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GOUDELIN |
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La commune de Goudelin ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GOUDELIN
Goudelin vient, semble-t-il, du chef franc « Gaudelin » (d'origine germanique) qui aurait, dit-on, régné sur le territoire au Vème siècle.
Goudelin est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis le territoire actuel de Goudelin et celui de Bringolo. La paroisse de Goudelin (parrochia Sancti Petri de Godelin), mentionnée dès 1203, avait jadis Bringolo pour succursale. Goudelin a semble-t-il donné son nom à la famille de Goudelin, éteinte depuis le XVIIIème siècle.
Goudelin possède une église dès 1203 (charte de labbaye de Beauport). Il s'avère qu'en 1202, le comte de Goëlo et le seigneur de La Roche-Derrien, se partagent l'église. Les deux s'en démettent en 1203, l'un en faveur de l'abbaye de Beauport, l'autre en faveur de l'abbaye de Beaulieu (en Mégrit). On signale deux maladreries à Goudelin, l'une appelée Clandri (près de Kerdonnard), l'autre appelée La Corderie. Certains lieux-dits tels que Mousteriou (monastère), Le Cloatre (près de Kergoff), Kerabat (village de l'abbé) semblent confirmer la présence jadis des moines.
L'ancienne paroisse de Goudelin dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et ressortissait de Châtelaudren au siège royal de Lannion. L'église était desservie par deux recteurs : l'un nommé par l'abbaye de Beauport et l'autre par celle de Beaulieu (en Mégrit). Goudelin élit sa première municipalité en 1790 et s'agrandit de l'enclave de Kerfave aux dépens de Bringolo (arrêté du 26 juillet 1827).
On rencontre les appellations suivantes : Goudelin (de 1151 à 1175), Gozolin (en 1198), Godelin (en 1202), eccl. S. Petri de Godelin (en 1203), Godeline (en 1207, en 1215), Godeline (en 1220), Godelin (en 1220, en 1270), Goudelin (à la fin du XIVème siècle).
Note : la commune de Goudelin est formée des villages : Guingamp, Luzulu, Saint-David, Kerenguès, Feuntennos, Bois-de-la-Roche, Kervenou, etc...
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PATRIMOINE de GOUDELIN
l'église Saint-Pierre (XII-XVIIIème siècle), reconstruite de 1784 à 1789 sur les plans de Julien Barthélemy David en remplacement d'une église édifiée en 1717 et menaçant ruine dès 1773. A noter qu'une église primitive existe déjà au XIIème siècle. L'église actuelle est détruite par un incendie en 1832. La tour-clocher date de 1881 (la flèche dentelée mesure environ 42 mètres de haut). Une pierre porte la date de 1770. Le bénitier en granit date de 1310. La bannière de Saint-Pierre, en tissu brodé, date du XVIème siècle. Les seigneurs de Goudelin possédaient jadis des prééminences et des droits honorifiques à l'église paroissiale de Goudelin dont ils se disaient les fondateurs et seigneurs-supérieurs. La seigneurie de Kercadiou (ou Kergadiou) possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait "sous le grand portail de l'église de Goudelin" et des droits honorifiques et de tombes (ses armoiries apparaissent en particulier sur quatre piliers) ; | |
la chapelle Notre-Dame de l'Isle (XIVème siècle), fondée en 1380 par les moines de l'abbaye de Beauport à l'emplacement d'un oratoire plus ancien. Le choeur est de la fin du XIVème siècle. Le reste est du XVIème siècle (vers 1500). La tour du clocher, de forme carrée, supporte une flèche datée de 1714 : ornée de trois clochetons. La chapelle abrite une cloche du XVIème siècle et les statues de Notre-Dame de l'Isle et de saint Eloi. Le vitrail principal est offert en 1779 par les seigneurs de Kergariou (ou Kercariou), en Bringolo. La chapelle renferme les gisants de Guillaume de Goudelin et de Béatrice Péan (vers 1420). Cette chapelle sert d'église paroissiale de 1777 à la Révolution. Le 20 juillet 1714, la foudre endommage le clocher ; | |
la croix de l'Isle (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de Run-Groas (XIXème siècle) ; | |
le château de Kergoff (XVIIIème siècle), ancienne propriété de la famille Le Goff ; | |
le manoir de Montjoie (XVIIème siècle), propriété de la famille Quélen au XVIème siècle. Il passe ensuite entre les mains de la famille Penhoëdic (en 1698) et de la famille Botmilliau (au XVIIIème siècle) ; | |
les manoirs de Kermerrien (XVIème siècle) et de Kerveder (1667 et 1763). Le manoir de Kerveder est la propriété de Jehan Kerveder en 1480 ; | |
le manoir de Kergadiou ou Kercadiou (XVIIème siècle), édifié par la famille Rosmar. Il est édifié sur les ruines dun ancien château mentionné en 1430, propriété de la famille Le Goff, et qui appartenait encore à cette famille vers 1535. On mentionne Silvestre Le Goff en 1481. Il possédait au XVème siècle un droit de haute justice ; | |
la maison de Kervillou (fin XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la fontaine rénovée et située à droite de la chapelle Notre-Dame de l'Isle ; | |
9 moulins dont les moulins à eau de Kernegues, de Goaval, de Trariou, Vieux, de Montjoie, |
A signaler aussi :
les mégalithes de Kerléan, Keroter (ou Kerauter) et Montjoie ; | |
le tumulus de Saint-Anne ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de GOUDELIN
En 1789, il s'y exerçait quatre hautes justices et une moyenne. Goudelin faisait partie du comté de Goëlo et avait pour seigneur le duc de Penthièvre, le comte de Goëlo et M. de Raye ou Rays.
La seigneurie de Goudelin possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice dont la juridiction s'exerçait au bourg. La seigneurie de Goudelin a annexé La Granville (moyenne justice de Bringolo), Keriou (moyenne justice de Bringolo) puis la terre noble de Kerbol (acquise en 1739). Propriété en 1202 de Alveu et ses fils Roland et Melveu, puis de la famille de Goudelin. Guillaume Ier de Goudelin, époux de Thiphaine de Trogoff (en 1303). Rolland de Goudelin, époux de Unodes Budes en 1363, était fils de Guillaume et de Jeanne de Trogoff. La seigneurie de Goudelin est donnée en 1422 par le duc Jean V à Yvon de Kerimel, puis passe en 1522 à la famille de Boiséon (suite au mariage de Claude de Boiséon avec Marie de Kerimel) et à la famille de Breil du Plessix de Rays après 1621 (suite au mariage de Claude de Boiséon avec Guy du Breil du Plessix de Rays).
La seigneurie de Kercadiou (ou Kergadiou) possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de Marie Go (alias Le Goff), dame de Kergadiou en 1535. Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille Botloy (suite au mariage de Marie Le Goff avec Yvon de Botloy) et de la famille Rosmar.
En 1430, les maisons nobles étaient : Quistillic (à Jean Josse), le château de Kergoff (à la famille Le Gonidec), Goudelin (à la famille Goudelin), Coëtmen-en-Poitier, Keriou, Kermoisan et Kerbreselles (haute justice, à M. de Raye), Menhoye, Runauberdi, le Goff-Kergadiou et Kernèque.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 34 nobles de Goudelin (il y en avait 27 en 1426) :
| Alain BOTEREL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| DES CHASTEAUX : défaillant ; | |
| Jehan GUIOMAR : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
| Jacques de KERRIMEL de Goudelin (300 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
| Jehan KERVEDER de Kerveder : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Yvon LE CARRER : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan LE GAL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Silvestre LE GOFF de Kercadiou (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ; | |
| Roland LE GONIDEC de Kergaf : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Yvon LE GONIDEC : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Pierre LE LONG de Kernegues (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ; | |
| LESSE : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Nicolas MAREC de Kergroix : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Roland MEUR : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan MILLON : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ; | |
| Guillaume NICOL : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
| Jehan NICOL : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Alain POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Guillaume POENCES : défaillant ; | |
| Jehan POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Raoul POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Robin POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Roland POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
| Silvestre POENCES : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Yvon POENCES : porteur d'une brigandine ; | |
| Jehan ROBIN : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
| Guillaume ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Raoul ROLLAND : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehanne TAILLART : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
| Jehan TAILLART de Grandville : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
| TAILLART (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ; | |
| Olivier TNOMENECH : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ; | |
| Yvon TNOULONG : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
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