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CHATEAUNEUF-DU-FAOU |
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La commune de Châteauneuf-du-Faou ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHATEAUNEUF-DU-FAOU
Châteauneuf-du-Faou vient de « castrum novum » (in fago), antique castel édifié par les seigneurs du Faou. La maison du Faou est un ramage des comtes de Léon.
Châteauneuf-du-Faou, démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouyé, est fondé par les vicomtes du Faou, ramage des comtes de Léon, qui prétendaient remonter au VIème siècle. Prise en 1186 par Guihomarch et Hervé de Léon, la forteresse de Châteauneuf appartient aux vicomtes du Léon jusquà sa confiscation par le duc Jean en 1420. Elle est en ruine en 1440, quand est bâtie à son emplacement la chapelle Notre-Dame des Portes.
Vers le début du XIIIème siècle, la paroisse de Châteauneuf, créée autour du château, est détachée de la paroisse primitive de Plonévez-du-Faou, et Le Moustoir (Moustoer en 1535), ancienne fondation monastique, en devient la trève. En 1778, la trève avait 550 habitants dont 350 communiants, alors que Châteauneuf, sans sa trève, comptait 2 150 habitants dont 1 650 communiants. La paroisse de Châteauneuf-du-Faou dépendait de l'évêché de Cornouaille.
Vers 1592, un combat se déroule entre les Ligueurs et les Royaux, au village de Poulaudran ou Poulaudren. Dans la nuit du 23 mars 1593, le capitaine royaliste du Liscoët et sa troupe se livrent au pillage de Châteauneuf-du-Faou.
On rencontre les appellations suivantes : Castellum novum (au XIIème siècle), Castrum novum (en 1217), Castrum novum in fago (vers 1330 et en 1368) et Chasteauneuf du Fou (en 1391).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Châteauneuf-du-Faou (anciennement Châteauneuf) : Louis An Kergoet (vers 1533), Olivier de Tremarchec (1533-1544), Pierre Gougar (1544-1567), Yves Toullalan (1567-1602), Jean Foxus (1603-1620), Michel Hyre (1620-1638), Lucas Mathieu (1638-1656), Hervé Saul (1656-1668), François de Rosily, seigneur de Moustoir (1668-1687), Jacques Furic (1687-1704), Henry de Suberville (1704-1717), Noël Furic (1717-1774), Maurice-Louis Le Du (1774-1789), François L'Haridon de Penguily (1789-1791), Henri Le Mentheour (1791-1796), Joseph Le Guillou (1789-1799), Guillaume Le Bihan (1802-1804), Jean Le Corre (1804-1821), Jean-Marie Kermel (1821-1867), Théophile Naissant (1867-1869), Jean-Marie Messager (1869-1879), Michel Peron (vers 1891), ....
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PATRIMOINE de CHATEAUNEUF-DU-FAOU
l'église Saint-Julien et Notre-Dame (1737-1878). Elle a été édifiée à lemplacement dun édifice du XVème siècle, puis reconstruite en 1878 par Jules Boyer. L'édifice actuel comprend une nef de six travées avec bas-côtés et clocher encastré, un transept et un choeur à chevet polygonal. De l'ancien édifice, on a conservé le clocher-porche amorti par dôme et lanternon et édifié en 1737. On voit dans la chapelle des fonts des peintures murales de Paul Sérusier qui datent de 1914-1919 et qui représentent l'Annonciation, l'Assomption, le Baptême de Notre-Seigneur, la Cène, la Crucifixion et la Résurrection. On y trouve des statues anciennes qui proviennent pour la plupart de l'ancienne chapelle Saint-Michel : saint Martin (en pierre, 1634), sainte Marguerite, saint Maudez, saint Michel, saint Pierre, sainte Barbe, Notre-Dame de Délivrance, Pietà (en pierre) et un groupe de sainte Anne, la Vierge et l'Enfant (1632) ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Portes (1892-1893), bâtie, semble-t-il, sur l'emplacement du château fort édifié par les seigneurs du Faou, et restaurée en 1953 et 1954. Il s'agit de l'oeuvre de M. Ernest Le Guérannic ou Guerrannic (la première pierre est bénite le 28 août 1892 et la chapelle le 27 août 1893). Cet édifice comprend, précédé du clocher, une nef de trois double-travées avec bas-côtés, un transept, un choeur comprenant une travée droite et un chevet polylobé. Le clocher est de 1901-1902. La chapelle a été restaurée en 1953. Le porche date du XVème siècle (vestige de l'ancienne chapelle de 1438, reconstruite en 1892). A signaler que Jean V avait accordé franchise de l'impôt de vin pour ceux qui aideraient à la construction de la chapelle commencée par Jean Le Prat. La chapelle est nommée ainsi parce qu'un vicomte du Faou fit placer l'image de la Vierge au-dessus de la porte de son château. La statue en chêne de Notre-Dame des Portes est solennellement couronnée, au nom de Léon XIII, par Mgr Valleau, évêque de Quimper et de Léon, le 26 août 1894. On y voit les armoiries de la famille de Rosily de Meros ; | |
la chapelle du Moustoir ou de Saint-Ruelin (XIV-XVIème siècle), restaurée en 1980 et située à Le Moustoir. La chapelle était jadis entourée d'un cimetière avec calvaire. Il s'agit d'un édifice irrégulier en forme de croix comprenant une nef avec bas côté sud de trois travées, un transept et un choeur. La flèche a été foudroyée en 1852 et non reconstruite. Un ermitage dédié à Saint Ruelin ou Rivelen aurait été édifié au VIème siècle à cet endroit. Saint Ruélin est un religieux qui succède à saint Tugdual, sur le siège épiscopal de Tréguier, l'an 598. Un monastère lui succède au XIIème siècle. Il s'agit d'une ancienne trève de Châteauneuf-du-Faou. La construction de la chapelle qui démarre semble-t-il en 1575 n'est achevée que vers 1628 (date indiquée sur l'un des contreforts du clocher). A signaler qu'une des anciennes cloches (nommée "Anne-Hervé", parrainée par Hervé Guichanée et Anne le Bec, et bénite le 17 mars 1713) portait l'inscription suivante : "Jesus fait faire par M. Gregoire 1526 Gueguan f. notre dame du Mouster". (en 1791 la chapelle comptait trois cloches dont deux petites). En 1826 (sous l'apostolat de Jean Marie Kermel), l'unique cloche est remplacée par une nouvelle cloche. L'aile nord (avec chapelle) remonte au XIVème siècle, le bas de la nef et le haut de la longère nord de la nef remonte au XVème siècle. L'aile sud date du XV-XVIème siècle. Le chevet est du XVIème siècle (un des piliers de l'arcature porte la date de 1575). Le haut de la longère sud date du XVIème siècle. Le retable date du XVIIIème siècle. Les fonts baptismaux avec dais datent de la fin du XVIIème siècle (la cuve baptismale fut consacrée en 1575). On y voit plusieurs statues anciennes dont un groupe de la Sainte Famille (XVème siècle), les statues en pierre de saint Pierre (XVIème siècle) et de saint Louis (XVIIème siècle), les statues en bois de Saint-Marc (XVème siècle), de la Vierge-Mère (XVIème siècle), sainte Anne (XVIème siècle), sainte Barbe (XVIème siècle) et saint Sixte (XVIème siècle), les statues en bois non datées de saint Laurent (du XVIIème siècle, semble-t-il), saint Eloi, saint Ruellin, saint Mathurin de Larchant. A signaler qu'une statue de saint Gilles, datée semble-t-il du XVIème siècle, a été transférée en 1894 au Musée archéologique de l'évêché de Quimper. On mentionne aussi une statue en pierre et sans tête de Jacques le Majeur (XVIème siècle). Le Christ est une statue en bois du XIVème siècle (elle proviendrait de la chapelle Saint-Michel). Les vitraux (1989) sont l'oeuvre du maître verrier Alain Grall : sont représentés, saint Louis, le Christ en gloire, saint Ruellin, la Visitation et saint Yves. Pendant plusieurs siècles, la famille de Rosily y possède une prééminence. Liste non exhaustive des prêtres qui ont desservi l'église tréviale : Arvor (1646-1653), Le Guen (1653-1669), Dom Jan le Du (1669-1684), Antoine La Bouexière ou Boexière (1684-1688), Rolland Le Borgne (1688-1703), Guillaume Fichant (1703-1707), François l'Ollivier (1707-1721), Pierre Servin (1721-1725), Noël Nedelec (1725-1729), Henri-François Le Moigne (1729-1736), Julien Frances (1736-1738), Jean-Marie Le Guillou de Respidal (1738-1740), Le Bail (1740-1754), François l'Ollivier (1754-1765), Henri Le Mentheour (1765-1778), Joseph Le Guillou (1778-1787), ... ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame du Vieux-Marché, aujourd'hui disparue. Il subsiste près de l'emplacement de l'ancienne chapelle une fontaine dédiée à saint Maudet (ou Maudez) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel, située jadis à l'entrée de Châteauneuf-du-Faou et aujourd'hui disparue. Elle se trouvait autrefois à l'emplacement actuel du Monument aux Morts de la guerre ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Trémeur (1628) et la fontaine sacrée dite de Saint-Winou (ou Sant Vinou, identifié avec saint Goueznou). La chapelle, fondée en 1628, est en ruines dès 1676 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent, située jadis au bourg de Châteauneuf-du-Faou et aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-André, appelée aussi chapelle Saint-Tugdual ou Saint-Goarch et aujourd'hui disparue. Elle possédait jadis un cimetière appelée Parc-ar-Veret ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, située jadis près de Kervanou et aujourd'hui disparue. Elle possédait jadis un cimetière ; | |
l'ancienne chapelle de Pont-Pol, dédiée à saint Pierre et saint Paul et aujourd'hui disparue. Elle est en ruines dès 1823 ; | |
l'ancienne chapelle de la Trinité, appelée aussi chapelle Saint-Dourec et aujourd'hui disparue ; | |
les vestiges du château de Châteauneuf (XIème siècle) à Roz-ar-Porzou ; | |
le calvaire de Le Moustoir (XVème siècle), sculpté par les ateliers de Scaer ; | |
le calvaire de Béron (XVème siècle) ; | |
le calvaire de Kroaz-Quenquis ou Croaz-Kenkiz (XVI-XVIIème siècle) ; | |
la croix de la chapelle Notre-Dame-des-Portes (XVIème siècle) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix du cimetière de Châteauneuf-du-Faou (1895), la croix située rue de Quimper (XVIème siècle), la croix située place Saint-Michel (1865) ; | |
la fontaine Saint-Jean-Baptiste (XVème siècle) ; | |
la fontaine, située place de la Résistance (1831) ; | |
la maison, située au n° 16, rue de la Mairie (XVIIème siècle) ; | |
4 moulins à eau : du Duc, du Milieu, Neuf, Petit ; |
A signaler aussi :
l'enceinte de Lesneven (âge de fer) ; | |
le pont du Roy (XVIIème siècle) ; | |
la découverte en 1907 d'une sépulture ancienne au lieu-dit "Parc-Bras" à Keranmoual ; | |
l'ancien manoir de Keranmoual. En 1536, la terre de Keranmoual appartenait à Jean du Quellenec, puis successivement à Gilles de Botmeur, sieur de Kernezre, à Guillaume Capitaine, à François de Kerros, à Bertrand de Tronjoly, à Furic de Kerezelec (en 1717), à Le Bihan du Rumen, à Lostie de Kerhor (en 1806) ; | |
l'ancien manoir de Rosily. Il a donné son nom à une maison chevaleresque éteinte au XIXème siècle. Les Rosily porteront d'abord le titre d'écuyer puis de chevalier (vers 1646). Le premier Rosily connu est Roland (né vers 1250 et décédé en 1320). On trouve ensuite Guillaume Ier (vers 1270), Michel Ier (vers 1340), Guillaume II (vers 1453), Jean Ier (1462-1517), Jean II (vers la fin du XVème siècle), Christophe (milieu du XVIème siècle), Michel II (vers la fin du XVIème siècle), .... Jean Ier avait épousé N... de Kaer (fille su seigneur de Kerverziou). En 1568, Michel II de Rosily épouse Catherine du Tymen. Le manoir avait été restauré en 1750 par Mathurin Olivier Etienne de Rosily. La justice des trois seigneuries Moustoir, Meznos (ou Meros) et Rosily était rendue au village de Kerven entre 1780 et 1786. A noter qu'une tombe de la famille de Rosily de Meros se trouve au cimetière du Père-Lachaise à Paris ; | |
l'ancien manoir du Verger. Ce manoir est incendié par les Bonnets Rouges en 1675 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CHATEAUNEUF-DU-FAOU
Les seigneurs du Faou avaient jadis le droit de siéger aux Etats avec les chevaliers bannerets. La maison du Faou se fond, en 1371, dans la famille du Quellenec, par le mariage de Tiphaine, vicomtesse du Faou, avec Jean du Quellenec.
Les principales terres de la paroisse de Châteauneuf-du-Faou était Keranmoual, le Quinquis, Rosily et le Verger.
(à compléter)
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