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CHEVAIGNE

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La commune de Chevaigné (pucenoire.gif (870 octets) Kavaneg) fait partie du canton de Saint-Aubin-d'Aubigné. Chevaigné dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHEVAIGNE

La paroisse de Chevaigné existe au XIIème siècle, et l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes y posséde un prieuré dès 1152. Dès le XIIème siècle, le seigneur de la Motte de Chevaigné, relevant de la baronnie d'Aubigné, règne sur Chevaigné. 

Alain, évêque de Rennes, en 1152, et le pape Luce III en 1185, confirment les moines de l'abbaye de Saint-Melaine dans la possession de l'église de Chevaigné, « ecclesiam de Chevenneio ». Aussi, en 1258, l'abbaye de Saint-Melaine lève-t-elle les dîmes de cette paroisse, sur lesquelles Raoul de Chevaigné, chevalier, et Rolland, son fils aîné, perçoivent 2 sols de rente. Ces deux seigneurs renoncent à ce petit revenu, vers cette époque, au profit des religieux. L'on ne sait rien du prieuré de Chevaigné, mais, un siècle après son extinction, un prêtre de la paroisse, nommé Thomas des Champs, donne en 1526 « la prairie de la Priouté », pour fonder les cierges de la Chandeleur en l'église de Chevaigné. En 1679, l'abbaye de Saint-Melaine jouit encore du droit de présenter le recteur de Chevaigné et de lever « les dîmes grosses et menues de cette paroisse à raison de la douzième gerbe » (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine, 190). 

Ce qui précède prouve que la paroisse de ce nom existe au XIIème siècle et relève alors de l'abbaye de Saint-Melaine. Ce monastère présente encore en 1679 le recteur de Chevaigné et y possède un fief et des dîmes. Toutefois, à la même époque, le fief du Prieuré est sécularisé et possédé par le seigneur de la Rivaudière.

Chevaigné donna son nom à une noble famille à laquelle Du Paz a consacré quelques pages (Histoire généalogique des principales maisons de Bretagne, 790), et dont il est fait plusieurs fois mention dans les chartes du XIIIème siècle. Les sires de Chevaigné habitaient vraisemblablement la Motte de Chevaigné, vieux manoir bâti au bord de l'Ille appartenant après eux, aux XVème et XVIème siècles, aux Busson de Gazon, et en 1682 à Joseph d'Angennes. La Motte relevait de la baronnie d'Aubigné, et ses seigneurs devaient au baron d'Aubigné une paire de gants blancs le premier jeudi de carême (Archives nationales, P. 1715).

On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Chevenneio (en 1185), parochia de Chavegneyo (en 1258), Chevegnayum (en 1411).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Chevaigné : Georges Le Duc (en 1555), François Villeneufve (1582-1630, inhumé dans l'église), François Chevalier (en 1631), Jean Le Texier (en 1634), Pierre Harel (1635-1661, inhumé dans l'église), Jacques Baraguère (1661-1663), Michel Beaulieu (en 1663), Jean Chaussonnière (1678-1708), Jacques de Follenay (en 1708), Georges Le Faguais (1708-1730), Pierre Lefas (1730-1734), Jean-Baptiste-René Le Ray (1734-1776), François Chausseblanche (1776-1789), Joseph Chesnais (1803-1826), Joseph-François Cougnault (1826-1848), Joseph Chevalier (1848-1864), Julien Lebret (1864-1877), Julien Hilliard (à partir de 1877), ... 

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PATRIMOINE de CHEVAIGNE

l'église Saint-Pierre (XV-XVIII-XXème siècle). Dédiée à saint Pierre, apôtre, l'église de Chevaigné se compose d'une nef à chevet droit, élevée vers la fin du XVème siècle ou au commencement du XVIème siècle. Mais une partie de cette nef a été reconstruite plus récemment et deux chapelles y ont été ajoutées formant bras de croix. Ce qu'il faut remarquer dans cette église, c'est, outre deux portes de style ogival fleuri, la fenêtre du chevet à meneaux dans le style de la renaissance, renfermant les débris d'une belle verrière. La porte du Midi est surtout richement sculptée et blasonnée, et celle de l'Ouest n'offre qu'un écusson martelé dans une niche ou cartouche gothique. Des gargouilles grotesques apparaissent au pignon du chevet. Quant à la verrière, elle est datée de 1550 et présente l'ensevelissement de Notre-Seigneur. « Les personnages les mieux conservés sont le Sauveur, la Sainte Vierge, saint Pierre et Joseph d'Arimathie. Aux pieds du Christ on voit le donateur vêtu en chevalier et présenté par un religieux. Toutes ces figures sont de grande dimension, d'un bon dessin et d'un riche coloris » (abbé Brune). Le tympan de la fenêtre est occupé par des écussons : d'abord, d'azur à trois têtes de lévrier d'argent coupées et accolées de gueules, bouclées et clouées d'or, qui est Thierry ; puis mi-parti du précédent et d'azur à la croix nillée d'argent, gringolée d'or, qui est du Pontrouault ; enfin les mêmes écussons écartelés des armes de quelques alliances. Ces blasons nous rappellent que Pierre Thierry, seigneur de la Rivaudière en 1513, épousa Jacquette du Pontrouault. Dès 1464, en effet, le seigneur de la Rivaudière avait « ses blasons, tombeaux et autres prééminences » dans l'église de Chevaigné, car à cette date le duc de Bretagne fit faire une information contre des ennemis de ce seigneur qui avaient brisé ces intersignes. En 1679, Joseph d'Angennes, seigneur de la Rivaudière, déclara aussi qu'il avait droit dans l'église de Chevaigné aux « prééminences, bancs, enfeu et lizière armoyés » (Archives nationales, P. 1709). Il est probable cependant qu'à l'origine le baron d'Aubigné et le seigneur de la Motte de Chevaigné étaient les vrais seigneurs de cette église, mais au XVIIème siècle le seigneur de la Rivaudière avait acquis la Motte de Chevaigné, et les sires d'Aubigné n'existaient plus depuis longtemps (Pouillé de Rennes). La porte sud date du XV-XVIème siècle. La verrière (mise au tombeau du Christ), oeuvre de l'atelier de Michel Bayonne, date de 1550 et a été restaurée en 1883. Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle. Sur le mur sud de l'église sont représentées les armoiries de la famille Thierry, seigneurs de la Rivaudière. Les seigneurs de la Rivaudière avaient autrefois un enfeu dans l'église. En 1646, le recteur P. Harel sollicita des religieux de Bonne-Nouvelle l'établissement du Rosaire dans son église, et le 2 février 1647 un de ces bons Pères vint ériger cette confrérie à Chevaigné (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 H, 5) ;

le calvaire du cimetière (XVIème siècle) ; 

le manoir de la Rivaudière (XVI-XVIIIème siècle), situé chemin de la Motte. Une chapelle, aujourd'hui disparue, est citée dès 1552 dans l'aveu que rendit Pierre Thierry, seigneur du Boisorcan, pour sa terre de la Rivaudière (en 1659, Sébastien Gouzian, recteur de Saint-Laurent de Rennes, en était chapelain, et en 1746, Gilles Aubrée, acolyte, en fut pourvu). Il possédait autrefois un colombier daté du XVIIème siècle. La Rivaudière était une châtellenie avec un droit de haute justice. Propriété successive des familles Baulon (en 1394), Pontrouault (en 1425), Thierry, seigneurs de Boisorcant (en 1513), Angennes, barons de Poigny, Guézille, seigneurs de la Tremblaye (en 1588), Turpin, seigneurs de la Fresnaye de Crissé, Marbeuf (en 1625), Angennes (en 1631), Castel (en 1698), Bréal, seigneurs des Chapelles (en 1723), Hay, comtes des Nétumières (en 1751), puis du marquis de Cornulier (vers 1766 et en 1789) ; 

le logis de la Cabochais (1602), situé route de Saint-Germain-sur-Ille. Propriété de la famille Moreau, seigneurs de La Meletière ou Mulletière d'Erbrée jusqu'en 1858 ; 

2 moulins à eau : de la Motte et du Pont ;

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Motte de Chevaigné. Propriété successive des familles la Motte, Busson, seigneurs de Gazon (vers 1427), Thierry, seigneurs du Boisarcant (en 1552), Angennes (en 1682), puis des seigneurs de la Rivaudière ; 

l'ancien manoir de la Noslaye. Propriété de la famille Busson, seigneurs de Chevaigné (en 1427), puis de la famille Lecompte, sieurs du Fresne (en 1688 et 1709) ; 

l'ancien manoir de la Houssaye. Propriété successive des familles Hay, seigneurs du Breil-Hay (en 1427 et 1522), Marbeuf (en 1680), Marot, seigneurs de la Garaye (en 1789) ; 

l'ancien manoir du Bois-Deniel. Il était à la famille Gué en 1427 et en 1513 ; 

l'ancien manoir du Champ. Il était à la famille Bougeard en 1513 ; 

l'ancien manoir de la Galonnais ; 

l'ancien manoir de la Fricauzière. Il était à la famille Vaurozé en 1495 et en 1513, puis à la famille le Duc en 1629 et en 1743 ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de CHEVAIGNE

En 1394, Robin de Baulon rendit aveu au sire de Betton pour sa seigneurie de la Rivaudière, en la paroisse de Chevaigné. C'était un noble écuyer qui avait signé en 1379 l'acte d'association contre l'envahissement de la Bretagne par l'étranger. Il mourut en décembre 1401, laissant sa seigneurie à son fils aîné Eon de Baulon, époux de Marguerite de Québriac. Ceux-ci étaient eux-mêmes décédés en 1415 lorsque Pierre de Baulon, tuteur de leurs enfants mineurs, Robin et Isabeau, rendit aveu en leur nom au seigneur de Betton pour la terre de la Rivaudière (Archives du château de la Magnane). Mais ce jeune Robin de Baulon mourut dès le mois de mai 1425, probablement avant d'avoir pu contracter d'alliance, et la Rivauclière échut à sa soeur Isabeau de Baulon, qui venait d'épouser Guillaume du Pontrouault, seigneur dudit lieu. Ce fut ce dernier qui fournit le minu de la succession de son beau-frère, mais il l'adressa directement au duc de Bretagne (Archives de Loire-Inférieure). Toutefois, il rendit également aveu au sire de Betton en 1431. Nous avons déjà rencontré à Lassy ce seigneur du Pontrouault et ses successeurs, contentons-nous de nominer ceux-ci : Jean Ier du Pontrouault, époux de Marie de Pellan et mort le 29 septembre 1462 ; — Pierre du Pontrouault, décédé le 8 août 1468, sans enfants de sa femme Marie de la Chapelle ; — Jean II du Pontrouault, son frère, époux de Marie Chandrier, qui vit le 19 mai 1477 mourir sa grand'mère Isabeau de Baulon, et décéda lui-même le 5 août 1504, — et François du Pontrouault, mort sans postérité le 1er avril 1538. Mais à cette date ce dernier seigneur ne possédait plus la Rivaudière : vers 1520 il l'avait donnée ou vendue à sa soeur Jacquette du Pontrouault, femme de Pierre Thierry, seigneur du Boisorcant. En 1522 cette dame mourut, et son fils aîné, Julien Thierry, fit aveu au duc, le 19 août, pour la seigneurie de la Rivaudière, qu'elle lui avait léguée. La même année Pierre Thierry fonda des messes en la chapelle du manoir de la Rivaudière, puis il se fit prêtre et mourut le 27 mai 1527. Quant à Julien Thierry, il ne survécut guère à son père et décéda au service du roi en juin 1528 : il ne laissait point d'enfants de son union avec Louise de Châteaubriant et ce fut son frère François qui hérita de la Rivaudière. François Thierry, seigneur du Boisorcant et de la Rivaudière, épousa Françoise du Puy du Fou ; ce sont eux qui sont représentés dans la superbe verrière datée de 1550 qui garnit encore le chevet de l'église de Chevaigné. Décédé en 1566, François Thierry ne laissa que deux filles, Marguerite et Catherine ; la première épousa Jean d'Angennes, baron de Poigny, et conserva jusqu'en 1588 la propriété de la Rivaudière ; mais vers cette époque elle l'attribua, à titre de partage, à sa soeur Catherine, femme du farouche ennemi des Ligueurs René de la Guezille ; chevalier de l'Ordre du roi et seigneur de la Tremblaye. Cette dernière était veuve en 1598 et elle donna la Rivaudière à sa fille Renée de la Guezille, — femme d'Urbain Turpin, seigneur de la Fresnaye de Crissé, — qui possédait cette seigneurie en 1623. Deux ans plus tard, la Rivaudière fut vendue judiciairement et adjugée, le 17 novembre 1625, pour 68 000 livres, à Claude de Marbœuf ; mais usant de son droit lignager, Marguerite Thierry, qui vivait encore, en opéra le retrait par acte du 27 juin 1626. Après le décès de Marguerite Thierry, arrivé en décembre 1631, la Rivaudière appartint à ses fils et petit-fils les marquis de Poigny, Jean d'Angennes (décédé le 7 janvier 1637), Charles d'Angennes (décédé le 17 juillet 1666), et Joseph d'Angennes (décédé le 22 mars 1687). Ce dernier avait épousé d'abord Anne-Marie de Loménie de Brienne, puis Marie de Châtillon d'Argenton ; il laissait des enfants des deux lits et ses affaires passablement embrouillées. On résolut donc de vendre une partie de ses biens et, le 16 mai 1698, la terre seigneuriale de la Rivaudière fut achetée 65 000 livres par Pierre Castel, connétable de Rennes, et Jeanne Davy, sa femme. Les acquéreurs de la Rivaudière en rendirent aveu au roi en 1703. Ils laissèrent deux enfants : Joseph Castel, inhumé à Chevaigné le 29 septembre 1721, et qualifié « seigneur de ladite paroisse », et Perrine Castel, qui épousa à Rennes, le 11 juillet 1723, Mathurin Bréal, seigneur des Chapelles. Cette dame, devenue propriétaire de la Rivaudière, en fit hommage au roi en 1748 ; mais ayant perdu son mari, elle vendit cette seigneurie le 15 juin 1751, pour 93 000 livres, à Charles Hay, comte des Nétumières, et à Jeanne-Marguerite Hay de Tizé, sa femme (Archives du château de la Magnane). Le nouveau seigneur de la Rivaudière ne la posséda pas longtemps ; il mourut dès le 11 juillet 1757, et ce fut sa fille, Marie-Félix Hay des Nétumières, qui hérita de cette terre ; elle épousa, le 17 juin 1766, Toussaint, marquis de Cornulier, et lui apporta la Rivaudière. Mais cette dame devint veuve dès le 11 décembre 1779 et mourut elle même, âgée de vingt-huit ans, le 3 mai 1781, à la Rivaudière, qu'elle habitait. Son fils aîné, Toussaint de Cornulier, marquis de Châteaufremont, fut le dernier seigneur de la Rivaudière ; il épousa, le 28 avril 1788, Amélie de Saint-Pern de Ligouyer, et fut exécuté sur l'échafaud révolutionnaire de Paris le 19 juillet 1794 (Généalogie de la Maison de Cornulier). Qualifiée de châtellenie dans les actes des deux derniers siècles, la Rivaudière relevait partie du roi et partie de la seigneurie de Betton ; elle avait aussi quelques terres relevant du Fief-Morblé. Il y eut longtemps discussion entre les seigneurs de Betton et ceux de la Rivaudière pour la mouvance du manoir et du fief de ce nom ; nous avons vu que les seigneurs de la Rivaudière aimaient à rendre aveu directement au duc de Bretagne ; toutefois, le sire de Betton obtint en juin 1509 des lettres patentes de Louis XII lui confirmant le don que lui avait fait Anne de Bretagne de la proche mouvance de la Rivaudière, « devant à l'avenir relever de la châtellenie de Betton » (Archives du château de la Magnane). Mais cette question fut de nouveau soulevée au XVIIème siècle et résolue cette fois en 1667 en faveur des seigneurs de la Rivaudière, qui rendirent dès lors sans conteste directement hommage au roi. La châtellenie de la Rivaudière se composait, à partir du XVIème siècle, de deux seigneuries : la Rivaudière et la Motte de Chevaigné. La seigneurie de la Rivaudière consistait en onze principaux fiefs s'étendant en Chevaigné, Betton, Melesse, L'Hermitage, Montreuil-sur-Ille, Mouazé, Saint-Aubin-d'Aubigné, Feins, Saint-Martin et Toussaints de Rennes. Ses fourches patibulaires s'élevaient en 1531 sur la lande Gautret, près de Mouazé. Sa haute justice s'exerçait au bourg de Chevaigné, et les manoirs de la Gavouyère en Saint-Aubin-d'Aubigné, de la Piglaye et du Gahil en Mouazé relevaient d'elle. Le domaine proche comprenait dès 1394 le manoir de la Rivaudière et les métairies nobles de la Rivaudière, du Bois-Robert et de la Hirdelaye ; — le moulin de Choisel, — la dîme de la Clairejandière, etc. (Archives de Loire-Inférieure). La seigneurie de la Motte de Chevaigné se composait seulement de trois fiefs en Chevaigné ; elle relevait de la baronnie d'Aubigné et lui devait « chacun an, au jour de foire Nostre-Dame de la my-aoust, une paire de gants blancs ô foy et hommage sans rachapt ». Mais pour rendre ce devoir au baron d'Aubigné, le sire de Chevaigné n'avait pas besoin d'acheter de gants, car il lui était à lui-même dû par un vassal du Grand bailliage de Chevaigné, « chacune feste de Noël une paire de gants offerts à la porte de l'église de Chevaigné, à l'issue de la messe de minuit » (Archives du château de la Magnane). Le seigneur de Chevaigné jouissait aussi du droit de lever des coutumes dans toute l'étendue de la baronnie d'Aubigné, aux ponts de Chevaigné, de Pontillet, de Melesse et de Janczon. Enfin à la Motte de Chevaigné appartenaient les droits de fondation et de prééminence dans l'église paroissiale de Chevaigné. Quant au domaine proche de cette seigneurie, il se composait de l'ancien manoir devenu métairie noble de la Motte de Chevaigné, des moulins de la Motte et du Pont, des bois de la Motte et des landes de Gauterel (Archives du château de la Magnane). L'ensemble de la châtellenie de la Rivaudière, s'étendant en dix paroisses, valait au siècle dernier environ 7 000 livres de rente, en y comprenant les revenus et casuels des fiefs, qui rapportaient 2 300 livres. Au milieu du XIXème siècle l'on retrouve au bord du canal d'Ille-et-Rance la Rivaudière et la Motte de Chevaigné, devenues de simples métairies ; cette dernière n'offre plus de cachet d'antiquité, mais la Rivaudière présente encore une portion de manoir gothique de la fin du XVème siècle. On y remarque surtout une tourelle octogonale sur la façade et une lucarne à fronton aigu, ornée d'un écusson qui semble être celui des du Pontrouault. L'ancien colombier est également debout, mais la chapelle construite dans un bois futaie, au bord de la rivière d'Ille, a complètement disparu. La Rivaudière appartient au milieu du XIXème siècle à M. du Boisbaudry (abbé Guillotin de Corson).

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Jamet Baude et Jean le Gendre, plusieurs nobles sont mentionnés à Chevaigné :

Alain Hay, sr. de la Houssaie (Houssaye) ;

Jean Busson, sr. de la Noslaie (Noslaye) et de la motte de Chevaigné ;

Guyon du Gué, sr. de l'hôtel du Bois Deniel.

(à compléter)

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