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CLOHARS-CARNOET

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La commune de Clohars-Carnoët (pucenoire.gif (870 octets) Kloar-Karnoed) fait partie du canton de Quimperlé. Clohars-Carnoët dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CLOHARS-CARNOET

Clohars-Carnoët vient de "clutuual" ou "clouhal" et de Carnoet (un tas de pierres).

Clohars-Carnoët est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mellac. La paroisse de Clohars-Carnoët (Plebs Cluthgual) est née avant le XIème siècle suite au défrichement de la forêt de Carnoët. On y trouvait autrefois le château de Carnoët, cerné par un parc forestier appelé Parc-an-Duc et un mur d’enceinte bâti par le duc Jean Le Roux.  La tradition considère ce château comme la résidence de Comorre le maudit. On dit aussi qu'il était le rendez-vous de chasse des ducs de Bretagne. 

La tradition situe en 1037, la fondation du prieuré bénédictin de Doëlan. Vers l'an 1170, le duc Conan IV, voulant fonder un monastère, fait don à saint Maurice, abbé de Langonnet, des terres qu'il possède dans la forêt de Carnoët. Une abbaye, l'abbaye de Saint-Maurice, est fondée à la fin du XIIème siècle (vers 1177) à la lisière sud de la forêt de Carnoët, par saint Maurice, abbé de Langonnet, qui meurt le 29 septembre 1191. Saint-Maurice, du nom de Duault, naquit en 1115 au village de Groshaner en Noyal-Pontivy, comté de Porhoët : il est âgé de 26 ans lorsqu'il entre à l'abbaye de Langonnet. La paroisse de Clohars-Carnoët dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Cluthgual (en 1031-1055), Cluthgual-Carnuet (en 1066-1084), Croezgal Carnoet (vers 1330), Clouhal Carnoet (en 1374 et en 1426), Clohal (en 1535).

Nota : sur l'estuaire de la Laïta, le Pouldu est en quelque sorte la plage de Clohars-Carnoët. 

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PATRIMOINE de CLOHARS-CARNOET

l'église Notre-Dame-de-Tro-Gwall (XVI-XIXème siècle), agrandie en 1845. Elle comprend, précédée d'un clocher dont la flèche date de 1774, une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur. On y trouve les statues de saint Cornély et de saint Vincent Ferrier ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (XV-XVIème siècle), propriété de la famille Le Naour (en 1956). Restaurée au XXème siècle. De plan rectangulaire, l'édifice comprend une nef avec bas-côtés de trois travées au sud et de deux au nord avec une sacristie et un choeur de deux travées avec bas-côtés. Il s'agit de l'ancienne chapelle Saint-Maudez en Nizon, reconstruite en 1956-1957 au Pouldu sous la direction de M. Brunerie. La chapelle a été consacrée le 21 juillet 1957. Les autels proviennent de la chapelle Saint-Herbot du Trévoux. Les vitraux sont de Manessier (au chevet) et de Le Moal (sur les côtés). On y trouve plusieurs statues dont celles de la Vierge-Mère (en pierre, provenant de Trémeven), saint Yves, saint Christophe et une Pietà ;

la chapelle Saint-Maudez (XV-XVIIème siècle). De plan rectangulaire, la chapelle renferme plusieurs statues dont celles de Saint-Maudez, de saint Benoît provenant de l'abbaye de Saint-Maurice, la Vierge-Mère, sainte Anne, sainte Barbe, saint Julien provenant du Pouldu, sainte Julienne et sainte Appoline. On trouve à proximité de la chapelle une fontaine dédiée à saint Maudez ;

la chapelle Saint-Jacques (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. On y trouve les statues de saint Jacques et de saint Guloes. La fontaine Saint-Gurloes, située près de la chapelle, a été restaurée en 1953 ;

la chapelle Sainte-Anne de Doëlan (1951), oeuvre de l'architecte M. Brunerie. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire. Cette chapelle, qui remplace un ancien sanctuaire, a été bénie le 5 août 1951. On y trouve un groupe de sainte Anne, la Vierge et l'Enfant du XVIIIème siècle et une dalle funéraire (XIIIème siècle), de Mabilia, épouse d'un chevalier et provenant de l'abbaye Saint-Maurice ;

l'ancienne chapelle Saint-Gunthiern, aujourd'hui disparue. Il s'agit de la chapelle de l'ancien prieuré de Doëlan, fondé en 1037 ;

l'ancienne chapelle Saint-Eutrope, aujourd'hui disparue. Elle était encore appelée, semble-t-il, Saint-Gurloes, Saint-Douar ou Saint-Thoez ;

l'ancienne chapelle Saint-Germain, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Julien (XVIème siècle), située au Pouldu et restaurée en 1846. Elle sert aujourd'hui d'habitation ;

le manoir de Saint-Mady (XV-XVIIème siècle) ;

le manoir de Pencleu (XVI-1660), propriété de la famille Geffroy (en 1659), puis des Jacquelot Du Boisrouvray et des Peyron ;

le calvaire du placitre de l'église de Clohars-Carnoët (1879) ;

le calvaire du placitre de la chapelle Sainte-Anne (XVIème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Keranguen (XVIIème siècle), la croix du cimetière de Clohars-Carnoët (1901), la croix monolithe située au sud-est de Clohars-Carnoët (XVIIème siècle), la croix Croaz-an-Ter (XVIIème siècle), la croix du Pouldu ou Croix-de-Keranquernat (XVIIème siècle), la croix de Kerharo (XVIème siècle), la croix de la chapelle Saint-Mandé (XVIème siècle), la croix de La Grange, Doëlan (XVIème siècle), la croix de Doëlan provenant de l'abbaye Saint-Maurice (XVIème siècle), la croix de Kerbonalen (Moyen Age), la croix de Kercousquet (Haut Moyen Age), le vestige de la croix de Kersauze ; 

les vestiges d'église de l'abbaye de Carnoët (XVIIème siècle). L'église est détruite par des révolutionnaires. Il ne reste que le transept sud qui sert actuellement de chapelle et la façade principale. A l'intérieur de la chapelle, une superbe chasse en bois sculpté contient les ossements et une partie du crâne de saint Maurice. Un beau retable en bois surmonte l'autel. Il porte dans les niches latérales les statues de saint Etienne et de saint Laurent. La niche centrale renferme une belle statue de la Vierge-Mère ;

l'abbaye de Carnoët ou de Saint-Maurice (XIIIème siècle), fondée initialement par saint Maurice, abbé de Langonnet, au XIIème siècle. Le dernier abbé du monastère est Jérôme-François de Keroulas, chanoine de Léon, nommé aux fonctions abbatiales, en 1780. L'édifice est acquis, après la Révolution, par Mme de Kergré. Il est vendu en 1873 à M. Léon Lorois (ancien conseiller général et député du Finistère). Les bâtiments abbatiaux sont reconstruits au XVIIème ou au XVIIIème siècle, mais on y conserva la salle capitulaire du XIIIème siècle ;

Note : Le Cloître de l'ancienne abbaye le Saint-Maurice, en Clohars-Carnoët. "Comme ceux du Relec et de Landévennec, le cloître de Saint-Maurice n'existe plus.... Seul le puits percé dans son enceinte apparaît. Il n'était point placé dans le centre, par exception, mais vers l'un des côtés. Parmi tous les sites délicieux que les moines savaient se choisir pour demeures, on peut citer, comme l'un des plus gracieux, celui de Saint-Maurice. D'un côté on aperçoit de vastes jardins ornés d'ifs séculaires en échiquier, dominant un bras de mer, près duquel est un étang alimentant un moulin. Sur les autres côtés se déroulent des vergers, des prairies, des taillis d'où s'élèvent des arbres de haute futaie. En venant par Quimperlé on arrive à cette ancienne abbaye en traversant la vaste et belle forêt de Carnoët appartenant à l'Etat. Que sont devenus tous les plans primitifs des anciennes abbayes ? Ont-ils été brûlés dans la première Révolution avec les archives des monastères ? Qu'il est regrettable de ne plus les posséder ! actuellement il n'existe plus que des lambeaux d'édifices souvent métamorphosés pour leur nouvelle destination. Cependant un seul plan a pu échapper au ravage, c'est celui de Saint-Maurice. Il date de 1737 et a été relevé par un nommé Gannepon. La date de ce plan parait être celle de la reconstruction des bâtiments claustraux et de la façade actuelle de l'entrée extérieure de l'église. Son échelle est très minime, parce qu'elle n'a été faite que pour le relevé graphique de toute l'étendue de la propriété ; mais elle suffit pour juger de l'importance et de l'emplacement de chacune de ses parties. Je dois à l'obligeance de M. Lorois, qui en est propriétaire, la communication gracieuse de ce plan dont j'ai recollé sur sa vieille toile les parcelles qui tombaient en lambeaux. Je le remercie de l'autorisation qu'il m'a donnée d'en prendre une copie. Préalablement dans les deux visites que j'ai faites à Saint-Maurice, j'avais relevé le plan des édifices encore debout. Le vieux plan d'ensemble m'a permis de compléter les lacunes avec les indications de la destination primitive de chacun des locaux. De tous les édifices antérieurs au XVIIème siècle, il ne reste que des sections de l'église dont la plus reculée, vers l'abside, parait remonter au XIIème siècle. La plus moderne, vers l'entrée extérieure, ne date que du siècle de Louis XIV. Quoique celle-ci soit moins intéressante peur l'archéologue, elle a le mérite de porter le caractère artistique de son époque. On sait que la fondation du monastère date de 1170 et qu'elle est due à la générosité du duc Conan IV. L'église ruinée, à l'exception d'un des bras du transept, n'est pas la seule qui mérite de fixer l'attention de l'antiquaire. Je veux parler de la salle capitulaire du XIIIème siècle, parfaitement conservée, sauf la réfection des croisées de la façade vers la mer à l'époque de la reconstruction des bâtiments d'habitation. Tout en laissant son aspect à la façade extérieure, il serait facile de donner à l'intérieur de cette salle la même physionomie qu'elle avait autrefois. Je ne saurais m'étendre plus longtemps sur la description de tous les locaux, sans sortir de la limite que je me suis proposée touchant les cloîtres principalement ; mais il est difficile de rester toujours dans un cercle étroit, en ne parlant pas un peu d'une partie des monuments qui s'y rattachent. Je reviens donc à mon sujet. On ne saurait préciser le style du cloître puisqu'il n'en reste plus de vestiges. Cependant tout fait supposer qu'il appartenait au XIIIème siècle, parce que la salle capitulaire s'ouvrait sur le cloître et s'y rattachait, ainsi que l'inspection des lieux le fit voir. En y comprenant la largeur de la galerie, le cloître devait avoir 25 mètres sur 23 mètres. Comme il y avait des artistes parmi les moines, ceux-ci n'aimaient pas à copier servilement des exemples produits avant eux, mais ils s'ingéniaient à trouver d'autres modèles. C'est pourquoi si tous les cloîtres du Finistère étaient parvenus jusqu'à nous, combien leur combinaison variée aurait-elle été appréciée par les artistes ! On eût été heureux de faire une collection de leurs plans différents, plus simples que ceux du centre et du midi de la France" (M. Bigot, architecte diocésain).

l'orangerie de l'abbaye (XVIIIème siècle) ;

la ferme de Kerzellec (XIXème siècle) ;

le four à pain de Kermerrien ;

le fort Lamond (1850) ;

le phare (1861-1932) ;

8 moulins dont les moulins à eau du Quinquis, de Douelan, de Kergousquet (XVIème siècle), et les moulins à vent de Kerangoff, de Larmor, du Cag, de la Lande, de St Mady, du Moing ; 

A signaler aussi :

l'éperon barré de Kergastel (âge du fer) ;

l'allée couverte de Kéroulic ;

les menhirs et tumulus de Kerloise ;

le menhir de Lanmeur, situé route de Guidel (époque néolithique) ;

les vestiges romains de Bas-Pouldu et de Bellangenêt ;

les vestiges du château de Carnoët, entourés jadis de douves d'environ 4 mètres de profondeur ;

les vestiges du château de Saint-Maurice ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CLOHARS-CARNOET

(à compléter)

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