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LA CHAPELLE-THOUARAULT |
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La commune de
La Chapelle-Thouarault ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-THOUARAULT
La Chapelle-Thouarault vient, semble-t-il, du nom d'un prêtre.
Au Xème siècle, il existait dans cette paroisse une chapelle avec le titre de prieuré, relevant de l'abbaye de Saint-Melaine, comme trève de Mordelles. Cette chapelle était dédiée à Notre-Dame de Montual (ou Montua). Au XIIIème siècle, l'abbé de Saint-Melaine échangea ce prieuré avec un bénéfice qui appartenait à un chanoine de la cathédrale de Rennes, dans la paroisse de Melesse. Le chapitre présenta alors la cure-prieuré de Notre-Dame de Montual, mais il laissa tomber en ruine la chapelle, qui fut relevée, en 1555, par un prêtre de Mordelles nommé dom Pierre Thouarault (ou Thoirault). Ce dernier en assura la conservation par une dotation où figure le champ du Temple. Cette Chapelle-Thouarault, surnommée encore Notre-Dame-de-Montual, dépendait alors de l'évêché de Rennes.
En 1555,
en effet, Pierre Thouarault, prêtre
de Mordelles,
s'engagea, avec l'approbation de Mgr Dodieu, évêque de Rennes, et de Clément
de Bardy, recteur de Mordelles, à relever
de ses ruines Notre-Dame de Montual. En même temps, par
acte du 6 février 1555, il y fonda une messe « pour chacun
jour de lundy chaque semaine, dite à l'intention du fondateur » ; et il donna
« pour dotation de ladite messe une pièce
de terre en pré, vulgairement appelée le Temple, réservant la présentation
dudit bénéfice à la famille Thoirault » (Archives paroissiales). Cinq
ans plus tard, la nouvelle chapelle étant terminée, un évêque étranger,
nommé Gilles de Gauz (le siège épiscopal de Rennes étant alors vacant),
vint la bénir ; la cérémonie se fit très-solennellement, en présence du
recteur et du clergé de Mordelles, et de Vincent du Boberil, seigneur dudit
lieu ; le sanctuaire fut placé sous le
vocable de Notre-Dame-de-Grâce ou de Miséricorde. Mais
Pierre Thouarault ne se borna pas à cela ; il agit si bien
près de l'autorité ecclésiastique qu'il obtint l'érection de sa
chapelle en église tréviale. Le 15 mai 1564, Jacques Cadier, vicaire
général de Mgr Bochetel, évêque de Rennes, érigea, avec le consentement du
recteur de Mordelles, la chapelle de Notre-Dame de Montual, ainsi que le
territoire environnant, en trève ayant ses
fonts baptismaux, son cimetière, ses croix et bannière
processionnelles, et l'exercice des fonctions curiales. La
fondation de Pierre Thouarault et le zèle qu'il avait mis à
créer la nouvelle trêve de Notre-Dame fit que son nom resta à
la chapelle bâtie par lui. Comme il l'avait construite dans le
fief du Boberil du consentement du seigneur de ce nom, ce
dernier y eut toutes les prééminences ; c'est ce que déclara en 1678
Louis du Boberil, seigneur du Molant, disant que « à cause
de sa seigneurie du Boberil, en L'Hermitage, il a les droits de supériorité en l'église de Montual, appelée autrement
la
chapelle Thouarault, laquelle est située en son fief » (Archives
Nationales, P. 1714). Au XVIIIème siècle, la famille Thouarault présentait encore le curé chargé de
desservir la fondation de 1555 ; c'est ainsi que Lucresse Thouarault
présenta en 1710 Joseph Mainguet, prêtre du diocèse. Vers
la fin du XVIème siècle, un autre prêtre, vraisemblablement
originaire de Mordelles, Guillaume Collin (nota : Peut-être descendait-il de
Thomas Collin, qui possédait en 1427 l'hôtel de la Vallée, non loin de La
Chapelle-Thouarault), recteur de Moutiers
en 1583, fonda une seconde messe dans l'église de La Chapelle-Thouarault ; pour l'entretien de cette messe hebdomadaire,
il laissa une pièce de terre nommée Ruel, « sise au terroir de la Sauldraye, et relevant de la seigneurie de
Cacé,
en Saint-Gilles ». Cette nouvelle fondation fut unie à la première,
et toutes deux formèrent la dotation du prêtre desservant
la trève ; aussi voyons-nous en 1784 Julien Macé pourvu
de « la chapellenie Thouarault et de la chapellenie de Ruel, son annexe ». Ce curé succédait à M. Renaud, décédé
depuis peu (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Rennes
- Archives paroissiales). Telle était avant la Révolution la situation de La
Chapelle-Thouarault, trève de Mordelles, et ayant environ trois cents
communiants du temps de Mgr de
Crissé (1711-1723). Une
ordonnance royale, en date du 11 février 1820, érigea La Chapelle-Thouarault en paroisse
(nota : Dès 1803, Mgr de Maillé avait en principe érigé La Chapelle-Thouarault en paroisse
distincte
de Mordelles et nommé pour la desservir Julien Macé, l'ancien curé d'avant
la Révolution ; mais le gouvernement refusa le titre et le traitement de
recteur à ce dernier. M. Macé n'en
continua pas moins de desservir La Chapelle jusqu'à sa mort, arrivée
en 1814), et Mgr Mannay y nomma recteur Melaine
Derennes le 10 juin de la même année (Pouillé de Rennes).
Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-Thouarault : Melaine Derennes (1820-1826), Jean-Joseph Corvaisier (1827-1840), Mathurin Josse (1840-1856), Laurent Roullé (en 1856), Jean-Marie Beziel (1856-1877), Auguste Froger (à partir de 1877), ....
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PATRIMOINE de LA CHAPELLE-THOUARAULT
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l'église
Notre-Dame-de-Montual (XVIème siècle-1834-1837-1994), reconstruite en
1834-1837 sous M. Corvaisier desservant et d'après les plans de
l'architecte L'Hotellier. L'ancienne église de La Chapelle-Thouarault menaçant
ruine et se trouvant d'ailleurs trop petite, le recteur, M. Corvaisier,
entreprit de la rebâtir. Les fondations du nouvel édifice furent jetées
dans un lieu moins humide, et la première pierre fut posée en 1834 par M.
Gaudin, curé de Montfort. Mgr de Lesquen vint lui-même bénir l'église
achevée le 29 juillet 1837, et la plaça comme la précédente sous le
vocable de la Sainte Vierge, fixant sa fête patronale à l'Assomption
(Pouillé de Rennes). | |
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la fermette (XVIIIème siècle), située rue des Vignes ; | |
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le four à pain (XIX-XXème siècle), situé au lieu-dit La Basse-Vallée ; | |
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le moulin de Martigné ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-THOUARAULT
(à compléter)
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