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CRAC'H

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La commune de Crac'h (bzh.gif (80 octets) Krac'h) fait partie du canton d'Auray. Crac'h dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CRAC'H 

Crac'h vient de « kreac’h » ou « kreh » (éminence ou colline).

Le territoire de Crac'h est un démembrement de la paroisse primitive de Kaer qui englobait autrefois Crac'h et Locmaria.

Au XIème siècle, est créé le prieuré de Sainte-Marie-de-Caër. On mentionne aussi une chapelle du nom de Plas-Caer. 

En 1105, la terre de Kaër est érigée en seigneurie avec droit de justice sur les paroisses de Crac'h et Locmariaquer. 

La famille Kaër existe du milieu du XIIIème à la fin du XVIème siècle. Elle possède alors la principale seigneurie de Crac'h, celle du Plessis.

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PATRIMOINE de CRAC'H

l'église Saint-Thuriau (XVème siècle), reconstruite en 1809. L'édifice a subi de nombreuses restaurations. Les trois cloches datent de 1904. La tour comporte trois étages et une flèche. Une cloche en bronze, provenant de la chapelle du Plaskaer, est datée de 1428. Son mobilier qui date du XVIIIème siècle, est hérité de l'église primitive et comporte trois retables de style levallois et leurs autels, ainsi qu'un bras reliquaire du saint patron de l'église. Le grand retable du chevet (XVIIIème siècle) a une division tripartite dont le sommet était dominé jadis par une statue du Sacré-Coeur (remplacé aujourd'hui par un Crucifix) : au centre se trouve une peinture intitulée "Descente de croix", et de part et d'autre, les statues de saint Thuriau et saint Clair. L'un des retables latéraux (XVIIIème siècle) porte en son centre une statue de saint Thuriau, et dans les niches latérales, sainte Apolline et saint Martin. Le troisième retable (XVIIIème siècle) comporte Notre-Dame-de-Clarté, entourée de saint Isidore et de saint Mathieu ;

la chapelle Saint-Jean (1586), située dans un coin isolé. Elle est de plan rectangulaire. Les portes et les fenêtres accusent le style flamboyant. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptées ;

la chapelle Saint-André (1606), située à Lomarec. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire très fruste, dans lequel est conservé un curieux sarcophage mérovingien qui date du V-VIème siècle et qui porte l'inscription "IRHAEMA INRI" en capitales romaines. Le clocheton s'appuie sur une souche rectangulaire ;

la chapelle Notre-Dame du Plas Kaer (1873-1874), édifiée à l'emplacement d'une ancienne chapelle du XVème siècle et élevée par les Templiers. Le clocher carré abrite une cloche datant de 1468. La statue Notre-Dame des sept douleurs domine le portail d'entrée ;

la chapelle Saint-Aubin (XVI-XVIIème siècle), située à Kirvin-Bigitte (ou Kervin-Brigitte). En façade, la date de 1624 est gravée sur une porte. Il s'agit d'un édifice rectangulaire dont les contreforts et le portail occidental annoncent déjà la Renaissance, alors que le réseau des fenêtres en tiers-point est encore flamboyant. L'autel de bois présente l'image d'un évêque qui doit être saint Aubin. La chapelle abrite une statue en plâtre de saint Aubin ;

l'ancienne chapelle Saint-Yves (XVIIème siècle), située au bourg de Crac'h, près de l'église paroissiale. Elle est mentionnée en 1930 ;

la croix de Saint-André (XVIIème siècle), située au lieu-dit Kerfourchard. Elle porte des sculptures en relief. Sur le socle, se lit l'inscription "VICTORIUS" (Aux vainqueurs) ;

la croix de Kerbiscam ;

la croix de Kerberen ;

d'autres croix : celle de Kercadio, de la Vierge, de Kerentrech, de Locqueltas ; 

le château du Plessis-Kaër (XVème siècle), restauré au XIXème siècle, propriété successive de Raoul de Kaër (au XIIème siècle), et des familles Malestroit (vers 1350), Montalais (vers 1584), Riaut (en 1655), Le Moust, et Robien (en 1727). Le château a été bâti au XVème siècle par François de Malestroit, restauré au XVIème siècle, agrandi au XVIIIème et modifié au XIXème siècle. Le porche ogival et les tours, qui l'entourent, datent du XIIème-XIIIème siècle. En 1533, le roi Henri II érige le fief en baronnie. Cette baronnie s'étendra en 1784 sur 14 paroisses. En 1727, Christophe Gautron, sire de Robien, conseiller du roi, acquiert la baronnie de Jean Le Moust. A la Révolution, le Plessis-Kaër est vendu comme bien national à François Josse, qui le cède, en l'an XI, à M. Cauzique. Il devient par la suite la propriété successive des familles Fouque-Liazard (en 1862), Caillot (en 1872) et Jacqmin ou Jacquemin (depuis 1910). Jules Caillot y fait bâtir un oratoire privé en 1875. La porte d'accès, en bois sculpté, comporte deux médaillons figurant les propriétaires du domaine. A signaler qu'en 1066, un certain Raoul de Kaër suit Guillaume le Conquérant en Angleterre, et qu'en 1105, la terre de Kaër est érigée en seigneurie avec droit de justice sur les paroisses de Crac'h et de Locmariaquer ;

le château de Rosnarho (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie surnommée encore : Rosnareu, Roc'h Nareu, Roc'h Naro et Ros-Nerho, et propriété de la famille Rosnarho. Propriété successive des familles Rosnarho, La Haye, Chohan et La Bourdonnaye (au XVIème et XVIIème siècles), puis Bénard et Faure. Il possédait autrefois une chapelle privée. La demeure actuelle a été édifiée vers 1830 ;

le château de Kerantré (fin du XVIIIème siècle), encore surnommé Kerentrech, Kerentreh ou Kerentré. Il a été édifié par Joseph de Gouvello sur les ruines d’une demeure primitive détruite par un incendie en 1788. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Sainte-Anne. Propriété de la famille Gouvello (à partir de 1620), puis de la famille Aboville (en 1871) ;

le château de Kergurionné. L'ancienne seigneurie appartenait à la famille Coué en 1680. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir de Locqueltas. Siège d'une ancienne seigneurie. Il possédait autrefois une chapelle privée dite de l'Hermitage ;

le manoir de Kergal. Siège de l'ancienne seigneurie de Kergal ; 

le manoir de Kergleverit. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Bahuno en 1580 ;

l'ossuaire du cimetière. L'ossuaire était jadis adossé à l'église ;

la fontaine Saint-Thuriau (1720), surmontée d'une pyramide et d'une croix ;

la fontaine du Plas Kaer (XVIIIème siècle). La niche est de forme carrée, surmontée d'un toit qui porte une croix. On y lavait autrefois les paupières pour prévenir ou guérir les maladies des yeux ;

la fontaine de Lomarec ;

la fontaine de Saint-Aubin ;

la fontaine de Saint-Jean ;

la fontaine de Kervive ;

la fontaine de Kerbirio ;

le môle du Fort Espagnol (1891 et 1931), situé sur la rive gauche de la rivière d'Auray ;

les moulins à vent de Kerhen ou Kerhern (XVIème siècle), de Cornguic, de Kermarqueer, de Kerverchi, et le moulin à eau de Poulhen ;

A signaler aussi :

le dolmen de Er-Mar (époque néolithique) ;

le dolmen de Mane-Roheneze (époque néolithique) ;

le dolmen de Tal-er-Roc’h (époque néolithique), situé à Le Luffang ;

les deux dolmens de Parc-Guren (époque néolithique), situé à Le Luffang. Le premier dolmen a une chambre à cinq côtés. L'autre dolmen a une chambre circulaire. On y a trouvé aussi deux vases, des lames, des perçoirs en silex et une perle en verre bleuté ;

le pont romain ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CRAC'H

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Crac'h : Jehan Frollou (Kericar), Eon Letienc et Eon du Val (le Moustoir), sieur de Kaer (Kergal et Plessix Kaer), Jehan de Rosnarhou et son fils Eon (Rosnarho), Ollivier Que, Jouhan Le Bouxe, Jouhan Gauvain et Guillemette de Broere son épouse (Kerantré), Allain Le Bigot, Jehan de la Porte et son fils Guillaume (Kerglévérit).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Crac'h :

Lancelot PERO (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une hache ;

Guillaume de LA PORTE (60 livres de revenu), remplacé par son fils François : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de QUIRISEC (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan LE GRILLAN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 7 nobles de Crac'h :

Jehan du QUIRISEC, seigneur de Kergurionné (400 livres de revenu) : de l'ordonnance du  duc ;

Jehan LE GRILLANT (110 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en archer et armé d'une vouge ;

Jehanne de ROSNARHO (100 livres de revenu) ;

Louise MALLOT, veuve d'Ollivier de Quirisec, remplacé par Charles Salarun : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehanne de QUIRISSEC (400 livres de revenu), veuve de Jehan d'Auray, mariée à Jehan de Bohal ;

Ollivier de QUIRISSEC ;

Jehan de GUERRANDE (400 livres de revenu) ;

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