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CLEDEN-POHER |
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La commune de Cléden-Poher ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CLEDEN-POHER
Cléden-Poher vient de « Cleden », un saint breton, et du breton « poucaer » (pays de Carhaix).
Cléden-Poher est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Poullaouen. La paroisse de Cléden-Poher englobe la trève de Kergloff. La mention la plus ancienne de la paroisse de Cléden-Poher est antérieure à 1108 (Parrochia Cleven) dans le cartulaire de Redon. Cette paroisse dépend alors de l'évêché de Cornouaille. Au XI-XIIème siècle, Cléden-Poher est appelé Roch Cletguenn : elle le doit, semble-t-il, à l'ancienne forteresse de La Roche.
On rencontre les appellations suivantes : Parrochia Cleven (avant 1108), Roch Cletguenn (de 1081 à 1114), Cletguin Pochaer (vers 1330), Cleden Pohaer (en 1535).
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PATRIMOINE de CLEDEN-POHER
l'église Notre-Dame-de-lAssomption (XVIème siècle), restaurée et modifiée en 1689 (date indiquée sur le contrefort nord-est de l'abside) et 1907. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées irrégulières et un choeur accosté de deux sacristies. Il semble que se soit la famille Ploeuc, seigneurs du Tymeur en Poullaouen dont relevait la paroisse de Cléden-Poher, qui ait fait construire l'église actuelle au début du XVIème siècle. Le clocher est détruit par la foudre le 20 octobre 1907. La cloche date de 1519 (elle est fondue par Jacques de Vaud). Le retable date du XVI-XVIIème siècle : on voit au dessus du tabernacle, la scène du Crucifiement, d'un côté du retable la montée au Calvaire, et de l'autre côté du retable la mise au tombeau de Notre-Seigneur. Les deux sacristies accolées datent de 1694. Le confessionnal date du XVIIIème siècle. Le banc du chur date du XVIIIème siècle. La chaire date du XVIIIème siècle. Trois panneaux d'inspiration flamande (XVIème siècle) relatifs à la Passion ont été intégrés au maître-autel (1880) ainsi que huit panneaux liés aux sacrements (XVIIème siècle). On y trouve des autels-retables latéraux (celui de la Pentecôte et du Rosaire fondé le 16 octobre 1694 par Rosalie du Perrier) et des retables secondaires de saint Laurent et de saint Pierre. Le retable de l'autel du bas-côté nord renferme un grand bas-relief en bois qui représente la Pentecôte : le Saint-Esprit descendant sur la Sainte-Vierge et les apôtres. Au-dessus se trouvent les statues de saint Michel, de saint Joseph et d'une sainte indéterminée. Le retable de l'autel du midi donne, en bas-relief aussi, la représentation du Rosaire : Notre-Dame et l'Enfant-Jésus remettant le rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine-de-Sienne. Tout autour sont les médaillons des quinze mystères, et sur le cadre on lit cette inscription : "MARIE VIRGINI MATRI DEI ET REGINAE SS ROSARII - 1694. 16 OCTOBRE". Au haut, les statues de saint Yves, en surplis, camail et barrette, de sainte Barbe et de saint Jean l'Evangéliste. Le porche nord contient les statues de sainte Catherine de Sienne, saint François d'Assise et saint Dominique. A deux gros piliers, qui se trouvent vers le milieu de l'église, sont adossées deux niches retables du XVIIème siècle, renfermant les statues de saint Laurent (XVIIème siècle) et de saint Joseph. Aux fonts baptismaux, sous un petit baldaquin supporté par deux cariatides, un bas-relief représente le baptême de Notre-Seigneur par saint Jean. La statue de Notre-Dame de Cléden adossée au meneau central de la maîtresse vitre est du XIV-XVème siècle. On y trouve d'autres statues dont celles de saint Corentin (XVIIème siècle), saint Yves, saint Jean, sainte Barbe. Le lambris en berceau de la nef est peint par Herbault en 1750 de scènes de la vie de la Vierge : 1° - à l'abside, au-dessus du maître-autel, Notre-Dame assise comme sur un trône de nuages, couronnée d'étoiles. Au-dessus de sa tête, le Saint-Esprit et, plus haut, le Père-Eternel tenant dans sa droite le globe du monde. 2°- Plus bas, d'un côté, la Sainte Vierge et saint Joseph. 3°- De l'autre, sainte Anne et saint Joachim. 4° - Notre-Dame représentée en reine, debout, couronne en tête, vêtue d'un manteau fleurdelisé et portant dans ses bras l'Enfant Jésus. 5° - En face, saint Pierre en chape et tiare tenant les clefs du paradis. 6° - L'Annonciation. 7° - L'Assomption. Notre-Dame est enlevée sur des nuages entourée d'anges qui portent des fleurs et dont deux tiennent une couronne au-dessus de sa tête. 8° - Adoration des bergers. Un ange est dans les airs chantant : Gloria in altissimis Deo. 9° - Visitation. 10° - Saint-Jean l'Evangéliste bénissant une coupe d'où sort un serpent. 11° - Un saint pape, bénissant de la main droite, tenant de la gauche la triple croix, vêtu d'une riche chape et coiffé de la tiare. A la sacristie midi, le lambris est aussi couvert de peintures de même style et très probablement du même peintre : elles représentent Notre-Seigneur en croix, avec la Sainte-Vierge et saint Jean à ses côtés et la Madeleine à ses pieds. Au bas on trouve la signature HERBAULT, pinxit, 1750. Voici les inscriptions des deux cloches : 1°- Première cloche "Jésus Marie, vénérable et discret missire Jean Le Gléau, licencié en droit, recteur de Cléden-Poher, évêché de Cornouaille" (M. Le Gléau était recteur de Cléden en 1750). 2°- Deuxième cloche "Mentem santam spontaneam. In honorem deo, patriae liberacionem. Jacobus vadensis me fecit. MDXIX" (J'ai une âme sainte et spontanée pour honorer Dieu et procurer la liberté du pays. J'ai été fondue par Jacques de Vaud en 1519) ; | |
la chapelle Notre-Dame-du-Mur (XVIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire terminé par un chevet à trois pans. Le retable à colonnes torses date de la fin du XVIIème siècle. On y trouve les statues de la Vierge-Mère, de saint Yves et de saint Gildas ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Roch, détruite vers 1930 et aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Anne, située jadis près du manoir de Pratulo ; | |
l'ossuaire de l'enclos paroissial ou la chapelle funéraire (XVIème siècle). Elle est moitié gothique, moitié Renaissance, et occupe le coin nord-est du cimetière. Les murs sont percés d'une porte et de quatre arcatures sur la face ouest et de trois autres arcatures sur le pignon nord. Au bas du rampant d'un pignon est un ange tenant un petit personnage nu représentant l'âme humaine, et de l'autre côté, la mort brandissant une lance ; | |
le calvaire en kersanton de l'enclos paroissial (1575) est dû à la générosité de Gilles de Kerampuil, chanoine de la collégiale de Carhaix et recteur de Cléden (décédé à Rennes le 29 septembre 1578). Ce calvaire retrace diverses scènes de la Passion : la Flagellation, le Portement de Croix, Notre-Seigneur en Croix, entre saint Jean et la Sainte Vierge, entourés de petits anges qui recueillent dans des calices son précieux sang. Derrière la croix sont adossées la Sainte Trinité, la Vierge Mère tenant l'Enfant Jésus dans ses bras, puis les statues de saint Pierre et de saint Paul. A des croix latérales sont attachés deux larrons. Sur les angles du massif, montés sur des piédestaux, sont un centurion et un soldat à cheval. Sur l'un de ces piédestaux on lit la date de 1575 ; | |
la croix de l'enclos paroissial (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière de Cléden-Poher (XXème siècle), la croix de Botaval (1640), une croix située au nord-ouest de Cléden-Poher (XIXème siècle), La Haie-Louis (XVème siècle) ; | |
le manoir de Langantec (XVI-XVIIIème siècle) ; | |
5 moulins dont le moulin à eau du Glas, du Staër, de Cabornès, |
A signaler aussi :
la motte féodale (XIème siècle) de la Roche ; | |
la fontaine due au sculpteur Le Goarnig ; | |
l'ancien château de Pratulo. Ce vieux manoir relevait autrefois en juveigneurie de Châteaugal en Landeleau. Son héritière épouse, en 1440, Archambaut du Glas, gentilhomme de la Garde Ecossaise, envoyée au secours du roi de France Charles VII en 1422. Catherine du Glas, héritière de Pratulo, épouse Georges de Musuillac, seigneur de Kerdréan au diocèse de Vannes, reçu chevalier de Saint-Michel le 12 avril 1640. Pratulo sert de refuge, en 1719, au marquis de Pontcallec et au sieur du Couëdic, poursuivis par la police royale. Cette terre est acquise en 1806 par la famille Jégou du Laz qui construit, vers 1900, une nouvelle demeure près de l'ancienne, mais ce château est en partie incendié en 1944 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CLEDEN-POHER
Les principales terres de la paroisse de Cléden-Poher étaient Cabournais (fief patronymique), la Haye, Pratulo, la Roche et le Staër.
(à compléter)
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