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LA CROIX-HELLEAN

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La commune de La Croix-Helléan (bzh.gif (80 octets) Ar Groez-Helean) fait partie du canton de Josselin. La Croix-Helléan dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CROIX-HELLEAN 

La Croix-Helléan vient de Sainte-Croix et d’ Helléan.

L’ensemble La Croix-Helléan et sa trève Helléan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploërmel. 

La Croix-Helléan et sa trève Helléan étaient jadis appelées Le Haut-Glac (Glac représentant la prononciation dialectale de Guillac), par opposition au Bas-Guillac aujourd'hui Guillac.

Sous l'Ancien Régime, la paroisse de La Croix-Helléan appartenait au doyenné de Lanouée et au diocèse de Saint-Malo. Il s’agit d'un ancien prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Saint-Jean-des-Prés, en Guillac.

En 1790, La Croix-Helléan perd sa trève Helléan. D’abord érigée en commune du canton de Lanouée, La Croix-Helléan est ensuite rattachée en 1801 au canton de Josselin.

Note : Du doyenné de Lanouée et de l'ancien diocèse de Saint-Malo, La Croix-Helléan se trouve à 4 kilomètres de Josselin, à 10 de Ploërmel et à 44 de Vannes. Elle touche au nord La Grée et Lanouée, à l'ouest Josselin, au sud Guillac, et à l'est Helléan. En 1891, sa superficie est de 1439 hectares, dont un tiers environ est sous lande ; sa population est de 815 habitants. Si on lui ajoute son ancienne trêve d'Helléan, on obtient une superficie de 2226 hectares et une population de 1398 habitants, c'est-à-dire les proportions d'une paroisse ordinaire. La Croix-Helléan tire la première partie de son nom de l'Invention de la sainte Croix, sa fête principale, et, la seconde partie, de son annexe. Le principal manoir de la paroisse était le Broutay, situé vers le nord, non loin de la Grée-Saint-Laurent. Il appartenait d'abord à la famille de ce nom, qui avait pour armes : « d'azur à l'aigle d'or, membrée et becquée de gueules ». Vers 1340, il passa par mariage aux Quélen qui portaient : « d'argent à trois feuilles de houx de sinople ». Ceux-ci obtinrent en 1656 l'érection du Broutay en Vicomté, et devinrent, peu après, « princes de Carency, marquis de Saint-Mégrin, comtes de la Vauguyon, vicomtes de Calvignac, barons de Tonneins, vidames de Sarlat, etc... », et en 1758 pairs de France. Le dernier représentant de cette illustre famille est mort à Paris en 1837. A la suite du Broutay, il faut citer Penhoet, qui a appartenu aux Regnault, aux Mézec, aux Guennec et aux du Noday ; la Ville-Moisan, qui a longtemps appartenu aux Caradreulx ; la Brousse, aux Deforges ; et enfin Saint-Guivray, la Ville-Briend et la Ville-Plançon (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de LA CROIX-HELLEAN

l'église Sainte-Croix (XVème siècle), reconstruite au XVIIème siècle et restaurée au XVIIIème siècle. Le choeur avec sa fenêtre ogivale date du XVème siècle. La nef et le transept, reconstruits une première fois en 1690, le furent à nouveau en 1777. L'église, orientée, a un choeur à chevet plat dont la fenêtre rayonnante avait été ornée de vitraux par Jean de Quélen, seigneur du Broutay, décédé en 1493. L'église conserve deux pierres tombales du XV-XVIème siècle, en granit, renfermant les restes d'un seigneur et d'une dame du Broutay, avec leurs gisants (certainement ceux du couple Herbaud-Quélen) : des statues couchées représentent les personnages, les mains jointes, la tête appuyée sur un coussin (le seigneur est revêtu d'une armure et la dame porte une robe longue à larges manches et un voile autour de la tête) et on y voit l'aigle à deux têtes du blason de la famille Herbaud. L'église abrite une Pietà en bois polychrome qui date du début du XVIème siècle et qui représente une Vierge soutenant le Christ après sa crucifixion. Devant l'église se trouve une croix longiligne ;

Nota : L'église paroissiale a été construite par parties, à diverses époques. Ainsi le choeur, avec sa fenêtre ogivale du XVème siècle, fut orné de sculptures et de vitraux par les soins de Jean de Quélen, seigneur du Broutay, mort en 1493. En 1690, l'église fut en majeure partie reconstruite, et, un siècle plus tard, elle subit d'importantes réparations, suivant cette note des registres paroissiaux : « Le 8 décembre 1777, bénédiction de l'église paroissiale de la Croix-Helléan par missire Darlot, prieur-recteur de la dite paroisse. Le même jour, après cette bénédiction, on alla processionnellement à la chapelle de Saint-Mandé rechercher le Saint-Sacrement, qui y reposait depuis que l'on travaillait aux réparations de la dite église ». Dans cet édifice, on voit deux tombes-levées en granit, de 2 mètres de longueur sur 0m,80 de largeur, recouvrant les restes d'un seigneur et d'une dame du Broutay, du commencement du XIVème siècle. Leurs statues, couchées sur le sarcophage, ont les mains jointes, la tête posée sur un coussin, les pieds appuyés, ceux du seigneur sur un lion, ceux de sa femme sur une levrette ; le seigneur est armé d'une cotte de maille, avec brassards et jambières, et d'une épée au côté ; la dame est revêtue d'une longue robe à larges manches, un voile enveloppe sa tête en retombant de chaque côté. Quatre écussons décorent ces deux tombeaux. Sur celui du seigneur, le premier écusson représente un aigle à deux têtes (du Broutay) ; le second est un écartelé, savoir : au 1er du Broutay, au 2ème à trois croissants, au 3ème au loup passant surmonté d'un croissant?, au 4ème à trois têtes d'oiseau. — Sur celui de la dame, le premier écusson est écartelé, au 1er du Broutay, au 2ème à un arbre issant d'un croissant, au 3ème au loup passant, etc., au 4ème à une fasce accompagnée de trois merlettes ; le second écusson est encore écartelé, savoir au 1er du Broutay, au 2ème losangé au chef chargé, au 3ème au loup passant, etc., au 4ème pallé. Jean de Quélen, qui avait décoré le choeur de l'église, y fonda quatre chapellenies. La chapelle de Saint-Mandé, à l'est du bourg, a été construite en 1435, avec le concours du vicomte de Rohan et du seigneur du Broutay. Sa forme est rectangulaire, avec pierres de taille aux pignons, et le reste en schiste irrégulier. Le portail est divisé en deux baies, avec bénitier au trumeau ; les fenêtres à ogive sont garnies de meneaux flamboyants. Sur les sablières se voient quatre écussons : 1° à un houx? (Quélen?), 2° à six macles 3, 2, 1 (Rohan?), 3° semé d'hermines (Bretagne), 4° fleurs de lys (France). Il y avait en outre des chapelles privées aux manoirs du Broutay, Penhoet et de la Villemoisan. La paroisse de la Croix-Helléan était un prieuré-cure dépendant de Saint-Jean-des-Prés. Son chef spirituel était habituellement un chanoine régulier, présenté par l'abbé de Saint-Jean et pourvu par l'évêque de Saint-Malo. Le titulaire avait la dîme sur son bénéfice, mais, à cause des charges qu'il avait à supporter, il n'en retirait en 1730 qu'un revenu net de 232 livres. C'est pour améliorer cette situation qu'on annexa Helléan à la Croix, en 17... Mais il y eut parfois des tiraillements entre les deux paroisses ; ainsi en 1773 elles étaient en procès. Néanmoins le général s'occupait des intérêts des associés : après avoir fait réparer le presbytère d'Helléan, il projetait en 1780 de rebâtir celui de la Croix. La Croix-Helléan faisait partie du comté de Porhoet et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790 elle perdit Helléan, et se vit érigée en commune du canton de Lanouée, du district de Josselin, et du département du Morbihan. En 1801, elle passa au canton de Josselin, et par suite du Concordat au nouveau diocèse de Vannes. Rétablie en paroisse en 1802, elle recouvra Helléan, qu'elle perdit définitivement en 1822 (Joseph-Marie Le Mené).

la chapelle Saint-Maudé ou Saint-Mandé (1431), dédiée à saint Maudez (ou Maudé) et édifiée en 1431 par Alain IX de Rohan grâce au mécénat du duc Jean V et l'aide de la famille du Broutay-Quélen, à l'emplacement où furent enterrés, dit-on, les Bretons morts au combat des Trente. Alain IX de Rohan, fondateur de la chapelle, est marié avec Marguerite de Bretagne, la soeur du duc Jean V. La chapelle se distingue surtout par la belle rose rayonnante qui s'ouvre au-dessus du portail occidental : celui-ci est divisé en deux baies séparées par un trumeau avec bénitier sous un tympan plein. Les meneaux de la fenêtre de chevet, le portail occidental de deux portes et surmontée d'une haie en forme d'oculus reflètent le style flamboyant. Les vitraux sont d'Olivier Debré et datent de 1996. Les sablières sculptées sont ornées d'écussons aux armes de Rohan, de Bretagne et de France, ce qui semble indiquer que la charpente actuelle ne date que de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. Y figurent aussi les armes des Quélen (avec le houx) et des Rohan (avec les macles). Au choeur, on remarque deux jolies piscines à accolade décorée ;

la croix de la Brassée (XIIIème et XVIIIème siècles). Cette croix du XIIIème siècle repose sur un socle daté du XVIII-XIXème siècle ;

la croix de Belon (XVème siècle) ;

le château de Penhouët (XVIIIème siècle), et sa chapelle privative, aujourd'hui ruinée, où furent inhumés plusieurs seigneurs de Penhouët. Cette seigneurie était la propriété successive des familles Regnault, Mézec, Guennec et du Noday ;

le manoir de la Ville-Moisan ou Villemoisan (XVIIIème siècle) et sa chapelle privée, propriété de la famille Kersardreux ou Caradreulx ;

la maison de Saint-Maudé (XVIIème siècle). Il s’agit de l'ancien presbytère de la chapelle Saint-Maudé ;

A signaler aussi : 

l'ancien manoir du Broutay. Propriété de la famille Broutay, puis de la famille Quélen (vers 1340). Le Broutay fut érigé en Vicomté en faveur de la famille Quélen en 1656. Le manoir avait jadis sa chapelle privée ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA CROIX-HELLEAN

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Croix-Helléan et Guillac : 

Jehan de COESBIT de Villebriend : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de LA RIPVIERE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Veuve Bertrand de LA RIPVIERE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan de PENHOUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de QUELEN de Broutais (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Eont du BOT (200 livres de revenu) : défaillant. Les biens ont été confisqués par le Duc en 1488 ;

Even PANETO (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PIETORT (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît vêtu en archer ;

Jehan REGNAUD de Penhoet (80 livres de revenu) : défaillant ;

Veuve J. REGNAULD (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

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