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LA FEUILLEE

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La commune de La Feuillée (pucenoire.gif (870 octets) Ar Fouillez) fait partie du canton de Huelgoat. La Feuillée dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA FEUILLEE

La Feuillée vient du breton « fouillez » (endroit feuillu).

Durant le Moyen Age, le territoire de La Feuillée fait partie de la paroisse primitive de Plouénez (ou Ploumenez). Puis suite au démembrement de Plouénez, La Feuillée est créée au détriment de la paroisse de Berrien. 

La paroisse de La Feuillée, qui dépend de l'évêché de Cornouaille, doit son origine à une fondation (à Kerbérou) faite au XIIème siècle par le duc de Bretagne en faveur de l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La Feuillée devient au XIIème siècle le chef-lieu d’une commanderie qui s’étendra sur 82 paroisses réparties dans 6 diocèses. 

Nous empruntons les renseignements qui vont suivre au travail de M. l'abbé Guillotin de Courson, lu au Congrès de l'Association Bretonne, à Quimper, en 1896, la Commanderie de la Feuillée et ses annexes. La Feuillée, fondée dans la première partie du XIIème siècle, en faveur des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, par les ducs de Bretagne, dût être, à l'origine, un hospice construit au bord de l'ancienne voie gallo-romaine de Carhaix à Plouguerneau. La charte du duc Conan, datée de 1160, mentionne cet établissement, sous le nom de an Follet, parmi les possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne. Cet hospice devint le chef-lieu d'une importante commanderie s'étendant, au XVIIème siècle, en quatre-vingt-deux paroisses situées dans les six diocèses de Cornouaille, Tréguier, Léon, Vannes, Saint-Brieuc et Dol, dont le revenu pour le commandeur était, au XVIIème siècle, de 14.000 livres, et de 16,000 livres, au XVIIIème siècle. Huit commanderies se rattachaient à la commanderie de la Feuillée : 1° La Feuillée ; 2° Quimper ; 3° Le Croisty, en Vannes ; 4° Le Loch, en Maël-Pestivien autrefois, maintenant en Peumeurit-Quintin ; 5° Plouaret ; 6° Plélo, dans les paroisses de ce nom au diocèse de Saint-Brieuc ; 7° Le Paraclet, en la paroisse de Saint-Laurent, près de Bégard ; 8° Pontmelvez, en la paroisse de ce nom, près de Bourbriac, diocèse de Saint-Brieuc. Le Commandeur, dans son aveu de 1697, se déclarait « seul seigneur spirituel et temporel de La Feuillée, avec juridiction haute, moyenne et basse, exercée sur tous les habitants au dit bourg, par sénéchal, bailly, lieutenant et greffier, avec justice patibulaire à quatre piliers élevés proche le dit bourg ». Comme patron, le Commandeur présentait à l'Evêque un prêtre pour desservir la paroisse, avec le titre de vicaire, le Commandeur étant considéré comme recteur primitif et, en cette qualité, il avait droit au tiers des offrandes, les deux autres tiers appartenant au vicaire et à la fabrique. 

La Feuillée se composait de quatorze villages, y compris le bourg : Kermabilou, Penanroz, la Ville-Blanche, Kerelcan, Ruguellou, Tredudon, Kerangueroff, Kervran, Kerbargain, Kerberou, le Lettier, Kerbruc et Botbihan. 

La commanderie primitive s'étendait encore en Scrignac, où elle possédait Lannouedic, Plonévez-du-Faou, Lopérec, Hanvec, Commanna, Plonéour-Ménez, Plouënan, Taulé, Plouigneau, Lannéanou et Plouguin, où se trouvait Saint-Jean-Bamazlan. Le Commandeur jouissait du droit d'avoir, au bourg de La Feuillée, un marché tous les mardis, et deux foires, aux fêtes de l'Invention et de l'Exaltation de la Sainte-Croix.

On rencontre les appellations suivantes : An Folled (en 1160), La Feillee (en 1433) et Feillee (en 1535).

Note : Liste non exhaustive des Recteurs de la Feuillée : - 1461 : Charles de Bouteville. -  1462 : Yves de Bouteville. - 1596 : Hervé Jézéquel. - 1790. Guillaume Le Bis. Né à Beuzec-Cap-Sizun en 1737 ; prêtre en 1761 ; a été vicaire au Huelgoat, puis recteur de La Feuillée en 1779. « Homme de mérite en tout genre ». Ayant refusé le serment, il se retira dans le Cap, où il se constitua lui-même prisonnier, le 5 Mai 1793. Détenu aux Capucins de Morlaix, il fut déporté à l'île d'Aix, et mourut le 4 Janvier 1795. - 1804-1816 : Hervé Guyomarch. Né à La Feuillée, le 8 Avril 1764 ; prêtre en 1788. - 1816-1818 : Jean-Marie Quéméner, de Henvic. La paroisse resta sans prêtre, pendant deux ans. - 1821-1827 : Guillaume Crassin, de Plougonven. - 1827-1834 : Yves-Marie Le Guen. - 1834-1855 : Jean-Marie Le Louarn, de Plogoff. - 1855-1873 : Jean-Henri Le Gac, de Berrien. - 1873-1877 : Jacques-Yves Tanguy, de Saint-Mathieu de Morlaix. - 1877-1881 : Yves-François Rolland, de Locmaria-Plouzané. - 1881-1886 : René Perrot, de Guiclan. - 1886-1887 : Joseph-Marie Emily, de Lanhouarneau. - 1887-1889 : Aimé-Marie Madec, de Lanmeur. - 1889-1907 : Louis-Henri Roué, de Saint-Pol de Léon. - 1907 : Yves Le Séach, de Pleyben, ... Liste non exhaustive des Vicaires de la Feuillée : - 1829 : Yves Le Meur. - 1830 : Charles Perrot. - 1839 : Jacques Castel. - 1840 : François-Marie Cloarec. - 1841 : Christophe Bourlès. - 1842 : Jean-Marie Cabioc'h. - 1850 : Philippe Rogé. - 1865 : Julien Le Foll. - 1867 : Paul Le Roux. - 1869 : Pierre Cabioc'h. - 1869 : Hervé Grall. - 1872 : Germain Dantec. - 1875 : Yves Le Doll. - 1876 : Olivier Canévet. - 1881 : Pierre Mazéas. - 1882 : Guillaume Théoden. - 1883 : Yves-Marie Pouliquen. - 1891 : Yves-Marie Pennec. - 1907 : Gabriel Guillerm, ... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de LA FEUILLEE

l'église Saint-Jean-Baptiste (XVème-XIXème siècle), restaurée entre 1858 et 1860 et construite sur les plans de Boyer. Elle comprend une nef avec bas-côtés de huit travées terminée par un chevet plat. Au droit de la première travée, en aile, chapelle des fonts et porche avec porte ancienne conservée, au droit de la quatrième, chapelles en ailes. La cloche date de 1683. L’autel et la chaire datent de 1866. La chaire à prêcher, les autels latéraux, les confessionnaux sont sortis des ateliers de Denis Derrien de Saint-Pol-de-Léon. La table de l'autel en marbre blanc du choeur, oeuvre de Yan L'archantec, est ornée de niches contenant les statues des douze Apôtres entourant Notre Seigneur. On y trouve une statue de saint Houardon et une sainte Vierge dite "Itron Varia Menez Are". Les armoiries de Mgr Sergent, évêque de Quimper et de Léon (1855-1870) se trouvent dans le côté sud de l'édifice ;

Nota 1 : Sous le vocable de Saint-Jean, elle a été reconstruite de nos jours ; mais elle remplaçait un édifice remontant en partie au XIIIème siècle. Le Commandeur en était le seigneur supérieur, fondateur et prééminencier, avec enfeu, banc, écussons. — « Il était seul en possession d'avoir les prières nominales » (aveu de 1697). A côté du banc, était un grand tombeau élevé pour la sépulture des commandeurs. En 1617, on voyait, « à côté du grand autel, un tabernacle où repose le Saint-Sacrement et, dans des capses de bois fermant, les statues de N.-D. et de Monsieur Saint-Jean ; près de la grande porte d'entrée, se trouvait une chambre, avec porte en bois et porte en fer, où étaient les vases sacrés, ornements et reliques ». La maison de Botmeur avait ses armoiries à la maîtresse vitre : d'argent au lion de gueules. En la chapelle de Monsieur St. Vincent, côté de l'Evangile, étaient trois écussons : l'un de Botmeur et du Pont (d'or au lion de gueules) ; le second, de Botmeur et du Fou (d'azur au léopard d'or) ; le troisième, de Botmeur plein. Dans la vitre susaine, côté de l'Evangile, écusson de Botmeur et Kersauzon (de gueules à la boucle d'argent, et losangé d'argent et de sable à la barre de gueules). Armes de Kerlic. Grand banc dans la chapelle Saint-Nicolas (note de M. de la Porte).

Nota 2 : liste des Commandeurs de la Feuillée : -  1438 : Pierre de Keramborgne : de gueules à un heaume de profil d'or accompagné de 3 coquilles d'argent. - 1460 : Alain de Boiséon : d'azur au chevron d'argent accompagné de 3 têtes de léopard d'or. - 1486-1500 : Pierre Chasteignier : d'or au léopard de sinople ; devise : Atavis et armis. - 1513 : Jean de Moussy : d'azur à la croix ancrée d'or, au croissant de même en pointe. - 1526 : Pierre de Noves, chevalier de Rhodes. - 1539 : Pierre de la Forest : d'argent à la bande d'azur chargée de trois étoiles d'argent ; devise : Favite stellœ. - 1571-1575 : Aimé ou Edme du Chesne : d'argent au chêne de sinople. - 1579-1583 : Jean Ysore de Saint-Aubin : d'argent à deux fasces d'azur. - 1590-1598 : Simon d'Aubigné du Boismoze : de gueules au lion d'hermines, armé, lampassé et couronné d'or. - 1603-1613 : Maurice de Lesméleuc de la Salle : de gueules à l'épervier d'or, accompagné de 3 coquilles d'argent. - 1613-1621 : René de Saint-Offange : d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois molettes de même. - 1641-1652 : Jacques de Jalesne. Il prit possession le 30 Mai 1642. « En ouvrant la chapelle, prenant l'eau bénite, aspergeant les assistants, allumant un cierge et posant iceluy sur le principal autel, se mettant à genoux devant le crucifix, rendant grâces à Dieu et baisant le dit autel, sonnant la cloche, entrant dans la cour et dans la principale maison, faisant feu et fumée dans la salle, rompant bois et beschant terre en le jardin, et faisant tout acte de bonne et valable possession ». - 1662-1660 : Jean-Denis-Gabriel de Polastron de la Hillière : d'argent au lion de sable lampassé de gueules. - 1672 : Louis de Torchart de la Panne. - 1682 : Guy d'Aloigny de Boismoraud : de gueules à cinq fleurs de lys d'argent ; devise : Lilia semper florent. - 1691-1702 : Léonor de Beaulieu de Belthomas : d'azur au lion d'argent accompagné de neuf besants d'or 4. 2. 3. - 1708-1719 : Jean-Baptiste de Sesmaisons : de gueules à trois tours de maison d'or ; devise : Ne tanta domus pereat. - 1719-1738 : Ouris-Victor Tambonneau. - 1739 : Jean-Baptiste-Herménégilde Wignacourt. - 1744 : De Marbeuf : d'azur à deux épées d'argent garnies d'or et passées en sautoir, les pointes en bas. - 1750-1761 : Jean-François du Bouilly de Turcant de Resnon : d'azur à la bande d'argent accompagnée de deux croissants de même. - 1769 : Louis-François du Rozel de Fleury, chevalier profès, grand'croix de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, commandeur de Bordeaux, ambassadeur. - 1772-1775 : Jean-Baptiste-Manuel de Rohan du Poulduc. Devint grand'maître de l'ordre de Malte, en 1775. De gueules à neuf macles d'or. - 1775-1780 : Louis-Georges-Henri Le Jumeau des Perrières : de gueules au léopard d'or. - 1781-1790 : Alexandre-Louis-Hugues de Freslon de la Freslonnière : d'argent à la fasce de gueules accompagnée de six ancolies d'azur tigées de gueules 3. 3.

la chapelle Sainte-Barbe, située au nord-est du bourg de La Feuillée et reconstruite en 1876 ;

l'ancienne chapelle Saint-Houardon (XVIème siècle), aujourd'hui disparue et déjà très délabrée en 1954. En 1617, l'on constate qu'il existait, au bourg, une autre église plus ancienne que l'église de Saint-Jean ; c'était l'ancienne église paroissiale, dédiée à Saint-Houardon. Elle était entourée d'un cimetière et possédait deux autels. Le principal portait les statues de Notre-Dame et de saint Houardon ; le second était consacré à saint Maudet (remplacée plus tard par sainte Catherine). En 1617, on y faisait encore l'office paroissial, à toutes les fêtes de Notre-Dame ; mais la cloche en avait été enlevée au temps de la Ligue ;

l'ancienne chapelle Sainte-Catherine, aujourd'hui disparue. C'était l'oratoire privé des Commandeurs, au Logis de l'Hôpital, qui se trouvait proche de l'église. Mais au XVème siècle, les Commandeurs avaient cessé d'y faire leur demeure, pour habiter le manoir de Kerbérou, qui servit également à loger les chapelains, lorsque les Commandeurs allèrent habiter le Paraclet. Il s'agissait de l'oratoire privé des commandeurs ;

le calvaire de Croaz Névez (1671) ;

le calvaire de Litiez (XVIIème-XVIIIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croaz-an-Herry (XVIème - XXème siècle), Croas-Hir (1824 - XXème siècle), croix de la place (1823), la croix du cimetière de Feuillée (1860), croix (1898), Keranheroff (XVIIème siècle), Kerbérou (1850), Kerelcun (1671), Kerelcun (1873), Kermabilou (XVIème siècle), Kerven, Ruguellou (1937) ; 

le manoir de Porz-Cloz ou de Kerbérou (moyen âge), ancienne commanderie des Chevaliers de Malte ou Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ;

la fontaine Saint-Jean-Baptiste (XVIème siècle) ;

la maison de Kerbruc (XVIIIème siècle) ;

la maison de Kermabilou (XVIIème siècle) ;

la maison de Keranberoff (XIXème siècle) ;

5 moulins dont le moulin à eau de Pontaouen, Guillec, Kermabilou, Kerberou, Kerelcun (XVIIIème siècle) ;

A signaler aussi :

le menhir de Kerelcun (époque néolithique) ;

le tumulus du cimetière (âge de bronze) ;

la stèle de Kerbérou (âge de fer) ;

l'enceinte fortifiée de Goarem-ar-Manec'h ;

la petite chapelle des catéchismes, située au bas du bourg, contient quelques statues anciennes parmi lesquelles une Notre-Dame de Pitié ;

Nota : En 1896, les tumulus de Ruguellou et de Goarem-ar-Velin ont été fouillés par M. du Chatellier ; il y a constaté que la chambre funéraire était complètement enveloppée d'argile ferrugineuse, que les constructeurs avaient vitrifiée par un feu ardent, pour la protéger contre les infiltrations extérieures. 

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ANCIENNE NOBLESSE de LA FEUILLEE

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Feuillée (Feillée) était mentionné :

Anceau de Botmeur, archer en brigandine, et dampuis a remonstré le procureur de Cornouailles à messieurs les commissaires, que le dict de Botmeur tenoit heritaige de six à sept vingt livres de rente, en cet evesché, sans comprendre l'outre plus, et l'avoit trouvé par enqueste, sur quoy a esté enjoinct audict de Botmeur absent, avoir homme de déffense en sa compaignie et commandé le luy intimer.

(à compléter)

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