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LE MANOIR DE LA CHALOTAIS A CESSON-SÉVIGNÉ

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La Chalotais, à la sortie du bourg de Cesson, sur la route du Four-Rouge, aujourd'hui la Victoire, est une gentilhommière qui a conservé le charme d'antan avec une rare fidélité. Encadrée entre sa cour carrée, par-devant, son jardin potager en arrière, desservie de ce côté par une tour rectangulaire qui enferme l'escalier et par une galerie qui forme dégagement, ouverte à l'entrée par une porte en plein cintre, elle comprend à l'intérieur deux grandes salles dont l'une a retrouvé son ambiance médiévale avec sa forte cheminée de pierre décorée d'écussons, avec sa « dalle », sorte d'étagère de pierre abritée sous une arcade et destinée à rendre le service que nous demandons à une desserte. Elle possède en outre, séparé par deux pièces plus petites, un salon revêtu de lambris aux panneaux sculptés suivant des courbes modérées. Vers l'ouest s'étend une pelouse aménagée au XIXème siècle. Elle s'abrite entre une rangée d'arbres et un bois aux imposantes frondaisons. Une longue pièce d'eau limite ce parc. L'ensemble est poétique et attachant. A quelle époque remonte ce manoir ? Il est dans la tradition du moyen âge, mais peut dater du XVIème siècle.

Son nom évoque invinciblement celui du procureur général de Rennes dont les Comptes rendus, les Mémoires, l'Essai d'éducation nationale ont ému toute la France de Louis XV.

Les Caradeuc tenaient cette propriété d'une famille de l'Espine. Le mariage, vers 1540, de Nicole de l'Espine avec Sébastien Caradeuc de la Jouaisnerie, procureur au Parlement, valut à cette dernière famille la possession et le nom de la Chalotais qu'elle conserva, fait exceptionnel, même après l'avoir aliénée.

Plusieurs générations de Caradeuc suivirent Sébastien à la Chalotais. Pierre Caradeuc, d'abord, qui fut président de la chambre des requêtes du Parlement et mourut en 1585. Puis son fils Pierre II qui fut connétable de Rennes, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel. Sébastien II, qui lui succéda, fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et, lui aussi, chevalier de Saint-Michel.

Jacques, d'abord connétable de Rennes, se fit magistrat en qualité de conseiller aux requêtes du Parlement. Il épousa, en 1665, Olive Thouvenin de la Grandays dont la mère, Julienne Hévin, était sœur du fameux jurisconsulte Pierre Hévin.

Ce Jacques Caradeuc de la Chalotais décéda en 1709. Or, avant cette date, il s'était défait de cette terre, en 1698. Le procureur général, Louis-René, son petit-fils, est né en 1701. Il n'a donc jamais été contemporain de la possession par sa famille du petit domaine dont il a illustré le nom [Note : On trouvera facilement des indications sur la généalogie des Caradeuc dans les recueils cités plus haut de KERVILER, SAULNIER, PARIS-JALLOBERT, etc.].

Il semble, par contre, que les nouveaux acquéreurs, les Olivier des Brulais, aient longtemps hésité à se parer de ce nom. Claude Olivier des Brulais fut inhumé à Cesson le 25 mars 1703. Son fils et héritier, Pierre-Mathurin Olivier des Brulais, procureur fiscal de plusieurs juridictions, lui succéda dans la possession de la Chalotais. Il eut huit enfants dont les naissances s'échelonnent de 1714 à 1731. A la fin du siècle, noble homme, Jean-Mathurin Olivier des Brulais maria deux filles à Cesson en 1780, l'une, Thérèse, la seule personne de la famille qui ait porté le nom de la Chalotais, à Jean-René Lefort ; l'autre, Jeanne-Marie-Perrine, demoiselle du Dezerseul, à Joseph-Mathurin Malherbe de la Louvrie, personnage qui a joué un rôle considérable dans l'administration départementale à l'époque de la Révolution [Note : Notice sur lui dans la Biographie bretonne de LEVOT, t. II, page 391. Voir aussi J. BRICAUD, L'administration du département d'Ille-et-Vilaine, 1790-1791, pages 302, 452. X. D'HAUCOURT, Le Président Malherbe, Mém. Soc. archéol., t. LX (1934), page 63].

Les Olivier des Brulais ont conservé la Chalotais pendant et après la Révolution. Ils l'ont vendu, vers 1840, à M. Aubrée, notaire à Rennes, dont la famille la possède encore et l'entretient avec dilection [Note : Les propriétaires actuels (vers 1971) sont M. Alexandre Richou, avoué à Angers, et Mme Richou, petite-fille de l'académicien René Bazin].

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