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CHEMERE

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La commune de Chéméré (bzh.gif (80 octets) Keverieg) fait partie du canton de Bourgneuf-en-Retz. Chéméré dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHEMERE

Chéméré vient de  "Camariacus" (Cour).

Dès le XIème siècle, les sires de Rays étaient seigneurs de Chéméré. La paroisse de Chéméré est créée en 1020 par Harscoët Ier (ou Harscouët), baron de Retz (ou Rays). A la même époque le seigneur Aboald fonde le prieuré Saint Jean rattaché à l'abbaye Saint-Serge d'Angers. Au détriment des moines de Saint-Serge d'Angers possesseurs du prieuré de Chéméré, Harscoët Ier fait planter la forêt de Princé, enlevant ainsi à la culture une portion considérable de la paroisse. Son fils Gestin II, sire de Rays, voulant dédommager ces religieux, leur fait des aumônes importantes en 1083 (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I 457). On trouve aussi Harscoët III de Rays agissant comme seigneur de Chéméré. Plus tard en 1266 Girard Chabot, sire de Retz, est signalé comme possédant les « hébergement, forest et garenne de Princé ». (Archives de Loire Inférieure H 206). Jeanne Chabot, la Sage, dame de Retz, fait sa résidence habituelle à son château de Princé qu'envahissent et pillent les gens du duc Jean IV. Enfin Gilles de Rays vend sa châtellenie de Princé au duc Jean V et celui-ci en fait don en 1436 à son fils Gilles de Bretagne (Lettres de Jean V, V. 128). 

A la Révolution, Chéméré connaît des heures difficiles. Située dans la Vendée militaire, elle est victime de représailles républicaines. Ainsi, l'ensemble du bourg, dont l'église, sont brûlés au début de 1794 par les colonnes infernales du général Turreau. En mémoire de ces événements, un monument, le Souvenir Vendéen, a été érigé dans la Forêt de Princé.

Note : liste non exhaustive des maires de la commune de Chéméré : Coutance, Berranger, Michel Vauloup (en 1830), ...

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PATRIMOINE de CHEMERE

l'église Saint-Jean-Baptiste (1879), œuvre de l'architecte Henry Gelec. L'ancienne église ainsi que le bourg avaient été brûlés par l'armée républicaine du général Turreau en 1794. Une restauration provisoire a eu lieu en 1805. L'église actuelle est construite en 1879. Le clocher est bâti en 1894 ;

la  croix du Loup-Pendu (vers le XVI-XIXème siècle) ;

la croix du Souvenir (1962), située en Forêt du Princé et élevée par l'association du souvenir vendéen. La forêt de Princé est en 1793 et 1794 le théâtre de violents combats ;

les vestiges du château féodal de Princé (Moyen Age), situés route de Vue. Le premier château médiéval aurait été détruit par les Normands. Ce château primitif est remplacé par une forteresse féodale qui pourrait dater du XIème siècle, époque à laquelle les seigneurs du lieu font planter la forêt de Princé. Deux de ses tours subsistent : l'une comporte cinq étages, l'autre abrite une chapelle. Au XIVème siècle, le château appartient aux sires de Retz. Il devient la demeure de Gilles de Rais (ou Retz) qui le vend en 1436 au duc de Bretagne. En 1929, toute une partie de la tour médiévale s'écroule dans la douve (détruit en 1944). Seules subsistent de nos jours les ruines de l'autre tour féodale dans laquelle se trouvait l'ancienne chapelle ;

les vestiges du château de Princé (XVIème siècle), situés route de Vue. Au XVIème siècle, la seigneurie de Princé revient à la famille Tournemine, puis à la famille Gondy. La seigneurie passe plus tard entre les mains du duc de Villeroy, puis du marquis de Brie-Serrant. Le château est brûlé partiellement en 1793 et reconstruit puis délaissé. La toiture du château s'effondre vers 1930. Dans cette habitation décèdent en 1620 Jeanne de Scepeaux, duchesse de Retz, et en 1659 Henri de Gondy, duc de Retz, son mari ;

le château du Bois-Rouaud (1903 ou 1908), œuvre de l'architecte Coulon pour le marquis de Juigné apparenté à la famille Schneider du Creusot. Ancienne propriété de Eustache Brochereul, veuve de Jean Mesléart, en 1430, et de Gabriel Le Clerc, en 1762 ;

les îles enchantées (vers 1620), situées vers les bois des îles Enchantées ;

le manoir de Princé-Neuf (XIXème siècle). Ce manoir était la propriété du duc Villeroy, duc de Retz, avant 1740 ;

2 moulins dont le moulin de la Motte-Hiver (1839-1970). Ce moulin semble être construit à l'emplacement d'un ancien cimetière mérovingien et fonctionne jusqu'en 1945 ;

A signaler aussi :

le menhir de la Pierre levée (2 500 avant Jésus-Christ) ;

le logis de la Pierre-Levée (vers 1830) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CHEMERE

La châtellenie de Princé : Après la mort de Gilles de Rays ses héritiers recouvrèrent Princé et son frère René de Rays en jouissait en 1460. Au siècle suivant le sire de la Trémoille prétendit avoir droit à cette châtellenie et en fit hommage au roi en 1542, mais Princé finit par faire partie en 1581 du duché de Retz. Au XVIIIème siècle fut aliénée la seigneurie de Princé : le duc de Retz vendit en 1764 à M Quédrue « les château, jardin, parc, étangs, vergers, métairies et borderies de Princé avec droit de terrage et pânage dans la forêt de même nom, le tout en Chémeré ». (Archives de Loire Inférieure, E 486). En 1782 le marquis de Brie vendit, à son tour « à Jean-Baptiste de la Cour, sieur de la Bigne, et Jeanne Forestier sa femme, demeurant à leur château de Princé en Chémeré, les fiefs et juridiction en haute justice de Chémeré en icelle paroisse, rentes par deniers et grains, etc. ». Dès l'année suivante M. et Mme de la Bigne revendirent la seigneurie de Chéméré à Daniel Guillou conseiller-secrétaire du roi, négociant à Nantes (Archives de Loire Inférieure, E 486). 

La châtellenie de Princé s'étendait en quatre paroisses : Chéméré, Rouans, Arthon et Saint-Hilaire de Chaléons (Déclaration du duché de Retz en 1674). Le domaine comprenait : « les ancien et nouveau chasteau de Princé, pourpris, domaines, jardins, garennes, estangs, forest, prairies, etc, le tout contenant ensemble environ six mille journaux de terre ; auquel chasteau le seigneur a droit de mettre capitaine et concierge, et de faire faire le guet par ses vassaux en cas d'hostilité ; et a aussy droit ledit seigneur de créer gardes forestiers et sergents en ladite forêt de Princé »« plus trois mestairies proche ledit chasteau, contenant ensemble six cents journaux et appelées la Grizière, la Collinerie et la Houstrie » (Déclaration du duché de Retz en 1674).

Il y eut, comme ou voit, deux château à Princé : la forteresse du moyen-âge bâtie par les sires de Rays et détruite probablement, comme celle de Prigny, pendant les guerres de la Ligue et le château moderne que construisirent ensuite les ducs de Retz. Dans cette dernière habitation décédèrent en 1620 Jeanne de Scepeaux, duchesse de Retz, et en 1659 Henri de Gondy, duc de Retz, son mari. 

On comprend bien, en effet, qu'avec une forêt pour parc, d'admirables avenues, trois étangs et sept îles — nommées les îles enchantées et célébrées par le poète Saint-Amand — le château de Princé devait être un séjour plus agréable que la sombre forteresse de Machecoul ; aussi les ducs de Retz l'habitèrent-ils souvent. Quand le seigneur de Princé résidait au château le prieur de Hauteperche devait aller y dire la messe toutes les semaines. A la fin du XIXème siècle il n'en est plus ainsi : «Il ne reste qu'une vieille tour isolée au coin d'un étang que traverse la chaussée donnant accès au château. Cet étang marécageux est encombré de roseaux, d'iris, de trèfles d'eau, de plaintains légers comme des plumes. Un pavillon servant de chapelle s'y reflète et fait face à la tour. Le logis se développe entre des jardins et une grande cour d'honneur plantée d'arbres. Au milieu de la forêt, dont rien no trouble le silence, ce château est tout enveloppé de tristesse ».

La châtellenie du Boisrouaud : Situé dans la paroisse de Chémeré, le château du Boisrouaud était habité en 1430 par sa propriétaire, Eustachie Brochereul, veuve de Jean Mesléart, chevalier. Leur fille, Guillemette Mesléart, apporta le Boisrouaud à son mari, Guillaume de la Loherie, seigneur dudit lieu en Petit-Mars, qui possédait cette terre en 1456 (Archives de Loire Inférieure, E607). Alain de la Loherie, issu de cette union, laissa en 1502 le Boisrouaud à sa fille Anne de la Loherie ; cette dame épousa successivement : -1° Jean de Trévécar, seigneur du Verger ; -2° Regnaud de Brignac, seigneur de Kervily ; -3° enfin Pierre de Plouër, seigneur de la Bastardière (Archives de Loire Inférieure, E606). La seigneurie appartint ensuite en 1555 et 1587 à Charles de Plouër, — en 1631 à Samuel d'Avaugour, sire de Saffré, fils de René d'Avaugour et de Renée de Plouër, — en 1655 à Renée d'Avaugour, sœur de Samuel et femme de Gabriel de Machecoul, seigneur de Vieillevigne (Archives de Loire Inférieure, E606 et G446). Le Boisrouaud suivit ensuite le sort de Vieillevigne et se trouvait en 1762 et 1789 la propriété de Gabriel Le Clerc, marquis de Juignée. La seigneurie du Boisrouaud, écrit M. du Cornulier, formait une châtellenie avec ses annexes de Maubusson, Villemorice, La Hunaudaye, La Sicaudaye et Vue, tous fiefs s'étendant en les paroisses de Saint-Hilaire de Chaléons, Arthon et Chémeré. Le domaine proche du Boisrouaud comprenait en 1789, le château de ce nom et sa retenue — les métairies du Boisrouaud, Beauchesne, la Jarrie, le Tronc, le Pinier, la Lorière, la Gaillarderie, Maubusson, la Petite-Mazure et la Charpenterie — le moulin de Maubusson, etc. (Archives de Loire Inférieure, 26 Q2978). Ruiné par les guerres de Vendée, le château du Boisrouaud a été relevé (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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