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CHATEAULIN

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La commune de Châteaulin (bzh.gif (80 octets) Kastellin) est chef lieu de canton. Châteaulin dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHATEAULIN 

Châteaulin vient de château (Kastell, en breton) construit au Xème siècle, sur une butte dénommée « Nin ». Nin est le nom de la montagne où s'était retiré saint Ildunet. Saint Ildunet a mis sous la protection de l'abbé de Landévennec toutes les terres qu'il possédait du roi Grallon-Maur. 

Châteaulin prend son essor près du château fort situé au lieu-dit Vieux-Bourg, bâti, semble-t-il, par Budic Castellin, comte de Cornouaille au Xème-XIème siècle. Non loin de là, l’abbaye de Landévennec établit un prieuré dédié à Saint Idunet (prieuré de Loc-Idunet ou Loc-Yonet) et autour duquel s’établit un bourg appelé Locyonnet ou Loguionnet. Un troisième bourg s’installe à Lostrat. Vers le XVème siècle, est créé un bourg unique sous le nom de Châteaulin, regroupant les trois bourgs précédemment cités.

Les seigneurs du château-fort accèdent successivement à la fonction de comte de Cornouaille puis à celle de duc de Bretagne (en 1066). L'an 1163, à la suite de démêlés entre Ruelin (vicomte du Faou) et Hervé (comte de Léon), ce dernier est enfermé avec son fils Guyomarc'h dans la forteresse de Châteaulin. Suite à leur libération par le peuple de l'évêché de Léon, emmené par Hamon, évêque de Léon (assisté du duc Conan IV), le vicomte de Faou est à son tour détenu dans le château de Daoulas où il meurt misérablement.

Vers 1250, le duc Jean Le Roux entoure son domaine ducal d’un mur de 32 km de long (appelé le « Mur du Diable »). Vers 1595, pendant les guerres de la Ligue, le pays de Châteaulin est mis en coupe réglée par La Maignagne, un des partisans du duc de Mercoeur. C'est Châteaulin qui, en Cornouaille, donne le signal de la Révolte des Bonnets-Rouges ou du Papier Timbré. La paroisse de Châteaulin dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. 

On rencontre les appellations suivantes : Castrum Castellin (au XIème siècle), Chasteaulin (en 1305).

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PATRIMOINE de CHATEAULIN

l'église Saint-Idunet (1868-1869). Celle-ci remplace l’ancienne église du prieuré de Landévennec (XVIème siècle). La nouvelle église est construite en 1868-1869 sur les plans de l'architecte M. Boyer : elle comprend un clocher semi-encastré, une nef avec bas-côtés de cinq travées, et un choeur polygonal avec déambulatoire. Celui-ci entoure un rond point de sept travées : dans son axe s'ouvre une chapelle absidale. Le retable date du XVIIème siècle. Le retable de l'aile sud provient de la chapelle saint Jean. A l'intérieur du choeur, deux statues du XVIIIème siècle : saint Luc, du côté de l'Evangile ; saint Idunet, du côté de l'Epître. A signaler aussi une statue de saint Corentin avec sa fontaine, et les statues de la Vierge, de sainte Anne, saint Joseph, saint Yves, sainte Marguerite et un tableau de la Mort de la Sainte Vierge ;

la chapelle Notre-Dame (XIIIème siècle), reconstruite en partie en 1721 et 1753 et restaurée en 1860. Il s’agit de l’ancienne chapelle du château. Elle comprend une nef de six travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. L'édifice remonte dans ses parties les plus anciennes au dernier quart du XIIIème siècle et a été remanié à plusieurs époques, notamment aux XVème, XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles. On y trouve la pierre tombale de Jeanne de Trésiguidy, vicomtesse du Faou (datée de 1324). L'entrée monumentale date de la fin du XVème siècle. Le clocher à dômes et lanternons date de 1753 (date portée sur sa face sud). Les murs extérieures datent du XVIème siècle. Le porche méridional, restauré en 1726, date de 1722. La nef de six travées date du XIII-XIVème siècle. L'abside à pans coupés du type Beaumanoir, porte au bas du pignon sud la date de 1691. A l'intérieur du porche, au-dessus de la porte de la chapelle, se trouve une belle statue en bois de la Vierge Marie (XVIIIème siècle). Le portail ouest date de 1753. Le retable du maître autel (fin du XVIIème siècle) est attribué à Maurice Le Roux. L'autel du retable du rosaire (avec tableau de François Valentin) date du XVIIème siècle : il a été refait en 1815. L'autel sainte Barbe provient de Pont-de-Buis. Le confessionnal et la table de communion datent du XVIIIème siècle. L'église contient de belles statues du XVème, XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles : saint Herbot (en pierre, XVème siècle), saint Jean-Baptiste (en pierre), saint Crépin, saint Crépinien, Vierge-Mère (en bois, XVIIème siècle), Pietà (en bois, XVIIème siècle), saint Nicolas (en bois, XVIème siècle), saint Maudez (en pierre, XVème siècle), saint Grégoire (en bois, XVIème siècle) et un groupe en pierre de sainte Anne et de la Sainte Vierge, tenant sur ses genoux l'enfant Jésus (XVème siècle) ;

la chapelle Notre-Dame de Kerluan (XVIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle. Elle est en forme de croix latine. Le clocher, à deux étages, est coiffé d'un petit dôme de style Renaissance. Le pignon ouest date dans sa partie basse du XVIème siècle et a été remonté au XVIIIème siècle dans sa partie haute. Le chevet a été reconstruit en 1713 ainsi que l'indique l'inscription : "Bezien Fabrique 1713" et la longère sud, restaurée en 1837. La sacristie octogonale porte l'inscription : "V. D. Mre. Le Du, Rr. H. H. Ian. Guizien. Fabr. 1734". On y trouve plusieurs statues anciennes : la Vierge-Mère (XVIIIème siècle), autre Vierge, saint Luc (XVIIIème siècle), saint Marc, saint Corentin (XVIIIème siècle) et saint Mathurin (XVIIIème siècle) ;

l'ancienne chapelle de Kerjan, située jadis près du château et dédiée à saint Jean-Baptiste. Cette chapelle dépendait autrefois de la Commanderie de la Feuillée. Elle est aujourd'hui détruite mais la fontaine subsiste ;

la chapelle Saint-Compars (XVIème siècle), située à Lospars. C'est un édifice rectangulaire avec chevet à trois pans et clocheton Renaissance. Elle paraît avoir été reconstruite au début du XVIIIème siècle ainsi que l'indique, au-dessus de la porte sud, l'inscription : "V. Caro. F.B. 1710". La charpente paraît du XVIème siècle. Au Sud Est se trouve une petite sacristie octogonale. A l'intérieur, on peut voir les statues de saint Compars et de saint Yves. Sur le clocher se trouve une statue en kersanton représentant saint Compars en abbé, et plus haut un écusson aux armes de la famille Treziguidy ;

l'ancienne chapelle de l'Hôpital, mentionnée en 1696 et aujourd'hui disparue ;

le calvaire de la chapelle Notre-Dame (fin du XVème siècle). D'un côté, le Christ en croix et les larrons séparés par la Vierge et Nicodème, de l'autre le Jugement dernier. Le Christ imberbe sur un arc en ciel et les pieds sur le globe du monde est encadré d'un ange sonnant de l'oliphant et de la sainte Vierge. A ses pieds des personnages sortent de leurs tombeaux ;

la croix (XIXème siècle), située au cimetière de Châteaulin ;

d'autres croix ou vestiges de croix : une croix située dans un enclos de Châteaulin (vers 1950), la croix de l'école Saint-Louis, Kergudon (1946), Kerluan (XVème siècle - 1639, de l'atelier Roland Doré), Lospars (XVème siècle - 1645) ;

l’ossuaire (XVIème siècle) de la chapelle Notre-Dame ;

la fontaine de Stanguivin ou Stang-Vihan ;

les chaumières (XVIIème siècle) ; 

la mairie (1925), oeuvre de l'architecte Charles Chaussepied de Quimper ;

4 moulins ;

A signaler aussi :

les ruines du château ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CHATEAULIN

(à compléter)

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