l'intervention dudit sieur de Brissac, à cause de sa terre, seigneurie de Coatmen, formée dans l'instance pendente au Présidial de Rennes, entre les sieurs recteurs dudit Goudelin et le sieur de Rosmar, et pour le justifier, il ne faut que la seulle lecture des moyens de ladite intervention. Par lesquels il conclut à ce que faisant droit en ses dits moyens, ledit sieur de Rosmar soit condamné de réparer les inovations par luy et ses auteurs faites en ladite église de Goudelin, particulièrement d'un banc à queue du costé de l'Evangille proche le sacraire avec défanse de prendre le nom et qualité de fondateur et premier prééminencier de ladite église et chapelle de Notre-Dame-de-l'Isle, et de s'attribuer privatiff le chanseau de ladite paroisse, et pierre tomballe estante au marchepied du grand autel, et pour lesdites entreprises estre condamné aux amandes portées par la coustume. Et respondant encore ledit sieur de Brissac à l'intervention fournie à la leur par le sieur duc de Vendosme, dit ne pas contester qu'il n'est un fief dépendant de la Rochesuart appellé le Petit Montafilan lequel a cour dans la paroisse de Goudelin, mais il luy dit qu'à raison de ce fief, il ne peut prétendre ni la mouvance de la maison de Kercadiou, ni les droits de fondation ni supériorité dans ladite église de Goudelin : ce qui fait voir à clair qu'il s'agissoit de prééminances et droits honorifiques, fondation et supériorité de ladite église de Goudelin. Et par le même escrit, ledit sieur de Brissac soutient que l'arrest produit par le sieur duc de Vandosme n'est que du mois de janvier 1652, depuis l'action et le procès intanté entre les sieurs recteurs de Goudelin et ledit sieur de Rosmar, lequel ne peut faire aucun préjudice au tiltre de l'an 1549 produit au procès par ledit sieur duc de Brissac. En ce que le sieur duc de Penthieuvre, à cause de sa seigneurie de la Rochesuart prétend estre premier seigneur haut justicier dans la paroisse de Goudelin : — On soustient que la Rochesuart n'avoit aucun fieff en la paroisse de Goudelin, mais bien le Petit Montafilan, qui a esté exercé dans la chappelle de Saint-Laurent, audit Goudelin, par un Cherpantier, sieur de Kergongar, sénechal dudit Montafilan. Au regard de ce que M. Plancher maintient que toutes les maisons, terres, et héritages, qui sont au bourg de Goudelin, et aux environs de ladite esglise et cimitière relèvent de la Rochesuart en proche et arrière-fieff, ce qui n'est pas sauff correction véritable : — car en premier lieu, l'ancienne maison presbitéralle du recteur blanc dudit Goudelin, sittuée proche le grand pignon de laditte église à l'orrient, est dans le plain fieff de la juridiction de Goudelin, relevant en arrière fieff de Goëlo, de sur laquelle maison il est deue une chefrente à ladite seigneurie de Goudelin. La maison de Laindellec ou maitairie de Goudelin, adjaçante à la maison presbitéralle, en laquelle demeurent les Morice, et les terres en dépendanttes estant en pareil plain fieff de Goudelin, suivant les aveus et services faits par les autheurs de ladite dame de la Gitonnière et de Quercadiou. — La maison des entrants de Claude Harscouët et courtils en dépendants, proche ladite maison presbitéralle, estant en pareil audit fieff dudit Goudelin, et proche ladite esglise. — L'auditoire et le patibulaire, situez audit bourg et proche ledit cimitière de ladite esglise, de vers le midy. Du costé du nort de ladite esglise et cimitière sont les convenants de Kerillis et des Floch, séparés de ladite esglise et cimitière par le chemin qui conduit de Lanvollon à Guingamp estant dans le plain fieff de Coatmen, et ainsy toutes les maisons et terres situez au bourg de Goudelin ne sont pas dans le fieff de la Rochesuart. Quant à ce que M. Plancher dit que les matières concernant la police audit bourg dudit Goudelin et affaires de ladite esglise ont estés traictées par la juridiction de Goudelin la Rochesuart, cella ne se trouvera pas que pour les affaires des domiciliaires des maisons qui sont dans un endroit dudit bourg et non pas en ce qui relleve des fieffs dudit Coatmen et Goudelin. — Et M. le comte de Rays a droit de faire par ses officiers de ladite juridiction de Goudelin rompre les quintaines de tout temps imémorial dans ledit bourg, au devant de l'entrée principalle du cimitière de ladite esglise, et de condamner les deffaillants à une livre de cire d'amende au proffit de ladite esglise, et aussi dans ledit bourg, et ce, le jour du Sacre après les vespres dites en ladite esglise ; et a aussi dans ledit bourg le droit de soulle à chaque jour de M. saint Estienne, le lendemain de Noël ; et qu'on est obligé de luy rendre la nuict de Noël un cocq blanc rendu dans ladite esglise, posé sur les ballustres, entre le coeur et sa chapelle estant du costé de l'espitre. Quant aux armes du seigneur de Painthieuvre prétendus estre dans le lieu le plus esminant de la principalle vitre de ladite esglise de Goudelin ; l'on soutient que ce sont les armes du duc de Bretagne comme souverain, qui sont d'hermines en plain, au lieu que celles du duc de Penthieuvre sont d'hermines à la bordure de gueulle formant l'escu. Celles de Montafillan par où la Rochesuart a fieff et juridiction d'une partie de ladite paroisse de Goudelin, sont de gueulle à quatre fessées d'hermine placées en face, accompaignées de six bessons ou tourteaux de mesure, trois en chef et trois en pointe. Celles de Chateaubriant sont de gueulle aux fleurs de lys sans nombre. Les armes de Rochesuart sont de gueulle à trois faces nebullées, que d'autres disent entées d'argent, celles du cheff brisées d'une billette de sable : lesquelles armes ne sont en aucune façon dans la grande vitre de ladite esglise dudit Goudelin [Note : Ici l'auteur du mémoire, étranger au pays, commet une erreur en confondant La Roche-Suhard avec Rochechouart]. Pour cest effect l'on prie M. Plancher d'examiner le plan que M. le comte de Rays luy a mis en main, lequel fut produit à la Cour lors de l'arrest de l'an 1634, et il voira qu'il n'y avoit pas d'autres escussons que ceux qui sont aprésent. Sçavoir celles du duc de Bretagne comme on dit estantes au milieu, qui sont d'hermine en plain : aux deux costés d'icelles sont celles de Coatmen encien et nouveau, sçavoir de gueulle à sept annelets d'argent 3, 3 et 1, qui est l'ancien sceau de Coatmen et de Tonquedec ; l'autre de gueulle à neuf annelets ou besons d'argent placés en face, 3, 3 et 3, qui est le nouveau. — Ensuite et au dessous sont les armes de Portz-Trevennou ou Porte-de-Goudelin, qui est d'argent au lyon passant armé et lampassé ; et après sont les armes de La Grandville d'argent à 5 fussés de gueulle placées en bande ; et le troisième escusson est d'aliance de la maison de Porte-Goudelin. Quant aux fleurs de lys qui sont dans ladite vitre dudit Goudelin ne sert que pour l'ornement, estant dans les coings de ladite vitre, et au dessus des armes dudit duc de Bretagne et autres endroits de ladite vitre de fleurs de lys d'assur, tantost deux, trois, quatre, suivant que le terrain le permet sans former aucun escusson, mais seulement pour servir d'ornement : aussy M. le duc de Vandosme intervenant au procès au Parlement en ladite année 1634, ne dit rien sur ledit plan produit au procès le reconnaissant véritable, et ne dit rien de tout ce que l'on veut suposer le jour d'aujourd'huy. De plus, M. le comte de Rays fera voir que ses autheurs sont seigneurs de Goudelin depuis plus de 500 ans et que en l'an 1232 il s'appeloit sires de Goudelin en surnom, ainsy qu'il est porté par l'acte de donnaison fait par Mre Guillaume de Goudelin fils Hamon, seigneur de Goudelin en l'an 1232 des dixmes de la parroisse de Goudelin à l'abbaye de Sainte-Marie de Beauport, depuis lequel temps les ditz de Goudelin ont possédé la terre et seigneurie de Goudelin jusques à la mort de messire Guillaume de Goudelin, aussy seigneur dudit lieu, arrivée environ l'an 1422, lequel mourut sans hoirs de corps, et sa succession fut recueillie par messire Eon de Querimel qui hérita de tous ses biens de la ligne paternelle, et Janne de Quermoisan, femme de messire Jan de Trogoff hérita des biens dudit Guillaume de Goudelin en la ligne maternelle du costé de dame Catherine Poullart, depuis lequel temps ladite terre et seigneurie de Goudelin ou Porte-Trevenou a esté tousjours jouys et possédé par les seigneurs de Querimel jusques à l'an 1522. Que messire Claude de Boiséon espousa demoiselle de Querimel, fille aisnée de N. et P. sire Jehan de Querimel, chevallier seigneur dudit Goudelin et de Coatnizan, et de demoiselle Marie de Kerouzeré. — La succession duquel fut recueillie par messire Pierre de Boiséon, fils aisné principal et noble desdits Claude de Boiséon et de ladite Querimel. — Lequel Pierre de Boiséon donna en partage à Guillaume de Boiséon son frère, en l'an 1568, la terre et seigneurie dudit Goudelin ou Porte-Trevennou, avecq tous droits honnorifficques, prééminances, privilleges, fieffs et juridictions en dépandans, lequel Guillaume de Boiséon espousa dame Anne de La Rocq, la succession duquel fut recueilly par autre Pierre de Boiséon, son fils aisné, lors aagé d'environ cinq ans. Ledit Pierre de Boiséon espousa auxy dame Margueritte Guegan, et eurent de leur mariage dame Claude de Boiséon, leur fille unique, laquelle espousa messire Guy du Breil, seigneur de Rays,. auxquels succéda messire Jean du Breil, seigneur de Rays, père de M. le comte de Rays d'aprésant. En conséquence de tout ce que desur et de l'acte de transaction fait et passé par l'avis du duc de Bretagne entre le sieur de Coatmen, d'une part, et Jehan de Querimel, chevalier seigneur de Goudelin et de Coatnizan [Note : Le 22 octobre 1463, le vicomte de Coëtmen avait fait un accord avec Jean de Querimel seigneur de Coëtnisan, par lequel il échangeait le titre de seigneur de Goudelin, contre le droit de chasse que le seigneur de Coëtnisan avait dans la paroisse de Tonquedec. — Sous le marchepied du maître autel, en 1717, on voyait une pierre tomballe de 6 pieds 2 pouces de long, 2 pieds 1/2 de large, représentant « une femme avec un cinturon soutenant une épée à l'antique : le bruit commun était que cette dame était Catherine de Goudelin, dame de ladite paroisse »], lequel M. le comte de Rays représante aujourd'huy, au sujet des prééminances de ladite esglise de Goudelin, par lequel acte icelluy de Kerimel est reconnu vray fondateur de ladite esglise, et que sa lizière estoit en ce temps là, tant dedans que dehors et dans la chapelle dudit Kerimel, et en l'année 1572, elle paroissoit encorre, et que les armes des seigneurs de Goudelin estoient en bosse dans le portail de ladite esglise, ce qui sera prouvé par bons actes qui sont des marques incontestables de vray fondateur avec la possession. Aussy M. Plancher demeure d'accord que ledit Jan de Querimel avoit prééminance en ladite esglise, on voit doncque que se sont celles de M. le comte de Rays, en représentation dudit Jan de Kerymel, et pour preuve constante que ledit acte de transaction a eu son entière exécution, il a esté produit par le sieur duc de Brissac et de Coatmen, au Présidial de Rennes, dans le procès entre les sieurs recteurs de Goudelin et de Rosmar, en l'an 1632, et inséré dans le veu de la sentence rendue au proffit dudit sieur de Brissac contre ledit sieur de Rosmar ; et il esté ausi produit à la Cour dans l'appel interjecté de la part dudit sieur de Rosmar de ladite sentence où estoit ausy intervenu ledit sieur de Vandosme. Et par l'arrest qui a esté rendu entre touttes les parties intéressez, M. de Brissac a esté maintenu dans ses droits dans ladite esglise de Goudelin, et ainsy que M. le comte de Rays a esté aussi maintenu, estant subrogé aux droits de M. de Brissac et de Coatmen, en vertu dudit acte de 1473. De tous lesquels droits ledit sieur duc de Brissac, à cause de sa terre et seigneurie de Coatmen, a esté maintenu par sentence du 22 janvier 1683, rendue sur l'aveu que M. le duc de aprésent seigneur de Coatmen, présenta aux commissaires députtés pour la refformation des domaines de Sa Majesté à Saint-Brieuc, conformément aux aveus et minutes des années de 1471, 1497, 1521, 1539, lesquels avoient esté produits lors de l'arrest de la Cour. De plus M. le comte de Rays a son banc prohibitif dans le sacraire de ladite esglise de Goudelin sous le marchepied du grand authel sur lequel est gravé une figure de femme armoyée des armes des seigneurs de Goudelin, sous laquelle tombe est la sépulture ordinaire des seigneurs de Goudelin ou de Porte-Goudelin » (Anatole de Barthelemy, 1878).

Nota 3 : Enquête de 1485, suite à prise de possession des prééminences de Coëtmen par Gilles Compadre pour haut et puissant François de Neufville, duc de Villeroy et h. et p. Marguerite de Cossé son épouse - Archives Nationales, M. 372) : ".... Duquel lieu nous sommes rendus (le 6 novembre 1485, au bourg de Goudelin, où nous avons fait rencontre de vénérables et discrets frères François de la Jaille et Louis le Guével, recteurs noir et blanc 98 de la dite paroisse, en présence desquels sommes entrés dans l'église, fait sonner les cloches et remarqué dans la principale vitre du côté de l'épître un escu de gueules à 7 annelets d'argent, et du côté de l'évangile un autre escu de gueules à 9 annelets d'argent, puis sommes rendus à Notre-Dame-de-l'Isle en compagnie du Sr le Guével et avons remarqué dans la maîtresse vitre un escusson de gueules à 9 annelets d'argent, et, de la dite chapelle, sommes allés au presbytère du dit Sr le Guével, proche de la ditte chapelle que nous avons circuit et environné, avons bu et mangé, fait feu en fumée, mis et induit le dit Compadre, au dit nom, en la possession réelle et actuelle des dites églises et presbytères comme dépendant de la dite baronnie (de Coëtmen) et avons été mis en possession du droit de havage et coutume de l'assemblée de Notre-Dame-de-l'Isle ; et sommes allés [Note : L'église de Goudelin appartenant aux deux abbayes de Beaulieu et de Beauport, un accord intervint en 1207, par lequel les deux recteurs, l'un noir, l'autre blanc, alternaient pour exercer, chacun une année, le ministère pastoral (v. Anciens Evêchés, t. V, p. 160)], ensuite au moulin vieil de la paroisse dépendant de la seigneurie et à autre moulin nommé le moulin du Corre, appartenant à Messire Jehan de Béringhen, propriétaire de Kéruzaré et chargé de 6 minots froment mesure de Gouelou envers la dite baronnie de Coëtmen ". Nous reproduisons ici l'ancien vitrail de Goudelin d'après un dessin du XVIIème siècle conservé aux Archives des Côtes-d'Armor, dossier E, 1.168.

Goudelin : Maîtresse vitre de l'ancienne église.

la chapelle Notre-Dame de l'Isle (XIVème siècle), fondée en 1380 par les moines de l'abbaye de Beauport à l'emplacement d'un oratoire plus ancien. Le choeur est de la fin du XIVème siècle. Le reste est du XVIème siècle (vers 1500). La tour du clocher, de forme carrée, supporte une flèche datée de 1714 : ornée de trois clochetons. La chapelle abrite une cloche du XVIème siècle et les statues de Notre-Dame de l'Isle et de saint Eloi. Le vitrail principal est offert en 1779 par les seigneurs de Kergariou (ou Kercariou), en Bringolo. La chapelle renferme les gisants de Guillaume de Goudelin et de Béatrice Péan (vers 1420). Cette chapelle sert d'église paroissiale de 1777 à la Révolution. Le 20 juillet 1714, la foudre endommage le clocher. " L'édifice comprend une nef avec bas côtés de six travées ; et, accolé au pignon ouest, un clocher extérieur. Les deux dernières travées, formant le choeur, sont du XIVème siècle ; le reste de la fin du XVème ou des premières années du XVIème siècle. La flèche fut frappée par la foudre le 20 juillet 1714, et réparée aussitôt ; la longère sud, entièrement reconstruite, porte la date de 1849, année en laquelle l'édifice fut très restauré, d'ailleurs avec intelligence. La base du clocher est ouverte sur deux faces. Avec les pinacles des accolades décorant, les portes ne descendant pas jusqu'en bas et ses fenêtres hautes à meneaux perpendiculaires, elle est nettement influencée par l'architecture anglaise. Les arcs des voussures du porche sont très ouverts et presque circulaires. Vendue sous la Révolution, en un très grand nombre de parts, beaucoup furent données à la fabrique en 1807, les dernières en 1846 et 1847. Le porche et le clocher ont été classés le 20 janvier 1913. Mobilier : Statues anciennes de saint Eloi et saint Joseph ; Vierge en pierre du XVème siècle sous le porche (classée). Statues modernes de saint Tugdual et saint Yves. Tombeau en pierre de Guillaume de Goudelin du XVème siècle (classé). Autels modernes en pierre de Caen, sculptés par Ogé. Les autels anciens sont à Coadout " (R. Couffon) ;

Ville de Goudelin (Bretagne) : chapelle Notre-Dame de l'Isle.

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle Saint-Antoine, détruite. Elle est mentionnée comme déjà en ruines en 1675, dans un champ appelé Parc-an-Chapel ; - la chapelle Sainte-Marguerite, encore mentionnée en 1810, détruite ; - la chapelle Saint-Avit, vendue en 1813 et détruite ; - la chapelle Sainte-Anne, détruite. Elle existait encore à la fin du XVIIIème siècle ; - la chapelle Saint-Laurent, détruite. Elle existait encore à la fin du XVIIIème siècle ; - la chapelle de la Trinité, en Rangaré. Entourée d'un cimetière et possédant une fontaine, elle était en mauvais état en septembre 1662 et sur le point d'être reconstruite suivant le testament de Suzanne Mahé. Son emplacement s'appelle encore aujourd'hui « Parc an Chapel » ; - la chapelle Saint-Gilles, près de Kerval, détruite. Elle avait été rebâtie à la fin du XVIIème siècle, et une chapellenie y avait été fondée en 1681 par Jean Quilbignon, sr. de Kerval ; - la chapelle Sainte-Eugénie. Encore mentionnée dans un testament du XVIIème siècle, elle se trouvait au bord du chemin menant de Lespaul à Coat-a-Rroch, à proximité du champ appelé « Parc Guengamp » ; - la chapelle Sainte-Brigitte, à Kerverder. C'était une fondation des seigneurs de Coatmen ; - la chapelle Saint-Heloret. Elle se trouvait près du manoir de Kermerrien ; - la chapelle de Kergof, détruite au XIXème siècle. Elle datait du XVIème siècle, et Chardin y avait relevé les armoiries en alliance des Le Chevoir et de Kerimel ;  

la croix de l'Isle (XVIIIème siècle) ;

la croix de Run-Groas (XIXème siècle) ;

le château de Kergoff (XVIIIème siècle), ancienne propriété de la famille Le Goff ;

le manoir de Montjoie (XVIIème siècle), propriété de la famille Quélen au XVIème siècle. Il passe ensuite entre les mains de la famille Penhoëdic (en 1698) et de la famille Botmilliau (au XVIIIème siècle) ;

Ville de Goudelin (Bretagne) : manoir de Monjoie.

les manoirs de Kermerrien (XVIème siècle) et de Kerveder (1667 et 1763). Le manoir de Kerveder est la propriété de Jehan Kerveder en 1480 ;

le manoir de Kergadiou ou Kercadiou (XVIIème siècle), édifié par la famille Rosmar. Il est édifié sur les ruines d’un ancien château mentionné en 1430, propriété de la famille Le Goff, et qui appartenait encore à cette famille vers 1535. On mentionne Silvestre Le Goff en 1481. Il possédait au XVème siècle un droit de haute justice ; 

la maison de Kervillou (fin XVII-XVIIIème siècle) ;

la fontaine rénovée et située à droite de la chapelle Notre-Dame de l'Isle ; 

9 moulins dont les moulins à eau de Kernegues, de Goaval, de Trariou, Vieux, de Montjoie,…

A signaler aussi :

les mégalithes de Kerléan, Keroter (ou Kerauter) et Montjoie ;

le tumulus de Saint-Anne ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GOUDELIN

En 1789, il s'y exerçait quatre hautes justices et une moyenne. Goudelin faisait partie du comté de Goëlo et avait pour seigneur le duc de Penthièvre, le comte de Goëlo et M. de Raye ou Rays.

La seigneurie de Goudelin possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice dont la juridiction s'exerçait au bourg. La seigneurie de Goudelin a annexé La Granville (moyenne justice de Bringolo), Keriou (moyenne justice de Bringolo) puis la terre noble de Kerbol (acquise en 1739). Propriété en 1202 de Alveu et ses fils Roland et Melveu, puis de la famille de Goudelin. Guillaume Ier de Goudelin, époux de Thiphaine de Trogoff (en 1303). Rolland de Goudelin, époux de Unodes Budes en 1363, était fils de Guillaume et de Jeanne de Trogoff. La seigneurie de Goudelin est donnée en 1422 par le duc Jean V à Yvon de Kerimel, puis passe en 1522 à la famille de Boiséon (suite au mariage de Claude de Boiséon avec Marie de Kerimel) et à la famille de Breil du Plessix de Rays après 1621 (suite au mariage de Claude de Boiséon avec Guy du Breil du Plessix de Rays).

Nota : Goudelin (de), sr. dudit lieu, paroisse de ce nom, — de Goasmelquin, en Plouegat-Guérand, — de Kerloaguen, en Plougonven, — de Guergué, en Plestin (Plestin-les-Grèves), — vicomte de Plédéhel, paroisse de ce nom. Ancienne extraction. — Cinq générations en 1669. — Réformes et montres de 1481 à 1543, en Plouegat-Guérand et Plougonven, évêché de Tréguier. Blason : D'azur, à l'épée d'argent, garnie d'or, en pal, la pointe en bas ; aliàs : Ecartelé d'argent, à trois fasces de sable, surmontées d'un lion naissant de même. Devise : Joie sans fin à Goudelin. Cette maison a produit : Rolland et Jean, son fils, mentionnés dans les chartes de l'abbaye de Beauport, en 1202 et 1253 [Note : D'autres chartes de Beauport donnent un croisé, en 1270, à la maison de Goudelin]. — Guillaume, époux de Jeanne de Trogoff, père et mère de Rolland, marié, en 1363, à Unode Budes. — Autre Guillaume, décapité en 1420 pour avoir trempé dans la conspiration de Penthièvre contre le duc Jean V [Note : Goudelin, près de Lanvollon, mais canton de Plouagat, ancien et nouvel évêché de Saint-Brieuc, était desservi comme paroisse, avant la Révolution, par un moine de l'abbaye de Beauport. Voici ce qu'écrivent MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélémy au sujet de Guillaume de Goudelin, décapité en 1420 pour avoir pris part à la conspiration de Penthièvre contre le duc Jean V : « Un jour, en traversant le bourg de Goudelin, nous remarquâmes une large dalle... Une jeune châtelaine, dans un riche costume du XVème siècle, s'y détachait en plein relief. Près d'elle, un cercueil clos, surmonté de deux écussons grattés, mais sur lequel était déposée une croix résurrectionnelle ou de triomphe. Du reste, pas un nom, pas une date, pas le moindre signe qui pût donner le mot de cette énigme. Longtemps nous en cherchâmes le sens. Longtemps nous nous demandâmes quelle était celle qui voulait ainsi veiller à jamais sur un cercueil muet. Près de ces armoiries ignominieusement traitées, que voulait dire cette croix de triomphe ?...  Enfin, un lambeau de tradition et une note des archives de la grand'ville nous amenèrent à reconnaître par induction, mais avec certitude, que ce sarcophage avait recouvert les restes de Guillaume de Goudelin et de sa femme, Marie du Porz-Trevennou. Dès lors, tout fut expliqué : comme Guillaume était resté fidèle à son seigneur, Marie était restée fidèle au sien, jusque dans l'ignominie du supplice » (Anciens Evêchés de Bretagne, t. V, pp. 168-169)].

La seigneurie de Kercadiou (ou Kergadiou) possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de Marie Go (alias Le Goff), dame de Kergadiou en 1535. Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille Botloy (suite au mariage de Marie Le Goff avec Yvon de Botloy) et de la famille Rosmar.

En 1430, les maisons nobles étaient : Quistillic (à Jean Josse), le château de Kergoff (à la famille Le Gonidec), Goudelin (à la famille Goudelin), Coëtmen-en-Poitier, Keriou, Kermoisan et Kerbreselles (haute justice, à M. de Raye), Menhoye, Runauberdi, le Goff-Kergadiou et Kernèque. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 34 nobles de Goudelin (il y en avait 27 en 1426) : 

Alain BOTEREL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

DES CHASTEAUX : défaillant ;

Jehan GUIOMAR : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jacques de KERRIMEL de Goudelin (300 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan KERVEDER de Kerveder : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE CARRER : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GAL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Silvestre LE GOFF de Kercadiou (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Roland LE GONIDEC de Kergaf : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE GONIDEC : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LE LONG de Kernegues (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

LESSE : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas MAREC de Kergroix : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland MEUR : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MILLON : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume NICOL : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan NICOL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume POENCES : défaillant ;

Jehan POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Robin POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Silvestre POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon POENCES : porteur d'une brigandine ;

Jehan ROBIN : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehanne TAILLART : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Jehan TAILLART de Grandville : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

TAILLART (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Olivier TNOMENECH : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ;

Yvon TNOULONG : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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