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ESSE |
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La commune
d'Essé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE d'ESSE
Essé vient de "Essus" (dieu gaulois) ou du latin "Essius".
Au Moyen Age, les moines bénédictins de Béré, près de Châteaubriant ainsi que les chanoines de la cathédrale de Rennes se partagent les dîmes de la paroisse d'Essé. La paroisse d'Essé dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes.
Le titre
le plus ancien en faveur d'Essé est ce qui reste debout de sa primitive église.
Cette portion de l'édifice annonce, en effet, le XIème siècle, et prouve par
suite l'existence de la paroisse à une époque reculée. Au moyen-âge, les
moines du prieuré de Béré, près de Châteaubriant, et les chanoines de la
cathédrale de Rennes, avaient quelques droits de dîmes en Essé. Quand vint la
Révolution, le recteur, M. Marchand, déclara jouir en 1790 de certaines
grosses dîmes valant 1 500 livres, et des dîmes vertes, alors très
nombreuses, parce qu'on faisait beaucoup de chanvre et de blé noir à Essé. Le
tout de son revenu brut valait, d'après lui, 4 000 livres. Mais, charges déduites,
il n'était que de 3 424 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1
V, 29 - Pouillé de Rennes).
Les droits sur les terres d'Essé étaient autrefois répartis entre le prince de Condé, baron de Châteaubriant, le seigneur de La Rigaudière au Theil et le seigneur de Rouvray.
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse d'Essé : N... d'Argentré (en 1549), Jehan Gauvain (vers 1569), François Gauvain (en 1581), Pierre Gauvain (en 1585), Louis Préobert (en 1640 et en 1644), Pierre du Boisadam (en 1669 et jusqu'en 1677, inhumé dans le chanceau de son église), François Bazouin (en 1677 et jusqu'en 1702), Jacques Guéhenneuc (1702-1726), Thomas-Jacques Lamballais (vers 1726-1727), Louis Méheust (1727-1745), François Cogranne (1745-1754), Julien-François Hairault (1755-1771), Joseph Marchand (1771-1789), Michel Roullé (1803-1810), Louis-Jean Legoux (1810-1828), Isidore Morel (1828-1835), Pierre Faisant (1835-1873), Jean-Marie Fresnel (1873-1877), Célestin Hubert (à partir de 1877), ....
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PATRIMOINE d'ESSE
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l'église Notre-Dame (XII-XVIIème siècle). Notre-Dame est la patronne de l'église d'Essé, qui se trouvait encore, semble-t-il, un édifice roman complet au commencement du XVIIème siècle. C'était une simple nef terminée par un arc triomphal et un choeur à chevet droit semblable à celui de Brie. Mais vers 1640 François du Rouvray, seigneur dudit lieu, construisit une chapelle au haut et au Nord de la nef, avec la permission du seigneur de la Rigaudière et des paroissiens. Vers le même temps, les sieurs de l'Espinay et de la Bouestelière-Hardy bâtirent ensemble une autre chapelle semblable et formant une seconde aile à l'église ; ils y placèrent un banc aux armes du sieur de l'Espinay et du sieur Jarret de la Trousselière, son beau-frère. A la même époque, on trouva que l'arc triomphal supportant le clocher ôtait la vue du choeur ; les paroissiens le détruisirent donc et bâtirent un nouveau clocher au bas de la nef. Ainsi fut formée l'église actuelle, où l'on retrouve encore les premières assises romanes de la nef et du chevet, de nombreux contreforts plats de même style et une dernière fenêtre en meurtrière sur la façade occidentale ; les autres ouvertures ont été refaites à diverses époques. Au XVIème siècle, cette église offrait une singularité : la moitié de l'édifice et du cimetière dépendaient de la seigneurie de la Rigaudière, au Theil, et l'autre moitié du seigneur du Rouvray, en Essé, à cause de son Grand bailliage du Bourg d'Essé, dit aussi bailliage de la Marzelière. De ce dernier fief relevait également le presbytère d'Essé, avec ses deux jardins et son pré. C'est ce que nous apprend un aveu rendu en 1569 par Jehan Gauvain, recteur d'Essé, à François du Rouvray, seigneur dudit lieu ; on voit, en outre, dans cet acte que le recteur d'Essé payait au seigneur du Rouvray une rente de 12 deniers ; de plus, à chaque mutation du titulaire de ladite cure, le nouveau recteur devait au même seigneur « deux pots de vin d'Anjou et un couple de pains blancs sur l'aultier de pierre dudit seigneur, à présent situé audit cimetière, au bout du pignon oriental de l'église parrochiale ». On appelait cet autel extérieur, placé au Midi du chevet, l'autel de la Marzelière. Peu d'églises offraient ainsi que celle d'Essé un aussi grand nombre de blasons, comme nous le montre l'inventaire qu'en firent en 1663 les officiers du prince de Condé, baron de Châteaubriant. Ce dernier se disait, en effet, seigneur supérieur et fondateur d'Essé à cause de sa seigneurie de Châteaubriant-au-Theil, ce que lui contestait le seigneur de la Rigaudière. Extérieurement, on y voyait alors gravé, au-dessus de la vitre du chevet, un grand écusson portant : écartelé aux 1er et 4ème de gueules à la croix d'argent, qui est du Loroux (terre annexée à celle de la Rigaudière), et aux 2ème et 3ème de gueules au croissant d'argent vairé d'azur, qui est de Maure. Les sires de Maure possédèrent longtemps, en effet, la seigneurie de la Rigaudière, située au Theil, mais s'étendant beaucoup en Essé. Intérieurement, les armoiries de la famille de Lopriac : de sable au chef d'argent chargé de trois coquilles, paraissaient au haut de la maîtresse vitre, derrière le grand autel. Après la mort de Louise de Maure, la Rigaudière était devenue, en effet, la propriété du seigneur de Lopriac. Dans cette même vitre étaient aussi les armoiries des sires de Maure avec leurs alliances. Sur la porte de la sacristie, des deux côtés du maître-autel et sur une lisière faisant le tour du choeur et se continuant dans le haut des chapelles, étaient les armes écartelées de Maure et de la Rigaudière ; elles paraissaient encore sur le banc seigneurial placé dans le choeur, du côté de l'évangile. Du côté de l'épître était, dans le choeur, une autre verrière ainsi décrite en 1623 et subsistant encore en 1663 : « En une vitre à costé du grand autel, devers l'espitre, est un escusson de gueules fretté d'hermines, qu'on nous a dit estre des anciens seigneurs de la Rigaudière, brisé du second quartier : de gueules à la croix d'argent, qui est du Loroux ». Il y avait aussi en 1623, « à la descente du grand aulter, du costé de l'évangile, un banc sur l'accoudouer duquel y a un grand escusson couronné, écartelé aux 1er et 4ème de Maure, aux 2ème et 3ème contre-écartelé de Navarre, d'Evreux et de Rohan ; sur le tout, de Bretagne parti de Milan ; et au pied dudit banc y a un écusson écartelé de Parthenay et de la Rigaudière ». Ces armoiries des sires de Maure et de leurs alliés se retrouvaient sur une chasuble donnée par eux au recteur d'Essé. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine). Dans la chapelle du Nord, « prétendue prohibitive par le sieur du Rouvray-Leduc », on voyait au haut de la vitre un écusson écartelé de Maure et de Rochechouart ; c'était celui de Gaspard de Rochechouart, qui épousa vers 1600 Louise de Maure, dame de la Rigaudière. Trois lisières d'armoiries entouraient cette chapelle : la première portait écartelé de Maure et de la Rigaudière, la deuxième du Rouvray écartelé de ses alliances, la troisième simplement du Rouvray : d'azur à trois merlettes d'or. Dans cette chapelle étaient deux bancs aux armes de la Rigaudière. La chapelle du Midi était « prétendue prohibitive par le sieur de l'Espinay et par celui de la Bouestelière-Hardy ». Dans la vitre étaient trois écussons ; en haut, celui des sires de Maure ; plus bas, en parallèle, l'un : d'argent au croissant de gueules accompagné de six billettes de sable, 3, 3, qui est de l'Espinay ; l'autre : d'argent à quatre aiglons d'azur membrés et becqués d'or, qui est Hardy. Comme dans la chapelle précédente, il y avait une triple litre de blasons : la première portait écartelé de Maure et de la Rigaudière, la deuxième écartelé de l'Espinay et de ses alliances avec les Jarret, du Rouvray et Loisel ; la troisième avait les armoiries du sieur Hardy écartelées de ses alliances. Lesdits sieurs de l'Espinay et Hardy avaient chacun dans cette chapelle leurs bancs clos et ornés de leurs armes (Les églises sous la baronnie de Châteaubriant en 1663, p. 31-34). De ce grand luxe de blasons il ne reste plus de traces. Mais si elle a perdu son cachet héraldique, l'église d'Essé a du moins été restaurée avec goût (Pouillé de Rennes). On voit sur une pierre de remploi l'inscription "Surexi Christo et parentib 1640". La maîtresse-vitre était aux armes des de Maure, seigneurs de la Rigaudière au Theil (au XVIème siècle), et des de Lopriac (au XVII et XVIIIème siècles). Une autre verrière, au sud du chœur, portait au XVIIème siècle les armes des seigneurs de la Rigaudière et du Loroux. Les armes des de la Roche-Huon et de Rochedouart se voyaient aussi sur plusieurs autres vitres ; | |
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5 moulins dont les moulins à eau du Loroux, de la Lande, et les moulins à vent de la Rigaudière, de la Lande du Saule ; |
A signaler aussi :
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l'allée couverte et les mégalithes situés à La Roche-aux-Fées (époque néolithique) ; | |
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l'ancienne auberge des Trois-Chênes (vers 1656), située au bourg ; | |
l'ancien manoir de l'Arturais ; | |
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l'ancien manoir de Courgeon. Propriété de la famille Laurens en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Pironnière. Propriété de la famille Jarret en 1434 puis de la famille Morel en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de Lasse-Jambe. Il possédait autrefois une chapelle privative dédiée à Sainte-Barbe et qui datait du XVIIème siècle. Luc Godart, seigneur des Loges et de Lasse-Jambe, ayant perdu sa femme, Julienne Girault, construisit une chapelle près de son manoir de Lasse-Jambe et la dédia à sainte Barbe. Puis, par acte du 3 septembre 1631, il y fonda deux messes par semaine, le dimanche et le samedi (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 80 et 84 - Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles la Maudeyais (en 1434), Godet (en 1513), Godart, seigneurs des Loges (en 1631) ; | |
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l'ancien manoir de la Trousselière. Sa chapelle privative datait de 1666. Dès 1434, Jean Jarret possédait la Trousselière. Le 4 octobre 1666, Pierre Jarret, également seigneur de la Trousselière, ayant fait bâtir une chapelle près de ce manoir, la fonda de deux messes hebdomadaires (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 80 - Pouillé de Rennes). Propriété de la famille Jarret en 1434 et en 1513 ; | |
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l'ancien manoir du Rouvray. Il possédait une chapelle ruinée dès le XVIIème siècle. En 1649, René de la Noë fonda deux messes, l'une en l'église d'Essé, l'autre en la chapelle Sainte-Anne du Rouvray. En 1675, Anne du Rouvray, dame dudit lieu et veuve de Luc Le Duc, seigneur du Petitbois, présenta Julien Prodault pour desservir la chapellenie du Rouvray ; mais à cette époque les deux messes se disaient en l'église d'Essé, parce que la chapelle du manoir du Rouvray était ruinée (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Frade (en 1434), Morel (en 1513), du Rouvray (en 1539 et 1675), de Kerouan (à la fin du XVIIIème siècle) ; | |
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l'ancien manoir du Rozay. Propriété de la famille des Mottes en 1434 et de la famille Loysel en 1513 ; | |
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l'ancien manoir du Bois-Clérissay. Le manoir du Bois, appartenant en 1513 à Bertrand Perrin, et appelé en 1768 le Bois-Clérissay, du nom d'un de ses propriétaires, avait une chapelle fondée de messes, mais ruinée en 1768. La fondation en était, à cause de cela, desservie à la chapelle de la Coudre à cette dernière époque et valait alors 45 livres de rente (Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Perrin (en 1513), Clérissay, Montbourcher (en 1650) ; | |
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l'ancien manoir de la Coudre. Il possédait autrefois une chapelle privative, dédiée à Notre-Dame. Julien de Montalembert et Jeanne du Rouvray, seigneur et dame de la Coudre et de la Rivière, demeurant à leur manoir de la Coudre et y ayant fait bâtir une chapelle en l'honneur de la Sainte Vierge, y fondèrent deux messes les dimanches et vendredis par acte du 20 décembre 1633. Ils donnèrent au chapelain le lieu de la Motte-Colombel et obtinrent de l'ordinaire une approbation datée du 8 août 1634. En 1725, le recteur d'Essé fit interdire cette chapelle, mais Guy de Lopriac, alors seigneur de la Coudre, obtint de l'évêque sa réconciliation ; la cérémonie en fut faite le 19 mars 1733 par M. Laumaillé, recteur du Theil, et l'on y continua le service des deux messes fondées. Le premier chapelain de la Coudre fut en 1634 Mathurin Geffroy, et le dernier Julien Hairault, pourvu en 1768 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 80, 84 - Pouillé de Rennes). Propriété successive des familles Loaisel (en 1434 et 1513), Montalembert (en 1589 et 1633), de Lopriac (en 1725) ; | |
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l'ancien manoir de la Morinière. Propriété de la famille Masson en 1513 ; | |
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l'ancien
manoir de la Tremblaye. Il possédait autrefois une chapelle privative.
Cette chapelle, dédiée à Sainte-Anne et bâtie auprès du manoir de la
Tremblaye, avait été fondée par la famille Mellet ; il en est fait
mention en 1747, quand M. Mellet de la Tremblaye fonda une autre chapelle
Sainte-Anne à Martigné, dont il était recteur. Le dernier chapelain de la
chapelle d'Essé fut, en 1787, M. Le Veyer de la Touche (Pouillé de Rennes). | |
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l'ancien manoir de Maupérier. Propriété de la famille Mellet en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Griffardière. Propriété de la famille Jarret en 1434 et en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Bussonnais. Propriété de la famille Mellet en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Touche-Bouëterel. Propriété de la famille Bouëtel en 1434 et de la famille Maudet (en 1513) ; | |
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l'ancien château du Loroux. Il possédait des douves, un colombier et un droit de haute justice. Propriété de la famille la Feillée en 1434 et de la famille Rohan en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Boitelière. Propriété de la famille des Vaux en 1434 et en 1629, puis de la famille Beschais, seigneurs des Garmeaux en 1710 ; | |
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l'ancienne maison Boitelière-Maudet. Propriété de la famille Maudet en 1513 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE d
'ESSE(à compléter)
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