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LEGLISE |
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Léglise de Saint-Michel-en-Grève est construite en bordure de mer sur des vestiges gallo-romains et à marée haute les flots viennent battre le mur du cimetière dans lequel elle sélève. Dédié à l'Archange, léglise de Saint-Michel-en-Grève comprend une nef flanquée de bas-côtés qui comptent au nord quatre travées et trois seulement au sud formant trois chapelles perpendiculaires à la nef principale; elle est terminée par un coeur à chevet plat. A louest sélève une tour sans ouverture surmontée dune balustrade et dun étage en retrait percé de deux baies sur chaque face; une flèche orthogonale en pierre surmonte la tour. L'église remonte dans ses parties les plus anciennes à la fin du XVème siècle, époque dont datent ses trois grandes arcades sud; mais au XVIIème siècle elle a été agrandie et profondément remaniée à plusieurs reprises. Au début du XVIIème siècle, la tour, qui porte la date de 1614, le bas côté nord et une partie de la nef ont été refaits. En 1679, le chur qui était initialement polygonal et à noues multiples fut agrandi avec chevet droit en éloignant le pignon est. En 1695 et 1713, quelques réparations furent faites comme l'indiquent ces deux dates. |
En 1778, l'église ayant besoin de grosses réparations fut interdite au culte et restaurée en se basant sur les plans du Sr. de Lezormel. Les travaux, dont le devis avait été dressé par le Sr de Lezormel, architecte expert, furent adjugés le 8 Mai à Jean-François L'Hostis, maître maçon de Plestin-les-Grèves et à ses associés. Les fonts, qui étaient alors au milieu de la nef et occupaient une place considérable, furent transférés en appentis du bas côté nord.
La Révolution laissa l'église de Saint-Michel-en-Grève dans un état pitoyable; aussi, le 29 Novembre 1811, la commission départementale chargée d'établir la liste des églises à reconstruire, indiquait qu'il valait mieux ne pas reconstruire l'église de Saint-Michel-en-Grève et rattacher cette paroisse à Tréduder : mais le relais de la diligence fit conserver la paroisse.

Partie centrale de l'église

L'aile droite de l'église

L'aile gauche de l'église
L'église a subi de nombreuses réparations au début du XIXème siècle. En 1816, l'on répara la longère nord, puis la partie inférieure du bas côté sud ainsi que l'indique la date de 1835 et le nom de Jean Dollo, prêtre, sur la clef de voûte d'un arc (Jean Dollo, recteur de Saint-Michel-en-Grève, de 1826 à 1851 et qui a été cité à plusieurs reprises dans la « Légende de la Mort » d'Anatole Le Braz [7]), travaux continués jusqu'en 1850 et exécutés par M. Chamaillard, de Rostrenen, sur plans de M. Gauthier, conducteur des Ponts et Chaussées à Glomel. La partie supérieure du bas côté sud fut restaurée en 1862, ainsi que l'indique cette dernière date : enfin, en 1869, l'on restaura complètement le clocher. La toiture de l'église sera restaurée en 1920-1921, suite à des dégâts très importants occasionnés par les tempêtes successives de Janvier et Février 1920.

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Mobilier : Le maître-autel et les retables des autels latéraux sont du XVIIème siècle. Elle possède quelques statues anciennes de Saint Michel, de Saint Yves, de Saint Loup (1681), de Sainte Marguerite et de Sainte Anne. Autrefois une statue de Saint Cado est mentionnée. Parmi les statues modernes ont peut voir la statue de Saint Maudez. Dans le mur du chevet, à lextérieur de l'église, se trouve également une curieuse statue de Saint Michel. La pendule de la sacristie date du XVIIème siècle. Les panneaux des portes de la sacristie (qui depuis ont été restaurés) datent de la fin du XVIème siècle.
Maître-autel :

Vue d'ensemble du retable du maître-autel

Le haut de l'autel du maître-autel

Le bas de l'autel du maître-autel

Saint Michel terrassant le dragon au dessus du maître-autel
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Statue de saint Loup dans le maître-autel |
Statue de sainte Marguerite dans le maître-autel |

Détail du maître-autel

Détail du maître-autel
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Détail du maître-autel |
Détail du maître-autel |
Retable situé à droite du choeur :

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Statue de saint Joseph portant l'enfant |
Statue de sainte Geneviève Un petit personnage chapeauté, barbu et griffu perché sur l'une des épaules s'efforce d'éteindre le cierge que porte sainte Geneviève tandis que le personnage religieux rasé et tonsuré, maintient la flamme en vie. |

Groupe de sainte Anne, la Vierge et l'enfant Jésus situé au-dessus de la porte de la sacristie
Retable situé à gauche du choeur :

Nota : les travaux de restauration du maître-autel et des retables ont débuté fin 1999. La réception des travaux a eu lieu le lundi 5 mai 2003. La restauration de la menuiserie des retables et du maître-autel a été réalisée par l'atelier Le Ber. La polychromie du maître-autel a été réalisée par l'atelier Le Guel. le coût des travaux de menuiserie, des retables et du maître-autel s'élève à 41 303 euros TTC. Le démontage du mobilier a fait apparaître la nécessité d'entreprendre d'autres travaux. Des fuites d'eau dans les chéneaux du toit ont conduit à envisager la réfection des murs de l'église ainsi que le plancher. La restauration du parquet de la sacristie et de l'église a été entreprise par l'entreprise Ropartz. La porte du clocher a été changée et réalisée par l'entreprise Lachiver.
Quelques statues présentes dans l'église de Saint-Michel-en-Grève :
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Statue de saint Yves |
Statue de saint Maudez |
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Statue de Jeanne-d'Arc |
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L'archange saint Michel |
L'archange saint Michel |
Différents tableaux visibles :

Tableau du peintre local André Thiry (1903-1982) situé devant l'autel

Tableau du peintre local André Thiry (1903-1982) situé au fond de l'église

Maris Stella du peintre local André Thiry (1903-1982)
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Tableau du peintre local André Thiry (1903-1982) |
Tableau du peintre local André Thiry (1903-1982) |
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Les fonts baptismaux |
Le confessional |
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Croix avec une clochette à chaque branche |
Croix avec trois clochette à chaque branche |

Les bannières
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Plan : Très irrégulier, lédifice comprend une nef avec bas-côté nord de quatre travées sur lequel souvre une chapelle au droit de la seconde, et bas-côté sud de trois travées, nef précédée dune tour qui a la particularité de navoir quune seule porte ouvrant sur la nef. A la suite de la nef, chur profond à chevet plat.
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Prééminences : Les seigneurs supérieurs étaient ceux de Runfao. Les patrons et fondateurs de léglise étaient les seigneurs de Kerhuel-Kerbiriou en raison de leur seigneurie de Kerhuel.
Les seigneurs de Portzjezegou, de Kerropars, de Quatredames, de Kerarmet et de Goasven avaient droits de mouvance sur de nombreux convenants.
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Constat des commissaires du 16 novembre 1679 : Les verrières du chur étant en réfection à Lannion, le recteur, messire Nicolas Le Boubennec, communique aux commissaires un procès-verbal du 26 mai précédent, fait avant la dépose et mentionnant dans la maîtresse vitre un seul écu : dargent bandé dor avec deux étoiles de même (mauvaise lecture pour du Bois) [1]; dans la verrière côté évangile, quatre écu : deux en supériorité comme dans la maîtresse vitre (du Bois), le troisième écartelé de même et dargent à la billette dor (?) [2], le quatrième écartelé de même et dargent à la bande dor (?). Les prières nominales sont dites pour le sieur de Kerbiriou-Coetlogen et la litre aux armes Plusquellec et Coëtlogon. Du côté de lépître, banc de cinq pieds de long et de deux pieds et demi fors un pouce, dépendant de la terre de Kerropartz possédée par le sieur de Kerninon-Le Roux [3] et armorié dun écartelé. Sous la seconde fenêtre, côté évangile, tombe élevée avec armes des Plusquellec.
La chapelle en aide sur le bas-côté nord, dédiée à Sainte Anne était éclairée par une verrière portant les armes mi-parti au I : dazur à trois souches dor, armes des Kergaradec-Rogon, au II : dor à la tour dazur (Buzic) [4].
Dans la nef, sous la seconde arcade et vis-à-vis de la porte donnant sur le cimetière, un banc, le seul de la nef, appartenant au Sr. de Kerninon-Le Roux et armorié de deux écus écartelés.
Vis-à-vis des fonts, verrière à deux lancettes. Dans le tympan à six soufflets, deux écus : lun dor à trois pommes de pin de gueules (Tanguy Sr de Kerarmet) [5] et lautre mi-parti au I : dor à la tour dazur (Buzic), au II : de gueules au croissant dargent et six coquilles de même (Le Guales), le dit écu entouré du collier de lordre, et sont les armes du sieur de Kercaradec (comme sieur de Portzjezegou).
Sortant de la nef, du côté épître, se trouvent deux chapelles : la première, anciennement chapelle de Kerarmet et dédiée au Sacre, est éclairée par une verrière à deux lancettes, avec tympan à un soufflet portant un écu écartelé des armes de Kercaradec et, près de lautel, enfeu de cinq pieds de longueur et deux pieds de largeur. La table de lenfeu porte plusieurs écus (non décrits) dont un seul reconnaissable à trois pommes de pin (Tanguy).
La seconde chapelle, dédiée à Saint Maudé, est éclairée par une verrière à deux lancettes, avec, dans lune, écu à trois chevrons de gueules (Plusquellec). Dans cette chapelle, banc aux armes des Rogon. En 1496, Rolland Buzic, Sr de Portzjezegou, y avait obtenu des paroissiens trois tombes "quittes de poulage"[8].
A lextérieur de léglise, les commissaires notent sur le pignon de la chapelle du Sacre, deux écus : lun des armes pleines de trois pommes de pin (Tanguy), lautre mi-parti au I : trois croissants (Blevin), au II ; annelets sans nombre (Coetmen) [6] au pignon de la maîtresse vitre, armes de Kerbériou-Coetlogon avec couronne de comte, et, au sommet, écu en bosse mi-parti, au I : dargent à billettes de sables (Pont blanc), au II : Plusquellec.
Enfin au-dessus du portail, armes de Kerhuel (du Bois).
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[1] Identification confirmée par l'écu semblable au-dessus du grand portail et par divers aveux et minus de la seigneurie de Kerhuel-Kerbériou.
[2] Armoiries inconnues des armoriaux comme les suivantes; il semble y avoir eu mauvaise lecture, la billette indiquant probablement les armes des Pont-blanc alliés aux du Bois.
[3] La terre de Kerropartz appartenait au XVème et au XVIème siècle aux Troguindy, puis aux Le Roux de Kerninon dont les armes étaient : écartelé dargent et de gueules.
[4] Les plus anciens seigneurs connus de Portzjezegou (sous Runfao et Kerhuel) sont les Buzic doù la seigneurie passa aux Le Goalès par le mariage de Philippe Le Gualès et de Catherine Buzic, fille de Jean et de Louise de Kerguiniou, puis aux Rogon par le mariage de Pierre Rogon et de Marguerite Le Gualès.
[5] Lors de la réformation de 1427, il y avait deux seigneuries de Kerarmet : Kerarmet-Tanguy et Kerarmet-Menou; divers titres indiquent également Kerarmet-Coetmen. Les deux premières advinrent aux Rogon.
[6] Armes de Maurice Blevin et de Louise de Coetmen, sieur et dame de Kerarmet-Coetmen.
[7] Ce M. Dollo, recteur de Saint-Michel-en-Grève, fut, un des prêtre les mieux renseignés sur tout ce qui touche à "l'anaon". (Nota : le peuple immense des âmes en peine s'appelle l'anaon). Il savait en quelles directions sétaient dispersées les âmes de tous les morts quil avait enterrés, sauf deux (La Légende des morts chez les bretons Vol. 1 Chapitre VI (Le départ de lâme) d'Anatole Le Braz).
M.Dollo se promenait un jour à la campagne, en compagnie dun monsieur de la ville. Le chemin quils suivaient était bordé dune double haie dajoncs (Nota : on dit que les buissons dépine poussent sur la poussière des morts répandue dans le monde). Le monsieur, tout en marchant, samusait à étêter à coups de canne les pousses qui dépassaient les autres. Le vénérable Dollo lui prit brusquement le bras et lui dit : "Cessez ce jeu; songez que des milliers dâmes accomplissent leur purgatoire parmi les ajoncs, et que vous les troublez dans leur pénitence ." (La Légende des morts chez les bretons Vol. 2 Chapitre XIII (LAnaon) d'Anatole Le Braz).
[8] Jusquau début du XVIIIème siècle on enterrait les morts dans les églises. Pour des raisons dhygiène un arrêt du Parlement du 12 août 1719 interdira denterrer les morts dans les églises. Des exceptions seront pourtant faites en faveur des prélats notamment.
[extrait du « répertoire des églises et chapelles" société d'Emulation du département des Côtes du Nord et Couffon Tome XCIX- 1971]
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Cimetière de Saint-Michel
Une demande d’agrandissement et de clôture du cimetière est faite en 1838. Il est à noter que dans le courrier il est stipulé que « ….le cimetière est insuffisant pour les inhumations de Trédrez et de Locquémeau… il y a danger d’épidémie… Le cimetière n’étant pas assez grand pour les inhumations de la succursale et des communes réunies ». Il est noté que St Michel compte en 1838, 350 habitants. Le mur de soutènement de l'église et du cimetière de Saint-Michel-en-Grève est édifié en 1869, puis reconstruit en 1874 (le 29 Juillet 1874, une demande est adressée par le maire de St Michel au préfet pour obtenir l’autorisation de reconstruire le mur du cimetière de la commune de St Michel) et enfin agrandi du côté Est en 1977. Ce mur de soutènement très impressionnant mesure près de 100 mètres de long sur 6 mètres de haut. En 1872, Mr. Aurégan, maire de St Michel demande l’autorisation de rétablir le mur du cimetière de St Michel sur le bord du chemin de grande communication N° 56 dans le bourg de cette commune. Le nouveau mur du cimetière sera établi suivant l’alignement droit CD du plan portant de l’angle nord-est de la maison Le Bras et aboutissant à l’angle sud-est de la maison Auffret. La superficie du terrain à réunir ou chemin par suite de cet alignement est de 24,700 mètres carrés. Mais la commune étant propriétaire , il n’a pas paru nécessaire d’en faire l’estimation.
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Cantique de Saint-Michel

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