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CROSSAC

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La commune de Crossac (bzh.gif (80 octets) Kroazieg) fait partie du canton de Pontchâteau. Crossac dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CROSSAC

L'origine de Crossac est inconnue.

Le site de Crossac est habité dès la préhistoire comme en témoignent de nombreuses traces de l'époque néolithique (dolmens, menhirs, ...).

D'après la tradition orale, la paroisse de Crossac aurait été créée au XIème siècle par les moines du prieuré d'Er. Le territoire de Crossac dépend au Moyen Age de la vicomté de Donges. Un vicomte de Donges, nommé Savaric, en lutte avec le duc de Bretagne, se retira au manoir de Lorieux ou Lorieuc, vers 1130, lorsque le duc de Bretagne Conan III eut fait raser son château de Donges. Il ne reste pas grand chose du château de Lorieuc en Crossac. Ce n'est au milieu d'un marais, qu'un informe amas de pans de murs et de tours écroulées qu'entourent de larges douves pleines d'eaux. Ce château fut probablement ruiné pendant les guerres de la Ligue ; l'aveu de 1534 le décrit ainsi : « le chasteau et forteresse de Lorieuc ô son fonds, douves, édifices, jardin, marais, bois, etc. le tout contenant douze journaux de terre » ; mais l'aveu de 1683 dit : « le chasteau de Lorieuc à présent ruisné, anciens jardins, etc. ». En 1683 et 1705 le domaine de la vicomté de Donges en Crossac était constitué : "des marais de Lorieuc contenant 400 journaux ; de l'étang et le moulin à vent de Roz ; du bois de la Haye du Bezo".

La première châtellenie a été celle de l'Angle, propriété successive des familles de Machecoul, de Trécesson et d'Avaugour. Le château de l'Angle (situé au Bois-de-l'Angle), était un refuge de protestants et aurait été rasé vers 1685. En 1542, dans un aveu rendu au roi, la veuve de Claude de Rieux, déclare qu'elle est propriétaire du manoir de Rieux (en ruines dès 1683).

Note 1 : L'île d'Er, située au sud-est de l'île de Besné a connu une implantation gallo-romaine, peut-être en partie motivée par la présence d'un filon de plomb argentifère. De dimensions réduites, elle a fait l'objet d'un émiettement des propriétés au sein de la famille et des proches vassaux des vicomtes de Donges, avant d'être rétrocédée fragment par fragment aux abbayes de Marmoutier et de Redon. On trouve successivement sur l'Ile d'Er : une église paroissiale, un monastère puis un manoir. Le prieuré Saint-Symphorien est fondé en 1058 en l'isle d'Her (aujourd'hui Er). Il dépendait alors de l'abbaye de Marmoutier, abbaye située à trois kilomètres de Tours, fondée par Saint-Martin, au IVème siècle. Le sixième de l'île est donné par Rodulphe ou Rodald dans les années 1054-1062 à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon (dont les religieux étaient des bénédictins, comme ceux de Marmoutier), en même temps que l'église Saint-Symphorien et le sixième de son cimetière. Deux ans après, en 1060, un acte dressé à Saviniacum nous apprend que le même Rodald (Rouaud du Pellerin) donne, à Peremesius, abbé de Saint-Sauveur de Redon, le quart de l'Ile d'Er. La donation est faite sans redevances. Toutefois, Rodald recevra 60 sols. En 1107, l'abbaye de Saint-Martin de Marmoutier concède à Redon, en dédommagement de l'abandon de ses prétentions sur l'église de Béré, cette île qui dépendait de son prieuré de Donges ainsi qu'une chapelle. Peu de temps après, Grodelon, prêtre, ajoute à ce don, celui de l'église paroissiale, avec les offrandes quelle reçoit, et deux parts sur les dîmes perçues sur son territoire. Le prieuré d'Er qui n'eut jamais que trois ou quatre moines, au plus, subit le sort de bien d'autres prieurés. La vie religieuse s'étant ralentie, le prieuré fut sécularisé en 1630. Le prieur perçoit alors les dîmes sur l'Ile et possède en outre, l'importante métairie du "Bois-aux-Moines" et des droits sur les églises de Besné et de Crossac. Par la suite, il n'y eut plus de moines à Er. Le prieuré d'Er avait une annexe à Crossac : c'était le prieuré de Saint-Jean. Aussi, avait-il, dans l'église de Crossac, le droit de ban et d'enfeu.

Note 2 : Instruction publique à Crossac : - Le maître des écoles de cette paroisse n'était pas absolument sans ressources. Un bienfaiteur, dont le nom est resté ignoré jusqu'ici, donna un morceau de terre qui, dans les actes, est appelé le pré de l'école (Estimations des biens de main-morte, n° 314. – Archives départementales, série Q). On a la preuve que la classe était très fréquentée au XVIIIème siècle. Quand la compagnie de Bray se présenta pour opérer le dessèchement des marais de Donges, en 1773, on trouva, dans le pays, cent trente-sept habitants capables de signer une protestation contre cette entreprise. (Archives départementales, G 884). (L. Maître).

Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Crossac : Allain (1835 à 1880), Ménager, Guibert, Mézières, Guillon, Pacaud, Lemarié, etc...

Note 4 : liste non exhaustive des maires de la commune de Crossac : Pierre Plaisance (de 1792 à 1830), René Frocrain (de 1830 à 1835), Jean Ollivaud, Guihéneuf, Jean Mahé, Pied, Rolland, Corbillé, François Monnier (de 1860 à 1870), François Frocrain (de 1871 à 1884), Joseph Delahaye (de 1892 à 1912), Frocrain, Jean Broussard, Tual, Mahé, Joalland, Monnier, Corbillé, etc...

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PATRIMOINE de CROSSAC

l'église Saint-Jean-Baptiste (XIXème siècle). Elle remplace un ancien édifice religieux. Le vicomte de Donges était prééminencier des églises de Donges, Crossac, Montoir et Prinquiau. Le père de Montfort ou saint Louis Marie Grignion de Montfort (1673-1716) est venu prêcher en 1709 dans l'ancienne église. Le tabernacle en bois doré date de 1686 - 1720 - 1886 - 1927 : il est restauré en 1720, 1886 et 1927 ;

le calvaire monumental (1737-1896), situé rue de la Mairie et édifié à l'initiative du recteur Daniel LeFebvre. Ce calvaire est déplacé en 1855 et restauré en 1896. Il comporte une croix et quatre personnages entourant le Christ ;

la croix des caves (fin du XVIème siècle), située à La Mare au Châtelain ;

la croix (XVII-XVIIIème siècle), située aux Courtes ;

la croix de Pont-Tanguy (1618), située rue du Dolmen ;

la croix des Antons (1875). Cette croix porte la Vierge en son centre ;

le château de Bel-Ebat ou Belébat (1735), situé au n° 1, rue de Bel-Ebat. A signaler qu'une métairie, portant le nom de Belchat, est mentionnée en 1506. La fuie est antérieure au logis qui date de 1735. Le colombier contient plus de 500 niches. Il possédait un étang et un moulin. Propriété de la famille Le Sénéchal de Kerguisé, puis de la famille Espivent de La Villeboisnet. A noter que Luc-Julien Le Sénéchal de Kercado (lieutenant des maréchaux de France), vicomte de Pacé et seigneur de Kerguisé, épouse en 1737 à La Haye-Fouassière, Alexandrine Jeanne Rosalie de Bruc. De cette union, naît à Crossac, vers 1743, Joseph-Innocent Le Sénéchal de Kercado, qui épouse en 1767 à la Croix des Bouquets (en Haïti), Marie Madeleine Geneviève Pierre Cottin de Saint-Léger (née vers 1748 à Léogane en Haïti), fille de Léger Toussaint Cottin de Saint-Léger et de Marie Madeleine Poy ;

A signaler aussi :

le dolmen des Rochettes (V-IV millénaire avant Jésus-Christ), situé à 1 km au nord de Crossac. C'est en réalité une allée couverte ruinée composée de deux couloirs et deux tables qui reposent sur huit supports ;

le dolmen de la Barbière (IV millénaire avant Jésus-Christ), long de 12 mètres et situé sur le bord gauche de la route qui mène à Donges. Il s'agit de l'un des plus importants de la région. La tradition rapporte que le dolmen aurait servi d'habitation à une pauvre femme vers 1820 ;

le dolmen du Bois-Hoël ;

la pierre taillée (IV millénaire avant Jésus-Christ), située près du dolmen de la Barbière ;

le menhir du Bois-Hoël ;

l'ancien dolmen "Pierre-Levée", aujourd'hui disparu ;

la découverte d'une vingtaine de haches en diorite, de plusieurs épées de l'âge de bronze ;

une ancienne mine à plomb, exploitée, semble-t-il, par les Romains ;

le four à pain (1870), situé à Cambéniac ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CROSSAC

La seigneurie d'Angle est d'abord propriété de la famille de Machecoul, puis des familles de Trécesson et d'Avaugour. Elle est vendue en 1617 à Guy Loisel de La Barillais et passe ensuite entre les mains des familles Rognon, Le Sénéchal de Kerguisé. Cette seigneurie se fond plus tard dans celle de Bel-Ebat.

La seigneurie de Bel-Etat (ou Belétat) était la propriété de la famille Le Sénéchal de Kerguisé, puis de la famille Espivent de La Villeboisnet.

(à compléter)

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