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COMMANA

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La commune de Commana (pucenoire.gif (870 octets) Kommanna) fait partie du canton de Sizun. Commana dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COMMANA

Commana vient du breton « cum » (vallée) ou "komm" (auge) et de Saint-Anne. Certains historiens pensent que le nom de Commana doit être rapproché du breton Koumanant ou Kemeuned qui signifie fief.

Commana est un démembrement de la paroisse de Sizun. La paroisse de Commana est mentionnée dès le XIème siècle. La tradition locale prétend que l'église de Commana est construite à l'endroit où fut découverte une auge de pierre (en breton "komm") contenant une statue de sainte Anne (en breton "Anna"). En 1170, Connan IV, allié du roi d’Angleterre Henri II de Plantagenêt, remporte la bataille de Commana sur Guiomarch IV, vicomte de Léon.

Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possédaient jadis à Commana une commanderie, au lieu nommé Kaerformérit dans la charte de 1160 attribuée au duc Conan IV et qui s'appelle aujourd'hui Kerfornédic. Ils avaient aussi construit non loin de là un établissement sur la voix de Quimper à Morlaix, l'aumônerie du Mougault, avec chapelle.

L'unique terre importante de Commana, était autrefois celle du Bois de La Roche, propriété successive des familles de Kermellec, de Kernéau, de Coatarel et de Bouvans.

On trouve les appellations suivantes : Cummanna in plebe Berriun (au XIème siècle), Comanna (en 1160), Commanna (en 1310), Comanha (vers 1330), Commana (en 1426).

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PATRIMOINE de COMMANA

l'église Saint-Derrien (1592). Cette église remplace une église primitive. L'édifice comprend, précédée d'une tour, une nef de cinq travées avec bas-côtés et un chevet à cinq pans. Au sud, au droit des deux dernières travées, se trouve une chapelle en aile sur le bas-côté. L'église, qui date de la fin du XVIème siècle et du début du XVIIème siècle, est restaurée en 1976. Le bas du clocher porte la date de 1592 (date du début des travaux). Le porche sud porte les dates de 1645 et 1650 (sous les apôtres) et 1655 (sous une tête d'ange). L'abside à pans coupés est édifiée vers 1680. Le chevet date de 1680 et la sacristie à  étage date de 1701. Le mobilier comprend notamment trois retables du XVIIème siècle. Le retable de Sainte-Anne est sculpté en 1682 et doré en 1691 par Pierre de Lesmeur ou Mesmeur (peintre au Huelgoat) : restauré en 1963, il est timbré aux armes de Gabriel de Bouvans (ou Bouvens), seigneur du Bois de la Roche. Ce retable comporte trois niches encadrées de quatre colonnes torses et de quatre colonnes à découpures et rubans : la niche du milieu abrite les statues assises de sainte Anne et de la Sainte Vierge avec l'Enfant Jésus ; dans les niches latérales sont les statues de saint Joseph et de saint Joachim ; plus haut dans les niches supérieures sont les statues de la Sainte Vierge et l'ange Gabriel dans le Mystère de l'Incarnation ; et tout en haut, on trouve la Sainte Trinité, Dieu le Père tenant devant lui son fils. Le retable du Rosaire édifié en 1690 est attribué à Maurice Le Roux, maître sculpteur de Landerneau. Le retable du Christ est sculpté en 1682 par Honoré Alliot (ou vers 1672 par Gabriel Carquain) pour la Confrérie des Cinq-Plaies ou de la Sainte Agonie : on y voit Notre-Seigneur assis, montrant ses plaies et des niches renfermant les statues de saint Sébastien et de sainte Marguerite. Le reliquaire date de 1738. On y voit un baptistère qui date de 1656 – 1683 : la cuve est surmontée d'un baldaquin portant la date de 1683, oeuvre d'Honoré Alliot (sculpteur de Brest), reposant sur des pilastres où s'appuient cinq statues : la Foi, l'Espérance, la Charité, la Justice et la Tempérance. On y trouve quelques statues anciennes : la Vierge-Mère, l'Ecce Homo, saint Bernard et saint Derrien. Le cimetière possède un arc monumental : il est fermé par une grille en fer forgé du XVIIIème siècle ;

la chapelle-ossuaire du cimetière (1677 – 1686 – 1687). L'ossuaire, de plan rectangulaire, porte plusieurs inscriptions : " Yves Messager, recteur 1687", "F. Groguennec et H. Fagot 1687" et "I. Picart A. Steffan 1686" (sur le bénitier). Cette chapelle contient un autel provenant de la chapelle ruinée de Saint-Jean du Mougau ;

l'ancienne chapelle de Saint-Jean du Mougau, aujourd'hui disparue. Il s'agit d'un ancien établissement de l'Ordre de Malte qui dépendait jadis de la Commanderie de la Feuillée. Cette chapelle est mentionnée en 1160, reconstruite au XVIème siècle et restaurée en 1659. Près de la chapelle se trouvaient jadis une fontaine et une allée couverte ;

l'ancienne chapelle Saint-Roch, aujourd'hui disparue. Il s'agit de l'ancienne chapelle du Bois de La Roche. Sa fontaine subsiste ;

l'ancienne chapelle de Kerrouet, aujourd'hui disparue ;

le calvaire du cimetière (1624), édifié par Roland Doré. Il porte entre autres statues, celles de saint Yves et de saint Hervé ;

le calvaire du cimetière (1585 - 1742) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Bois-de-la-Roche (XXème siècle), Bothuan (1896), Brézéhant (1892), la croix ou stèle située place de Commana (Moyen Age), Croaz-Mélar (vers 1700), Goaz-ar-Vern (XVème siècle), Kerangouly (XVème siècle), Kerguélen, Kerhamon ou Kernaman (1903), Kerradénec (1912), Kervérous (1676), Le Mougau-Braz (XVIème siècle, 1866), Moulin du Bois-de-la-Roche (1904), Pont-Clet-Huella (XVIème siècle), Quillidiec, Roscoat (1589), Traon-Didu (1607) ;  

le manoir Du Bois-de-la-Roche (XVIème siècle), propriété des seigneurs Du Bois de la Roche, puis de la famille de Kermellec (au XVème siècle), d'Olivier de Cornouaille (vers 1540), de la famille de Bouvans (XVIIème siècle) et Du Laurens de la Barre (XIXème siècle). La chapelle domestique est dédiée à saint Roch ;

la maison de Quillidiec (XVIème siècle) ;

les vestiges de Kanndi ou buanderie (XVIIème siècle) ;

la maison à porche (XVIIème siècle) de Quillidiec ;

l'ancienne fabrique de toile (vers 1820) ;

12 moulins dont le moulin de Coat ar Roc’h, de Restencaro, du Haut (1610-1618), de Kerouat (XVIIème siècle), du Mougou, Neuf, .. ;

A signaler aussi :

le village de Kerouat (XVII-XIXème siècle), portant les traces d’une occupation très ancienne (II - IIIème siècle) ;

l'ancienne aumônerie du Maugou, située au lieu-dit Kerfornédic (autrefois Kaerfornéric) et mentionnée dans une charte de 1160 comme appartenant aux chevaliers Hospitaliers ;

l'allée couverte du Mougau (époque néolithique), encore appelée "al Liavéan". D'une longueur de 14,20 mètres, il s'agit d'un ensemble de cinq dolmens ;

une stèle christianisée ;

un édifice gallo-romain avec hypocauste (situé près du manoir Du Bois de la Roche) ;

le fournil de Kerouat (1821) ;

l'ancien menhir et les grandes pierres plates, situés à Quillidiec (Palets des Géants), aujourd'hui disparus ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de COMMANA

La seigneurie Du Bois de La Roche est détenue au XVème siècle, par les Kermellec, puis en 1540, par Olivier de Cornouaille.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Commana :

le sire de COËTANROCH (900 livres de revenu) avec Allain de LA BOUESSIERE : porteurs d'une brigandine, comparaissent armés d'une vouge ;

Jehan de LA BOUSSIERE, le Vieil (60 livres de revenu), absent ;

Jehan de LA BOUESSIERE, le Jeune (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan DENIS (6 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

(à compléter)

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