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LE DRENNEC

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La commune de Le Drennec (pucenoire.gif (870 octets) An Dreneg) fait partie du canton de Plabennec. Le Drennec dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du DRENNEC

Le Drennec vient du breton « draenek » (buisson d’épines).

Le Drennec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plabennec. Le Drennec absorbe en 1792-1793, la trève de Landouzan et la paroisse de Bréventec (noté Brenguentoc vers 1330) dont Le Drennec dépendait jadis et ancien prieuré de l’abbaye Saint-Mathieu. La paroisse du Drennec, qui appartenait jadis à l'archidiaconé de Quemenedilly, au diocèse de Léon, s'appelait en latin de Spineto, et au synode de 1613, son Recteur est dit parochus de Spineto (R. G. 133).

C'est à proximité de Landouzan (noté Landoursan en 1428 et en 1527), que d'après la Vie de saint Hervé, écrite au XIIIème siècle, se situerait la rencontre de Hoarvian et de Riwanon, père et mère de saint Drien. 

On rencontre les appellations suivantes : Spinetum (en 1291), ecclesia de Spineto (en 1470), Le Dreanneuc (en 1428).

Note : Liste non exhaustive des Recteurs de la paroisse du Drennec : - 1599-1624 : Christophe Floch, recteur, maître ès arts. - 1663-1664 : Jean Gonezou. - 1670-1681 : Guillaume Jestin. - 1685-1688 : Marc Guenegant. - 1688-1698 : Joseph Guillaume, interdit, obligé de se démettre. - 1698-1725 : Philippe Uguen. - 1725-1728 : Jean Billon, du diocèse de Quimper. - 1728-1732 : Guillaume Le Men. - 1732-1733 : Claude-Marie du Beaudiez. - 1733-1756 : Ursin Baz. - 1756-1771 : Prigent Kerouanton. - 1771-1804 : Mathieu Masson. - 1804-1826 : Sébastien Cloarec. - 1826 : François-Marie Gall, de Saint-Thégonnec. - 1830 : Alain-Marie Galliou, de Trégarantec. - 1838-1854 : Pierre Bernard, de Plougoulm. - 1854-1859 : Jean-Marie Cosquer, de Saint-Goazec. - 1859-1865 : Guillaume Moal, de l'île de Batz. - 1865-1881 : Camille Banabès, de Saint-Pol de Léon. - 1881-1895 : Jean-Marie Jacob, de Porspoder. - 1895 : Jean-Marie Trévidic, .... Liste non exhaustive des Vicaires de la paroisse du Drennec : - 1879 : François Pasquier. - 1881 : Joseph-Marie Guéguen. - 1885 : Paul Lormier. - 1889 : Jean-Marie Le Breton. - 1893 : Etienne Corre. - 1898 : Guillaume Sioc'hen. - 1903 : Louis-Marie Nicol, .... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE du DRENNEC

l'église Saint-Drien (1844). En forme de croix latine, l'église a été reconstruite en 1844. La cloche, oeuvre du fondeur N. Baret, date de 1763. L'autel du Rosaire date du début du XVIIIème siècle. Parmi les statues, on peut voir deux saintes Vierges en bois, saint Drien, saint Goulven et sainte Guentroc (ou Guentrec) ;

Nota 1 :  L'église paroissiale est dédiée à la Sainte-Vierge et à saint Drien, ou Derrien, abbé, dont la statue en bois porte la crosse et la mitre. L'autel du Rosaire semble un travail du commencement du XVIIIème siècle. Le retable sculpté représente en haut relief les statues de la Vierge, de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne, le tout entouré de médaillons sculptés figurant les mystères du Rosaire. On remarque dans l'église deux Vierges : l'une assise, portant l'Enfant-Jésus auquel elle présente un fruit ; l'autre, qui offre les caractères du XVIIème siècle, rappelle la vision de saint Jean dans l'Apocalypse, la Vierge portant son enfant, et ayant sous les pieds le croissant et le serpent. Une sculpture représente aussi deux anges à genoux adorant le Sacré-Coeur entouré d'une couronne d'épines. Dans l'église se trouvent également les statues de saint Michel, saint Goulven, saint Roch, sainte Barbe, saint Joseph couronné et portant l'Enfant-Jésus, et enfin celle de sainte Guentrec, patronne de l'ancienne paroisse de Breventec. Dans l'église paroissiale, se desservaient deux chapellenies. L'une fondée en 1603, par Marguerite du Boys, veuve de Jean Le Ny de Coetélès, dont furent présentateurs les seigneurs du Stivel, puis les Moelien de Gouandour : 26 livres pour 26 messes par an. L'autre, fondée en 1668, par Jacquette Anne de Keranguen, dame de Kerguiabo : 310 livres de rente pour trois messes par semaine. La fondatrice fut enterrée dans l'église. M. Cosquer, recteur, écrivait, en 1856, « que, de temps immémorial, la paroisse du Drennec va tous les ans en procession à N.-D. du Folgoët, qui est à une lieue du bourg, le premier dimanche du mois d'Août. Les femmes portent les reliques de sainte Lucide (? Note : ne serait-ce pas plutôt celles de sainte Guentrec ou Ventroc), et les jeunes filles, habillées de blanc, deux statues de la Sainte-Vierge. Quant aux jeunes gens, ils portent les reliques de saint Mathias et de saint Victor, et mettent un rochet sur leurs habits quasi bourgeois, ils ont la tête découverte ; mais avant mon arrivée dans cette paroisse ils avaient des bonnets de coton de différentes couleurs et d'une forme tant soit peu bizarre, du moins pour la circonstance ». En 1786, lors de l'enquête qui se fit dans le Léon pour le remaniement des circonscriptions des paroisses et la suppression de quelques bénéfices simples pour les unir soit aux paroisses soit aux séminaires, M. Mathieu Masson, recteur, expose comme il suit l'état de son bénéfice, et formule ses desiderata : « 1° La valeur de la dîme du Drennec et Landouzan ne monte en tout pour le Recteur qu'à 700 livres. Les fabri­ques en touchent autant. 2° Ayant une trève dans la paroisse, je pourrais être obligé à payer un curé, il ne me resterait plus que 350 livres. 3° Le bourg du Drennec étant situé sur une grande route au centre du diocèse, par où passent tous ceux du bas Léon qui ont affaire à la métropole, et tous ceux qui, du haut Léon, ont affaire sur Brest, le Recteur est très souvent dans le cas de recevoir et des amis et des personnes peu connues mais qu'un orage, une incommodité ou la nuit obligent de relâcher chez lui, ce qui le constitue nécessairement en beaucoup de dépenses utiles à la société. 4° Une paroisse sur la grande route, à une lieue de Plabennec et une lieue de Lesneven, ne peut être supprimée, parce que sa vue donne la confiance aux honnêtes voyageurs et la terreur aux malfaiteurs. Il supplie, en conséquence, les députés de la Chambre ecclésiastique d'arrondir sa paroisse, et demande : 1° en Ploudaniel, les villages de Lesgall Roudaut, Lesgall an Taro, Lesgall ar Choadic, Kerniguès, Kervénéour an Dour, Kergo Martinel, Kerinaf, Kervaronou, Kervénéour ar Parzquou, Kervilou, Le Leuré, Trémoguer, Ar Ghoel Goz ou manoir de Trémoguer ; 2° en Kersaint, le moulin Rioualin, Lestanet Izela, Lestanet Creiz, Lestanet-Huela, maison à Pentreiz ; 3° en Plabennec, Kerbiriou, An Ties Mean, moulin du Luant, moulin de Coatélès ou de Gouesnou, Keraeret, moulin de Pentref ». En réponse à cette demande, la Chambre ecclésiastique décidait « que la paroisse du Drennec est à conserver et à augmenter : 1° par la réunion de la paroisse de Bréventec, qui ne peut subsister ; 2° par la réunion de plusieurs fermes de Ploudaniel ; 3° en faisant jouir le Curé de la totalité des dîmes, et en dotant les fabriques du Drennec el de Landouzan aux dépens du prieuré dé Bréventec ». Le même recteur, M. Masson, nous a laissé un rapport intéressant sur l'état de la mendicité dans sa paroisse, en réponse à la demande d'enquête faite en 1774, par l'Evêque de Léon, sur l'initiative du pouvoir royal : « Il y a, en la paroisse, 10 familles mendiantes, dont 4 vieillards, 1 infirme et enfants dont les parents sont journaliers ou tisserands, ils ne manquent pas d'ouvrage et travaillent, mais les 5 sols par jour, ou 6 livres par 15 jours que le plus diligent tisserand peut gagner n'est pas suffisant pour nourrir et entretenir 5 ou 6 enfants, quand surtout le père ou la mère dépensent 7 à 8 sols par semaine en tabac. 8 familles qui ne mendient pas, mais qui peuvent avoir besoin en certaines circonstances. 18 familles qui peuvent vivre, sans cependant être en état de faire une aumône sur laquelle on puisse compter. 26 familles en état de faire une aumône raisonnable. Si on excepte cette mauvaise habitude de faire usage de tabac que les pères et mères ont souvent contractée étant jeunes gens lorsqu'ils gagnèrent de bons gages, je ne vois pas qu'il y ait grand abus à ce sujet en cette paroisse, attendu qu'il n'y a que les enfants qui mendient jusqu'à l'âge de 13 ou 14 ans, et qu'alors on a soin de leur procurer une condition pour servir. Il me paraît que toute la sagesse humaine ne peut empêcher qu'il n'y ait des pauvres de cette espèce et qu'on ne peut les empêcher de mendier, au moins dans l'étendue de leur paroisse, attendu le refroidissement de la charité de plusieurs riches qui, bien loin de chercher à découvrir l'indigent pour le soulager, par leur attachement aux biens de la terre, se persuadent facilement que son prochain est à son aise et ne manque de rien. On m'objectera que c'est au pasteur à s'informer du besoin de ses paroissiens ; mais il faudrait qu'il fût aussi en état de les secourir, ou qu'il puisse recueillir l'aumône des riches de sa paroisse pour la distribuer aux pauvres ; mais ces riches à qui leur avarice fournit toujours des diffuges, ne diront-ils pas qu'ils font eux-mêmes leurs aumônes, et qu'ils n'ont pas besoin pour cela du ministère du pasteur. Il n'y a, au Drennec, ni hôpital ni aucun fond pour les pauvres ; ils sont cependant soulagés passablement par l'aumône qu'ils reçoivent dans les environs » (Archives de l'Evêché).

l'ancienne église Sainte-Ventroc (ou Gwentroc), aujourd'hui disparue. Il s'agit de l'église de l'ancienne paroisse de Bréventec, prieuré-cure de Saint-Mathieu de Fine-Terre. L'église avait pour patron saint Mathieu, et Bréventec est appelé quelquefois Loc-Mazé ; mais l'ancien titulaire de l'église devait être sainte Guentrec (ou Guentroc) ou Ventroc, encore honorée dans la paroisse. En 1856, le Recteur nous dit « qu'il s'y trouvait un tableau très ancien, peint sur bois, représentant Notre-Dame de la Merci ». A signaler, qu'à la Bibliothèque Mazzarine (M. 421), il subsiste un missel de cette église : ce missel de 115 folios semble daté du XI-XIIIème siècle (71 folios seraient du XIème siècle, et les 44 premiers folios seraient du XIIIème siècle)

Nota 2 : Bréventec prieuré cure, dépendant du monastère de Saint-Mathieu fin de terre, et pour le temporel de la seigneurie de Coatelez. Les ruines de l'église du prieuré, dédiée à saint Mathieu se trouvent actuellement sur le territoire de la paroisse du Drennec. En 1786, le revenu du prieuré était de 1400 livres, sur lesquelles le prieur payait au Recteur une portion congrue de 700 livres. La paroisse était, au reste, des plus petites et ne comptait pas plus de 63 âmes. Le plus souvent le Recteur était distinct du prieur, mais quelque fois cependant les deux titres étaient possédés par la même personne. En 1692, sur la démission de Léodegards de Matucrerès, Jacques-Nicolas Duchesne, prêtre de Paris, fut pourvu en cour de Rome du prieuré de Bréventec (2 G.78), mais en 1749, un neveu probablement de Jacques Duchesne, un nommé Louis Duchesne, clerc de Paris, ayant été convaincu d'homicide, son bénéfice fut conféré par dévolut au Recteur de Bréventec, Goueznou-Marie de Launay, qui fut recteur et prieur de Bréventec de 1749 à 1774, et fut remplacé par M. Hardy, plus tard chanoine de Léon. En 1777, le titulaire du prieuré était un chanoine de Cambrai, M. Morin de Tintot. En 1786, on proposait à Monseigneur de Léon de supprimer la paroisse de Bréventec, de l'unir au Drennec, mais de continuer à subvenir à la subsistance d'un desservant sur les revenus du prieuré qui serait uni à perpétuité à un établissement ecclésiastique, grand ou petit séminaire. Liste non exhaustive des Recteurs de Bréventec : - 1655-1663 : Hervé Nicolas. - 1663-1672 : Pierre Guéguen. - 1672-1678 : Yves Donval. - 1681 : Marc Guéguen. - 1681-1723 : H. de Chateaufur. - 1724 : G. Le Men. - 1724-1729 : Fr. Kermarec. - 1730-1738 : Olivier Le Mao. - 1738-1777 : Goueznou-Marie de Launay. - 1777-1782 : Guillaume Hardy. - 1782-1792 : François Garo (Archives de l'Evêché).

la chapelle Saint-Mathieu ou de Locmazé (XVème siècle), reconstruite au XVIIIème siècle et restaurée au XXème siècle. Il s'agit de l'ancienne chapelle du prieuré de Bréventec (jadis Breguentoc ou Breguenteuc) dédiée à saint Mathieu. Ce prieuré est mentionné dès 1330 dans le Pouillé de la province de Tours (publié par Lognon), de même en 1405 dans un acte du Saint-Siège. Sa fondation est, semble-t-il, liée avec la maison seigneuriale de Coëtélez (ou Coatelez). Le prieuré de Bréventec consistait : "en un lieu nommé Trycorn, en maison et logement et terres tant chaudes que froides ; il ne rassemblait même pas cent personnes, et n'était pas de grand rapport ; il avait quelques terres sur Plabennec et Le Drennec, dont Loc-Mazé et Landouzan, et sur Loc-Brévalaire". Parmi les statues, on peut voir saint Pierre, saint Nicolas, saint Laurent, sainte Catherine et saint Yves ;

la chapelle Saint-Ursin ou de Landouzan (XVIème siècle). Il semble que saint Ursin ait supplanté le patron primitif saint Eozen, ainsi que l'indiquent dans le voisinage Coat-Eozen et Kerdeozen. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, daté, semble-t-il, de 1525 (date "Mil Vc XXV" portée sur l'un des contrefort du choeur). On y trouve un ossuaire d'attache. Parmi les statues, on trouve celles de saint Ursin (en archevêque), saint Pierre, saint Paul, la Vierge Mère ;

Nota 3 : Chapelle appartenant au Drennec, dont le patron est un saint Ursin, évêque, dont le nom devait être primitivement Eude, Eudon, Eozen, ou Yvon ; toujours est-il, que le manoir voisin était celui des seigneurs de Coeteozen ou de Boisyvon, qui avaient fondé une chapellenie à Landouzan consistant en une rente de 87 livres pour dix messes à chant par an. L'édifice a des parties du XV-XVIème siècle, notamment le joli ossuaire voisin du porche. Sur un contrefort extérieur du choeur on lit la date MIL. Vc XXV. A l'entrée du cimetière est une sorte d'arc triomphal reposant sur trois piliers massifs ; il est surmonté d'un fût de colonne portant la date 1598. Le sommet de la croix et le groupe de statues qui l'entourait ont été transportés au bourg. Dans le cimetière se remarque un lec'h ou une ancienne borne romaine ; c'est un cône tronqué, émergeant du sol de 0 m. 70 c. ; il est à huit pans crénelés, chaque pan mesurant au sommet à à 0 m. 08 c., la section ayant 0 m. 35 c. de diamètre ; à la moitié de sa hauteur, le cône est coupé d'une entaille s'étendant à quatre de ces faces ; on pourrait croire qu'on a essayé de le scier en y passant et repassant une chaîne de fer, ce qui fait dire que cette échancrure est due aux efforts du diable, que saint Ursin avait enchaîné à ce bloc. Dans l'intérieur de la chapelle, on voit une pierre tombale portant un écusson fascé, qui devait appartenir soit aux Barbier, seigneurs do Landouzan, soit aux seigneurs du Drennec. Outre la statue du Patron, saint Ursin, représenté en évêque, la chapelle possède les statues de saint Pierre et saint Paul, et une très jolie statue eu bois de la Vierge offrant une fleur de palme è l'Enfant-Jésus, qu'elle porte sur le bras (Archives de l'Evêché).

l'ancienne chapelle de Coatelez (1607), aujourd'hui disparue. Elle était, semble-t-il, dédiée d'abord à saint Tanguy puis à saint Paul ;

Nota 4 : Le manoir de Coetelez possède une chapelle dédiée à saint Tanguy ; car c'est là, nous dit Albert le Grand, « que le saint abbé Tanguy, voulant aller à Occismor, voir son maître et père saint Paul, le rencontra en la paroisse de Drenec, ès rabines d'une maison noble ; après s'être salués, ils se retirèrent tous deux seuls dans le bois de cette noblesse, ayant laissé leurs compagnons, quelque peu à quartier ; et après une longue conférence, s'étant mis en oraison, ils furent récréés d'un concert mélodieux de voix angéliques, et à même temps, un ange leur apparut, leur donnant avis que, dans peu de jours, ils sortiraient de cette vallée de larmes, et iraient jouir de la couronne préparée à leurs mérites. Les Saints se réjouirent extremement de cette bonne nouvelle, et à cause de cette apparition angélique cette maison noble fut nommée Coat-Elez, c'est-à-dire Bois aux Anges, nom qu'elle retient encore à présent ». M. de Kerdanet nous dit que l'ancienne chapelle de Coatelez était dédiée non à saint Tanguy mais à saint Paul, et il cite un aveu de 1607 où il est question de reconstruire la chapelle de « Mr. St Paul » (Archives de l'Evêché).

le calvaire de la chapelle Saint-Mathieu (1647) ;

le calvaire de l'église ou du bourg (1591), restauré en 1884 ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de l'école des Soeurs (Haut Moyen Age), la croix monolithe du Ruat (Moyen Age), le socle de croix de Landouzen (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Drien (XXème siècle) ;

la maison de Berventoc (1850) ;

4 moulins : Rivoalen (XIXème siècle), Guiziou ou Goueziou (XVIIIème siècle), Coat, Locmazé ; 

A signaler aussi :

la stèle située sur le placitre de la chapelle Saint-Mathieu (âge de fer) ;

la stèle située sur le placitre de la chapelle Saint-Ursin (âge de fer) ; 

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ANCIENNE NOBLESSE du DRENNEC

- Barbier, Sr. de Landouzan : d'argent à deux fasces de sable ; devise : Var ma buez.

- Du Bois, Sr. de Coateozen : d'or à un arbre d'azur.

- Coetelez, Sr. du dit lieu : de gueules à la tête de lièvre d'or, alias : accompagné de trois quintefeuilles de même.

- Drenec ou Dernec, Sr. du dit lieu ; pour armes antiques : d'azur à un barbeau d'argent en pal ; devise : Ne zeuz pesq heb he zrean ; armes modernes : fascé d'argent et d'azur, au chef d'argent.

Nota : Drenec (du), sr. dudit lieu, près de Plabennec, — de Kerouzien, en Ploumoguer, — du Mézou, en Plouvien. Ancienne extraction. — Dix générations en 1670. — Réformes et montres, de 1426 à 1534, en Ploumoguer, évêché de Léon. Cette maison portait, jusqu'au milieu du XVème siècle, pour armes antiques : D'azur, au barbeau d'argent en pal, avec la devise : Ne zeuz pesq heb hezreau (point de poisson sans arête). Mais, en 1441, elle tomba en quenouille par le mariage de Marguerite, héritière de son nom, avec Jean, juveigneur de Keroulas, qui prit le nom de du Drenec, tout en conservant pour lui et ses descendants, les armes de sa maison, avec une brisure. Le mariage de Vincent-Gabriel de Kersauson ayant été postérieur à cette date, ce sont les armes de Keroulas qu'il faut ici attribuer à Marie du Drenec. En voici le blason : Fascé d'argent et d'azur de six pièces, au lambel d'azur. En prenant de nouvelles armoiries, la maison du Drenec ne dérogea pas, car Keroulas valait Drenec (J. de Kersauson).

- Kerouartz, Sr. de Coateozen : d'argent à la roue de sable accompagnée de trois croissettes de même ; devise : tout en l'honneur de Dieu, et tout avec le temps.

- Kerbrat, Sr. du dit lieu, Plabennec, fondu en Coetelez.

- Le Ny, Sr. de Coetelez : écartelé aux 1. et 4. d'argent à l'écu en abyme accompagné de 6 annelets de gueules en orle, 3. 2. 1. aux 2. et 3. de Coetelez ; devise : Humble et loyal.

Nota : Le Ny, maison d'ancienne extraction chevaleresque, ayant pris part aux réformations et montres de 1426 à 1534, en Ploudiry, Taulé, le Drénec, Landouzan, Guiclan et Saint-Thégonnec, évêché de Léon, et prouvé onze générations en 1669, portait : Ecartelé aux 1 et 4 : d'argent, à l'écu d'azur en abyme, accompagné de six annelets de gueules en orle, 3, 2, 1, comme Jacobin et Lanuzouarn ; aux 2 et 3 : de gueules à la tête de lièvre d'or, qui est Coëtelez. Devise : Humble et loyal. Le Ny était sr. de Trébrit, de Penanguer et de l'Ile-Yvon, en Ploudiry, — de Coëtelez, paroisse du Drénec, — de Lanivinon, en Saint-Thégonnec, — de Kerriou, en Loquenolé, — de Keranflec'h, en Milizac, — de Coslen, en Plouzévédé, — de Lezirfin, en Guimaec, — de Coëtudavel, en Mespaul, — de Kerigan, en Plougoulm, — de Traonozven, en Cléder, — de Keraudy, — de Kerenez, — de Penanrest. La maison Le Ny a produit : Salomon, chambellan du duc Jean IV, en 1380, époux : 1° de Marguerite, dame de Coëtelez ; — 2° de Jusette de Kersauson [Note : Le rameau principal de Coëtelez s'est fondue dans Le Ny, dont la branche aînée, d'après M. de Courcy, aurait été substituée aux nom et armes de Kersauson, par le mariage de Juzette de Kersauson avec Salomon Le Ny, chambellan de Jean IV, en 1380. Or ce mariage, que nous ne nions pas, mais dont nous n'avons pas trouvé de preuves suffisantes pour l'introduire dans ce travail, ne fit pas, dans tous les cas, ainsi que le prétend l'auteur du Nobiliaire, tomber en quenouille la maison de Kersauson]. — Du premier lit naquit Hervé, sénéchal de Cornouailles, vivant en 1405, marié à Béatrix de Treffilz, et qui a continué la branche de Coëtelez. Alliés aux Tournemine, Kergournadec'h, Rosmadec, etc., cette famille a encore fourni : François, abbé de Bon-Repos [Note : Alain III, sr. de Rohan, et Constance de Bretagne, son épouse, fondèrent, pour huit religieux, cette abbaye, le 24 juin 1184. Ils en jetèrent les fondements dans un vallon désert et inculte, arrosé par la rivière de Blavet, et situé dans une trêve de la paroisse de Laniscat, nommée Saint-Gelvin (Olim., évêché de Cornouailles, nunc de Saint-Brieuc). Les premiers religieux qui habitèrent le monastère furent tirés de l'abbaye de Boquen, au diocèse de Saint-Brieuc. L'abbé jouissait d'un revenu annuel de dix mille francs. Les bâtiments de Bon-Repos, aliénés dès le commencement de la Révolution, sont aujourd'hui détruits], de 1579 à 1606. — Mathurin, archidiacre de Vannes, puis évêque de Poitiers en 1698, mort en 1739, frère d'un page du Roi (Olivier Corentin, sr. de Coëtudavel), lieutenant aux gardes en 1706. — Un lieutenant de vaisseau, dernier du nom, fusillé à Quiberon en 1795 (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, une famille noble est mentionnée à Landouzan (aujourd’hui en Le Drennec) :

Bois (du), seigneur de Coëtéozen, paroisse de Landouzan. D’or à un arbre d’azur. Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Landouzan.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 5 nobles de Landouzan et Le Drennec :

Ollivier du BOYS (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Salomon LE NY (800 livres de revenu), malade, remplacé par Jehan Keraudy ainsi que par Guillaume Thomas qui est porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé LE NY (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PEN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon du REFFUGE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Landouzan (annexée aujourd'hui au Drennec) sont mentionnés :

François le Ny, sieur de Coatelez, en habillement d'archer à trois chevaux. Enjoinct fournir lance ;

Hervé du Boys, représenté par Jehan du Boys, en habillement d'archer ;

Jehan Pen, en habillement d'archer ;

Jehan Cabon, default.

(à compléter)

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