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LE CROUAIS

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La commune du Crouais (bzh.gif (80 octets) Ar Groez) fait partie du canton de Saint-Méen-le-Grand. Le Crouais dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE du CROUAIS

Le Crouais vient semble-t-il du pré-latin "grava" (pierre). 

Le Crouais est un démembrement de la paroisse de Saint-Méen, qui elle-même est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Gaël.

Le territoire et l'église du Crouais sont donnés en 1024 à l'abbaye Saint-Méen(-le-Grand). Une bulle du pape Célestin III confirme cette possession. Les moines décident alors d'y fonder un prieuré dont la possession leur est confirmée en 1192 (Pouillée de Rennes). La paroisse du Crouais, qui dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo, doit remonter tout au moins à cette époque déjà reculée, mais nous n'avons pas d'autres détails à son sujet. Le recteur du Crouais recevait du prieur du lieu une pension congrue valant, en 1730, 292 livres 14 sols 9 deniers de revenu net, et en 1790, 700 livres de revenu brut (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine).

Le 22 février 1796, plusieurs chefs chouans se réunissent au manoir de La Reignerais ou Regneraye, à cause de la présence du comte de Puisaye. 

On rencontre les appellations suivantes : Croes (en 1024), parochia de Croix (au XVIème siècle). 

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse du Crouais : Robert Desprez (résigna en 1575). Guillaume Danet (prit possession le 5 juin 1575 ; décédé en 1580). Mathurin Béguyn (pourvu en 1580, prit possession le 29 janvier 1581 et résigna en 1584). Mathurin Dupré (fut pourvu le 24 mai 1584 et résigna en 1593 en faveur du suivant). Jean Dupré (fut nommé le 11 août 1593 ; décédé en 1608). Philippe de la Cuisse (pourvu le 2 août 1608, résigna presqu'aussitôt). Jean Durot (fut nommé le 29 octobre 1608 ; décédé en 1609). Olivier Havouys (pourvu le 31 août 1609, résigna en 1613). Olivier Cocheu (prit possession le 1er décembre 1613 et résigna en 1616). Guillaume Bossart (prit possession le 25 décembre 1616 ; décédé en 1626). Noël Bonfils (natif de Saint-Méen, fut pourvu le 10 décembre 1626 et gouverna longtemps la paroisse). Pierre Couvé (natif du Crouais, était recteur en 1690 ; décédé en 1704). Jean-Gratien Larcher du Boisduloup (issu des seigneurs du Boisduloup, fut pourvu le 17 octobre 1704, devint en 1709 recteur de Moncontour, puis de Combourg). Guillaume Peigné (fut pourvu le 6 novembre 1709). Tanguy Regnault (obtint en 1726 une résignation en sa faveur du prieur du Crouais ; décédé en 1730). Guillaume-Mathieu Regnault (fut nommé le 10 mars 1730 ; décédé en 1740). Alexandre Le Tessier (pourvu le 2 avril 1740, permuta avec le suivant en 1747). Etienne-Vincent du Fresne de Virel (fut nommé le 10 octobre 1747 ; décédé le 11 mai 1763). Joseph Janvier (fut pourvu le 24 octobre 1763 ; décédé le 15 mai 1791, âgé de soixante-huit ans). Jean Le Breton (1803-1824). Jean Catherine (1824-1846). François Fresnel (1846-1876). François Jehannin (1876-1879). Pierre Guérin (1879-1880). Louis Morel (à partir de 1880), ....                           ).

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PATRIMOINE du CROUAIS

l'église Notre-Dame-de-l'Assomption (1856-1860-1942). Il est à remarquer que l'église paroissiale du Crouais semble avoir été toujours dédiée à Notre-Dame, tandis que le prieuré était sous le vocable de saint Laurent. Il se peut donc qu'à l'origine il y ait eu deux églises au Crouais : l'église paroissiale, faisant sa fête patronale le jour de l'Assomption, et l'église priorale, fêtant saint Laurent. Il ne reste plus souvenir de cette dernière, mais dans la première était encore au XVIIème siècle un autel dédié à saint Laurent, dont la fête provoquait une grande assemblée le 10 août. Nous ne savons ce qu'était cette ancienne église de Notre-Dame, aujourd'hui rasée. On y voyait les armoiries des prieurs du Crouais, qui étaient en même temps seigneurs de la paroisse. L'Ouvrier de l'abbaye de Saint-Méen, possédant un bailliage au Crouais, avait aussi le droit de recevoir chaque année dans cette église « des deniers de cens », que ses vassaux lui présentaient la nuit de Noël à l'issue de la messe de minuit (Archives départementales d'Ille-et-vilaine). La confrérie du Rosaire était érigée dans l'église du Crouais dès avant 1766. Dans le cimetière, enfin, se trouvaient des croix à double croisillon qui existent encore. La première pierre de la nouvelle église du Crouais, bâtie à quelque distance de l'ancienne, a été posée en 1856. Mgr Brossay de Saint-Marc bénit l'édifice terminé le 26 juin 1860. C'est une simple croix avec chevet polygonal et ouvertures ogivales. On y trouve les armoiries de Jean-Baptiste de l'Escu, prieur en 1627. Le clocher brûle en 1942. L'autel date du XVIIème siècle. Le confessionnal date du XIXème siècle. Les stalles datent du XIXème siècle ; 

la croix (XVI-XVIIème siècle), située au lieu-dit Les Mollières ; 

la croix (XVIIème siècle), située au cimetière et érigée par le prieur Jean-Baptiste de l'Escu en 1627. Cette croix est déplacée en 1861 dans le nouveau cimetière ; 

l'ancien prieuré Saint-Laurent du Crouais (1744), situé route de la Brohinière, et jadis membre de l'abbaye de Saint-Méen. Ce prieuré est remanié au XVIIIème siècle et possédait un droit de haute justice (son auditoire joignait le cimetière). A la Révolution, le domaine est vendu à Jacques Fongeray. On y trouve gravée la croix des Templiers. « D'or à trois croix pattées de gueules, posées 2, 1 » (Armorial général ms. de 1698). Lorsque l'abbaye de Saint-Méen fut reconstruite, en 1024, par l'abbé Hinguéten, le duc Alain, de concert avec Eudon, son frère, et Havoise, leur mère, donna aux moines de ce monastère la terre du Crouais, « terram que Croes nominatur ». Plus tard, en 1192, le pape Célestin III confirma l'abbaye de Saint-Méen dans la possession de l'église du Crouais (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 359, 723). Telle fut l'origine du prieuré de Saint-Laurent du Crouais, situé dans la paroisse de ce nom, au diocèse de Saint-Malo, et bénéfice estimé environ 900 livres de rente par Mgr de la Bastie, évêque de Saint-Malo, au XVIIIème siècle. Toutefois la déclaration des revenus du prieur, faite en 1730, est de 1 033 livres, avec des charges les réduisant à 513 livres 3 sols 4 deniers (Voir Etat du diocèse de Saint-Malo et Rolle des bénéfices du diocèse de Saint-Malo). Enfin, en 1790, le prieuré rapportait 1 300 livres à son titulaire ; mais sur cette somme il payait 700 livres de portion congrue au recteur de la paroisse, 114 livres de décimes et 30 livres pour l'entretien des bâtiments, de sorte qu'il ne lui restait que 456 livres de revenu net (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Voici en quoi consistait le prieuré du Crottais en 1679 : « L'église et cimetière dudit Crouais avec les maisons priorales et le presbytère, leurs appartenances et dépendances, jardins, prés, etc. (trente journaux de terre labourable et vingt journaux de fauche) ; — droit de présentation à la cure de ladite paroisse, en cas de vacance ; — à cause duquel prieuré le prieur est seigneur spirituel et temporel en ladite paroisse ; — l'auditoire où s'exerce la juridiction dudit prieuré, joignant le cimetière et le jardin du prieuré ; — le bois de haute fustaie de la Barbaye et autres dépendances ; — le moulin appelé le Moulin-Neuf, estang, bief et chaussée en dépendant ; — droit de banc à accoudoir au chanceau de l'église du Crouais, au devant et au proche du marchepied du maistre-autel, avec droit de sépulture, enfeu, prééminences et marques d'armoiries des armes des prieurs » (Déclaration du prieuré du Crouais faite au roi - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 4 G, 163). Le fief du prieuré du Crouais s'étendait dans la paroisse de ce nom et se composait de deux bailliages, nommés le bailliage du Lizon et le bailliage du Bourg. C'était une juridiction « haute, moyenne et basse, à trois posts élevés », avec droit de faire moudre les vassaux au moulin du Prieuré, d'exercer la police et de lever « un droit de bouteillage sur les débitants vins et cildres ». Ce dernier droit s'exerçait surtout le 10 août, fête de saint Laurent, jour où se tenait une grande assemblée dans le bourg du Crouais. Tous les paroissiens du Crouais devaient aussi au prieur « la disme des bleds sur le total des terres de l'estendue de ladite paroisse, à la douziesme gerbe, et de plus, aux quatre festes solennelles de chacun an, un denier de rente, avec amende en cas de deffault, payable à l'issue de la sainte évangile de la célébration des messes, audits jours de festes, en ladite église du Crouais » (Déclaration de 1679). A l'époque de la Révolution, le prieuré du Crouais, avec son manoir et ses terres, fut vendu nationalement ; c'est à la fin du XIXème siècle la plus grande ferme de la paroisse. Liste des prieurs :  — Dom Jehan du Bot mourut vers 1530, d'après le Nécrologe de Saint-Méen. — Jehan du Breilrond (1563). — Mathurin Orry succéda au précédent, en 1563, et conserva le prieuré jusqu'en 1569. — Dom Jehan Ramaige prit possession, en qualité de prieur commendataire, le 29 août 1569. Il devint prieur claustral de Saint-Méen et résigna Le Crouais en 1584. — Dom Noël de la Régneraye, fils de François de la Régneraye et de Perrine Poisson, prit possession le 8 août 1584 ; il résigna en 1598. — Dom Pierre Madic prit possession le 29 mars 1598, et résigna vers 1602. — Dom Tristan de Lescu, religieux de Saint-Melaine, prit possession le 2 juillet 1602 et devint vicaire général de l'abbé ; décédé le 20 septembre 1619 ; son corps fut inhumé à Saint-Melaine, dont il était prieur claustral. — Dom Jean de Lescu, religieux de Saint-Melaine, fils de Gilles de Lescu et de Louise Bertrand, fut pourvu le 4 octobre 1619. Ce prieur fit faire quelques travaux dans l'église du Crouais, où l'on voyait ses armoiries : d'azur à six billettes d'argent, 3, 2, 1, au chef d'azur chargé de trois targes d'argent. Il paraît qu'il résigna, puis reprit son prieuré, car nous voyons en 1631 Jérôme de Montelon prendre possession du Crouais le 21 septembre, et en 1653 dom Jean de Lescu rendre aveu pour ce même bénéfice. — Jean-Baptiste de Lescu de Beauvais, fils du seigneur de Beauvais, en Gévezé, chanoine de Dol, demeurant à Rennes, rendit aveu au roi, le 25 mai 1679, pour son prieuré du Crouais. Il résigna d'abord en 1726 en faveur de Tanguy Regnault, recteur du Crouais, puis en 1727 en faveur du suivant, se réservant 400 livres de pension. — François-Gilles de Lescu de Beauvais, clerc tonsuré, prit possession le 1er février 1728, et mourut dans le courant de l'année. — Tanguy Regnault, recteur du Crouais, prit alors possession du prieuré et fit la déclaration des revenus en 1730, mais il mourut la même année. — Nicolas Bonné, supérieur du Séminaire et recteur de Saint-Méen, prit possession après la mort de M. de Lescu, dès le 11 septembre 1728. La mort de Tanguy Regnault, qui lui disputait le prieuré, l'en laissa libre possesseur en 1730. Il résigna vers 1742. — Marc Gandon, prêtre de la Mission, succéda au précédent le 20 novembre 1742 ; il devint supérieur du Séminaire de Saint-Servan ; décédé en 1776. — Pierre du Feu, doyen et recteur de Saint-Jean de Montfort, fut nommé le 27 juillet 1776 et permuta le prieuré en 1783. — Jean-Guillaume du Bourne de Chef-du-Bois fut pourvu le 23 décembre 1783. Il devint chanoine de Dol et fut le dernier prieur du Crouais, dont il fit la déclaration en 1790 (abbé Guillotin de Corson) ; 

le château de la Louverie (XV-XVIIème siècle). Les propriétaires de ce château possédaient un droit de haute, moyenne et basse justice. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, l'édifice appartient aux lazaristes et sert d'annexe au séminaire de Saint-Méen-le-Grand. Il devient par la suite successivement la propriété des familles Michel, Faisant du Pont, Brochet des Jouvances (parfois orthographié "Brochet de Jouvence"). Mme Brochet des Jouvances est décédée à Paris (dans le quartier Saint-Germain-des-Près). Francis-Joseph Michel fut dans les années 1920-1930 l'héritier des Faisant du Pont et de Mme Brochet des Jouvances. On y trouve un cadran solaire qui date du XVIème siècle et un puits qui date du XXème siècle ; 

la fontaine Saint-Laurent (1945-1950) ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Regneraye, situé route de Saint-Méen-le-Grand. Propriété de la famille Regneraye (à la fin du XVème siècle et en 1513), puis de la famille Gautier sieurs de la Saudraye (au XVIIIème siècle) ;

la Maison de Lisons ;

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ANCIENNE NOBLESSE du CROUAIS

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles du Crouais :

Pierre MARTRE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ROBIN (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

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