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CHATEAU-THEBAUD

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La commune de Château-Thébaud (bzh.gif (80 octets) Kastel-Tepaod) fait partie du canton de Vertou-Vignoble. Château-Thébaud dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CHATEAU-THEBAUD

Château-Thébaud vient de la famille Thébault de Kerbernard, qui aurait vécu à cet endroit à une période reculée.

La paroisse, qui est antérieure à 1287, dépendait jadis du doyenné de Clisson. En 1201, les moines de Buzay vendent la chaussée de Château-Thébaud et un moulin à la duchesse Constance de Bretagne pour la création en 1201 de l'abbaye de Villeneuve.

Dans le Pouillé de Nantes (1287), pour Château-Thébaud, sont mentionnés une vicairie perpétuelle à Saint Vincent, un prieuré à Saint-Thomas, et l'église paroissiale Saint-Martin : " ces trois lieux de culte relevaient de l'obédience de Saint-Jouin-de-Marnes, dans la Vienne, puis devinrent vers 1550 et jusqu'en 1657, bénéfices, au profit des chanoines de la collégiale Notre-Dame de Nantes " (Léon Maître).

Les terres de Château-Thébaud appartiennent successivement aux seigneurs de Montrelais (à Jean de Montrelais, en 1294), de Plessis-d'Angers, des Maures (vers 1500), puis à la famille Mortemart (en 1669).

Château-Thébaud (Châteauthébaud) et La Chasseloire font partie, jusqu'à la Révolution, d'une seule et même seigneurie dont le siège est d'abord Château-Thébaud, puis ensuite La Chasseloire. La châtellenie se fixe sur le plus haut pic de la colline : une tour avec son belvédère est restée dominante jusqu'à l'époque romantique et les artistes Benoist et de Wismes l'ont représentée dans leurs gravures d'alors. Elle était le symbole de l'important domaine des Thébaud, des comtes de Maure, de Rochechouart dont la veuve une Colbert, vendit aux Cailleteau et aux Leloup de Chasseloire, seigneurs supérieurs durant tout le XVIIIème siècle. C'est à eux que rendaient "aveux", les autres châtelains de La Bourdinière, La Templerie, La Turmelière, La Placelière, La Blancheterie, Barre-Sauvage, Le Rafflay et autres lieux nobles. Cette châtellenie avait droit de juridiction qui s'étendait sur 5 paroisses : Château-Thébaud, Maisdon, Vertou, Saint-Fiacre et Saint-Lumine-de-Clisson. Ses fourches patibulaires possédées quatre piliers. Le seigneur de Château-Thébaud était seigneur supérieur et fondateur des églises paroissiales de Château-Thébaud et Saint-Lumine-de-Clisson.

Michel Sailland tenait une école au bourg, en 1540 (Archives de la Bourdinière). 

Note 1 : une occupation gallo-romaine est attestée sur le territoire de Château-Thébaud (à Saint-Gabriel). 

Note 2 : les principaux maires de Château-Thébaud sont : Bled, Richard de Castelnau (sous le 1er Empire), Bernard de La Turmelière, Bernier de Maligny, gendre de Mosneron de Launay (de 1815 à 1830, sous la Restauration), Alexandre Perthuys, Crucy, des Fontenelles, Valentin Mary (sous Louis Philippe), de Monti de La Bourdinière (sous le Second Empire), Charruau, Ménard, de La Placelière, Spork (héritier des Renou, les propriétaires de La Giétrie) et Lucient Merlet.

Note 3 : sur les registres de délibérations du "Général de paroisse" qui vont de 1715 à 1783, on relève le nom des curés Tribara, Chauvelin et Cruaud (ou Criaud, qui refusa de prêter le serment de la Constitution), Houdet (prêtre jureur), puis Agaisse (décédé le 8 janvier 1850), Bioret, ..., et on y voit les signatures des hommes de loi : Barié, Goyau, Huteau, Plumangat, Delaunay-Branlard, Lenormand, puis celles des marguilliers : Perthuy, Blineau, Rivière et Thébaud.

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PATRIMOINE de CHATEAU-THEBAUD

l'église Saint-Martin-et-Saint-Vincent (XIXème siècle). L'église est édifiée de 1808 à 1822 à l'emplacement de l'ancienne chapelle Saint-Vincent. Saint-Martin (de Vertou) né à Nantes vécut au temps de Saint-Félix : ses principales fondations sont à Vertou (Saint-Jean pour les hommes et Saint-Pierre pour les femmes), Saint-Georges de Montaigu et Aution (Saint-Jouin de Marnes, Deux Sèvres). Saint Martin mourra dans son monastère de Montaigu. Les cloches (rapportées d'Espagne par les soldats de Napoléon ) sont achetées par l'abbé Agaisse et installées en 1813 : - la première cloche "Marie-Amable" (fondue en 1619 et pesant 541 livres) eut pour parrain M. Amable de Castelnau (maire), et pour marraine, Mme Marie de la Turmelière, dame de Goyon. - la deuxième cloche "Saint Vincent" (fondue en 1725 et pesant 356 livres) eut pour parrain M. J. Rochery et pour marraine Mme Madelaine du Rhuais. La première église de Château-Thébaud était dans l'enclos du cimetière actuel. En 1752 et à suivre, de grosses réparations sont effectuées à l'église et à son presbytère, et pour ces réalisations on demande : - 300 livres aux Leloup de Chasseloire, aux Dupas de La Bourdinière, aux Grou de La Placelière, Le Bonnetier, - 200 livres aux Bernard de La Turmelière, aux Fresneau de La Templerie, aux dames des Couëts, aux Delaunay-Branlard qui demeurent à La Gaillotière, - 100 livres aux Vallery des Fontenelles, aux Lefebvre du Bréron. Sont aussi imposés les de La Bourdonnaye du château de Launay en Vertou, les Bellabre et Tatin de Nantes, à cause de leurs terres sur la paroisse. L'église Saint-Martin a été vendue nationalement en 1790 : l'acheteur en a transporté les pierres pour construire sa maison sur les bords de la Maine. Il subsiste de l'ancien édifice, une petite fenêtre ogivale (dans le mur sud) et deux arcatures ogivales trilobées. La statue de Saint-Martin date du XVIII-XIXème siècle. A la fin du XIXème siècle, l'église a été agrandie et parmi les souscripteurs on remarque les noms de Renou (de La Giétrie), Ménard (de La Placelière), Lagarde (du Rafflay), Pajot (de La Bourdinière), Noury (de Bel Abord), Guilbaud (de La Buterie et de La Giétrie). Les familles Thébaud et Leloup de Chasseloire avaient jadis des droits de prééminences dans la vieille église alors sise à Saint-Martin où se trouve encore le cimetière. Le presbytère joignait jadis l'enclos des morts, ainsi qu'une retenue appartenant au clergé. Le vieux cimetière n'a cessé de s'étendre grâce à des dons ou ventes des Pihan-Dufeillay, des Guilbaud et Renou. Le sire de Châteauthébaud était jadis seigneur supérieur et fondateur de l'église de Château-Thébaud, et il y avait ses armoiries, bancs, enfeus et lisières ;

l'ancienne chapelle Saint-Vincent, située sur le coteau de la Tour et aujourd'hui disparue. Le curé y disait la grand-messe, un dimanche sur deux ;

l'ancienne chapelle située à La Chauvinière et aujourd'hui disparue. La Chauvinière servait de Maison de repos pour les missionnaires de la Congrégation de Saint-Clément, rattachée à l'Oratoire. Elle devint un foyer de Jansénisme, après la mort de l'abbé Pierre Lévêque, son titulaire. Ce bénéfice comprenait des vignes et un moulin. La légende prétend que vers 1710 le père Grignion de Montfort se plaisait à rentrer chaque soir à La Chauvinière lorsqu'il était venu réveiller le zèle religieux à Saint-Fiacre et La Haie-Fouassière ;

l'ancienne chapelle Saint-Thomas, aujourd'hui disparue. Elle comprenait une maison où résidait l'abbé Agaisse jusqu'à sa mort en 1847 ;

les anciennes chapelles domestiques, aujourd'hui disparues : celle de La Chasseloire (près de la Tour), de La Bourdinière, de La Turmelière, de La Templerie, de La Placelière, du Bréron (créée par l'ingénieur des fortifications royales Lefebvre), du Rafflay ; 

les vestiges du manoir de la Templerie (XII-XIII-XIXème siècle). Il s'agit d'une ancienne commanderie de templiers édifiée au XIIème siècle et portant le nom de "La Templerie". La Templerie fut une halte pour ceux qui s'en allaient jadis en pèlerinage, par exemple à Saint-Jacques-de-Compostelle. Le domaine est vendu au XIIIème siècle et devient alors la propriété de la famille Fresneau puis de la famille Turmeau. Les Fresneau firent construire le portail monumental. Le manoir est saccagé durant la Révolution. Il conserve un pan de mur de l'époque des templiers ainsi qu'un portail daté du XIIIème siècle et construit par les Fresneau. La Templerie et La Bourdinière avaient jadis une juridiction commune et les deux noms sont très souvent associés ;

le manoir de la Bourdinière (XV-XVII-XVIIIème siècle), édifié au XVème siècle par Pierre Landais, trésorier du duc François II. Il devient ensuite la propriété des familles Dupas de La Garnache et d'Estourbeillon. Il possède une belle tourelle gothique et de hauts murs à créneaux. Il possédait jadis une chapelle privée. Ses seigneurs avaient droit de lisière, de banc et enfeu dans l'église paroissiale. Ils étaient alliés à la seigneurie de la Templerie ;

le manoir de la Placelière (milieu du XVIII-XIXème siècle), édifié en 1747-1748 par l'armateur nantais Guillaume de Grou (également propriétaire de l'hôtel "Le Temple du Goût" sur l'île Feydeau à Nantes) et son épouse Anne O'Shiell, à côté d'un ancien manoir qui disparaît aussitôt après l'achèvement de la nouvelle construction. On dit même que Benjamin Franklin y fut reçu lors de son passage dans la région nantaise. L'ancien manoir était, en 1612, la propriété de René de La Fosse, écuyer, et de Julienne Maillard, sieur et dame de La Placelière. Le 31 août 1712, est célébré en la chapelle, le mariage de Guy du Being, sieur de La Haudinière, avec Marie Guignard. Un acte de vente de terres dépendant du domaine de La Placelière établit que celui-ci appartenait, en 1747, aux quatre héritiers de Luc O'Shiell, décédé en 1745, et d'Anne-Marie Vanasse : Marie O'Shiell épouse de Antoine Walsh, Anne O'Shiell épouse de Guillaume Grou, Nicolas-Luc O'Shiell et Agnès O'Shiell épouse de Jean Stapleton. De 1742 à 1756, Guillaume Grou, ancien négociant, équipe 9 navires dont 3 négriers. Guillaume Grou mourut le 29 novembre 1774, à l'âge de 76 ans, et son épouse, en 1793. A défaut d'héritiers directs, la fortune (évaluée à 4 4300 000 livres en 1774) fut partagé en partie entre les Stapleton, O'Shiell et Walsh, les Leroux des Ridelières, de Clinchamp, Gohin de Montreuil, Castelnau et Bardon de Seconzac. Le manoir actuel est pendant la seconde moitié du XVIIIème siècle un lieu de réception pour toutes les familles d'origine irlandaise établies à Nantes : les O'Shiell, Stapleton, Walsh, Clarke, O'Riordan (alliés des Grou), Murphy, Browne, White, Hay de Slade. La bénédiction de la chapelle Sainte-Anne de La Placelière, par l'abbé Bourgeois, prieur de Saint Crespin, a lieu le 26 juillet 1748. Les gradins et les reliques de l'ancienne chapelle avaient été transférés à l'église Saint-Vincent de Château-Thébaud, dès 1746. Dans la chapelle entre 1750 et 1789, se déroulèrent les riches mariages d'armateurs : Prudhomme et Leroulx des Ridelières, Prudhomme et Le Bonnetier,..... Le manoir, qui est incendié et détruit durant la Révolution, est reconstruit en 1808 par Richard de Castelnau sur l'emplacement de l'ancien château du XVIIIème siècle. Charles Richard de Castelnau en épousant une Gohin de Montreuil, emprisonnée, sauva le domaine des Grou et à sa mort en 1846, Léon Ménard fut son successeur. Au milieu du XIXème siècle, La Placelière est la propriété de M. Pierre Tristan Briaudeau et de son épouse Mme Victorine Harmange. A leur décès, le domaine passe à leurs héritiers lesquels vendent le domaine à la famille Fernandez de Ruidiaz. Acquis par la ville de Nantes en 1919 pour 200 000 francs, la Placelière (au total près de 20 hectares) devient d'abord une maison de retraite pour vieillards avant de devenir en 1951 un hôpital. Devant la chapelle et l'orangerie, se dresse un chêne noueux, plusieurs fois centenaires. Ca et là, dans les cheminées, diverses plaques foyères portent encore, en alliance, les armes de ces familles Grou, O'Shiell, Stapleton, Prudhomme et Walsh ;

le manoir de Bel-Abord (XIX-XXème siècle). Propriété de la famille Le Bonnetier (avant 1836), du baron de Noury (en 1836), et des familles Bonnard du Hanlay, Le Masne, Desclos Le Peley ;

le presbytère (XVI-XIXème siècle), reconstruit en 1867. La tour date de 1576 ;

8 moulins dont le moulin à eau près du bourg, et les moulins à vent des Vieilles Chausses, de la Templerie, de l'Hébar, Saint-Gabriel (1824-1864), de la Placelière, de la Pandure, Chupin (XIXème siècle) ;

A signaler aussi :

le pont de Bel-Abord (1836) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CHATEAU-THEBAUD

La Templerie et La Bourdinière avaient jadis une juridiction commune et les deux noms sont très souvent associés.

La Turmelière était le fief de la famille Bernard (membres de la Chambre des Comptes), qui furent aussi fauconniers et capitaines des chasses royales.

Le Bréron était la résidence de campagne de la famille Lefebvre, ingénieurs des fortifications royales.

La Gaillotière, a été acquise par les négociants de Nantes, Charet de La Frémoire, qui l'achetèrent à la famille Branlard de Launay.

La Placelière et La Blancheterie, propriété des familles Grou, Walsh et Bonnetier (négociants nantais). En 1742, Guillaume Grou (décédé le 29 novembre 1774), qui n'avait été, jusqu'alors que négociant, devient armateur : de 1742 à 1756, il équipe 9 navires dont 3 négriers. Au milieu du XIXème siècle, La Placelière est la propriété de M. Pierre Tristan Briaudeau et de son épouse, Mme Victorine Harmange. A leur décès, elle passe à leurs héritiers lesquels vendent le domaine à la famille Fernandez de Ruidiaz. 

Bel-Abord a été aux familles Libault, puis Noury et à leurs alliés Bonnard du Hanlay, Le Masne, Desclos Le Peley.

Sous l'Ancien Régime, La Verrie était propriété des familles Parmentier et Charruau. Le Rafflay était propriété de la famille Feildel, Barre-Sauvage était propriété de la famille De Lisle. La Bâlerie était propriété de la famille Rochery. 

Dans la première moitié du XIXème siècle, on trouve les familles : Leloup et de Sesmaisons (à La Chasseloire), Turmeau (à La Templerie), Blanchard de la Musse et de Monti (à La Bourdinière), Leloup de La Biliais (à La Turmelière), le baron Amable de Castelnau et Léon Ménard (à La Placelière), Lefebvre et Monnier (au Bréron), Perthuys et Ridel (à La Chauvinière), Crucy (à La Fontenelles), Lagarde (au Rafflay), Noury (à Bel-Abord), Charruau (à La Ballerie), Leborgne (à Barre-Sauvage), Gaudin du Hallay (à La Gaillotière), Renoul (à La Giétrie), Pihan-Dufeillay (à Saint-Martin et La Sensive), Leroy (à La Verrie), Poirier (à Saint-Gabriel), Favre, Van Iseghem et Meunynck (à Grand'Maison).

 

La châtellenie de Châteauthébaud (ou Château-Thébaud) : A l'époque de la première mention faite de Châteauthébaud, cette seigneurie appartenait aux sires de Montrelais. Jean de Montrelais, seigneur dudit lieu et de Châteauthébaud, vivait en 1294. Vinrent successivement ensuite Renaud Ier de Montrelais, mari de Tiphaine Le Borgne, et Renaud II de Montrelais, époux de Marie d'Ancenis, l'un et l'autre seigneurs de Châteauthébaud. De cette dernière union sortit Marie de Montrelais ; elle apporta la châtellenie de Châteauthébaud a son mari, Jean de Châteaubriant, seigneur de Porteric, vers 1340 (Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons de Bretagne, 669). Ceux-ci eurent deux enfants : un garçon dont les fils moururent sans postérité, et une fille Marguerite de Châteaubriant qui hérita de ses neveux et devint dame de Châteauthébaud. Marguerite de Châteaubriant épousa d'abord vers 1376 Thébaud Anger, seigneur du Plessix-Anger, puis après son décès Edouard de Rohan ; elle mourut le 18 avril 1414. Du premier lit sortit Jean Ier Anger, seigneur du Plessix-Anger et de Châteauthébaud en l'an 1400, qui s'unit à Marie Coupu, fille du seigneur de la Coupuaye, et fit son testament en 1436 ; il voulut être inhumé près de sa femme en la chapelle Notre-Dame de Guipry. Leur fils Jean II Anger, époux de Mahaud de Maillé (1448) et leur petit-fils François Anger, mari de Jeanne du Pont (ces derniers décédés l'un et l'autre en 1487), furent ensuite seigneurs du Plessix-Anger en Lieuron et de Châteauthébaud. Ces seigneuries échurent à leur fille Marie Anger qui épousa Jean de Maure sire des Brieux ; mais elle mourut en couches le 2 avril 1497. Son mari devint en 1500 seigneur de Maure et l'enfant qui lui coûta la vie fut François premier comte de Maure en 1553 et seigneur de Châteauthébaud ; celui-ci mourut au Temple de Maupertuis le 29 avril 1557. Les comtes de Maure, Claude marié à Françoise de Pompadour, mort en 1564, et Charles époux de Diane d'Escars, tué en duel en 1575, possédèrent ensuite Châteauthébaud qui échut à la fille unique de ce dernier seigneur Louise comtesse de Maure. Cette dame de Châteauthébaud épousa : -1° en 1587 Odet de Matignon, comte de Thorigny, dont elle n'eut pas d'enfant ; -2° le 5 août 1600 Gaspard de Rochechouart, marquis de Mortemart qui mourut à Paris le 25 juillet 1643 ; elle-même mourut peu de temps après, laissant sa seigneurie à son fils Louis de Rochechouart, comte de Maure. Ce seigneur étant décédé en 1669 sans enfants de son union avec Anne Dony d'Attichy, sa succession passa à son frère Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, mari de Diane de Grandseigne. Mais à la mort de celui-ci en 1675, presque tous ses biens de Bretagne furent vendus pour satisfaire ses créanciers ; ils furent rachetés par son fils Louis-Victor de Rochechouart, duc de Mortemart, époux d'Antoinette de Mesmes. Ce dernier s'en démit de son vivant en faveur de son propre fils. Louis de Rochechouart à son tour duc de Mortemart, marié à Anne-Marie Colbert, fille du grand ministre ; cette dame devenue veuve en 1688, reçut en remboursement de ses deniers dotaux plusieurs terres et parmi elles la châtellenie de Châteauthéhaud pour laquelle elle rendit aveu au roi le 28 juin 1698 (Archives de Loire Inférieure, B). Anne-Marie Colbert, duchesse de Mortemart, vendit toutes les seigneuries qu'elle possédait en Bretagne, et en 1700. Jeanne de Monthullé, veuve de Jacques Charette, seigneur de Montebert, acquit d'elle la châtellenie de Châteauthébaud (Archives de Loire Inférieure, E 1402). En 1712 Gilles Charette, seigneur de Montebert, rendit aveu au roi pour Châteauthébaud ; mais dès l'année suivante nous trouvons cette dernière seigneurie entre les mains de Pierre Cailleteau, seigneur de la Chasseloire, qui en fit alors aveu lui-même en son propre nom et au nom de ses filles pour lesquelles il l'avait vraisemblablement achetée. De ces filles l'une, Agnès Cailleteau épousa Antoine Agard, marquis de Maupas, qui fit en 1749 la déclaration de la châtellenie de Châteauthébaud qu'il tenait de sa femme (Archives de Loire Inférieure, E 1412). Il paraît que cette dame mourut sans postérité, car sa soeur N.. Cailleteau apporta Châteauthébaud et la Chasseloire à son mari Louis Le Lou. Les derniers seigneurs de Châteauthébaud probablement fils de ceux-ci furent : l'abbé Le Lou, seigneur de Châteauthébaud du temps d'Ogée (1770) et Louis Le Lou, qualifié comte de la Chasseloire, dernier mâle de sa branche, marié en 1775 à Félicité Guérin marquise de Saint-Brice. 

Châteauthébaud, châtellenie d'ancienneté, avait évidemment à l'origine un château disparu depuis bien longtemps; il devait avoisiner le bourg de Châteauthébaud (Château-Thébaud) si pittoresquement assis sur d'énormes blocs de rochers dont la Maine baigne le pied. Vers la fin du XVème siècle le domaine de Châteauthébaud fut détaché de la seigneurie de ce nom ; il devint la propriété des seigneurs du Plessix-Guerry en Monnières : Eon Sauvage (1493), Tanguy Sauvage (1502), Sacques du Croisil époux de Jeanne Sauvage (1539), etc (Dictionnaire des terres du Comté nantais). La châtellenie de Châteauthébaud ne se composa plus, dès lors que de la juridiction et des rentes féodales. Cette juridiction était une haute justice relevant directement des ducs de Bretagne sous leur domaine de Nantes. Elle s'étendait en cinq paroisses : Châteauthébaud, Saint-Fiacre, Vertou, Maisdon (Maisdon-sur-Sévre) et Saint-Lumine près Clisson (Saint-Lumine-de-Clisson) ; ses fourches patibulaires avaient quatre piliers ; ses rentes féodales montaient en 1697 à environ 800 livres. Le sire de Châteauthébaud était seigneur, supérieur et fondateur des églises de Châteauthébaud et Saint-Lumine-en-Clisson, et il y avait ses armoiries, bancs, enfeus et lisières. Il jouissait d'un droit prohibitif de pêche dans les eaux de la Maine ; il avait droit de moulin, garenne et colombier ; il avait cep, collier et prison, et pouvait certain jour faire les nouveaux mariés habitant ses fiefs fournir les courses accoutumées de la quintaine (Déclarations de Châteauthébaud en 1697 et 1698). Enfin au seigneur de Châteauthébaud appartenaient d'importants droits de « prévosté sur les vaisseaux venant au port de Nantes et de minage des grains vendus en cette même ville de Nantes ». Ce dernier droit seul était en 1697 affermé 1500 livres, et consistait dans le mesurage « ou minage des froments, bleds, orges, pois, jarosses, noix, noisettes et toutes autres sortes de graines qui se vendent dans la ville de Nantes et dans ses faux bourgs » (Déclarations de Châteauthébaud en 1697 et 1698) (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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