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LA CHAPELLE-CHAUSSEE

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La commune de La Chapelle-Chaussée (bzh.gif (80 octets) Chapel-ar-Galc'hed) fait partie du canton de Bécherel. La Chapelle-Chaussée dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-CHAUSSEE

La Chapelle-Chaussée vient d'une ancienne chapelle édifiée sur la chaussée romaine de Rennes à Corseul. 

La Chapelle-Chaussée est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Tinténiac. La Chapelle-Chaussée, ancienne trève de Tinténiac, est érigée en paroisse en 1243 et appartient à l'abbaye Saint-Georges de Rennes. Elle dépendait de l'ancien évêché de Saint-Malo. 

Cette paroisse doit son nom à une chapelle construite de toute antiquité sur le bord de la voie romaine de Rennes à Corseul. Ce fut longtemps une trève de Tinténiac, dont le chapelain était à la présentation des Bénédictines de Saint-Georges de Rennes. En 1202, Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, confirma ces religieuses dans la possession de La Chapelle-Chaussée, de ses dîmes et de ses oblations : « Capellam de Calceia com decimis et oblacionibus suis » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 200). Mais son successeur Raoul, évêque de 1218 à 1230, ordonna à l'abbesse de Saint-Georges de faire un concordat avec le recteur de Tinténiac afin qu'il pût ériger La Chapelle-Chaussée en paroisse. Par suite, le chapelain de La Chapelle-Chaussée reçut la jouissance de tous les droits paroissiaux appartenant à son église, mais les religieuses se réservèrent toutes les dîmes de blé et de vin (« Omnia jura parrochialia ad ecclesiam suam pertinentia habebit, preter decimas bladi et vini que ad abbaciam ex integro devenient sicut antiquitus devenerunt » - Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 236) . Le chapelain s'obligea, en outre, à payer chaque année, la veille de Pâques, 3 sols à l'abbaye de Saint-Georges, et promit d'acquitter la moitié de la procuration due à l'évêque de Saint-Malo, l'autre moitié restant à la charge du prieuré et de la cure de Tinténiac. Quant aux procurations dues à l'archidiacre et au doyen, elles demeurèrent entièrement à la charge du chapelain. Cette convention fut confirmée en 1243 par Geoffroy, évêque de Saint-Malo, et en 1442 par le pape Eugène IV (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 235, 280). Jusqu'au moment de la Révolution, l'abbaye de Saint-Georges conserva le droit de présenter le recteur de La Chapelle-Chaussée et de lever en cette paroisse les grosses dîmes, notamment dans les traits du Goullou, de Lesnouan et du Milieu, à la douzième gerbe (Déclaration de 1665). En 1633, l'abbesse de Saint-Georges donnait au recteur de La Chapelle-Chaussée, pour sa portion congrue, 10 mines de seigle et 30 livres en argent ; mais plus tard elle lui céda le trait de dîmes du Milieu, affermé en 1790 1400 livres, plus une charretée de paille d'avoine ; elle lui payait en outre, à la même époque, 120 livres en argent. Enfin, le recteur jouissait du presbytère, du jardin et du verger, le tout contenant 3 journaux de terre (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29), de sorte que ce recteur était beaucoup mieux rétribué que la plupart des bénéficiers à portion congrue (Pouillé de Rennes).

Au Moyen Age, s'élevait un château (château fort du Chastellier), chef-lieu, d'une seigneurie propriété d'Anette de Dinan (épouse de Philippe Du Quelennec ou Quellenec) à la fin du XIVème siècle. Vers la fin du XVème siècle, le seigneur de Beaufort hérite d'une partie des fiefs du Châtellier qu'il transmet à sa fille Michèle de Châteaubriant, épouse de Michel Ferron, seigneur de La Marre. Cette seigneurie appartient successivement aux familles Boisorçant (1541), Talhouet-de-Kervéon, Le Gonidec, seigneur de Carminé, Jacques-Renaud de La Bourdonnaye, seigneur de Blossac (1695). La famille de Blossac possède encore cette châtellenie en 1789, elle avait droit de haute justice. Le fief s'étendait sur La Chapelle-Chaussée et sur six autres paroisses. Le domaine comprenait la métairie, le moulin à eau, la forêt de Nidecor, le château de Maugis démoli au XVIIème siècle et le manoir de Lalleu. Les seigneurs du Châtellier avaient autrefois des ceps et collier dans le bourg.

On rencontre les appellations suivantes : Capella de Calceia (en 1202), Capella calciata (en 1220 et 1442).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-Chaussée : Jean Briand (résigna vers 1555). Jean Ruellan (prêtre de Rennes, présenté par l'abbesse de Saint-Georges, fut pourvu le 17 novembre 1555 et prit possession le 24). Robert Joubault (clerc de Rennes, en faveur duquel avait résigné Jean Briand, combattit le précédent, s'étant fait pourvoir à Rome ; il prit possession le 7 septembre 1561 et demeura maître du bénéfice. Il fit un échange de terre en 1581 avec Guillaume Ginguené, sieur de La Chapelle ; décédé en 1598). Michel Gardel (prêtre de Clermont, présenté par l'abbesse de Saint-Georges le 16 décembre 1598, fut pourvu le 19 et prit possession le 12 janvier 1599 ; il résigna en 1612). Eudes Cocault (prêtre de Saint-Malo, présenté par l'abbesse le 11 mars 1612, fut pourvu le lendemain par l'évêque ; décédé en septembre 1616). Jean Simon (prêtre de Saint-Malo, fut nommé en 1616 ; décédé en 1621). Mathurin Danet (fut pourvu le 14 avril 1621 ; décédé en 1637). Jean Le Queu (semi-prébendé de Rennes, présenté le 10 mai 1637, fut pourvu le 14 et conserva peu de temps le bénéfice, qu'il dut résigner ; décédé en 1653). Gilles Ebérard (chanoine et trésorier de Dol, succéda au précédent, mais résigna lui-même dès 1641 en faveur du suivant). François Le Grand (prêtre de Saint-Malo, fut pourvu en 1641 ; décédé en 1667). Jean Hamart (présenté par l'abbesse le 18 avril 1667, fut pourvu le 20 et prit possession le 23). Gilles Camieu (mourut vers 1678). Antoine Baude (prêtre de Clermont, bachelier en théologie, nommé le 11 avril 1678, prit possession le 5 mai et résigna le 1er septembre de la même année). Georges Moraisin (pourvu le 12 septembre 1678, résigna en 1693). Guillaume Lyon (fut pourvu le 11 mai 1693). Julien Guilloré (mourut en 1719). Gilles Le Sage (pourvu le 12 septembre 1719, résigna en 1757). François Le Pelletier (pourvu le 12 mai 1757, émigra à Jersey en 1793 et fut réinstallé en 1803 ; décédé en 1818). Jean-Joseph Corvaisier (1818-1826). Thomas Le Brun (1826, décédé en 1868). François Rébillard (à partir de 1868), ...

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PATRIMOINE de LA CHAPELLE-CHAUSSEE

l'église Saint-Pierre (XV-XVIIIème siècle). A l'origine, l'église Saint-Pierre de La Chapelle-Chaussée se composait d'une seule nef, vraisemblablement construite en partie au XVème siècle, comme l'indiquent encore une fenêtre flamboyante et la porte principale, dont les voussures ogivales reposent sur des colonnettes à chapiteaux ornés de feuillages. A cette nef étaient accolées en 1769 deux chapelles d'inégale grandeur, sur l'une desquelles se trouvait le clocher, dédiées à la Sainte Vierge et à saint Etienne ; on y voyait aussi l'autel Saint-Nicolas, et dans le chanceau les armoiries de l'abbaye de Saint-Georges. En 1773 on songea à construire une sacristie, et peu après on refit le choeur tel qu'il est à présent, portant extérieurement les millésimes de 1785 et 1786 (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 33). Enfin, vers 1830, on a remplacé la vieille et unique nef par trois nefs bâties sans style. Les confréries du Saint-Sacrement et du Scapulaire étaient, vers 1730, érigées dans cette église. A la même époque, la seigneurie de la paroisse et les prééminences d'église étaient contestées par le seigneur de Montmuran au seigneur du Châtellier ; ce dernier, M. de la Bourdonnaye de Blossac, en avait toutefois possession, dit le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739­1767). Dès 1680 nous voyons, en effet, un prédécesseur de M. de Blossac, Thibaut Le Mintier de Carmené, déclarer qu'à sa qualité de seigneur du Chastellier et de Lalleu il avait dans l'église de La Chapelle-Chaussée « une pierre tombale élevée de terre, avec la figure d'un gendarme élevé en bosse et un écusson armorié de trois posteaux pareil à ceux qui se trouvent sur la maison de Lalleu » (nota : en 1445, Geoffroy Le Roux possédait l'hôtel de Lalleu). Il ajoutait que le chanceau de cette église aussi bien que le presbytère dépendaient de sa seigneurie, étant construits dans ses fiefs (Archives Nationales, P. 1613). La sacristie date de 1773. Le porche date de 1830. Les fonts baptismaux datent du XV-XVIème siècle. La maîtresse-vitre figurait en 1750 la Passion et la Mort de Jésus-Christ. La vitre de la chapelle nord portait les armes de la famille de Laval, seigneurs de Montmuran, aux Iffs (du milieu du XIVème siècle au milieu du XVIème siècle). Les seigneurs de Lesnouen (en Tinténiac) possédaient jadis un enfeu au côté sud de l'église. L'enfeu des seigneurs de la Chapelle-Chaussée se trouvait au pied du sacraire. On y voyait aussi jadis, dans le choeur, les armes de l'Abbaye de Saint-Georges de Rennes. L'église contenait en 1680 une pierre tombale portant les armes des seigneurs du Châtellier et de Lalleu ; 

la croix des Rogations (XVème siècle) ; 

le château de la Chapelle-Chaussée (XVIème siècle), situé route de Langouët. L'édifice est construit après l'acquisition de la terre par la famille Ginguené en 1577. Remanié au XVIIème siècle et au XIXème siècle. On y voit trois pavillons Louis XIII, des gerbières et deux tourelles couvertes en dômes et surmontées de campaniles. Propriété des familles Garel, seigneurs de Lerguayn (en 1445 et en 1555) et Ginguené (en 1577). L'arrière du château est remaniée vers 1830 par l'architecte Louis Richelot de Rennes ; 

l'ancien couvent (1860), possession des sœurs de La Sagesse. On y trouve une petite chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Lourdes ; 

le manoir de la Sauvageais ; 

le porche (XVIIème siècle), situé au lieu-dit La Tavernerais ; 

l'ancienne maison de Tisserand (XVIIème siècle) ; 

le four (XVIIIème siècle), situé au lieu-dit Bas-Bourg ; 

le moulin à eau de l’Alleu ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de Beauménil, situé route de Saint-Brieuc-des-Iffs. Propriété de la famille la Haye en 1445 ;

l'ancien manoir de Launay-Péan, situé route de Saint-Brieuc-des-Iffs. Propriété de la famille Launay en 1445 ;

l'ancien manoir de Lalleu ou de la Hingrais, situé route de Saint-Gondran. Il possédait jadis une chapelle privée, mentionnée en 1680. Propriété de la famille le Roux, juveigneurs des seigneurs du Chastellier (en 1455 et en 1601) ;

l'ancien Château-Maugis ou Château-Pougis, ancienne motte entourée de douves située route de Saint-Gondran à Langan ;

le château fort du Chastellier, situé route de Langan. Il s'agit d'une ancienne châtellenie possédant un droit de haute justice : ses fourches patibulaires se dressaient au Champ du Gibet en Saint-Brieuc des Iffs. Propriété successive des familles de Dinan, de Quellenec (à la fin du XIVème siècle), Thierry du Boisorcant (en 1541), Talhouët de Keravéon (avant 1644), Françoise le Mintier, épouse de Jean de Rollée, seigneur du Boislouët (en 1644), le Mintier, seigneurs de Carmené (avant 1695), la Bourdonnaye, seigneurs de Blossac (en 1695 et en 1789) ;

l'ancien manoir de la Chevaleraie, situé route de Langan. Propriété successive des familles Ginguené (en 1445), le Bel, seigneurs de la Gavouyère (vers 1540), Anne-Marie de Monthulé, veuve de Gilles du Boisbaudry (en 1681) ;

l'ancien manoir de la Plesse, situé route est des Iffs à Romillé;

l'ancien manoir de la Bonne-Denrée, situé route est des Iffs à Romillé. Il possédait jadis une chapelle privée et fondée de messes. Propriété des familles Saint-Pern (en 1445) et Cornulier (en 1790) ;

l'ancienne chapelle du Clos-Fêtu ou de Dom-Guy, située route ouest des Iffs à Romillé et aujourd'hui disparue. Près du village de ce nom, dans un champ appelé le champ d'Embas, un prêtre nommé dom Guy Collet fonda, à une époque restée inconnue, une chapelle rurale connue sous le nom de Chapelle de dom Guy ; il la fonda de messes, car en 1740 nous voyons Jean Marchand pourvu de cette chapellenie sur la présentation que firent de lui à l'évêque « les sieurs Bellier, Noual, Dingé et Rébillart, parents du fondateur » (Registre des insinuations ecclésiastiques de l'évêché de Saint-Malo). Ce sanctuaire n'existe plus, mais son souvenir est resté populaire, et l'on prétend qu'il se fait de lugubres apparitions sur son emplacement (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir de la Ville-Anne, situé route ouest des Iffs à Romillé. Propriété de la famille Miniac en 1445 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-CHAUSSEE

La châtellenie du Châtellier : En la paroisse de la Chapelle-Chaussée, sur une colline dont un ruisseau baigne le pied, s'élevait à une époque fort éloignée de nous un château-fort appelé le Châtellier ; c'était le chef-lieu d'une seigneurie que possédait à la fin du XIVème siècle Anette de Dinan, femme de Philippe du Quelennec ; celle-ci donna en 1407 la terre seigneuriale du Châtellier à son fils, Jean du Quelennec, qui en rendit aveu en 1416. Le fils ou le frère de ce seigneur, Robert du Quelennec, devint à son tour seigneur du Châtellier, mais il mourut en novembre 1437, laissant sa femme, Catherine La Vache, tutrice de leur fils, Philippe du Quelennec. Ce dernier décéda au mois de mars 1476, ayant un fils mineur nommé François du Quelennec, au nom duquel fut rendu aveu pour le Châtellier le 3 mai 1479. Mais à cette époque cette seigneurie se trouvait divisée ; le seigneur de Beaufort avait hérité d'une partie des fiefs du Châtellier, qu'il transmit à sa fille, Michelle de Châteaubriant, femme de Michel Ferron, seigneur de la Marre. Cette dame mourut en janvier 1471, laissant un fils, Briand Ferron, qui dut mourir jeune ; Michel Ferron se remaria alors avec Bricette de Tréal et décéda le 3 septembre 1500 ; son fils, Raoul Ferron, issu de sa seconde union, fut à son tour seigneur de la Marre et du Châtellier ; il épousa : - 1° Jacquemine Le Prévost, - 2° Magdeleine de Lespinay, qu'il laissa veuve en mars 1542 ; cette dame, mère et tutrice de Gilles Ferron, rendit aveu au roi en 1544 pour ses fiefs du Châtellier. Mais à la même époque François Thierry, seigneur du Boisorcant, possédait le moulin et la terre seigneuriale du Châtellier, pour lesquels il fit une déclaration au roi en 1541 (Archives de Loire Inférieure, v. La Chapelle-Chaussée). Au XVIIème siècle, Georges de Talhouët, seigneur de Keravéon, était possesseur de la châtellenie du Châtellier, qu'il vendit à Françoise Le Mintier, femme de Jean de Rollée, seigneur du Boislouët, maître d'hôtel du roi Louis XIII, capitaine de ses gardes, gouverneur de Fougères et de Saint-Brieuc. Ceux-ci eurent une fille, Louise de Roulée, morte en 1655, qui eut en partage le Châtellier, et dont les héritiers mirent en vente cette terre. Mais la mère de la défunte, Françoise Le Mintier, alors remariée à Jacques Le Gonidec, seigneur des Aulnays, racheta le Châtellier en 1656 et en rendit aveu en 1665 ; elle le laissa en mourant à son frère, Thébaud Le Mintier, seigneur de Carmené. Après le décès de ce dernier, la terre et seigneurie du Châtellier furent mises en vente et achetées, le 28 février 1695, par Jacques-Renaud de la Bourdonnaye, seigneur de Blossac, qui acquit en même temps la châtellenie de la Crozille et un peu plus tard, en 1707, celle de Bazouge-sous-Hédé. Depuis lors et jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Blossac, que nous connaissons, possédèrent le Châtellier.

Qualifiée de châtellenie dans les actes des deux derniers siècles, la seigneurie du Châtellier avait une haute justice et se composait de fiefs s'étendant en sept paroisses : La Chapelle-Chaussée, Langouët, Saint-Brieuc-des-Iffs, Tinténiac, Vignoc, Saint-Symphorien et Saint-Gondran. Cette juridiction relevait directement du roi et s'exerçait à Hédé ; ses fourches patibulaires s'élevaient au champ du Gibet en Saint-Brieuc-des-Iffs, mais ses ceps et collier pour punir les blasphémateurs se trouvaient au bourg de la Chapelle-Chaussée. Plusieurs terres nobles, telles que la Talmachère, la Couesplaye, la Bougraye, la Ronceraye, etc., relevaient de la châtellenie du Châtellier, qui donnait aussi à son possesseur les droits de seigneur supérieur et prééminencier en l'église de Saint-Brieuc-des-Iffs, et le droit d'avoir un enfeu, un banc et ses armoiries au chanceau de l'église de la Chapelle-Chaussée (Archives de Loire Inférieure, v. La Chapelle-Chaussée). Le domaine proche se composait de la métairie du Châtellier et du moulin à eau de même nom, — de la forêt de Nidecor, contenant en 1519 environ 300 journaux de terre, et « au joignant d'icelle forest d'une motte de terre appelée le Chasteau de Maugis, à présent (en 1665) demoly, avec encore quelques douves » ; — enfin, du manoir seigneurial de Lalleu, que les Le Mintier avaient réuni à leur terre du Châtellier. Terminons en disant que la seigneurie du Châtellier était toute entière tenue en juveignerie de la châtellenie de Hédé  (Archives nationales, P 1613) (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 17 nobles de la Chapelle-Chaussée :

Olive ANNE du Plessis en Cardroc, veuve de G. GUIGUENE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume CHASSAULT de la Pommeraye (50 livres de revenu) : défaillant ;

Charles CHASSAULT de Launay Péan (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan CHASSAULT du Petit Launay (1 livre de revenu) : comparaît vêtu de sa robe ;

Olivier DE LA HAYE de Beaumesnil (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand DE MYNIAC de la Ville-Amie (40 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DE PARGAR de Champ-Mauny (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Colin DE SAINT-PERN de Bonne Denrée (10 livres de revenu), remplacé par Olivier : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Gillet GARREL de la Chapelle (120 livres de revenu), époux d'Isabeau de VAUJOYEUX, remplacé par Jehan ; porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GINGUENE de Chevalerais (80 livres de revenu), remplacé par Jehan : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GINGUENE du Rochay (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Robert GINGUENE de la Fontaine (30 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GUEZILLE de Meriannaye (50 livres de revenu), remplacé par son fils Robert : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier GUEZILLE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Macé LE ROUX de Gallart (10 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LESNOUAN (2 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume MAILLART (5 livres de revenu) : défaillant ;

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