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LA CHAPELLE-BASSE-MER

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La commune de La Chapelle-Basse-Mer (bzh.gif (80 octets) Chapel-Baz-Meur) fait partie du canton du Loroux-Bottereau. La Chapelle-Basse-Mer dépend de l'arrondissement de Nantes, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-BASSE-MER

La Chapelle-Basse-Mer vient du latin "capella" et de Batsameri, nom d'un seigneur du XIIème siècle.

Le territoire de La Chapelle-Basse-Mer appartient au début du XIIème siècle aux moines de l'Abbaye de Marmoutiers (Indre-et-Loire), puis au Chapitre de Nantes en 1138.

On rencontre l'appellation "La Chapelle-de-la-Petite-Mère" (au XIVème siècle). Un des villages porte le nom de "Fosse aux Loups".

Nota : liste non exhaustive des maires de La Chapelle-Basse-Mer : Jean Pierre Bugeau (en 1832), Laënnec (à partir de 1842), Attimont, Pillet, le baron Brin, et Douineau.

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PATRIMOINE de LA CHAPELLE-BASSE-MER

l'église Notre-Dame (1844-1892), œuvre des architectes Boismen, Manguy et Coquillard. L'église primitive est incendiée le 10 mai 1794 durant les guerres de Vendée. On y trouve une dalle funéraire datée du XVIème siècle et gravée du nom du recteur Bertrand de Chanté (décédé en 1526). La chaire à prêcher date de 1854. L'autel Sainte-Marie, œuvre de Joseph Vallet (sculpteur), date de la fin du XIXème siècle. A signaler aussi deux autres autels : celui de Saint-Joseph et du Sacré-Cœur. Le tableau intitulé "La Vraie Croix" date de 1838. Les orgues, œuvre de Louis Debierre, datent de 1891. Le possesseur de la châtellenie de l'Epine-Gaudin était jadis seigneur supérieur et fondateur des églises, chapelles et presbytères de la Chapelle-Basse-Mer et de la Remaudière ;

la chapelle Saint-Simon (XVI-XVIIIème siècle), située dans l'ancien village de Port-des-Mauves (ancien port de Saint-Simon). Richelieu s'y arrête en 1626 alors qu'il va à Nantes présider à une décapitation sur la place du Bouffay. Elle est bénite en 1640 par le cardinal Richelieu. Cette chapelle est restaurée en 1775 par Charles Etourneau. Suite à l'effondrement de sa toiture en 1789, elle servira de dépôt de fourrage. A signaler que René Jousseaume, tué durant les guerres de Vendée, est inhumé dans la chapelle en 1794 ;

la chapelle Saint-Pierre-aux-Liens (XVIème siècle), édifiée sur une fondation plus ancienne ;

le château de la Chenardière (XIV-XVII-XIXème siècle). Les seigneurs Lescraing, qui en sont propriétaires, fondent une chapellenie dédiée à saint Jacques. Cette chapellenie entraîne la création d'un clergé important à La Chapelle-Basse-Mer (13 prêtres en 1554). Le château devient ensuite la propriété de Jacques Ballet en 1729, puis de Pierre Philippe de Cadeville en 1746, et des familles Prébois et Lincoln dont les descendants existent à l'île Maurice. Au moment de la Révolution, les Hamelin en sont propriétaires : ils signent Hamelin de Capdeville ou de Cadeville. C'est en cette demeure que se nichèrent, un moment, les 7 statues de l'abbaye de Sainte-Radégonde ;

le château de la Vrillère (XV-XVIIème siècle), tout fortifié. Propriété de René Marcys en 1588, puis des familles Montmorency (en 1668), Condé (seigneurs de Châteaubriant et d'Oudon), Cornuillé (en 1776), Saint-Pern et Peigné. De l'ancien manoir, il reste le porche d'entrée et un colombier, avec, au-dessus de la porte d'entrée, les armes des Saint-Pern, avec dix losanges ;

le château de la Mazure (XV-XVII-XIXème siècle). Propriété successive des familles Rouxeau, de Bon de La Font Fouchaud (en 1681), de Meriadec Laënnec (au XIXème siècle). Mériadec Laënnec est le cousin du célèbre Théophile Laënnec. Avant la Révolution, il y avait là, la famille Rivière de Vauguérin qui vendit le domaine à la famille Cocaud du Verger. L'édifice de La Mazure, avec ses deux tourelles, son menhir, à plat, dans la cour d'honneur, a fort belle allure ;

le château de La Berrière. Propriété des familles Avaugour et Ballet de La Chénardière avant 1737. Puis, propriété de la famille Berthrand de Coeuvres (riches banquiers des armateurs nantais). Cette famille possédait outre La Barrière et Vilfin, La Sénardière (en Gorges), Les Bouteilles (au Bignon), Gesvres (en Trélières) et un hôtel à Nantes, situé dans la rue Sully. Les biens passent ensuite par héritage dans les familles du Halgouët et Lenfant de Louzil, puis Bascher, alliés aux Becdelièvre et Boussineau. L'édifice possède des douves symboliques et deux lions de pierre portent des armoiries, sur les montants de la porte d'entrée. Devant le château se trouve une fuie avec mille trous ;

le manoir de La Bretesche. Propriété des familles Bertrand de Coeuvres (armateurs et banquiers) et Bascher de Beaumarchais, alliée aux de Becdelièvre, Lenfant de Louzil et Bouteiller ;

l'ancien château ducal de L'Epine-Gaudin, qui fut l'un des sièges du marquisat des Goulaine et des Montmorency. C'est là qu'ils percevaient leurs rentes sur les manants. Il s'agit d'une juridiction avec fourches patibulaires. Les Clisson en faisaient une fortification avancée, qui gênait les ducs de Bretagne. Propriété jadis d'Olivier de Clisson, des Montmorency, puis de Gabriel de Goulaine, époux de Marguerite de Bretagne. Il subsiste que les bases de tours massives ;

le manoir de La Barre. Propriété des familles Roger, Poulain de La Vincendière, du Lonlay (ou Loulay), puis de la famille de Mondragon. L'un des membres de la famille Poulain de La Vincendière fut maire de Nantes et il reçut Louis XIV. Leur rôle fut important parmi les chefs Blanc jusqu'en 1815. Une demoiselle Poulain épousa un Burot de L'Isle-Chaland ;

le manoir de La Fumoire, avec une curieuse chapelle en forme de gourde. Propriété, autrefois, de la famille Moricaud de La Haye. En 1851, y vivait, Henriette Moricaud de La Haye, âgée de 88 ans, avec quatre domestiques ; 

la maison de Pierre-Percée. Propriété de la famille Potier de La Morandière ;

le manoir de La Pinsonnière. Propriété de la famille Beauchesne de La Morinière : Hippolyte y décède en 1855 et Adelaïde épouse en 1844 Augustin de Langlais (famille fixée à Sarzeau). Les oeuvres de l'artiste Xavier de Langlais sont bien connues ;

7 moulins dont celui du Bois-Mechine (1750 – XXème siècle), de Barbechat, de la Baulière, de la Gronière, des Fillettes, du Bas-Filliaud, ... ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-BASSE-MER

Les terres nobles furent l'Epine-Gaudin, La Vrillère, La Barre, La Berrière, La Chénardière et La Pinsonnière. 

La châtellenie de l'Epine-Gaudin — Cette seigneurie sise dans la paroisse de la Chapelle-Basse-Mer appartenait à l'origine aux sires de Clisson et fut confisquée en 1420 par Jean V sur Olivier de Blois et Marguerite de Clisson sa mère. Le duc la donna à son frère Richard de Bretagne qui y construisit une forteresse abattue dès 1439. L'Epine-Gaudin passa en 1476 à Jean de Chalons, prince d'Orange, petit-fils de Richard, par sa mère Catherine de Bretagne ; mais le prince d'Orange vendit cette châtellenie en 1491 à Arthur Lespervier. Bonaventure Lespervier, petite-fille de ce dernier, apporta en mariage l'Epine-Gaudin à François de la Noue ; leur petit-fils Odet de Noue la vendit, en 1594 à Gabriel de Goulaine (Archives de Loire Inférieure, E 35 et B 1008).

La châtellenie de l'Epine-Gaudin s'étendait surtout en la Chapelle-Basse-Mer, Saint-Julien de Concelles et la Remaudière. Son possesseur était seigneur supérieur et fondateur des églises, chapelles et presbytères de la Chapelle-Basse-Mer et de la Remaudière. Il jouissait d'un droit de pâturage pour cent moutons dans les communs de la Chapelle-Basse-Mer, des coutumes de la foire de Saint-Martin d'hiver à la Remaudière, de plusieurs dîmes de grains, vins et agneaux, enfin de nombreuses mouvances dans les trois paroisses (Déclaration du marquisat de Goulaine en 1616).

Au seigneur de l'Epine-Gaudin appartenaient encore les coutumes du lac de la Marzelle et celles d'une foire « qui se tient en la Chapelle-Bassemer, au port de Mauves, le jour Saint-Simon et Saint-Judes ». Il jouissait, en outre, de trois autres foires : celle de la Magdeleine à Barbechat et les deux foires de Saint-Nicolas d'été et Saint-Nicolas d'hiver tenues près du château de l'Epine-Gaudin (Archives de Loire Inférieure, E 882).

« Les pescheurs de la chastellenie de l'Epine-Gaudin peschant en la rivière de Loire » devaient à leur seigneur « chacun tous les ans, les premiers saumon, aloze ou lamproie sous peine de 60 sols d'amende ». Ils étaient de plus « obligés de venir avec leurs filets », lorsqu'ils étaient mandés par le seigneur « pescher en ses estangs et eaux deffensables ». Il était dû au même seigneur « par chacun an et par chacun des mestayers et vassaux de ladite chastellenie un devoir de bien, au jour qu'on leur fait savoir avoir besoin d'eux, et ne leur est deub que pour un denier de pain et une maille d'eau par jour ». « Chacun des bouchers nouvellement establis en Saint-Julien de Concelles et la Chapelle-Bassemer » devaient « faire serment devant les officiers de la juridiction de se comporter fidèlement au fait de la boucherie ».

Voici maintenant un droit féodal exercé à la Chapelle-Basse-Mer et qu'on ne retrouve point ailleurs, croyons-nous. C'était un moyen économique de fumer une partie des prairies de la vallée de la Loire en lesquelles certains vassaux avaient un droit d'usage : « Un aultre debvoir appartient au seigneur de l'Epine-Gaudin, c'est que ses hommes usant en les vallées sont obligés, eux, leurs femmes et leurs enfants, d'aller aux jours de Toussaint et de Noël, disner et faire leurs usages en certain lieu dit, et doibvent les officiers dudit seigneur savoir s'ils y ont esté, et, en défaut de l'avoir fait, sont amendables à la volonté de la cour » (Déclarations du marquisat de Goulaine en 1680 et 1696).

Sur le territoire de la Chapelle-Basse-Mer se trouvait Barbechat jadis sa trève, aujourd'hui paroisse et commune. Dans un site des plus pittoresques, près des ruines de l'ancienne église de Barbechat, se dresse une motte considérable surplombant le cours de la Divate, aux bords abruptes et escarpés. Il n'est point fait mention dans les aveux de l'Epine-Gaudin de cette motte féodale ou assiette d'antique château, mais seulement du fief et des vassaux de Barbechat. Ceux-ci étaient astreints au devoir de la « quintaine tant par terre que par eau que doibvent courir tous les nouveaux mariés habitant ledit fief, au jour indiqué par le seigneur et sous peine de 64 sols d'amende ». Les sujets du bailliage de Barbechat étaient, en outre, tenus à un devoir de chansons et pelotes rendu comme suit : « Le lendemain du jour de la Pentecoste de chaque année, les nouvelles mariées sont obligées de se trouver à l'issue de la grande messe qui se dit en la chapelle de Barbechat, et dire chacune trois chansons nouvelles, et ensuite donner le baiser au seigneur ou à l'un de ses officiers le représentant ; et l'après-disner du mesme jour, doibvent se retrouver aux communs du village de la Boissière, et rechanter les trois chansons et donner un pareil baiser que dessus. — Et sont les nouveaux mariés dudit canton obligés de se rendre le mesure jour après midy, audit lieu de la Boissière, et y porter chacun trois battoirs et trois ballons de cuir, et iceux donner à leur seigneur ou à l'un de ses officiers le représentant, lequel, ayant marqué un espace de vingt-quatre pieds en carré, leur jette à chacun les trois ballons qu'ils sont tenus de recevoir avec un de leurs battoirs et faire passer les bornes dudit espace de vingt-quatre pieds ; et par défaut desdits nouveaux mariés et nouvelles mariées de se trouver auxdits jour et heure, et se trouvant de faire ce que dessus, sont amendables chacun de 64 sols » (Déclarations du marquisat de Goulaine en 1680 et 1696). Enfin étaient encore dues au même seigneur et par les mêmes vassaux les rentes insignifiantes « d'une obole au terme de Saint-Denis » et de « deux mailles le premier dimanche après la Saint-Denis », mais avec cette stipulation aggravante « qu'en défaut de les payer dans le soir desdits jours, si demi-pied de chandelle est bruslé, il est deub 60 sols et 1 denier d'amende ».

Quant au domaine proche de l'Epine-Gaudin il ne se composait en 1594 que de l'emplacement et des ruines du château de ce nom, ruines couvrant une motte qu'entouraient des fossés creusés dans le roc vif ; — de l'étang voisin, — d'une quantité de terres en labour, jardins et vignes — enfin d'un moulin à vents (Archives de Loire Inférieure, E 882).

(à compléter)

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