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CLOHARS-FOUESNANT

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La commune de Clohars-Fouesnant (pucenoire.gif (870 octets) Kloar-Fouenn) fait partie du canton de Fouesnant. Clohars-Fouesnant dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CLOHARS-FOUESNANT

Clohars-Fouesnant vient de « Cluttuual », qui vient du vieux breton « clut » (réputé) et « gual » (valeureux).

La paroisse de Clohars-Fouesnant (Croezual-Foenant), attestée dès 1285 et qui dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille, s’est créée au détriment de la paroisse primitive de Pleuven qui appartient au pays de Fouesnant.

Paroisse de l'ancien Pou de Foenan, qui s'appelait : en 1285 Crozval, en 1368 Crozguall Foulant, Crozoal en 1574, Clohal en 1596. L'église est sous le vocable de saint Hilaire, mais reconnaît aussi le patronage de saint Maurice, abbé. Le Cartulaire de Quimper (C. 51, f° 76) nous apprend que le village de cette paroisse, dit ecclesie villa ou Kerilis, était situé dans le fief du Chapitre in feodo nostro.

Ce fut le jour de la Pentecôte 1631, que le Père Maunoir, n'ayant encore que les ordres mineurs, reçu l'autorisation d'apprendre le breton ; le mardi suivant, il pouvait faire le catéchisme en cette langue, et six semaines après, il pouvait prêcher en breton sans préparation écrite. La paroisse de Clohars-Foenant fut une des premières à entendre les prédications du Vénérable, car il vint en cette paroisse en 1631 et 1633 pour y revenir ensuite, mais cette fois comme prêtre missionnaire, en 1659. 

La peste qui désola Quimper, en 1639-1640, ravagea également la paroisse de Clohars, car sur un feuillet des registres paroissiaux, se lisent ces lignes écrites par M. H. Abgrall, curé de Clohars, sous la date du 30 Avril 1640 : « Sur la fin de l'an 1639 et au commencement de l'an suivant, furent enterrés et inhumés au cemetière parocchial de Clohar Foenant près de cinquante corps morts de contagion en la dite paroisse ; et en la chapelle de Monseigneur saint Jean, située au dit Clohar Foenant, dix ou onze, laquelle chapelle fut alors bénite pour y faire enterrement par vénérable Missire Tristan Collin, prêtre et recteur de la dite paroisse, avec permission et pouvoir de Monseigneur l'Evesque de Quimper par il obtenus »

Les terres de Kergoët et de Botigneau (ou Bodigneau) dépendant de Clohars-Fouesnant, sont érigées en baronnie à la fin du XVIIème siècle. Moins de cent ans plus tard, cette baronnie est élevée au rang de marquisat.

On rencontre les appellations suivantes : Parrochia Croezual Foenan (en 1285), Croezgual Foenant (vers 1330), Croezval (en 1349), Crozoual Foenant (en 1426), Clohal Foenant (en 1535), Clohar Foenant (en 1640).

Note : Le rôle des décimes de la paroisse de Clohars-Fouesnant s'établissait comme il suit en 1789 : le recteur, M. Dimizit (25 livres et 15 sols), la Fabrice (7 livres), Notre-Dame du Drenec (6 livres et 10 sols), Saint-Jean (3 livres). Total : 42 livres et 5 sols. Liste des Recteurs de Clohars-Fouesnant avant la Révolution : - 1596 : François Guymarch. - 1620 : François Goussech, demeurant en sa maison presbytérale du Drennec, près de la chapelle (E. 162). - 1632-1673 : Tristan Colin. - 1673 : Le Tourneau, résigne. En Avril, l'annate de la paroisse est mise en adjudication (Déal). - 1674-1676 : Jean Collin. Devient recteur de Perguet et prieur de Bénodet. - 1676-1691 : Georges Hamon de Kerlido, chapelain de Messire de Kermoruz, devient en 1691 recteur de Vieux-Bourg-Quintin. - 1691 : Jean Hamon, frère du précédent, mourut cette même année. - 1691-1733 : Jacques ou Jean Le Souder. - 1734-1757 : Jean Séradin, décédé en 1757. - 1757-1759 : V.-M. Le Roy. - 1759-1764 : Quemener. - 1765-1774 : Yves Julien, était supérieur des retraites. - 1774-1779 : Jean Lagadec, ancien secrétaire de l'Evêché. - 1780-1787 : Hervé Le Berre, curé de Quillinen, nommé recteur au concours. - 1787-1804 : Jean-Baptiste Demizit, bachelier en théologie, devient recteur de Poullan et ne fut remplacé à Clohars-Fouesnant, qui demeura sans recteur, et fut deservie par les paroisses voisines jusqu'en 1830. Liste non exhaustive des Curés ou Vicaires de Clohars-Fouesnant : - 1638 : Mathieu l'Olyva. - 1639-1643 : M. Abgrall. - 1645 : Nouel Morvan. - 1665 : Jean Toulérastel, inhumé en l'église paroissiale, le 19 Novembre 1668, à l'âge de 63 ans. - 1686-1698 : Jacques Fichant. - 1708 : Louis Le Maguer. - 1715 : Charles Nicol. - 1724-1732 : Jean Quillien. - 1751-1755 : Yves Perrot. - 1765 : Le Breton. - 1770-1773 : Guillaume Le Bloaz. - 1774 : François Le Milin. - 1775-1777 : Guillo. - 1778-1779 : C. Quélennec. - 1780 : Hervé Le Berre, curé, puis recteur. - 1786-1790 : Guillermou. Liste non exhaustive des Prêtres auxiliaires  de Clohars-Fouesnant : - 1646-1680 : Charles Jean, inhumé en l'église paroissiale. - 1637-1665 : Jean Toulérastel, devint curé en 1665. - 1646-1686 : Jean Berebreach, inhumé le 2 Janvier 1686 en l'église. - 1646-1664 : Charles Nédélec, devient curé de Perguet. - 1671-1674 : Jean Colin, devient recteur de Clohars. - 1681-1686 : Jacques Fichant, devient curé. - 1681-1684 : Allain Péron. - 1686 : Guillaume Jean. - 1690 : Olivier Cochart. - 1701 : Jean Le Gouez. - 1749 : Yves Renot, puis curé. - 1771 : Fr. Le Milin, curé en 1774. Liste non exhaustive des Chapelains des maisons nobles de Clohars-Fouesnant : - 1650 : Nouel Guego, prêtre du Kergoz. - 1653 : Valentin Guyader, aumônier de François de Kergroades, Sr. du Kergoz. - 1673 : George Hamon, aumônier de Mr. de Kermoruz. - 1681 : Tristan Le Guillou, chapelain de Bodigneau. - 1759 : Julien Perrichon, prêtre du Kergoz. Après le Concordat, Clohars fut considéré comme annexe de Pleuven et ne fut érigée eu paroisse qu'en 1838, par ordonnance du 19 Mai. Liste non exhaustive des Recteurs de Clohars-Fouesnant depuis le Concordat : - 1839-1869 : Louis-Marie Le Gouez, de Lanriec. - 1869-1871 : François Nédélec, de Berrien. - 1871-1888 : Etienne Casse, de Concarneau. - 1888-1891 : Nicolas Deniel, du Bourg-Blanc. - 1891-1894 : Jean-Marie Laurent, do La Feuillée. - 1894-1903 : Hervé Barré. - 1903 : Paul Uguen, ..... (Archives Evêché).

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PATRIMOINE de CLOHARS-FOUESNANT

l'église Saint-Hilaire (XV-XVIème siècle). Saint-Hilaire est évêque de Poitiers au IVème siècle. L'édifice est en forme de croix latine et comprend une nef, trois travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. Les piliers du choeur octogonaux ont des bases du XVème siècle. Un petit porche voûté est surmonté d'une chambre d'archives : à droite du porche, une tourelle à pans coupés, terminée en dôme, contient l'escalier donnant accès à la chambre d'archives. Le porche sud semble daté du début du XVIème siècle. Au-dessus d'une des fenêtres on remarque l'écusson du Juch. Les fenêtres du transept ont encore leurs vitraux anciens du début du XVIème siècle (restaurés en 1890 par les ateliers Lobin de Tours) : d'un côté la Vierge portant l'Enfant Jésus et saint Maurice, abbé de Carnoët ; de l'autre, Notre-Dame de Pitié (Pietà) et saint Christophe. La Descente de Croix date du XVIème siècle. On y trouve des statues anciennes : saint Hilaire (patron de la paroisse), saint Maurice de Carnoët (saint Voris), saint Christophe, saint François (XVIIème siècle, située dans la sacristie) et un groupe de la Sainte Trinité avec inscription "M. G. Guillermi F." (XV-XVIème siècle). On y trouve les armes de Bodinio (ou Bodigneau) et de Christophe de Cheffontaine, religieux franciscain. Un aveu de Cheffontaine en 1758 (E. 203), nous donne comme il suit les prééminences de cette maison à Clohars : « Le Sgr. de Cheffontaine, à cause de la Seigneurie de Bodignio, comme fondateur de l'église paroissiale de Clohars et des chapelles de Saint-Jean et de Saint-Guénolé qui lui appartiennent privativement, a dans la dite église paroissiale la lizière et ceinture funèbre autour de la dite église tant en dedans qu'en dehors, dans la grande vitre immédiatement au-dessous des armes du Roy sont celles de Botigneau : de sable d l'aigle esployée d'argent à deux têtes becquées et membrées de gueules. Dans la chapelle, côté de l'Evangile, sont les armes de Botigneau en supériorité dans la vitre au-dessus de l'autel et dans la grande vitre du côté Nord, au-dessus d'une arcade échangée avec le Sr. de Kergoz pour une tombe que ce dernier avait dans le sanctuaire du côté de l'Epître. Dans le second soufflet de la même vitre sont représentés Pierre de Botigneau et Marie de Tréanna, le dit Pierre portant sur sa cotte, l'aigle d'argent à deux têtes, et la dite dame porte party de Botigneau et de Tréanna qui est d'argent à la macle d'azur. Dans la chapelle, du côté de l'Epître, sous les armes de Botigneau au premier soufflet de la vitre au-dessus de l'autel, ainsi que dans la vitre du côté du Midy, sont également les dites armes en relief à la clef de voûte de la chapelle servant de sacristie, item à la clef de voûte du porchet méridional, et dans la vitre au-dessus du grand portail. Au milieu du choeur, joignant le marchepied du maître-autel, est la tombe des Seigneurs de Botigneau, chargée de cinq écussons de Botigneau et ses alliances, de même autre tombe chargée de pareils écussons dans la chapelle du côté de l'Evangile, devant le maître-autel ; ils sont seuls prééminenciers dans les chapelles de Saint-Jean et de Saint-Guénolé. En la maîtresse vitre, à Clohars, au second soufflet du côté de l'Evangile, sont les armes du Juch ; dans le troisième, côté de l'Epître, armes du Juch en alliance avec celles de Bodinio. En la chapelle de Saint-Maurice, côté de l'Epître, Juch en alliance avec Rosmadec et Bodinio ; dans la chapelle de la Trinité, côté Est, Juch avec Bodinio et Rosmadec ».

Nota 1 : A l'extérieur, l'église de Clohars-Fouesnant offre tous les caractères du style gothique du XVIème siècle. Au côté Midi est accolé un petit porche voûté, surmonté d'une chambre à fenêtre grillée. Au haut de la Tourelle formant cage d'escalier pour monter à cette chambre, on voit une sorte de frise sculptée représentant trois petits cavaliers de tournure très naïve. Au-dessus de la fenêtre voisine est un écusson portant le lion du Juc'h : d'azur au lion d'argent orné et lampassé de gueules. Dans l'intérieur du porche, est un groupe en pierre de la Sainte-Trinité : le Père, coiffé de la tiare, tient la boule du monde sur son genou gauche. Le Père et le Fils tiennent ensemble un livre ouvert sur leurs genoux. Leurs manteaux et leurs robes se confondent ensemble dans la partie inférieure, comme dans un groupe analogue, à Dinéault. Sur le socle est cette inscription en caractères gothiques : M : G : Guillerm : F :. A l'intérieur, la nef a des piles rondes sans chapiteaux ; l'arc triomphal porte le petit clocher ou campanile ; dans le chœur, deux piles octogonales à chapiteaux. Les trois autels ont de petits retables à tourelles et médaillons. Dans l'un de ces retables, on voit deux panneaux en bas-relief : l'Annonciation et l'Assomption. Les vieilles statues vénérées sont : les patrons, saint Hilaire et saint Maurice, abbé de Carnoët, la Sainte-Trinité et le groupe de Notre-Dame-de-Pitié, comprenant dix personnages. A la sacristie, on trouve une statue de saint François d'Assise. Les fenêtres des deux bras de croix conservent leurs vitraux anciens : Notre-Dame portant l'Enfant-Jésus, saint Maurice, abbé. — Notre-Dame-de-Pitié et saint Christophe. Dans les soufflets sont les armes de Bodinio et de Christophe de Cheffontaine, religieux franciscain (M. Abgrall, 1906).

Nota 2 : A la date de 1665, les registres font la mention suivante d'une bénédiction de cloches que nous communique M. Monfort, vicaire à Gouesnac'h. « Ce jour vingt et neufviesme de Septembre mil six cents soixante et cinq, feste de l'archange Sainct Michel, a esté par moy soubsignant recteur de Cloar-Foenant, assisté des prestres aussy soubsignants, faicte la bénédiction sollennelle de la pettitte cloche de Clohar, laquelle fut nommée Hilaire par hault et puissant messire Jean de Penfentenyo, seigneur de Kermoruz, le Kergoet et aultres lieux, parain. Et la maraine damoiselle Marie de Ploeuc, fille unicque de deffuncts haults et puissants messire Pierre de Ploeuc et dame Jeanne de Penfentenyo, en leur vivant seigneur et dame, baron et baronne de Ploeuc, Kernuz, Kergaradec, Bréhoullou et aultres lieux. Faict les dicts jours et an que devant soubz nos singns manuels. Signatures : Jean-Baptiste de Penfentenyo ; Charles Jean, prêtre ; Jean Toulerastel, prestre curé ; Tristan Collin, recteur ».

la chapelle Notre-Dame du Drénec (ou Drennec) ou du Roncier (XVIème siècle), restaurée en 1878. Cette chapelle, dédiée à la sainte Vierge, est de forme rectangulaire avec grande chapelle en aile au sud. La chapelle fut détruite à la Révolution, par un certain Rohel, dont le navire, chargé des pierres de chapelle, sombra en pleine mer. Elle a été rebâtie vers 1878. Au début du XXème siècle, elle contient un autel dédié à la Vierge et un autre à sainte Anne, ainsi que les statues de saint Eloy, saint Isidore, saint Joseph, sainte Marguerite et sainte Catherine. Il est difficile de déterminer l'époque d'érection de cette première chapelle dédiée à Notre-Dame sous le vocable de Notre-Dame du Drénec, autant qu'il l'est de connaître les circonstances qui l'ont amenée. Mais elle existait certainement avant le XVIIème siècle. La dévotion des Fouesnantais à Notre-Dame du Drénec est encore bien vive au début du XXème siècle. « Ils accourent nombreux à son sanctuaire, le jour de son grand pardon, qui a lieu chaque année le dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis aux fêtes du 25 Mars, 8 Septembre et 8 Décembre, où l'office s'y célèbre solennellement, ainsi qu'aux vendredis du Carême, où il s'y dit une messe, où de nombreux fidèles s'approchent des sacrements pour se préparer à la Pâque ». Aux abords de la chapelle, sur le bord de la route de Bénodet, est la fontaine monumentale de Notre-Dame, dont le bassin est surmonté d'une vieille niche gothique abritant un groupe de Notre-Dame-de-Pitié. Le petit monument est accosté de deux clochetons ou pinacles et sert de base à une croix. Notre-Dame du Drénec est invoquée pour l'obtention d'un beau temps favorable à la moisson ; saint Alour, patron d'Ergué-Armel, au contraire a pour mission d'obtenir de Dieu la pluie bienfaisante qui met fin aux sécheresses excessives. En 1848 et 1879, la paroisse d'Ergué-Armel vint à Notre-Dame du Drennec demander du beau temps ; elle était accompagnée, à son second pèlerinage, de toutes les paroisses du canton de Fouesnant, et l'on évalue à 4.000 personnes environ le nombre des pèlerins qui se trouvèrent réunis ce jour-là au sanctuaire du Drénec. En 1884, ce fut au tour des paroissiens de Clohars-Fouesnant de se rendre à Ergué-Armel aux pieds de saint Alor. Leurs prières furent écoutées et promptement exaucées : le soir même de ce jour de pèlerinage à saint Alor, la pluie, depuis si longtemps désirée, ne cessa de tomber durant toute la nuit suivante. Et l'on est en droit de conclure par ce dicton que m'a fourni un témoin de ces trois pèlerinages : Da sant Alor evit caout glao, Hag d'an Drenec 'vit amzer vrao. On y trouve aujourd'hui des statues de Notre-Dame, de la Vierge et de Saint Jean, ainsi que deux piscines gothiques ;

Nota 3 : Jadis, le « pardon des chevaux » se tenait chaque année le 1er dimanche de Juillet, à la chapelle de Notre-Dame du Drénec, où l'on vénérait la statue du saint conseiller du roi Dagobert et patron des maréchaux-ferrants et, par contre-coup, de leurs habituels clients. La procession, à laquelle assistaient parfois plus do 300 chevaux, avait lieu à 9 heures 1/2 et allait faire le tour de la croix qui se trouvait en face du chemin qui conduisait à l'ancien presbytère. Les chevaux défilaient avant les bannières et les croix, que les hommes seuls devaient porter ce jour-là. M. le Maire, ou un délégué par lui, faisait défiler les chevaux, sur la prière de M. le Recteur. Lorsque les chevaux étaient en rang et que le défilé avait commencé, le prêtre qui présidait la cérémonie faisait à haute voix la bénédiction des chevaux, telle qu'elle est marquée dans le Rituel (M. Monfort).

la chapelle privative Notre-Dame du château de Kergos (XVIème siècle). La chapelle se trouvait jadis au premier étage de l'aile ouest du château ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, aujourd'hui disparue. Elle devait être située à 200 mètres environ de la route de Quimper à Bénodet, au tournant de l'embranchement sur Clohars-Fouesnant, quand on vient de Bénodet. Elle a donné son nom à tout ce quartier, nommé Ménez-Sant-Yan. Il n'en reste au début du XXème siècle que quelques vestiges : " un buste du saint Précurseur, en pierre assez délicatement travaillée, est enfermé dans une petite niche bariolée de diverses couleurs, garnie et tapissée de mousse des bois. Le tout est encastré dans le talus d'un champ voisin "  (M. Peyron). Les registres paroissiaux de Clohars-Fouesnant nous en parlent à la date du 18 Avril 1610, lors de l'épidémie qui sévit sur le territoire avoisinant cette chapelle ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé, située jadis près de Bodigneau (ou Bodinio) et aujourd'hui disparue. Cette chapelle devait être située près du château de Bodinio au convenant de Saint-Guénolé. 

l'ancienne chapelle Saint-Tudy, mentionnée en 1665 (E. 203) et aujourd'hui disparue ;

la croix de l'église de Clohars-Fouesnant (XVIème siècle) ; 

la croix du cimetière de Clohars-Fouesnant (1881) ; 

la croix du Drennec ou Drénec (XVème siècle), située sur la fontaine de la chapelle Notre-Dame du Drennec ou du Roncier ; 

la croix du Drennec (XIIIème siècle) ;  

le château de Kergos (XVIème siècle). Son colombier date du XVIIème siècle. Ce château est resté depuis trois cents ans dans la famille Kernafflen (ou Kernaflen) de Kergos ;

le château de Bodinio (XVIème siècle), tenu en 1426 par Jehan Droniou, puis au XVIème siècle par la famille de Bodigneau. C'est de ce château que partit pour Paris, en 1627, Renée de Kerhoent, dame de Bodigneau afin d'obtenir la grâce de son beau-frère François de Rosmadec, frère du gouverneur de Quimper, condamné à la décapitation pour avoir tué en duel un page du roi Louis XIII. Il faut lire dans la ballade bretonne, le Page de Louis XIII, que M. de la Villemarqué a publiée dans son Barzaz-Breiz, le récit émouvant de cette tragédie, et l'indignation de Mme de Bodigneau arrivant à Paris au moment de l'exécution, pour recevoir sur son voile les taches de sang de la victime. En 1505, la seigneurie de Bodinio appartenait à écuyer Pierre de Botigneau. En 1541, à Jean de Botigneau, fils de Pierre. En 1623, François de Kerhoent et Jeanne de Botigneau rendent aveu au Roi pour Botigneau. En 1632, Sébastien, marquis de Rosmadec, est mari de Renée de Kerhoent, dame Anne de Botigneau ; et en 1662, il donne à son frère, Barthélemy de Rosmadec, comte des Chapelles, la terre de Botigneau, qui fut vendue en 1665, à Jean de Penfentenyo, Sr. de Kermoruz (E. 203) ;

le château de Cheffontaines (1788), édifié, semble-t-il par Pierre Joachim Besnard, entre 1770 et 1788 à l’emplacement de l’ancien château de Kergoët. Cheffontaines est le nom francisé des Penfeunteuniou ;

le manoir de Squividan (XIXème siècle), propriété de la famille Kermel de Cosson, puis d'Estienne d'Orves et de Fié-Fieux ;

la fontaine de la chapelle Notre-Dame du Drénec (XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle ;

la fontaine de Kerper (moyen âge) ;

la ferme de Bodinio et son cadran solaire ;

la métairie de Virroué (XVIIIème siècle) ;

le moulin de Kergoat (XVIIème siècle), de Kerandraon (XVIIIème siècle) ;

A signaler aussi :

Tumulus et trois tombelles sur les terres de Bodinio. En 1886, un millier de monnaies romaines furent trouvées renfermées dans un vase en terre dans l'avenue de Cheffontaines. Tuiles et débris romains à Kerancoet et aux villages de Kergilles et Guériven (voir M. du Chatellier).

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ANCIENNE NOBLESSE de CLOHARS-FOUESNANT

- Botigneau (ou Bodinio) : d'azur à l'aigle éployée d'or ; devise : A l'adventure.

- Briant du Stang : d'argent au sautoir d'azur accompagné de 4 roses de gueules ; devise : Sans détour.

- Hernothon, Sr. de Kergos : d'azur à 3 molettes d'éperon d'or.

- Kergoz : d'argent à la fasce d'azur surmontée d'une molette de même ; devise : M qui T'M (aime qui t'aime).

- Kernaflen, Sr. de Kergos : d'azur à la croix d'argent chargée de cinq fleurs de lis de gueules cantonnées aux 1 et 4 d'un croissant aux 2 et 3 d'une étoile le tout d'or ; devise En bonne heure

- Lanros, Sr. de Kergoat : d'or à une molette de gueules.

- Penfentenyo de Cheffontaines : burelé de dix pièces de gueules et d'argent ; devise : Plura quam opto.

- Rosmadec, Sr. de Bodigneau : palé d'argent et d'azur de six pièces ; devise : En bon espoir.

- Kerhoent, Sr. de Bodigneau : losangé d'argent et de sable ; devise : Sur mon honneur.

(à compléter)

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