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CAUDAN |
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La commune de Caudan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAUDAN
Caudan vient du breton « Kaodan », dérivé d'un nom de personnage ou d'un saint.
Caudan est une paroisse primitive. A Caudan, il convient de rattacher Saint-Caradec-Hennebont qui en fut soustraite avant le XIIIème siècle. Lanester fut détachée de Caudan au XIXème siècle.
Tout porte à croire que c'est au lieu-dit Saint-Guénael, que saint Guénael fonde son dernier monastère vers 578 et qu'il rend son âme à Dieu quelque temps après (La Borderie, Hist. I. 454). Cet établissement était très modeste, mais le roi Nominoë au IXème siècle, le fait somptueusement réédifier. Malheureusement, les Normands le renversent peu après et n'y laissent que des ruines. Au XIème siècle, ces ruines sont cédées à la nouvelle abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys, qui y fonde un prieuré simple, sans aucune sorte de juridiction. La chapelle, aujourd'hui en Lanester, est alors dédiée à saint Guénael, le fondateur de l'ancien monastère.
C'est à Caudan (en partie détruite en août 1944) que, le 10 mai 1945, le général Fahrenbacher de la Wehrmacht, commandant des troupes allemandes de Lorient, présente la reddition des troupes allemandes.
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PATRIMOINE de CAUDAN
l'église Saint-Pierre (1920). L'église de Caudan, qui avait été reconstruite en 1722 dans le style de la Renaissance, a été détruite par un incendie et réédifiée en 1920 ; | |
la chapelle Notre-Dame du Trescouët (XIIème siècle), encore surnommée chapelle Notre-Dame-des-Neiges et située au bord de la route reliant Hennebont à Pont-Scorff. Dès l'époque romane s'élevait une chapelle à Trescoët : il en reste une petite fenêtre témoin dans le mur Sud de la nef, datée du XIIème siècle. Cette chapelle est profondément remaniée au XVème siècle et au XVIème siècle (sous l'injonction, semble-t-il, des seigneurs du Pou en Plouay). La chapelle actuelle, orientée, comprend une nef, refaite au XVII-XVIIIème siècle, et un choeur à chevet plat, flanqué au Nord et au Sud de deux grandes chapelles, qui date du XVIème siècle. Le choeur est séparé de la nef et des chapelles par de grandes arcades en plein cintre reposant sur des colonnes engagées qui semblent une reprise de la construction romane. Le choeur est éclairé par deux verrières et un oculus reprenant des fragments du vitrail du XVème siècle. La grande fenêtre du chevet, à réseau flamboyant, a été en partie bouchée à la base. Un banc de pierre intérieur longe les murs de la chapelle, qui est couverte d'une charpente fruste. Il s'agit d'une ancienne chapelle seigneuriale de la famille du Pou (première moitié du XVème siècle). En effet, à l'extérieur est plusieurs fois répété le blason (orné d'un lion rampant) des seigneurs du Pou, auxquels il faut peut-être attribuer la restauration de l'édifice. La chapelle abrite un Christ en croix, en bois polychrome, qui date du XIV-XVème siècle. On y trouve une peinture intitulée "Assomption" et qui date du XVIIIème siècle. La chapelle est vendue comme bien national durant la Révolution et le recteur de Caudan s'en rend acquéreur au XIXème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Vérité (XVIème siècle), surnommée aussi chapelle de Nelhouët et située à Kerbley. De plan rectangulaire, avec un seul bas-côté au Nord, séparé de la nef par trois arcades en tiers-point reposant par pénétration sur des colonnes cylindriques, cette chapelle fut édifiée au XVIème siècle. Le vaisseau date de la première moitié du XVIème siècle : il est flanqué au début du XVIIème siècle d'un bas-côté au nord. Les rampants du toit sont décorés de crochets et d'animaux. Un clocheton de pierre, qui est un rajout, s'élève sur le pignon occidental. Un banc de pierre extérieur entoure la chapelle. La décoration des portes est flamboyante. Les fenêtres à réseau flamboyant ont été en partie bouchées. Un jubé en bois, daté de 1612 et où sont sculptés en relief les douze apôtres, sert aujourd'hui de tribune : il subsiste encore quatorze cartouches portant le nom des saints et celui de Le Daio, ainsi que des armoiries. La chapelle abrite un Christ en croix, en bois polychrome, qui date du XVIIème siècle, ainsi qu'une statue en bois polychrome de Saint Corneli (XVIIème siècle). On peut remarquer aussi les tableaux de pierre d'un ancien chemin de croix ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame-de-la-Croix (XVIIème siècle). Voisine de l'église paroissiale de Caudan et mentionnée en 1930, elle avait été reconstruite au XVIIème siècle et bénie le 3 mai 1768 ; | |
le calvaire (XVIème siècle), situé rue de la Libération, près du village de Scouhel. Il est restauré au XXème siècle. Le fût est orné d'un blason ; | |
le manoir de Keraude (XVI-XVIIème siècle), propriété des seigneurs du Pou (Plouay), puis de Gouvello de Keryaval, et de Joseph Duc (en 1794) ; | |
le château de Kerdronquis (XVIIIème siècle). Siège d'une seigneurie appartenant à la famille Coerhin ou Kercoerhin ou Courhin (en 1420), puis à la famille du Combout (en 1536) ; | |
le château du Nelhouet (1769), propriété, à partir de 1831, du baron François Faverot de Kerbrech (1773-1853). Au XXème siècle, l'édifice devient la propriété de la famille Petit-Détroyat, puis de la famille Branthomme (vers 1955) ; | |
l'ancien manoir du Bois-Joly, propriété successive des familles Baud (en 1420), Carmes (de 1598 à 1790), Le Beau de Trésidy (en 1790), Bonamy. Ce manoir surnommé "Vieux Bois-Joly" sera finalement abandonné au profit d'un château neuf ; | |
le château de Bois-Joly (1851). Siège de la seigneurie de Bois-Joly et propriété de la famille Baud en 1420, puis des familles Carmes (en 1598), Le Beau du Trésidy (en 1790) et Bonamy (en 1848). Mlle Françoise Bonamy fait édifier en 1851 le château actuel ; | |
l'ancien manoir de Kerguen. Siège d'une seigneurie dépendant de la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
l'ancien manoir de Pendreff. Siège d'une seigneurie appartenant à la famille Dondel vers 1563. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
l'ancien manoir de Scondel. Siège d'une seigneurie appartenant à la famille Stanghingant en 1620. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
la fontaine de Kerbley (1765), située à proximité de la chapelle Notre-Dame de Vérité. L'édifice forme un arc en plein cintre dans lequel est placée une statue de la Vierge, dans une niche ; | |
le four à pain de Kergoff, situé près de la maison de retraite de Kergoff ; | |
le moulin Olivier ; |
A signaler aussi :
le menhir de la reddition (1945), situé rue du 10-Mai-1945 ; | |
la borne de Saint-Séverin (1777). Cette borne, qui aurait été déplacée, porte la date 1777 et deux inscriptions gravées : sur une face "Cléguer à 1883 toises", sur l'autre "Inzinzac" ; | |
la voie romaine reliant Hennebont à Quimperlé et qui traverse la commune de Caudan ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CAUDAN
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Caudan : Jehan Thomas (St Nudec), Pierre du Pou (St Nudec), Alain Joudec (Ruseau), Jehan Thomelin (Plessix, Pendreff), Guillaume Laestour, Jehan Raoulin (Scouhelle), Henry Kerris (le Thy Maure), Jehan Bizien (Kerustantin), Hervé Lucas (Kersever), Pierre du Pou (Trémelo), Henry du Bergier (Locoyarne Verger), Jehan Toutenoultre (Kerhet), Mahé de Kerpunce (Kerguer), Alain de Kergouriou (Locoyarne le Dorze), Guillaume de Baud (Kerguezian, Boisjoli), Guillaume Le Plain (le Resto).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Caudan :
Jehan THOMELIN, sieur du Plessix (300 livres de revenu), remplacé par Chretien de Chefdubois : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé en archer et d'une lance ; | |
Jehan, fils THOMELIN (40 livres de revenu) ; | |
Henry LOPRIAC, procureur de Hennebont (400 livres de revenu) : comparaît vêtu d'une robe ; | |
Pierre du POU (140 livres de revenu) ; | |
Guillaume de KERPUNCE (700 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Jehan de CHEFDUBOIS (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer et armé d'une épée ; | |
Jehan THOMAS (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, d'une salade (casque), d'un harnois de jambes, comparaît en archer ; | |
Henry du VERGIER (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer ; | |
Estienne KERORBEN (40 livres de revenu) pour Allain, son père : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ; | |
Jehan RAOULLIN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer et armé d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Caudan :
Jehan THOMELIN (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Louis THOMELIN : comparaît en archer ; | |
Phelippes de LOPRIAC, décédé (700 livres de revenu), remplacé par Jehan de Lopriac : comparaît en archer ; | |
Guillaume de KERPUNZE ou KERPUNCZE (700 livres de revenu), remplacé par son fils Pierre : comparaît en archer ; | |
Henry de CHEFFDUBOIS mineur (20 livres de revenu), remplacé par Guyon de Kerpunze : comparaît en archer ; | |
Jehan THOMAS (30 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : comparaît en archer ; | |
Henry du VERGIER (30 livres de revenu), remplacé par son frère Bonabes : comparaît en archer ; | |
Jehan RAOULLIN, remplacé par son frère Henry : comparaît en archer ; | |
Louis de KERPUNZE ou KERPUNCZE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Henry LE BRAOQ (30 livres de revenu) comparaît en archer ; | |
Jehan de COETEVENEC : porteur d'une brigandine ; | |
Yvon de KERRENAULT, remplacé par Raoullet Poncollet : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Eonnet de GANNET : comparaît armé d'une vouge ; | |
Les héritiers Guillaume LE GANNET (110 livres de revenu) : défaillants ; | |
Henry LESTOUR (100 livres de revenu) : défaillant ; | |
Les héritiers Guillaume KERGOURIO : défaillants ; |
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