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EANCE |
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La commune
de Eancé ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de EANCE
Eancé vient, semble-t-il, du gallo-romain Agentius ou Agius.
La paroisse d'Eancé, appelé "Aienciaco", remonterait au XIème siècle. L'église d'Eancé est donnée à l'Abbaye de Marmoutiers (en Touraine) au début du XIIème siècle par un abbé nommé Guinguenois ou Gingon.
Au
commencement du XIIème siècle, l'église d'Eancé, « ecclesia de Aienciaco
», appartenait à un prêtre nommé Gingon, fils lui-même du prêtre Oric,
qui la tenait de ses ancêtres malgré les saints canons. Se voyant sur le point
de mourir, Gingon, plein de repentir, donna cette église aux moines de
Marmoutiers afin qu'ils la fissent dignement desservir. Marbode, évêque de
Rennes, approuva aussitôt cette donation et en investit Guillaume, abbé de
Marmoutiers, en 1108 ; le prélat autorisa en même temps les moines à lui présenter
un prêtre pour faire le divin service, réservant toutefois à Eancé tous les
droits cathédraux de Rennes. Il ajouta qu'il était heureux d'être ainsi agréable
aux religieux de Marmoutiers, les regardant comme les amis de son Eglise et
ayant grande confiance en leurs prières. Pour témoigner sa reconnaissance à
Marbode, l'abbé Guillaume donna l'église d'Eancé à Roger, l'un de ses
archidiacres, à sa vie durant (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1
H, 2 - D. Martène, Histoire de Marmoutiers, II, 14, 106). Vers 1153, le pape
Anastase IV confirma l'abbaye de Marmoutiers dans la possession de l'église d'Eancé
et de toutes ses dépendances ; Herbert, évêque de Rennes, fit la même chose
en 1197 (Bulletin de l'Association bretonne, III, 241). Ainsi, la paroisse d'Eancé
existait dès le commencement du XIIème siècle, ou plutôt dès le XIème siècle
; comment l'annotateur d'Ogée a-t-il pu écrire que cette vieille paroisse ne
datait que de 1644? (Voir Dictionnaire de Bretagne, I, 261). Avant la Révolution,
la dîme d'Eancé était un peu morcellée : le recteur, le prieur de la
Magdeleine de Pouancé, les chanoines de Champeaux, etc., en levaient chacun une
portion. Le trésorier de Rennes avait aussi certains droits dans cette
paroisse, dont il nommait le recteur alternativement avec l'évêque (Pouillé
de Rennes). En 1790, le recteur, M. Trouvé de la Barre, déclara que la dîme
de sa paroisse ne lui rapportait que 506 livres ; mais il avait, de plus, le
presbytère et son jardin, estimés 48 livres, et un pourpris comprenant sept
jours de terre en culture et quatre journées de fauche, valant 120 livres ; son
revenu n'était que de 674 livres, il est vrai, mais il paraît que c'était un
revenu net de toutes charges (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V,
29).
Vers 1644, la paroisse passe aux mains des seigneurs du manoir de La Cour-d'Eancé, les Saget de la Jonchère. La paroisse d'Eancé dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes.
On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Aienciaco (en 1108), Eenceium (en 1197), Eanceyum (en 1516).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse d'Eancé : Laurent Villorcel (décédé en 1618), C... Négrier (en 1679), Jean de Launay (vers 1696 et décédé en 1737, inhumé dans l'église), François Hunault (1736-1753), Jean-Jacques Gaschot (1753-1775, inhumé dans l'église), Toussaint Le Plu (1775-1781), Julien Trouvé de la Barre (1781-1791), Jean-Marie René Moranne (1803-1812), Jean-Pierre Tessier (1813-1827), Julien-Pierre Bigot (1827-1872), Pierre Guilloux (à partir de 1872), ....
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PATRIMOINE de EANCE
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l'église
Saint-Martin (1880-1885), oeuvre de l'architecte Arthur Regnault. Saint Martin de Tours est le patron de l'église
d'Eancé. L'ancien édifice, composé d'une simple croix, était absolument
sans style. Il semble cependant que le chevet droit et la base du portail
occidental de la nef appartenaient au XVIème siècle ; mais tout le reste
de l'église avait été reconstruit en 1652, époque à laquelle
appartenaient aussi les trois retables des autels. Dans cette église fut
fondée en 1701 la confrérie des Agonisants. Les droits seigneuriaux dans
l'église d'Eancé appartenaient au seigneur de même nom ; mais la
seigneurie d'Eancé, qui avait dû à l'origine avoir son siège au manoir
de la Cour d'Eancé, fut divisée d'assez bonne heure. La juridiction
principale, sorte de fief en l'air, sans manoir, passa successivement aux
familles de Saint-Amadour, Bouan et Hay. En 1678, Françoise Hay, fille de
Jean Hay, seigneur des Nétumières, déclara jouir à Eancé des droits de
fondation et patronage, ayant en cette église son enfeu au chanceau, son
banc et ses armoiries. Cette dame mentionna aussi dans son aveu son droit de
bouteillage, le jour de l'assemblée de Saint-Jean-Baptiste, — et son
droit de quintaine : « Doibvent tous les nouveaux mariés qui couchent
la première nuit de leurs noces en la paroisse d'Eancé, courir quintaine
et fournir quatre courses, et s'ils ne réussissent à rompre leur lance
doibvent chacun 8 boisseaux d'avoine » | |
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la chapelle Sainte-Anne (1897). Edifiée au XVIIème siècle, elle est complètement remaniée en 1897 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, aujourd'hui disparue. Située jadis dans le cimetière d'Eancé, cette chapelle était, paraît-il, fort ancienne. Il se tenait une assemblée à l'occasion de sa fête patronale, et le seigneur d'Eancé avait droit de bouteillage, ce jour-là, sur tous les vendants cidres ou vins dans le bourg d'Eancé. Il est fait mention de cette chapelle en 1669 et en 1720 (Pouillé de Rennes) ; | |
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la grotte Notre-Dame-de-Lourdes (1942-1943), édifiée à l'initiative de l'abbé Rébillard, recteur d'Eancé ; | |
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7 moulins dont les moulins à eau du Gravier (XVIIème siècle), de Bodin, et les moulins à vent de la Guérivais, de Lacour, du Baren, d'Arraise, Gourand ; |
A signaler aussi :
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la découverte en 1986 d'un site gaulois à La Guérivais (Ier siècle avant Jésus Christ) ; | |
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l'ancien manoir de la Garenne. Propriété des seigneurs d'Espinay en 1513 ; | |
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le manoir de Vaultvert ; | |
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l'ancien manoir de la Cour d'Eancé. Il avait un droit de quintaine. Propriété de la famille la Rivière en 1460, et de la famille du Pan en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Rivière. Propriété de la famille d'Espinay en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Héraudière ou de la Hervaudière ; | |
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l'ancien manoir du Breil-Chémeré. Propriété de la famille de Chémeré en 1513 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE d
e EANCE(à compléter)
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