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CORCOUE-SUR-LOGNE

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La commune de Corcoué-sur-Logne (bzh.gif (80 octets) Kerc'haoueg) fait partie du canton de Legé. Corcoué-sur-Logne dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CORCOUE-SUR-LOGNE

Corcoué-sur-Logne vient du gallois "cor goed" (le petit bois) et du pré-celtique "onn" ou "onna" (pour la rivière de Logne).

Courcoué-sur-Logne est formé des anciennes communes de Saint-Jean-de-Courcoué, Saint-Etienne-de-Corcoué et La Benaste (ou La Bénate ou La Benate). La paroisse de Saint-Jean-de-Corcoué est mentionnée dans les écrits dès 1059 et elle est citée sous l'appellation "Sanctus Stephanus" dans des textes du XIIème siècle. La paroisse de Saint-Etienne-de-Corcoué a dépendu du diocèse de Luçon jusqu'en 1700. 

La paroisse de La Benate (Benaste) est mentionnée aussi dans des écrits du XIIème siècle : elle est le siège d'une importante châtellenie, propriété de Gilles de Rais (ou Retz), alias Barbe-Bleue, au XVème siècle et réunie au duché de Retz en 1581. 

La grande châtellenie de La Benate (Benaste) s'étendait jadis sur 33 paroisses. Cette terre noble appartenait à Gilles de Retz (dit "Barbebleue"). A la Révolution, La Benate dépend du canton de Legé, alors que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Etienne-de-Corcoué dépendent de l'éphémère canton de Limouzinière. La commune de La Benate est rattachée à Saint-Jean-de-Corcoué en 1830 et devient une paroisse succursale de Saint-Jean-de-Corcoué en 1839. Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Etienne-de-Corcoué sont rattachés au canton de Legé au début du XIXème siècle. Ce n'est qu'en 1971 que Saint-Jean-de-Corcoué et Saint-Etienne-de-Corcoué fusionnent pour devenir Corcoué-sur-Logne. En 1985, les trois anciennes paroisses (Saint-Jean, Saint-Etienne et La Benate) n'en font plus qu'une seule.

Note 1 : liste non exhaustive des maires de Saint-Etienne-de-Corcoué : Etienne Le Maitre (durant 15 ans, sous le second Empire), Menu, Samuel Bouanchaud (sous Louis-Philippe), Gaulaine, Bouanchaud du Fayet, ....

Note 2 : liste non exhaustive des maires de Saint-Jean-de-Corcoué : Pierre Pouillas (durant le Ier Empire), La Rochefoucault-Bayers (sous la Restauration), Panhalleux (en 1830), Jean Ganachaud (en 1837), Jean Maindron (en 1852), Guiberteau (en 1888), Padioleau (en 1904), Cottin de Melleville (en 1925), ....

Note 3 : liste non exhaustive des maires de La Benate : François Goéau (qui signait de La Brissonnière), Sébastien Pineau du Pavillon, .... 

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PATRIMOINE DE CORCOUE-SUR-LOGNE

l'église Saint-Jean-Baptiste (XIXème siècle), située à Saint-Jean-de-Corcoué et œuvre de l'architecte Chenantais. L'église est édifiée en deux étapes à l'emplacement de l'ancien sanctuaire. Le clocher, le transept et le chœur datent de 1851-1853. La nef est reconstruite plus tard. L'église se compose d'une nef unique et d'un transept avec chapelles : l'une des chapelles est dédiée à la Vierge, et l'autre chapelle est dédiée à Saint-Joseph ;

l'église Saint-Etienne (1873-1875), située à Saint-Etienne-de-Corcoué et œuvre de l'architecte Boismen. Cette église est construite à l'initiative du prieur Joseph Blordier et remplace l'ancien sanctuaire détruit par un incendie en 1794 et restauré en partie au XIXème siècle. Le clocher-porche abrite le baptistère. Deux chapelles dédiées l'une à la Vierge, l'autre au Sacré-Cœur, se trouvent de part et d'autre de l'autel principal. Les vitraux, œuvre du maître verrier Jean Clamens, date de 1913. La famille Goulaine avait jadis des prééminences en l'église de Saint-Etienne avec enfeu et banc clos ;

l'église Saint-Jean-l'Evangéliste (XIXème siècle), située à La Benate. L'église primitive de La Benate est consacrée en 1152 par Mgr Bernard, évêque de Nantes et détruite sous la Révolution. Après le rattachement de La Benate à Saint-Jean-de-Corcoué, l'église, le presbytère et le cimetière sont mis en vente. Une nouvelle église, érigée vers 1836 grâce à la générosité des paroissiens, devient succursale de Saint-Jean en 1839. Le clocher de la nouvelle église date de 1866-1868 : il a été édifié grâce à l'initiative de l'abbé Lhermite qui écrivit une lettre à l'Impératrice Joséphine le 1er février 1866. Il reçut 2500 fr. et la cloche fut bénite : ayant pour marraine Séraphie Goéau-Lanoë, veuve de Zacharie Auvynet, et pour parrain Charles Lamaiguère, époux de Clémentine Goéau-Chauvinière. Le presbytère a été occupé par des curés : Charrier, Bahuau, Clériceau (au XVIème siècle), Raba et Laisné (au XVIIème siècle), Chinon et Goéau des Rivelières (au XVIIIème siècle), Rohart, Blandin, Lhermite et Sorin (au XIXème siècle) ;

la chapelle Notre-Dame-la-Blanche ou Notre-Dame-des-Neiges (XVème siècle), située au cimetière de Saint-Jean et édifiée à l'initiative de Maurice Fradet, recteur de la paroisse de Saint-Jean-de-Corcoué. La chapelle est sous le patronage de Sainte-Radégonde. La chapelle est le lieu d'un massacre en février 1794. Elle est restaurée en 1855 grâce à l'initiative de l'abbé Beaudineau ;

les ruines d'une ancienne chapelle du XIIIème siècle, située aux Ardillers en Saint-Etienne-de-Corcoué ;

les dépendances du château de La Grange (XV-XIXème siècle), situées à Saint-Etienne. Les extrémités des ailes comportent deux tours rondes du XVème siècle. Démoli au XVIIème siècle, le logis est reconstruit et remanié en 1865 par la famille de Goulaine qui en devient propriétaire en 1777 (cette famille est également propriétaire des Meslier, en Legé, et de la forêt de Montplaisir, dite "forêt du marquis"). C'est dans ce château qu'est reçue la duchesse de Berry par le marquis de Goulaine en 1828. Les bâtiments sont rasés en 1975 ;

la porte armoriée (XVème siècle) du logis du Coin (ou Coins). Le domaine des Coins, situé à Saint-Etienne, est propriété de la famille de Gassion (au XVème siècle), alliée aux Baudry d'Asson et aux Goulard du Retail, puis de la famille Réveillé de Beauregard ;

le manoir de Bayers (XVIIIème siècle), édifié par la famille de La Rochefoucauld, non loin du village de La Lardière (ancienne maladrerie) ;

la maison "Le Manoir" (XVIII-XIXème siècle), située au n° 21 rue des Coteaux ;

la mairie (1849), œuvre des architectes Chenantais et Laffont, et située au n° 11 rue Lejeune. L'édifice est agrandi en 1879 et en 1912 ;

l'hôpital (1883-1892), situé à Bel-Air. Il s'agit, à l'origine, de l'hospice Lejeune. Les religieuses franciscaines de Saint-Philibert-de-Grand-Lieu y assurent les soins depuis la fondation jusqu'en 1984 ;

le moulin à vent (vers 1830), situé au n° 16 rue du Chemin-Rouge. Le moulin est construit pour Eustache et Augustin Gaillard ;

la minoterie (XXème siècle), située au lieu-dit "Le Pé-Garnier" ;

on signale à Saint-Etienne-de-Corcoué, les anciens moulins de la Creme, de la Forchetière, de la Coutellerie, et à Saint-Jean-de-Corcoué, les anciens moulins des Nouvelles, de la Gâtine, du Bois-Joly, de Bousson ;

A signaler aussi :

la mégalithe "la pierre folle", située au bois de Clody ;

le four à pain (XIXème siècle), situé au lieu-dit "Le Clody" ;

l'ancienne forteresse de La Bénate édifiée au XIVème siècle et détruite dès 1674. Il n'en reste que l'emplacement et un circuit de vieilles douves. Gilles de Retz entretenait une troupe et une petite cour à La Benate. C'était un rendez-vous de chasse aussi important qu'à la Touche-Limouzinière. Parmi les fonctionnaires de la juridiction de La Benate, on trouve les Goéau, Auvynet, Pineau, Dehergne, Bachelier, Clériceau de La Cléricaie, Lejeune de Vaughéon, Bousseau, Porchier du Fié, Mornet du Temple et de la Ganterie, Vrignaud ;

le domaine du Cerclais, situé à Saint-Etienne. Propriété de la famille Lejeune de Vaughéon (propriétaire à Saint-Domingue et maîtres des eaux et forêts pour les Rohan) ;

le domaine de La Garnerie, situé à Saint-Etienne. Propriété de la famille Texier (hommes de lois et cousins des Hervouet de La Robrie) ;

le domaine du Favet, situé à Saint-Etienne. Propriété des familles Bouanchaud, Garreau et Renaudin ;

le domaine du Plessis, situé à Saint-Etienne. Propriété des familles Cardinal et Colas ;

le domaine de La Lardière, situé en Saint-Jean-de-Corcoué. Les Pineau du Pavillon en avaient fait leur résidence de campagne. En 1823, les héritiers vendent le domaine à la famille de La Rochefoucault-Bayers, alliée aux Vassal du Trejet. Propriété ensuite au XXème siècle de la famille Boutillier du Retail qui a ses armes dans le vitrail de Notre-Dame la Blanche ;

le domaine de Bagatelle, situé en Saint-Jean-de-Corcoué. Propriété de la famille Cottin de Melleville, puis de la famille Daguerre de Hureau ;

le domaine du Clody, situé en Saint-Jean-de-Corcoué. Propriété successive des familles Guerry, Lemaignan, Cassard, puis de Bussy, Luette de La Pilorgerie ;

le domaine du Pavillon. Propriété de la famille Pineau, alliée aux Dorvo, aux Riou des Vanneries, puis au docteur Hymène de Fontevaux et de Faymoreau. Sébastien Pineau du Pavillon meurt à La Lardière le 27 janvier 1822 ;

le domaine du Boisjoli, situé en Saint-Jean-de-Corcoué. Propriété des familles Bossis et Valton. Tout à côté se trouve le logis de Clériceau. Joseph Clériceau épousa en 1804 Catherine des Granges de Surgères ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CORCOUE-SUR-LOGNE

La châtellenie de Benaste : Le territoire paroissial de la Benaste fait aujourd'hui partie de la commune de Corcoué-sur-Logne (ex. Saint-Jean de Corcoué). Là s'élevait un château chef-lieu d'une seigneurie considérable. Jarnigon et Geffroy de la Benaste vivant au XIIème siècle sont les premiers seigneurs connus de cette châtellenie (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I 583 et 648). La Benaste appartient en 1189 et 1212 à Guillaume de Clisson et en 1232 à Olivier de Coché. Marquise de Coché l'apporta à son mari Olivier de Machecoul qualifié seigneur de la Benaste en 1265. Leur fils Jean de Machecoul possédait la Benaste en 1285. Il épousa Eustachie Chabot, fille de Girard II sire de Rays, mourut le 28 octobre 1308 et fut inhumé dans l'abbaye de Villeneuve. Girard de Machecoul, sire de la Benaste et fils aîné des précédents, épousa Aliénor de Thouars qu'il laissa veuve le 31 octobre 1343 ; cette dame mourut à son tour le 28 février 1364 ; l'un et l'autre furent inhumés au couvent des Cordeliers de Bourgneuf qu'ils avaient fondé (Cartulaire des sires de Rays) et où nous retrouverons leurs tombeaux. Leur fils aîné Louis de Machecoul, sire de la Benaste, avait épousé en 1341 Jeanne de Beauçay morte en 1349. Il décéda lui-même le 6 septembre 1360, ne laissant qu'une fille nommée Catherine. Catherine de Machecoul apporta la Benaste à son mari Pierre de Craon, seigneur de la Suze et de Champtocé. Elle ne mourut qu'en 1410, ayant assez vécu pour voir sa petite-fille Jeanne de Craon (fille de Jean de Craon et d'Anne de Sillé) devenir dame de Retz en épousant en 1404 Guy de Laval, dit de Rays, père du fameux Gilles de Rays. A partir de cette époque la seigneurie de la Benaste appartint aux sires de Retz ; elle fut bien vendue par Gilles au duc Jean V en 1437, quoiqu'elle constituât alors le douaire d'Anne de Sillé, et ce prince en fit don à son frère Arthur de Bretagne ; mais après la mort de Gilles de Rays, la Benaste revint à sa fille Marie de Rays, puis à son frère René de Rays qui en rendit aveu en 1461 ; elle fit partie en 1581 du duché de Retz.

La Benaste, la plus considérable des châtellenies du comté nantais, s'étendait en trente-trois paroisses : parmi celles-ci il y en avait dans le pays des Marches vingt-six placées presque tout entières sous sa juridiction, treize paroisses bretonnes et treize paroisses poitevines ; voici leurs noms : la Benaste, Saint-Jean et Saint-Etienne de Corcoué, la Limousinière (ou Limouzinière), Saint-Philbert de Grandlieu, Saint-Colombin, Vieillevigne, Legé, Touvois, Paulx, Bouaye, Saint-Aignan et Saint-Etienne de Mer-Morte ; — Saint-Philbert de Bouaine, Rocheservière, la Grolle, Montaigu, Saint-André de Treize-Voies, Saint-Sulpice-le-Verdon, Mormaison, Saint-Christophe de Chastruce, Remouillé, Saint-Pierre du Luc, Saint-Etienne du Bois, Grande-Lande et Saint-Paul de Montpenit. Le seigneur de la Benaste avait, en outre, quelques fiefs dans sept autres paroisses disséminées çà et là : la Garnache, la Marne, la Trinité de Machecoul, Saint-Pierre de Bouguenais, le Bignon, Haute-Goulaine et Monnières (Déclaration de la Benaste en 1674). Les principales mouvances de cette vaste seigneurie étaient la Touche-Limousinière et le Chaffault. Plusieurs sergenteries féodées, « tenues de faire tous exploits de justice, de recevoir les amendes et colliger les rentes », se partageaient la châtellenie ; on les nommait « l'Office-au-Roux, l'Office du Fiel-Gérard, l'Office-Pelaud, l'Office-Brochard, l'Office de Boesse et l'Office de Bouaine » (Déclaration de Benaste en 1674). 

Le seigneur de la Benaste avait un droit de guet sur ses sujets, — des coutumes de trépas et péage en la ville de la Benaste, au Moulin-Guérin en Legé et au moulin à eau de Corcoué ; — des droits de baillées et cornage sur les bestiaux, etc., etc. Par lettres datées de novembre 1413, le duc Jean V avait concédé à Jean de Craon, sire de la Benaste, le droit de tenir en sa ville de la Benaste un marché hebdomadaire et deux foires annuelles à la Saint-Jean l'Evangéliste en mai et à la Saint-Antoine. Le seigneur de la Benaste avait, en outre, au bourg de Saint-Jean de Corcoué une foire également à la Saint-Jean de mai et une assemblée à la Saint-Jean de juin. A cette foire on levait un bouteillage de quatre pots de vin par pipe ; le premier pot appartenait au seigneur, le second au sergent féodé de l'Office-Pelaud et les deux derniers au prieur de Saint-Philbert. En revanche ce prieur ainsi que les sergents baillagers de la juridiction étaient tenus de « dresser une feuillée dans le cimetière de Corcoué proche l'église et d'y préparer une table et une chaize au receveur de la chastellenie pour recevoir les rentes et debvoirs dudit jour » (Déclaration de la Benaste en 1674). Le même prieur de Saint-Philbert, levant la moitié des coutumes de cette foire de Corcoué, devait aussi présenter au seigneur de la Benaste ce jour-là « une guimpe de 3 livres, 4 deniers » (Déclaration de la Benaste en 1674). Parmi les autres redevances féodales de la Benaste signalons encore : « Un gasteau de la fleur d'un boisseau de froment, mesure de la Benaste », dû le dimanche avant la Saint-Michel par le propriétaire de la Roulière en Saint-Philbert de Bouaine ; « duquel gâteau moitié est due au sire de la Benaste et moitié au seigneur de l'Aubrais », — « trois charettes à quatre boeufs chacune pour conduire chacun an le tizon de Noël de la forest de Loisellière au chasteau de la Benaste, la vigile de Noël » ; ce devoir incombait à certain tenancier de la ville de la Benaste (Déclarations de la Benaste en 1464 et 1674).

Les seigneurs de la Benaste, ayant fait des aumônes à plusieurs églises de leur châtellenie, exigeaient des prières des prêtres qui les occupaient. Ainsi le recteur de la Benaste, à cause de son presbytère, « devait à toutes les festes de Nostre Dame, dire matines, première et seconde vespres, grande Messe, plus une messe de Requiem » ; il était également tenu de chanter une grande messe chaque dimanche et de dire une autre messe chaque semaine ; — le prieur-curé de Saint-Etienne de Corcoué devait « entretenir une lampe ardente au choeur de son église nuit et jour » et faire prières chaque semaine en la chapelle Saint-Radégonde en Corcoué (Déclarations de la Benaste en 1464 et 1674).

Le château de la Benaste se trouvait près de la petite ville de ce nom qui n'est plus qu'un village actuellement (en 1839, on a érigé une succursale à la Benaste dont la paroisse avait été précédemment supprimée). Ce château fut réédifié à la fin du XIVème siècle par Catherine de Machecoul, dame, de la Benaste, malgré l'opposition qu'y mit un certain temps le duc de Bretagne Jean IV. Depuis longtemps cette forteresse est complètement détruite : dès 1674 il n'en restait que « l'emplacement sans aucun édifice ni bastiment, et toutefois circuit de vieilles douves et fossez, contenant ledit emplacement environ deux journaux de terre ». Aujourd'hui ce vaste monticule apparaît encore avec ses douves à demi comblées. Le domaine proche de la Benaste comprenait en outre : un four banal, des halles et un auditoire dans la ville même avec de vastes prairies aux environs. — la forêt de Loisellière proche la Benaste — les bois de la Cour en Saint-Etienne de Corcoué, du Verger et du Breil en Saint-Jean de Corcoué, — en Saint-Jean de Corcoué aussi : les métairies de la Fillolière et des Landes, et un moulin à eau sur la rivière de Logne : — en la Limouzinière : les métairies de la Tillaye, la Marenière, le Marchais et le Freuche, plus le moulin à vent du Pré du Genest ; — en Saint-Philbert de Grandlieu : les métairies de la Haye-Angebaud, la Rocheblanche, le Moulin-Etienne et les moulins à eau et à vent du Moulin-Etienne ; — en Legé : le moulin à vent des Jollinières, etc. (Déclaration de la Benaste en 1674).

 

La châtellenie du Coustumier (appelée parfois Bois-de-Céné) : C'est sur le territoire des « marches communes entre Bretagne et Poitou » que s'étendait la seigneurie du Coustumier dont le chef-lieu se trouvait en la paroisse de Bois-de-Céné (Vendée). Cette châtellenie appartenait en 1280 à Girard de Machecoul seigneur de la Benaste. Son fils et successeur, Louis de Machecoul, la donna en dot à sa soeur, dont le prénom reste inconnu, lorsqu'elle épousa Thibaut Chabot, seigneur de la Grève (René Blanchard, Introduction au Cartulaire des sires de Rays, CXLVI). Mais après la mort de cette dame, le Coustumier échut à sa nièce Catherine de Machecoul fille de Louis de Machecoul, seigneur de la Benaste. Cette Catherine de Machecoul épousa Pierre de Craon, seigneur de la Suze, et lui apporta les seigneuries du Coustumier et de la Benaste. Son fils Jean de Craon, sire de la Suze, fut le père de Marie de Craon mariée en 1404 à Guy de Laval. On sait que ces derniers héritèrent de la baronnie de Retz à laquelle fut unie la seigneurie du Coustumier. Celle-ci fit par suite partie du duché de Retz et en demeura membre jusqu'à la Révolution. Le Coustumier ne semble pas avoir jamais eu d'importance. C'était une haute justice comprenant la paroisse de Bois-de-Céné. Son domaine consistait en prairies, en marais salants et en dîmes de sel et d'agneaux. Le seigneur du Coustumier, avait certains droits sur les vaisseaux chargés de sel abordant en son fief ; il était prééminencier de la paroisse de Bois-de-Céné dont le recteur était tenu, la veille de la Pentecôte, de célébrer à son intention un service et une grand'messe qu'il ne devait pas commencer avant son arrivée (Déclaration du duché de Retz en 1674) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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