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CHELUN |
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La commune
de Chelun ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHELUN
Chelun vient du latin "calumnium" (litige).
Située
sur la frontière de la Bretagne, cette paroisse de Chelun a dû être jadis un
objet de litige ; car dans la latinité du moyen-âge calumnia c'est une
querelle, calumnium c'est l'objet d'un litige, et locus calumniacus
c'est précisément un lieu litigieux (Semaine Religieuses de Rennes, III, 759).
Mais nous n'avons pas de détails sur les contestations qui firent donner à la
paroisse de Chelun le nom qu'elle porte encore. Il est pour la première fois
question de cette paroisse vers la fin du XIème siècle. A cette époque, un
certain chevalier nommé Auvé, « miles nomine Alveus »,
donna à l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers l'église de Chelun, un emplacement
voisin de cette église pour y bâtir une maison, un champ que quatre boeufs
pouvaient labourer en un jour et une prairie (« Ecclesiam que vocatur
Calumpniacus et juxta ecclesiam, terram ad domum faciendum et terram ad quatuor
boves et quoddam pratum » - Archives départementales de Maine-et-Loire).
La seigneurie du Boisduliers, qualifiée de châtellenie aux derniers siècles, avait une haute justice exercée à Chelun. Au grand fief du Boisduliers était alors uni le fief seigneurial de Chelun. Aussi le seigneur du Boisduliers était-il regardé comme fondateur et prééminencier de l'église de Chelun, autour de laquelle on voyait encore peinte naguère sa litre seigneuriale.
On rencontre les appellations suivantes : ecclesia de Calumpniaco (au XIème siècle), Chalunum (en 1506), Chalun (au XVIème siècle).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Chelun : Marin Levesque, natif de Chelun (en 1648), Guillaume Audouard (en 1658), G. Jaril (en 1663), Jean Douard (en 1669), Jacques Pillegrain (vers 1672 et jusqu'en 1678, inhumé dans l'église, au pied du maître-autel, du côté de l'évangile), René Lambierge (1678-1686, inhumé dans l'église), Pierre Rouxel (1687-1713, inhumé dans l'église), Rolland Masson (1714-1717, inhumé dans le choeur de l'église), Guillaume-Marie Le Coq (1717-1735), Yves Cabon (1735-1743, inhumé dans le choeur, du côté de l'évangile), Julien Levesque (1743-1760), Jean-Baptiste Minois de Vallière (1760-1770), Vincent-François Bodin (1771-1789), René-Golven Duclos (1803-1821), Jean Gernigon (1821-1834), Jean Jégu (1834-1850), Jean-Baptiste Guillard (1850-1859), Basile Deshayes (1859-1879), Jean-Baptiste Ménard (à partir de 1879), ....
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PATRIMOINE de CHELUN
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l'église Saint-Pierre (1891-1893-1906). Dédiée à saint Pierre (29 juin), l'église primitive de Chelun remonte au temps de la donation faite aux moines de Saint-Aubin d'Angers, et peut-être fut-elle reconstruite par eux à la fin du XIème siècle. C'était simplement une nef terminée par une abside. La façade occidentale, accostée à chaque angle de deux contreforts larges et de faible saillie, présentait une porte en plein cintre, à double archivolte en retrait reçue par de simples tailloirs, dont le caractère roman était incontestable. Le mur septentrional de la nef avait encore ses longues, hautes et étroites fenêtres en meurtrières. Enfin, l'abside, de forme semi-circulaire, était intérieurement précédée d'un arc triomphal et ajourée d'une petite fenêtre romane ; extérieurement, elle était soutenue de contreforts plats semblables à ceux de la façade. A cet intéressant édifice de style roman on avait ajouté deux chapelles ou bras de croix à une époque relativement moderne. Celle du Nord, de style ogival, datait de la fin du XVIème siècle et pourrait bien avoir été primitivement la chapelle seigneuriale des seigneurs du Boisdulier ; celle du Midi semblait encore moins ancienne. Mais dans cette chapelle méridionale se trouvaient deux petits panneaux de verre peint, composés chacun d'un médaillon circulaire encadré dans d'élégantes arabesques d'un jaune vif avec une tête humaine à chaque angle. « L'un des médaillons représente la figure en pied de saint André, peinte à plusieurs couleurs, d'un bon style, mais d'un dessin un peu lâche. Dans l'autre, c'est Daniel jugeant les affreux vieillards qui avaient fait condamner la chaste Suzanne. L'enfant prophète siège sur le tribunal. Lié de cordes, poussé, traîné par deux gardes, se présente devant lui l'un des fourbes, qu'une foule émue et curieuse perce de ses regards. Tous les costumes sont du plus pur XVIème siècle, toutes les figures sont dessinées avec soin et très-bien traitées ; le sujet entier est peint en grisaille, sauf le coussin du siège de Daniel et les toques de quelques assistants, qui sont d'un beau jaune. Dans la bordure du médaillon est écrit en capitales romaines ce distique : A DANIEL DIST VNG TESMOIGN - SOVBZ LAVBESPIN LA PRINS AV POIGN. Ces deux vers expliquent la scène et rappellent l'ingénieux expédient au moyen duquel Daniel sut découvrir l'atroce perfidie des deux brigands. Ce second médaillon semblerait un peu plus ancien que l'autre, qui doit pourtant remonter lui-même à la fin du XVIème siècle, ou tout au moins au commencement du suivant » (M. de la Borderie, Semaine Religieuse de Rennes, III, 762). Signalons aussi, sous le chapitreau de l'Ouest, un élégant bénitier de pierre formant une coupe à douze lobes soutenue par une colonnette. Tout autour de l'ancienne église de Chelun régnaient encore les vestiges de l'ancienne litre seigneuriale. La seigneurie de Chelun, attachée à l'origine vraisemblablement au manoir de la Motte, fut, après la ruine de celui-ci, unie à celle du Boisdulier ; on sait que ce dernier manoir passa successivement entre les mains des maisons d'Espinay, du Boisadam, Le Roux et Gardin. Il est fait mention en 1686 d'une confrérie érigée en l'église de Chelun pour le repos des trépassés, et un peu plus tard de la confrérie du Rosaire, ayant environ 80 livres de rente (Pouillé de Rennes). Le clocher de l'église actuelle date de 1906 et il est l'oeuvre de l'architecte Arthur Régnault. Le bénitier date du XVIème siècle. Le retable du maître-autel date du XVIIème siècle : la peinture centrale représentant la "Résurrection" est surmontée d'une statue de saint Pierre. Le retable du croisillon nord (1728-1729) et celui du croisillon sud (1733-1735) sont l'œuvre de l'architecte Guy Lorier, du sculpteur Jean Guérin et du statuaire Morillon. L’ancienne église datait du XIème siècle. On y avait ajouté au XVI-XVIIème siècle des chapelles au nord et au sud ; | |
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la
chapelle Saint-Roch (XVII-XXème siècle), située à la Besnière. Cette
chapelle qui est citée dès 1624 a été restaurée au XXème siècle. Dès
1624, Jean Jamin, prêtre demeurant en ce village, y fonda une messe pour
tous les jeudis. Plus tard, cette fondation fut augmentée d'une autre messe
dite tous les samedis. En 1708, elle avait 36 livres de rente et le
chapelain en était présenté par le recteur de Chelun (Archives
départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 79) | |
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l'ancienne chapelle Saint-Julien, aujourd'hui disparue et signalée seulement dans le Pouillé ms. de Rennes (1713-1723) ; | |
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l'ancien
prieuré Saint-Martin de la Forestrie, aujourd'hui disparu. En 1243, Jean
Gicquel, évêque de Rennes, et Geffroy, évêque de Saint-Malo, confirmèrent
« la constitution faite par noble personne Geffroy de Pouencé, seigneur
de la Guerche, par laquelle il nomme un chanoine de Paimpont pour desservir
l'église de Saint-Martin dans sa forêt de la Guerche » (Bibliothèque
Nationale, Blancs-Manteaux).Telle fut l'origine du prieuré de la Forestrie,
dont jouissait en 1498 frère Pierre du Plessix, religieux de Paimpont, demeurant
en cette abbaye. Ce prieuré était situé dans la forêt de la Guerche,
mais en la paroisse de Chelun, à côté du bel étang des Roches. Les
chanoines de Paimpont le perdirent au XVIème siècle ; peut-être l'aliénèrent-ils
à cette époque pour payer les décimes. L'église Saint-Martin tomba, par
suite, bientôt en ruines, et ses revenus furent annexés en 1621 par
Charles de Cossé, et en 1635 par François de Cossé, l'un et l'autre
seigneurs de la Guerche, au Chapitre de Notre-Dame de la Guerche. Le 15 juin
1638, Pierre Cornulier, évêque de Rennes, approuva cette annexion, et
depuis lors la Forestrie resta unie à la collégiale de la Guerche jusqu'au
moment de la Révolution (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 8 G,
64, et 1 H, 3, 26). En 1771, les chanoines de la Guerche déclarèrent tenir
du seigneur de la Guerche, « à devoir d'obéissance, prières et
oraisons, au lieu de la Forestrie, paroisse de Chelun, les héritages cy-après,
dépendant de la chapelle ou prieuré du même nom : une maison avec étable
et cour, un jardin et le verger du Côteau ». Il n'est point fait
mention dans cet aveu de la chapelle de la Forestrie, qui n'existait déjà
plus, paraît-il, comme édifice religieux. A la fin du XIXème siècle, la
Forestrie ou la Forterie (car on lui donne à Chelun ces deux noms) est une
ferme nouvellement reconstruite, fort bien située dans la forêt au bord de
l'étang des Roches, à côté d'anciennes forges abandonnées et non loin
du château de la Forêt, dont elle dépend. On y voit encore à cette
époque une petite maison de demeure qui passe pour être le dernier vestige
de la chapelle Saint-Martin ; les murs en paraissent, en effet, très-anciens,
quoique fort remaniés, mais ce n'est, en tout cas, qu'un fragment sans intérêt
de l'antique église priorale. Toutefois, la tradition locale conserve
toujours un vague souvenir des religieux qui fondèrent jadis au fond des
bois ce petit monastère (abbé Guillotin de Corson) ; | |
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le calvaire (XXème siècle) ; | |
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l'oratoire Notre-Dame-des-Marches (1963-1993). Il a été restauré en 1993 ; |
A signaler aussi :
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l'ancien menhir de la Pierre-Marie, au sud du village de la Baillerie ; | |
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l'ancien manoir de la Motte. Il possédait autrefois une chapelle privative. Propriété de la famille Rohan en 1513 ; | |
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l'ancien prieuré de la Forestrie. Il dépendait de l'Abbaye de Paimpont. Situé non loin de lui se trouvait un manoir qui appartenait en 1513 au duc d'Alençon ; | |
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l'ancien
manoir du Boisduliers ou du Bois-du-Liet. Le manoir possédait autrefois une
chapelle, un colombier et un droit de haute justice. Par acte du 24 mars
1512, Guy, seigneur d'Espinay et du Boisdulier, fonda au manoir de ce
dernier nom une chapelle qui fut dédiée à la Sainte Vierge (Notre-Dame-de-Douleur).
L'on y voyait au XVIIIème siècle un groupe de statues de grandeur
naturelle, dit-on, représentant la descente de croix de Notre-Seigneur. Le
12 novembre 1680, Jean du Boisadam et Bonaventure de Coëtlogon, seigneur et
dame du Boisdulier, fondèrent en cette chapelle une messe pour tous les
jours de fêtes chômées (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G,
82). Enfin, en 1729, Pierre Michault, vicaire à Chelun, était en même
temps chapelain du Boisdulier (Pouillé de Rennes). | |
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l'ancien manoir des Prés. Il dépendait de la seigneurie du Boisduliers ; | |
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l'ancienne
chapelle de Pazeins, aujourd’hui disparue. Ce sanctuaire, situé sur la
limite de l'Anjou, était, dit-on, une fondation des seigneurs du Boisdulier
antérieure à la chapelle Notre-Dame-de-Douleur du Boisdulier | |
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l'ancien manoir de la Marc. Propriété de la famille Rohan en 1513 ; | |
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l'ancien manoir de la Tercouyère. Propriété de la famille Rohan en 1513 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE d
e CHELUND'après M. de Courcy, le manoir du Boisduliers en la paroisse de Chelun donna son nom à une famille noble existant encore en 1513 et portant pour armes : de sable au chef d'argent denché de gueules, chargé de trois coquilles de même ; mais à cette époque il y avait longtemps déjà que la seigneurie du Boisduliers était sortie d'entre ses mains. Le premier seigneur du Boisduliers que nous connaissions est, en effet, Simon d'Espinay, seigneur dudit lieu, vivant en 1390. Celui-ci épousa Marie de la Frète, dont il eut plusieurs enfants ; le second de ses fils, Guy d'Espinay, reçut en partage la seigneurie du Boisduliers. Ce Guy d'Espinay fut un vaillant chevalier et devint grand écuyer du duc Jean V, qui reconnut publiquement ses services en 1431 ; mais il mourut sans postérité et le Boisduliers passa après sa mort à son neveu Robert II, sire d'Espinay, qui en dota un de ses fils, André d'Espinay. Ce dernier suivit d'abord le parti des armes, puis se fit d'église, dit du Paz, et devint scholastique de la cathédrale de Rennes. A son décès le Boisduliers revint à son neveu Guy, sire d'Espinay, époux d'Isabeau Gouyon, qui laissa cette terre à son fils unique Henri, sire d'Espinay, mari de Catherine d'Estouteville. Ceux-ci eurent, entre autres enfants, deux garçons, Guy, sire d'Espinay, et Jean, seigneur du Boisduliers ; ce fut Guy qui fonda le 24 mars 1512 la chapelle du manoir du Boisduliers. Jean d'Espinay, seigneur du Boisduliers, épousa Radegonde des Déserts, fille du seigneur de Bréquigny ; il mourut le 15 octobre 1537 et fut inhumé en l'église conventuelle des Cordeliers de Rennes. Sa veuve fut tutrice de leurs enfants, Claude et Louise d'Espinay. En 1541, cette dame se fit représenter à une montre par Christophe Thomasse, qui vint « bien monté et armé en estat d'homme d'armes, accompagné d'un coustilleur très bien armé et d'un page garny de lance » et déclara se présenter pour « damoiselle Radegonde des Déserts, tutrice de son fils, Claude d'Espinay, seigneur du Boisduliers » ; il montra aussi, au nom de cette dame, une déclaration de biens nobles montant à 1 500 livres de rente. Claude d'Espinay mourut sans postérité, après 1561, et laissa la seigneurie du Boisduliers à sa soeur, Louise d'Espinay, femme de René de Téhillac, seigneur dudit lieu et du Pordo, Le fils de ceux-ci, Jean de Téhillac, seigneur du Pordo et du Boisduliers, épousa Jacquemine de Bourgneuf de Cucé ; cette dame joua un assez grand rôle pendant la Ligue à Châteaubriant, où le seigneur du Boisduliers avait un hôtel. De ce mariage naquit Gabrielle de Téhillac, dame du Boisduliers, qui, s'unit en 1609 à Balthasard Le Breton, marquis de Villandry. Les enfants de ces derniers durent vendre la terre du Boisduliers, qui appartenait en 1654 à Jean du Boisadam, second fils de Jacques du Boisadam, chevalier des Ordres du roi, et de Marguerite Martin de la Balluère. Jean du Boisadam, seigneur du Boisduliers, épousa : - 1° en 1654 Bonaventure de Coëtlogon, veuve de Louis Le Roux, seigneur de Kerninon ; - 2° à Saint-Etienne de Rennes, le 9 avril 1687, Françoise Godart, fille du seigneur de la Jarsaye. En 1680, de concert avec sa première femme, il fonda une messe en la chapelle Boisduliers. Il paraît que Jean du Boisadam n'eut point de postérité et laissa la seigneurie du Boisduliers à un fils de sa première femme, Jean Le Roux, seigneur de Kerninon ; né le 28 juin 1653,. marié en 1617 à Marie-Charlotte Lesparler, ce dernier décéda le 5 juin 1725 et fut inhumé en l'église de Ploulec'h. Son fils, Joseph Le Roux, qualifié comte de Kerninon et vicomte du Boisduliers, né en 1685, épousa en janvier 1714 Jeanne-Marie Pastour et décéda le 17 février 1715, ne laissant qu'un fils posthume, Jean-Baptiste Le Roux, comte de Kerninon, marié, en 1738 à Gillette de Saint-Pern, fille du seigneur du Lattay. Mais à cette dernière date, la terre du Boisduliers avait encore changé de mains ; elle appartenait à Jean-Vincent de Larlan de Kercado, comte de Rochefort, qui l'afferma, par bail du 26 juillet 1740, au prix de 1 800 livres, plus 100 livres au chapelain (Archives d'Ille-et-Vilaine, E. 125). Le seigneur de Rochefort, époux de Marie-Thérèse de Brancas, ne conserva pas longtemps la seigneurie du Boisduliers ; qu'acheta Jean-Guy. Gardin du Boishamon, seigneur de la Marchée, contrôleur général des domaines et bois du roi en Bretagne. Marié à Sainte-Marie-Louise du Boispéan, ce seigneur du Boisduliers mourut à Paris avant 1782 et fut inhumé en cette ville, dans l'église Saint-André-des-Arts ; sa veuve décéda à Martigné le 27 août 1785, et son corps y fut enterré dans la chapelle Saint-Thomas. Le dernier seigneur du Boisduliers fut Guy-René Gardin, président à la Chambre des Comptes de Bretagne, marié à Fercé, le 20 août 1776, à Elisabeth du Boispéan ; il émigra, et pendant son absence le Boisduliers fut vendu nationalement. Rentré en France, il mourut en 1808. La seigneurie du Boisduliers, qualifiée de châtellenie aux derniers siècles, avait une haute justice exercée à Chelun. Au grand fief du Boisduliers était alors uni le fief seigneurial de Chelun. Aussi le seigneur du Boisduliers était-il regardé comme fondateur et prééminencier de l'église de Chelun, autour de laquelle on voyait encore peinte naguère sa litre seigneuriale. En 1740 comme, en 1750 le domaine proche du Boisduliers se composait : du manoir du Boisduliers avec sa chapelle et son colombier, — de la retenue et des bois, — des métairies de la Marre, de la Tréhallière, des Prés, de la Trécouyère et de l'Epinerie (abbé Guillotin de Corson).
(à compléter)
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