Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Esquibiennois

ESQUIBIEN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Pont-Croix  

La commune de Esquibien (pucenoire.gif (870 octets) An Eskibien) fait partie du canton de Pont-Croix. Esquibien dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Esquibien, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ESQUIBIEN

Esquibien vient du breton « eskibien » (évêque).

Cette paroisse qui dut faire, à l’origine, partie de la paroisse primitive de Plogoff, a été amputée de sa trève d’Audierne. Sous la Révolution, la paroisse d’Esquibien devient une commune et se détache d’Audierne. La paroisse d'Esquibien dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Esquebyen (en 1317 et en 1368), Esquibien (en 1498).

Note : Rôle des décimes d'Esquibien en 1787 : M. Grascoeur, recteur (58 livres et 10 sols), la Fabrice d'Esquibien (10 livres), Audierne, trève (23 livres 2 sols et 6 deniers), Sainte-Brigitte (4 livres, 2 sols et 6 deniers), Sainte-Thumette (pour Ste-Evette) (1 livre et 15 sols), Confrérie du St Nom de Jésus (1 livre et 15 sols). Total : 101 livres. Liste des Recteurs d'Esquibien avant la Révolution : - 1317 : Even Goulven, recteur (Archives Vaticanes). - 1347 : Theobaldus, Trefgonguen (C. 51). - 1455 : Pierre du Haut-Boys, décédé. - 1455 : Guillaume du Hau-Boys (de alto nemore) succède (Archives Vaticanes). - 1512 : Christophe Corre, chanoine de Quimper, doyen de Cap-Sizun et recteur d'Esquibien, de Poullaouen et de Motreff. - 1534 : Pierre Tuon, chanoine de Tréguier et recteur de Motreff (déal). - 1561 : Olivier Madec. - 1566 : Yves Rospiec. - 1566-1572 : Jean Cariou. - 1572-1580 : .... Sergent. - 1597-1624 : Yves de Rospiec ; était recteur de Cléden en 1582 (C. 191). - 1627 : F. Ronsin. - 1633-1669 : Jean Le Bis. - 1668-1674 : Henri du Dresit, Sr. de Launay ; puis vicaire à Saint-Mathieu de Quimper, 10 Septembre 1674 ; porte pour armes : d'argent au pélican d'azur avec ses petits en ovaire d'or. - 1704 : Le Livec (R. C. 515). - 1717-1730 : Le Jadé. - 1752-1784 : Gabriel-Robert de Kerbrizio. - 1783-1790 : René Grascoeur, décédé le 4 Août 1807. M. René Grascoeur était né à Saint-Bihy du Haut-Corlay, le 19 Décembre 1748 ; il prêta serment, mais se rétracta bientôt et, en 1794, il était poursuivi comme prêtre réfractaire. Il demeura recteur d'Esquibien jusqu'au 14 Août 1807, date de sa mort. Liste non exhaustive des Recteurs d'Esquibien depuis le Concordat : - 1802-1807 : René Grascoeur. - 1807-1813 : Jean-Joseph Gloaguen, né à Glomel en 1752. Au moment de la Révolution, était recteur de Cléden-Cap-Sizun, et prête serment le 20 Février 1791 ; mais le ter Août 1792, il proteste par écrit, devant la municipalité, qu'on a mal interprété son serment, et qu'il n'a jamais entendu se séparer par le schisme du chef visible de l'Eglise ; — il s'excuse sur son esprit de modération, d'avoir paru reconnaître Expilly ; que c'est simplement pour complaire aux administrateurs du District de Pont-Croix qu'il s'est rendu à l'invitation qu'ils lui avaient faite de dîner avec M. Expilly ; ce n'était pas pour solliciter des pouvoirs, puisqu'il les avait déjà comme recteur, il se servait des Saintes-Huiles consacrées par Expilly puisqu'il avait le caractère épiscopal... Il déclarait au théologal, M. Le Normant, vicaire capitulaire, qu'il était prêt à donner la satisfaction qui serait exigée. - 1817-1821 : Jean Le Friant, de Pouldergat. - 1821-1840 : Jean Le Pennec, de Mahalon. - 1840-1847 : Nicolas Queinnec, de Sizun. - 1847-1875 : Jacques Stanguennec, d'Arzano. - 1875-1881 : Jean-Pierre Trévidic. - 1881-1891 : Jean-Marie Kerbiriou. - 1891-1906 : Henri-Marie Couïc. - 1906 : Jean-Charles Michel, ...... Liste non exhaustive des Vicaires d'Esquibien depuis le Concordat : - 1821 : Clet-Mathieu Carval. - 1830 : François Caroff. - 1833 : Louis-Alain Le Bescond. - 1841 : Jean-Martin Le Roux. - 1851 : Guillaume Broch. - 1853 : Paul Rosec. - 1869 : François Copy. - 1870 : Jean-Marie Floc'h. - 1872 : Jean Jourdren. - 1875 : Eugène Prigent. - 1881 : Jean-Marie Larhantec. - 1881 : Jean-Marie Daniel. - 1882 : Jean-Louis Querrec. - 1890 : Jean-Louis Gourlaouen. - 1892 : Yves-Marie Le Roux. - 1897 : Pierre-Marie Perrot. - 1908 : Jacques Capitaine, .... (Archives de l'Evêché).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de ESQUIBIEN

l'église Saint-Onneau (XVIème siècle), remaniée au XVIIème siècle et restaurée en 1850. Elle comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées terminée par un chevet polygonal. Deux chapelles en aile forment un faux transept : la chapelle du sud est partagée en deux par deux arcades et une architrave. Le clocher ne porte pas de galerie. Le chevet a son fenestrage du XVIème siècle. Le porche date de 1580-1581 : près de la porte du porche, à l'intérieur, on lit l'inscription "I. Paris Fab. 1581". L’autel date du XVIIème siècle. On remarque diverses inscriptions et dates sur le porche du midi : 1611, 1612 (Gonidec, Fab.), 1617 (date située sous le linteau), 1618 (H. Jourdin Fab.) et 1628 ou 1623 (N. Brignon). Au-dessus de l'une des fenêtres sud on peut voir l'inscription "Simon Guillou Fab. 1662". L'église possède une statue de saint Onneau et une belle Pieta en albâtre (XVIème siècle) ainsi que des statues de saint Corentin, saint Yves, saint Eloi. Un arc triomphal s'élève à l'entrée du cimetière ;

Nota 1 : Comme entrée du cimetière, au côté Sud, on trouve une porte monumentale, ou petit arc de triomphe, de la fin de la période gothique, ayant une arcade ogivale moulurée, une contre-courbe feuillagée, des pinacles terminant des pilastres portant sur des culots soutenus par des anges qui tiennent des écussons. La façade Ouest de l'église, sous le clocher, est de la même famille que les portails de plusieurs autres églises du Cap-Sizun : Plogoff, Cléden, Saint-Tugen, Plouhinec, Confors. On y trouve de gros contreforts à pinacles, porte en anse-de-panier encadrée dans un arc ogival, ébrasement à quatre rangs de feuillages sculptés, pilastres, pinacles, contre-courbe, ange et marmouset tenant des banderoles. Le porche Midi tient à la fois du gothique et de la Renaissance. On y a travaillé pendant plusieurs années, comme l'indiquent différentes inscriptions sur la façade : L'AN : 1611. — Y. GONIDEC . F. 1612. — 1717. — H : IOURDEN : FVT : F . 1618. — M : BRIGNON : F : 1628. A l'intérieur, sont sculptés quelques poissons, comme dans la plupart des églises du littoral. La voûte, en forme de coupole, est recoupée de huit nervures, arcs-ogives et liernes. Au-dessus de l'une des fenêtres Midi, est cette inscrip­tion : SIMON : GVILLOV . FAB . 1665. Le clocher est d'une grande élégance, et l'un des bijoux du Cap. La chambre des cloches, bien ajourée de baies très hautes, est couronnée par des lucarnes à compartiments flamboyants, hérissées de crossettes végétales, avec petits pinacles aux angles. La flèche octogonale, très élancée, est découpée de nombreux quatrefeuilles et ornée de crossettes sur ses arêtiers. A l'intérieur de l'église, des piles rondes et octogonales portent des arcades ogivales moulurées ; il y a un large transept au Nord, et un double transept au Sud. La seule statue ancienne, ayant du caractère, est celle du Patron : saint Onneau. Elle a la chape, la mitre et la crosse, absolument le même costume, les mêmes attributs et les mêmes traits que la belle statue de saint Tugen, dans sa chapelle de Primelin. Près de la porte du porche, on lit : 1 . PARIS . F. 1581. Au bas de la nef, est une petite tribune à panneaux Renaissance, composés de médaillons, bustes et arabesques, genre François Ier (M. Abgrall, 1909).

la chapelle Sainte-Edwette ou Evette (XVIème siècle), édifiée au lieu-dit Porz Landrevette et restaurée en 1743 et 1770. Sainte Edwette est une vierge martyre, née en Angleterre au IVème siècle, morte en 383 et compagne de sainte Ursule. L'édifice est de plan rectangulaire. Il s'agissait, semble-t-il, à l'origine d'une chapelle dédiée à Saint-Demet. En ruines en 1743, elle a été reconstruite la même année. Le clocher ainsi que le pignon ouest qui porte au-dessus de la porte l'inscription "Jean Cosquer Fab. 1770" ont été restaurés en 1770. L'autel porte la date de 1775. Parmi les statues, on trouve celles de sainte Evette, la Sainte-Vierge, sainte Trinité, Notre-Dame de Pitié et saint Demet ;

Nota 2 : Cette chapelle est toute voisine du littoral, près du village et de la pointe de Lervily. Elle a été bâtie en l'honneur de sainte Thévet ou Edwette, compagne de sainte Ursule, d'après les uns, sœur de saint Démet, d'après les légendes recueillies par M. Le Carguet (Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1899, p. 193). Dans le retable du maître-autel est un tableau de 1 mètre de large sur 1 m. 40 de haut, représentant la Sainte en robe rouge, manteau vert, brodé, bordé d'un riche galon, ceinture couverte de broderies et de pierreries. Elle a une magnifique chevelure, dans laquelle passe une rivière de perles. Sur la tête, elle a une couronne, et elle en tient deux autres dans ses mains ; ce qui fait qu'on l'appelle « la Sainte aux trois couronnes ». Dans un nuage, apparaît un ange qui lui apporte une palme et une couronne de laurier. A ses côtés, dans le paysage, on voit le port d'Audierne, entouré de maisons, dont quelques-unes crénelées, avec tourelles. Au loin, est le clocher d'Esquibien, et aux pieds de la Sainte, sa petite chapelle, avec un grand château fort. Contre le mur Sud-Est se remarque un autre tableau de 0 m. 40 X 0 m. 50, représentant la Sainte, vêtue de blanc, à genoux, tenant une flèche et un crucifix ; un ange lui dépose sur la tête une couronne de roses. Il y a une inscription ainsi conçue : Ste Edwet vierge et martyre, née en Angleterre dans le quatrième siècle, morte en 383. Herbault pinxit, 1718. Cette signature d'Herbault se trouve aussi au bas des peintures de la sacristie de Cléden-Poher, et se lisait également dans l'ancienne église de Landéda. Il y a, dans la chapelle de Sainte-Edwette, deux statues en bois de la Sainte, mesurant 0 m. 60 et 1 mètre, tenant toutes deux les trois couronnes. Les autres statues sont celles de la Sainte6Trinité, de N.6D. de Pitié, et un saint évêque, peut-être saint Démet. Au-dessus de la porte, on lit : JEAN. COSQUER . FABR . 1770 (M. Abgrall, 1909).

la chapelle Sainte-Brigitte (1651-1754). Jadis à Lanuign en Beuzec, elle a été transportée en 1651 à Traoun Lannuguentel ;

Nota 3 : La chapelle est sous le vocable de sainte Birgitte, que les jeunes mères viennent invoquer afin d'avoir un lait abondant pour leurs nourrissons. La voûte en bois est couverte de peintures, dans lesquelles on distingue particulièrement l'Ascension de N. S. et l'Assomption de la Sainte Vierge. Sur un tref ou poutre transversale du milieu, il y a un Christ en croix. Cette chapelle, dit M. Le Carguet, « se trouvait autrefois à Lanuign, en Beuzec ; elle fut transportée, en 1651, à Traon-Lannuguentel, en Esquibien » ? (M. Abgrall, 1909).

l'ancienne chapelle Saint-Onneau, aujourd'hui disparue. Suivant la tradition, l'emplacement de l'ancienne église paroissiale dédiée à saint Onneau était à Cannaëc, elle fut remplacée par une chapelle aujourd'hui disparue et érigée à Trez-Goarem, où aurait débarqué le Saint. On voit tout auprès les vestiges d'un poste gallo-romain. Les diverses formes du nom du Saint sont : en latin, Onneus ; en français, Onat, Onen, Onéon et Onet. Il est invoqué pour guérir des douleurs. La fontaine, rebâtie en 1648, a disparu. On y a retrouvé les restes d'un cimetière ;

le presbytère (XVIème siècle), reconstruit en 1832 ;

le calvaire Sainte-Edwette (1633) ;

la croix de Sainte-Brigitte ou de Landuguentel (1869) ;

la croix du placitre de l'église d'Esquibien (1868) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Custrein ou Croix-du-Trez (1944), la croix du cimetière d'Esquibien (1905), la croix située rue Duguay-Trouin (1774, XXème siècle), Keraudierne (XVème siècle, 1775, XIXème siècle), Kerboul (1776, XXème siècle), Kerhuon (1653), Kerneyan (1909), Kerscao (1946), Kersiviant (vers 1950), Kervéoc (1774, 1872), Landuguentel (1869), Trévarha (1875), Trévénoen (1814) ;  

le manoir de Ménez-Bras (XVème siècle). Lors de la Révolution, le manoir appartient au comte Joseph de Kerguerriou ;

la fontaine Sainte-Edwette (1723) ;

la fontaine Sainte-Brigitte (1654) ;

la fontaine-lavoir Saint-Onneau (1570) ;

le village de Custren (XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle ;

le village de Brignéoc’h (XVIIème siècle), restauré au XIXème siècle ;

le monument aux morts (1611), situé sur le placitre de l’église. On y trouve un calvaire daté de 1868. Ce monument est restauré en 1921 ;

7 moulins dont le moulin à eau de Penbil et les moulins à vent de Penbil, de Keraudierne, Cosquer, Ar-Menez, Lesonger, Lervily,…

A signaler aussi :

la découverte d’un cimetière et de 80 urnes (âge de bronze) ;

des dolmen, menhirs et un peulven à Sainte-Evette ;

la motte féodale de Suguensou ;

le mur de pierres sèches (XVIIème siècle) ;

Nota : On a trouvé, en 1869, des tuiles à rebord, urnes cinéraires, cippe en granit, restes de retranchements au lieu dit le Canavec, près de Trezgoarem. On y voyait un certain nombre de sarcophages formés de quatre pierres posées de champ et d'une ou deux autres composant le couvercle ; presque tous ces sarcophages renfermaient plusieurs squelettes (Bulletin). - Entre le manoir de Lezongar et la chapelle de Sainte-Evette, on a découvert cinq sarcophages composés de quatre pierres debout et d'une cinquième servant de couvercle. - Vers 1858, on détruisit à Parc-Corniquellou, près de Keroulou, un tumulus renfermant un sarcophage comme les précédents, contenant des ossements humains. - A gauche, sur le bord de la route d'Audierne à la pointe du Raz, à 3 kilomètres de cette ville, on a découvert, en 1860, un souterrain renfermant des vases on terre, qui fut ensuite comblé.

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de ESQUIBIEN

- Du Heuc, Sgr. de Lézongar : écartelé d'argent à la rose de gueules boutonnée d'or, qui est du Heuc, au chef d'azur chargé d'une croix alésée d'or, qui est de Lézongar.

- Lézongar, Sr. du dit lieu : d'azur à la croix d'or ; alias : cantonnée à dextre d'une fleur de lys de même.

- Menez, Sr. du dit lieu : d'azur à la croix pleine d'or, cantonnée au premier canton d'une main dextre d'argent ; devise : Et fide et opere.

- Rospiec, Sr. de Kerhuon ; d'azur à la croix d'or cantonnée de quatre merlettes de même ; devise : Fidei et amoris.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants d'Esquibien étaient présents :

Yvon Doulec Jouhen, en pal et vouge ;

Yvon le Doulic, archer en brigandine. 

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.