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COMBLESSAC |
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La commune de
Comblessac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de COMBLESSAC
Comblessac vient, semble-t-il, du gaulois "Camulissius" et du suffixe "acos".
Comblessac existe comme paroisse dès le Vème siècle. En effet une "Vie de saint Melaine" mentionne la "parochia Cambliciaca", lieu où saint Melaine aurait guéri le roi gallo-romain Eusèbe (commandant de la Marche Franco-Bretonne) au Vème siècle. Eusèbe ainsi que sa fille Aspasie, est alors atteint d'une maladie grave et il est guéri par le saint qui se trouve de passage à Brain. En récompense, le roi lui donne la paroisse de Comblessac qui reste sous le contrôle de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes jusqu'à la Révolution. La paroisse de Comblessac dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.
Le Pouillé
de Rennes mentionne en effet qu'un roi gallo-romain, nommé Eusèbe, vint de
Vannes avec son armée, vers l'an 490, et traita cruellement les habitants,
probablement parce qu'ils refusaient de reconnaître sa domination. Il est à
remarquer que ce roi campait à Marsac, village limitrophe de Comblessac, près
duquel on voit encore les intéressants vestiges d'un camp romain « Veniens
predictus rex (Eusebius) de Venetensi civitate cum suo exercitu, pervenit ad
parochiam que vocatur Cambliciacus, ubi castrum situm est qui vocatur Marciacus,
ibique, nobis incertum cur, forte iratus, multorum hominum oculos erui jussit et
manus evelli » (Vita Sancti Melanii, apud Bolland. — Cette ancienne Vie
de saint Melaine est attribuée à un auteur contemporain du bienheureux). Mais
dès la nuit suivante Eusèbe fut en proie à d'horribles souffrances que ne
purent calmer les médecins, et, trois jours après, la princesse Aspasie, fille
du roi, fut elle-même tourmentée par le démon. Ainsi frappé par la main de
Dieu, Eusèbe, entendant parler de la sainteté de Melaine, évêque de Rennes,
qui se trouvait alors à Brain, le fit demander près de lui et lui fit préparer
un logement en un lieu nommé Primeville. Saint Melaine accourut avec quelques
moines de son monastère, guérit le roi repentant de ses crimes, et délivra
Aspasie du démon qui la tourmentait « Eum summo honore ad se adduci fecit
et in eadem parochia in qua ipse jacebat in loco qui vocatur Prima Villa
hospicium ei prepari jussit. Veniens autem B. Melanius de monasterio suo... cum
paucis monachis ad lectulum jam dicti venit infirmi, etc. » (Ibidem.). Pénétrée
de reconnaissance, cette princesse demanda à son père qu'il donnât au saint
évêque tout au moins Comblessac, « si non amplius saltem ipsam
Cambliciacum B. Melanio condonaret ». Ce qu'Eusèbe accorda volontiers,
donnant à saint Melaine cette paroisse tout entière, et l'en investissant au
moyen de son anneau. Le bienheureux évêque l'accepta pour ses religieux, et
après avoir béni ses bienfaiteurs il se rendit à Rennes « Dedit (Eusebius)
illi totam parochiam superius nominatam, per annulum suum ad suos monachos
atendos. Accepta ergo jam dicta terra Beatus benedicens eis perrexit inde ad
civitatem Redonensem » (Ibidem)
Plus
tard, au IXème siècle, il est question de Comblessac dans les Cartulaires
de Saint-Maur et de Redon ; le premier mentionne la vicairie ou paroisse de
ce nom, « Camblizaica vicaria » et le second nous apprend qu'un nommé
Anauhaëllon y vendit un champ qu'il possédait au village de Botconac. Cette
vente se fit à la porte de l'église de Comblessac, le jour de Pâques 819, en
présence du doyen Riwocon et des prêtres Wetemnonoc et Conhoiarn. Il est à
remarquer qu'à cette époque Comblessac était une paroisse complètement
bretonne, ayant un maire ou mactiern nommé Eppo. L'acte de vente susdit fut
écrit par un clerc nommé Conwoion, qui était vraisemblablement le futur abbé
de Redon, né à Comblessac au commencement du IXème siècle, et fils de Conon,
l'un des nobles de cette paroisse (nota : on montre encore dans le bourg de
Comblessac la maison qui a remplacé celle où naquit saint Convoyon ; à côté
est une fontaine portant son nom, et l'on vient d'y élever un petit monument en
l'honneur du saint fondateur de Redon).
Depuis le
Vème siècle, l'abbaye de Saint-Melaine conserva jusqu'à la Révolution des
droits sur la paroisse de Comblessac ; la possession de cette église lui fut
confirmée successivement en 1122 par Donoald, évêque d'Aleth, et en 1187 par
Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, en 1158 par Josse, archevêque de Tours,
et en. 1185 par le pape Luce III lui-même (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine,
185, 188, etc.). Mais lorsque les Bénédictins eurent fondé en Comblessac le
prieuré des Brulais, une seigneurie séculière importante s'établit en dehors
des moines dans la paroisse de Comblessac, que ces derniers possédaient tout
entière à l'origine. Les religieux de Saint-Melaine restèrent toujours
cependant les grands décimateurs à Comblessac, dont ils présentèrent
très-longtemps le recteur ; ils donnaient pour portion congrue à ce dernier 46
mines de seigle, mesure de Guer, et lui abandonnaient le tiers de toutes les
oblations de l'église priorale des Brulais. Le Pouillé ms. de Saint-Malo
(1739-1767) dit que le recteur de Comblessac se faisait ainsi un revenu de 800
livres. De nos jours, Comblessac a perdu la section des Brulais, érigée en
paroisse en 1820 (Pouillé de Rennes).
La seigneurie de Comblessac était une châtellenie d'ancienneté et possédait un droit de haute justice avec un auditoire, une prison et des ceps et collier : ses fourches patibulaires à quatre pots se dressaient à Limoucels. Propriété de la famille de Laval au XVème siècle, puis de Louise de Maure, épouse de Gaspard de Rochechouart marquis de Mortemart vers 1627. La seigneurie est vendue en 1701 à la famille Picquet seigneurs de la Motte, puis à la famille de Bégasson. Elle devient en 1703 la propriété de la famille de Rosnyvinen seigneurs de Piré, puis des seigneurs de Guer. Elle est unie à la châtellenie de Guer jusqu'en 1789.
On rencontre les appellations suivantes : Cambliciacus (au Vème siècle), plebs Cambliciaca (au IXème siècle), ecclesia de Cambliaco (en 1122), ecclesia de Combliciaco (en 1185).
Note 1 : c'est à Comblessac que serait né l'abbé de Redon, saint Conwoïon ou Convoyon, ancien archidiacre de Vannes et fondateur de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon (832), qui vécut au IXème siècle. La création de l'Abbaye Saint-Sauveur de Redon est confirmée par Nominoë (en 834) et par l'Empereur Louis Le Pieux (en 836).
Note 2 :
liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Comblessac : Brisoul («
Brisoul presbyter de Camblecac » figure comme témoin en 1247). Guillaume
Becdelièvre (fils de Thomas Becdelièvre, seigneur du Bouëxic, en Guipry, et
de Perrine Gillot, fit son testament le 17 septembre 1522). Guillaume Louvel (pourvu
en cour de Rome, prit possession en 1558). Pierre Feydeau (il résigna en 1561).
François de la Salle (pourvu le 1er décembre 1561, résigna en 1566). Antoine
Dumas (nommé le 30 septembre 1566, résigna en 1568). François de la Salle (il
se fit pourvoir en cour de Rome d'abord en 1568, puis en 1572, ce qui indique
quelque obstacle à son installation ; décédé en 1597). François Darfueille
(il se fit pourvoir sur une résignation faite en sa faveur par le précédent
avant de mourir ; mais il eut à combattre Guillaume Le Fer, chanoine de
Saint-Malo, nommé par l'évêque, et Julien Fortin et Jean Gobry, qui se firent
pourvoir, l'un en cour de Rome, l'autre à Tours. Resté maître de la cure, M.
Darfueille résigna en 1601). Claude de la Salle (il fut pourvu le 23 octobre
1601). Rolland Lochet (il succéda au précédent et résigna en 1606). Jean Eon
(il fut nommé le 4 février 1607). Benoît Morin (il fut obligé de se retirer
vers 1630). Pierre Joubin (il prit possession le 12 janvier 1631). Raoul Martin,
(décédé vers 1652). Robert Boulain (il fut pourvu le 19 août 1652). Jean Bébin
(décédé en 1663). Julien Masson (il fut nommé le 2 novembre 1663). Gilles
Trotereau (décédé vers 1692). Guillaume Regnaud (il fut pourvu le 7 avril 1692
; décédé en 1728). Jean-Marie Frédel (il fut nommé le 9 décembre 1728 ;
décédé en 1759). Jérôme Jan (il fut pourvu le 10 août 1759 et gouverna
jusqu'à la Révolution). Joseph Berthauld (1803, décédé en 1826). Nicolas
Coupard (en 1827). Jean Chauvin (1827, décédé en 1871). Gilles Lemétayer
(1871-1879). Jean-Marie Lancelot (à partir de 1879), .....
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PATRIMOINE de COMBLESSAC
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l'église Saint-Eloi (1850), oeuvre de l'architecte Louis Leray. Il est à remarquer que l'église de Comblessac fut d'abord dédiée à saint Melaine ; les chartes de confirmation, datées de 1158 et 1185, disent formellement « ecclesia Sancti Melanii de Cambliciaco ». Mais à une époque inconnue, saint Eloy fut mis à la place du saint évêque de Rennes, et il est demeuré patron. Le seigneur de Comblessac était « supérieur et fondateur de ladite église », et il avait droit de faire jeter une soule dans le cimetière de Comblessac le premier jour de l'an, par les derniers mariés de l'année. Dans cette ancienne église — aujourd'hui disparue — se trouvait la chapelle seigneuriale du Courrouët ; l'on y voyait aussi aux siècles derniers, dans le chanceau, les enfeux et les bancs seigneuriaux des seigneurs de Craon et du Bois-Jean, ceux de Craon « proche le grand autel du costé de l'évangile ». A la même époque, la confrérie du Rosaire y était érigée. Il est vraisemblable que cet ancien édifice était en partie roman, car le choeur était précédé d'une arcade fort antique qui, d'après ce qu'on nous a dit, devait être un arc triomphal du XIème siècle. La nouvelle église, bâtie en 1850, est une simple croix avec ouvertures ogivales ; elle fut bénite par Mgr Saint-Marc le 10 mai 1852 (Pouillé de Rennes). L'ancienne église dédiée à saint Melaine avait un arc triomphal et une chapelle prohibitive aux seigneurs du Courrouët en Mernel. Les seigneurs de Craon possédait un enfeu du côté nord du maître-autel, ceux du Bois-Jean en avaient un dans le choeur. Louise de Maure dame de Comblessac fit peindre ses armes dans l'église en 1628 ; | |
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la
chapelle Notre-Dame-de-Lorette (1883), réaménagée au XXème siècle. La
chapelle primitive, édifiée par un seigneur de La Villéan, date du
XIVème siècle. La tradition attribue la construction de cette chapelle à
un seigneur de Villéan, expiant ainsi le meurtre d'un prêtre qu'il avait
commis dans l'église | |
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l'ancienne chapelle Saint-Melaine ou le Pont-Saint-Melaine. Cette chapelle, regardée aussi comme frairienne et également fondée de messes, s'élevait au bord de l'Aff, là même, dit-on, où se trouvait la maison de Primeville qu'habita saint Melaine (Pouillé de Rennes) ; | |
l'ancien prieuré des Brulais, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye de Saint-Melaine (voir la commune des Brulais) ; | |
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l'ancien manoir de la Porte (XVème siècle), situé route des Brulais. Propriété successive des familles de Porcaro (en 1427 et en 1513), de Lézonnet (en 1541), de Sérent seigneurs de la Villéan ; | |
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le château (XIXème siècle), situé au lieu-dit Le Mur, non loin de l'ancien manoir daté du XVIème siècle ; | |
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la croix celtique ; | |
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la croix du cimetière. Elle présente grossièrement sculptées en granit les figures de Notre-Seigneur, la Sainte Vierge et saint Pierre, avec la date 1668 ; | |
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le manoir du Mur (XVI-XXème siècle). Propriété en 1513 des seigneurs du Mur ; | |
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le manoir de Craon (XVIII-XIXème siècle), situé route de Guer. Il possède une ancienne chapelle frairienne munie d'un clocheton (XVIIème siècle). Propriété de Bertrand de Craon en 1480. Propriété des seigneurs de Craon (en 1513 et en 1541), puis des familles du Puy (au XVIIème siècle) et Lambert (en 1674 et en 1780) ; | |
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le puits (XXème siècle) ; | |
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3 moulins à eau : de Prada, des Epinais (XV-XVIème siècle), de Marsac ; |
A signaler aussi :
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l'ensemble mégalithique "Rocher de Léron" (époque néolithique) ; | |
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des vestiges d'un temple gallo-romain au lieu-dit Le Mur (époque gallo-romaine) ; | |
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la découverte en 1845 de deux mottes féodales au lieu-dit Le Mur ; | |
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la voie romaine d'Angers à Carhais traverse la cour du Manoir de Mur. L'ancien manoir de Mur, propriété des seigneurs de Mur en 1513, se trouve dans la commune de Carentoir (Morbihan) ; | |
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le cromlech et le dolmen situés dans le bois de Léron ; | |
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l'ancien Camp de Mur, situé près du château de Marsac (époque gallo-romaine). Ce serait en ce lieu que, d'après une tradition, Saint-Melaine aurait guéri Usébe (et non à Primeville). Au-dessus du camp se trouvent deux mottes circulaires entourées de douves. On y trouve aussi à proximité les vestiges de l'ancien château de la Salle ; | |
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une ruine romaine (appelée l'Heptagone de Mur) située dans le Champ des Bossettes ; | |
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l'ancien manoir de la Ville-Huet, situé route de Guer. Propriété successive des familles de Craon (en 1427 et en 1541), de Marnières seigneurs de Guer (en 1695), Fournier seigneurs de Trélo (en 1780) ; | |
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l'ancien manoir du Bois-Jean, situé route de Guer. Sa chapelle, aujourd'hui disparue, était jadis fondée de messes. Propriété de la famille de Craon en 1513 et en 1541, puis de la famille de Lambert en 1787 ; | |
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l'ancien manoir de Vauvert, situé route de Guer. Propriété de la famille de Craon en 1513, puis de la famille de Marnière seigneurs de Guer en 1695 ; | |
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l'ancien manoir du Coudray. Propriété successive des familles de Bremet, Robelot seigneurs de la Voltaye (en 1513 et en 1541), de Castel (en 1695) ; | |
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l'ancien manoir de Trégouédan, situé route de Saint-Séglin. Propriété successive des familles Eder (en 1427), du Tiercent (en 1513), Coué (en 1541), de Sérent seigneurs de la Villéan (en 1695), Fournier seigneurs de Saint-Maur (en 1780) ; | |
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l'ancien manoir de Trébado, situé route de Saint-Séglin. Propriété de la famille Eder en 1427 et en 1443, puis de la famille du Tiercent en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Villéan, situé route de Saint-Séglin. Il possédait jadis une chapelle privée et un droit de haute justice. On faisait des mariages dans la chapelle en 1662, mais elle fut interdite vers 1727 comme menaçant déjà ruine. Propriété successive des familles Sorel (en 1427 et en 1513), aux seigneurs de la Villéan (en 1541), du Bollan, de Sérent (vers 1695) ; | |
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l'ancien manoir de la Porte (bis), situé route des Brulais. Propriété successive des familles le Seixte (en 1427 et en 1443), Robelot seigneurs de la Voltaye (en 1513 et en 1541), le Marchand (en 1596) ; | |
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l'ancien manoir de la Touche d'Urvoy, situé route de Saint-Séglin. Propriété de la famille Espinart en 1443 ; | |
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l'ancien manoir de la Teill ou de Lestaill, situé route de Saint-Séglin. Propriété de la famille Sorel en 1427 et en 1513, puis de la famille de la Villéan en 1541 ; | |
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l'ancien manoir de la Barbotais. Propriété de la famille Sorel seigneurs de la Villéan en 1513 ; | |
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l'ancien
manoir du Couëdic. Propriété successive des familles de la Chasteigneraye
(en 1427), Sorel (en 1443), Percherel (en 1513), Huchet (vers 1673 et en
1700), de Bégasson seigneurs de Lardaye (en 1778) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de COMBLESSAC
On ne connaît point les
commencements de la châtellenie
de Comblessac, qui
appartint longtemps à la famille de Laval. Au XVème siècle, André de Laval,
maréchal de France, fils de Guy XIII, comte de Laval, reçut entre autres
terres celle de Comblessac en partage ; cet illustre guerrier, époux de Marie
de Laval, dame de Retz, mourut sans postérité en 1486 ; sa succession fut
recueillie par son frère, Louis de Laval, seigneur de Châtillon, qui mourut également
sans enfants le 18 août 1489. Les terres, Comblessac compris, que possédaient
les défunts passèrent à leur neveu Guy XV, comte de Laval. Les successeurs de
ce dernier grand seigneur, Guy XVI et Guy XVII, comtes de Laval, jouirent après
lui de la châtellenie de Comblessac, pour laquelle Guy XVII rendit aveu au roi
le 15 octobre 1541. Après la mort de celui-ci, décédé sans postérité en
1547, sa nièce, Renée de Rieux dite Guyonne XVIII, comtesse de Laval, et les héritiers
de cette dernière, conservèrent, semble-t-il, la châtellenie de Comblessac,
qui ne dut être vendue que vers 1627 par Henri, duc de la Trémoille et comte
de Laval. L'acquéreur fut Louise,
comtesse de Maure, qui fit hommage au roi pour sa terre de Comblessac le 22
novembre 1627 (Archives de Loire Inférieure, B 1016). Cette dame était alors
femme de Gaspard de Rochechouart, marquis de Mortemart. Leurs descendants, les
comtes de Maure, continuèrent de posséder Comblessac ; le 30 janvier 1685,
Louis de Rochechouart, duc de Mortemart et comte de Maure, rendit aveu pour
cette châtellenie. Après la mort de ce seigneur, arrivée en 1688, sa veuve,
Anne-Marie Colbert, reçut Comblessac et quelques autres terres « pour
remplacement de partie de ses deniers dotaux » ; le 7 novembre 1690
elle en fit hommage au roi et le 2 août 1695 elle en fournit l'aveu. Mais peu
de temps après, en 1701, cette dame vendit la châtellenie de Comblessac à
Jean Picquet, seigneur de la Motte. Celui-ci ne jugea pas à propos de conserver
cette terre et la revendit, presque aussitôt après l'avoir achetée, à M. de
Bégasson, sur lequel Jean-Baptiste de Rosnyvinen et Judith Picquet, seigneur et
dame de Piré, la retirèrent en 1703 (Archives d’Ille-et-Vilaine, fonds de
Piré). Les seigneurs de Piré ne s'attachèrent pas davantage à la châtellenie
de Comblessac, qu'ils vendirent à leur tour aux seigneurs de Guer ; ceux-ci
unirent Comblessac à leur châtellenie de Guer. En 1766 mourut à Rennes
Julien-Joseph de Marnière, marquis de Guer et seigneur de Comblessac, doyen du
Parlement de Bretagne et âgé de soixante-dix-neuf ans ; son corps fut
transporté à Guer et inhumé dans l'enfeu seigneurial qu'il avait en l'église
de cette paroisse ; sa veuve, Angélique de Chappedelaine, ne mourut, également
à Rennes, qu'en décembre 1785. Le dernier seigneur de Comblessac fut René-Jean
de Marnière, marquis de Guer et vicomte de Rennes, qui rendit hommage au roi
pour Comblessac en 1776 et émigra au moment de la Révolution.
Comblessac, châtellenie
d'ancienneté, s'étendait surtout dans les deux paroisses de Comblessac et de
Guer, et la plus grande partie des terres nobles de la première de ces
paroisses relevaient de la seigneurie « à debvoir de foy, hommage, rachapt
et chambellenage ». Le seigneur de Comblessac jouissait d'une haute
justice, ayant « ceps et collier, auditoire et prison au bourg de Combleczac,
et fourches patibulaires à quatre pots sises à Limoucels ». Il avait
toutes les prééminences et les droits de supériorité et de fondation dans l'église
paroissiale de Comblessac et dans la chapelle du prieuré de Notre-Dame des Brûlais.
En 1628, Louise de Maure, dame de Comblessac, paya 69 livres au peintre Julien
Poisson, qu'elle avait chargé de peindre ses « écussons grands et petits
» dans l'église de Comblessac. Parmi les devoirs féodaux acquittés par
les vassaux de Comblessac, remarquons une paire de gants due chaque année par
l'un d'eux et deux soules que « les deux derniers mariés de la paroisse de
Comblessac et trêve des Bruslais » devaient présenter aux officiers de la
seigneurie, l'une le premier jour de l'an à Comblessac, l'autre le lendemain de
Noël, « jour et feste de Saint-Estienne », aux Brûlais. Le sergent féodé
de la châtellenie était le possesseur de la maison noble de la Bouère en la
trêve des Brûlais, « tenu de faire la cueillette des deniers de ladite
chastellenie de Comblessac ».
Y eut-il jadis un château à Comblessac ? Nous n'en savons rien ; les aveux de 1541 et de 1695 ne mentionnent comme domaine proche que des « bois, landes et communs » ; Il se pourrait toutefois que le château de la Salle, dont on aperçoit encore l'emplacement dans le bois de ce nom et non loin du camp gallo-romain du Mur, fut à l'origine le chef-lieu de la châtellenie. En tout cas, l'histoire ne nous apprend rien au sujet de ce vieux château ruiné depuis plusieurs siècles (abbé Guillotin de Corson).
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Comblessac :
Bertrand DE CRAON de Craon (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan DE CRAON de Bois-Jan (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan GUIHART (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume SOREL de la Villéon (100 livres de revenu), remplacé par son fils Bertrand : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Philippe SOREL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
les héritiers Jehan SOREL de Coedic (40 livres de revenu) : défaillants ; |
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