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CAST

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La commune de Cast (pucenoire.gif (870 octets) Kast) fait partie du canton de Châteaulin. Cast dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CAST

Cast vient du mot latin « castra » (lieu fortifié).

La paroisse de Cast provient d’un démembrement de la paroisse de Plonévez-Porzay, elle même "paroisse nouvelle" créée au détriment de celle de Ploéven. Cette paroisse de Cast est mentionnée sous ce nom au Cartulaire de Quimper, en 1368, et au rôle des décimes, en 1574 ; on lui a aussi donné le nom de Castre, et M. Le Men a pensé que ce nom lui viendrait peut-être du camp retranché dont on voit les traces à Lelzach, sur la montagne Saint-Gildas.

Une grande partie du territoire de Cast est cerné d’un mur dont la construction remonterait au XIIIème siècle et connu sous le nom de « Mur du Diable » (Parc-au-Duc). La paroisse de Cast dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. 

On rencontre l'appellation Cast dès 1327.

Note 1 : Au XVIIème siècle, vivait à Cast, un saint homme, Yves Le Goff, dont nous empruntons la notice biographique à l'historien du Vénérable Père Julien Maunoir, le Père Boschet : " Un laboureur, nommé Yves Le Goff, de la paroisse de Castre (Cast), alla trouver le P. Maunoir au collège de Quimper, en 1655, pour le consulter sur de fréquentes apparitions que lui faisait la Sainte-Vierge. Le Père lui ordonna de se rendre le Carême de l'année suivante à Plonéour, où il luy promit qu'il examinerait le fait dont il s'agissait ; cependant, il lui enjoignit, la première fois que cette dame qu'il prenait pour la Sainte-Vierge lui apparaîtrait, de lui donner à adorer la croix qu'il portait sur lui. Yves Le Golf se trouva à Plonéour au temps marqué, et le Père, qui y prêchait le Carême, l'engagea à lui rendre compte de sa vie et à lui faire le détail des apparitions dont il était en peine. Ce bon homme lui dit : « J'ai environ 60 ans ; j'eus, dès l'enfance, de la dévotion à la Sainte-Vierge, et depuis l'âge de 6 ans je n'ai pas manqué à réciter le chapelet au moins une fois par jour. Je suis marié, j'ai élevé mes enfants dans la crainte de Dieu et je vis avec ma femme selon ma créance. Jusqu'à l'âge de 35 ans, j'avais mené une vie commune. Mais en 1640, le jour de l'Assomption, comme je revenais de faire mes dévotions dans une chapelle de la Vierge, je vis devant moi une fille qui avait à la main une croix rouge. Cela m'étonna si fort que, mangeant alors un morceau de pain, dont je faisais mon disné, le pain me tomba de la bouche et je ne pus manger de tout le jour. Ayant toujours durant quatre mois ce mesme objet devant les yeux et ne sachant ce que cela voulait dire, je m'adressais aux prêtres de notre paroisse ; les uns disaient que j'étais fou, mais je sentais bien que je ne l'étais pas ; les autres, que j'étais déçu du malin esprit, moi j'avais peine à le croire parce que le signe de la croix, qui fait fuir les démons, faisait approcher la personne qui m'apparaissait. J'avais donc recours à la Sainte-Vierge et j'allais tous les jours dans une de ses chapelles (N.-D. de Quillidoaré) la prier de m'apprendre ce que signifiait cette vision. Enfin, le jour de l'Immaculée-Conception, 8 Décembre 1640, comme je récitais ma prière dans la même chapelle, la personne qui m'avait apparu jusque là sans me parler, me demanda : « Voulez-vous bien assister vos frères » ? Je lui répondis : « Comment, mes frères ! Je n'ai qu'un frère et qu'une sœur qui sont à l'aise et qui n'ont pas besoin que je les assiste ». Elle ajouta : « Vous êtes pécheur, et tous les pécheurs sont vos frères, ne voudriez-vous pas bien les assister » ? En ce moment-là, comme j'étais en peine qui était la personne qui « me parlait, elle me dit : « Je suis la Mère de Dieu, que vous invoquez plusieurs fois chaque jour ; mon Fils est irrité contre les pécheurs, ce sont des ingrats qui ont oublié sa Passion. Je vous ai choisi pour leur reprocher leur ingratitude et pour les exhorter à la pénitence ; voudriez-vous bien rendre ce service à vos frères » ? Alors je dis : « Mon Dieu, j'abandonne mon âme et mon corps à votre service. Je suis prêt à faire et à souffrir tout ce qu'il vous plaira » Aussitôt, la Sainte-Vierge me déclara que je n'aurais plus de joie sur la terre, et elle m'ordonna, pour obtenir la conversion des pécheurs, de communier les fêtes et les dimanches, les lundis et les vendredis, et de jeuner les vendredis sans prendre d'autre nourriture que l'Eucharistie. Je lui témoignais que ces communions si fréquentes et ce jeune des vendredis me feraient de la peine. Elle me commanda de lever les yeux au ciel, et je vis des choses ravissantes que je ne puis exprimer qu'en disant que c'étaient les joies du paradis. Ensuite, elle me commanda de regarder en bas, et je vis un abyme plein de feu et les tourmens de l'enfer. Pour lors, toutes mes répugnances cessèrent, et depuis ce moment je n'eus plus de peine à rien. J'accomplissais fidèlement ce que la Sainte-Vierge m'avait prescrit, et je croyais que c'était tout ce qu'elle me demanderait. Mais le mercredi après la Sexagésime de l'année 1641, elle me commanda, pour attirer la miséricorde de Dieu sur les pécheurs, de jeuner quinze carêmes, sans boire ni manger qu'une fois la semaine, le dimanche, après avoir entendu trois messes. Elle m'assura qu'avec la grâce de Dieu ce jeûne me deviendrait possible et qu'il serait d'un grand mérite. Elle m'avertit lorsque la faim ou la soif me presserait le plus, d'implorer le secours de Notre-Seigneur et le sien, et elle me promit non pas de diminuer ma peine, mais d'augmenter mes forces. J'ai déjà jeuné de la sorte onze caresmes et j'en suis présentement au douzième. Vous aurez peut-être peine à me croire si je vous dis que je ne m'en porte que mieux. Cela est pourtant vrai. Je n'ai pas perdu pendant tout ce temps-là une heure de sommeil. Avant que je jeunasse ainsi, j'avais de grands maux de côté, à présent je n'en ai plus. Je ne souffre pas même beaucoup, excepté les vendredis ; ces jours-là, je participe à la Passion de Notre-Seigneur, j'ai une faim et une soif extrêmes, mais je redouble mes prières et, selon la promesse de la Sainte-Vierge, je reçois de nouvelles forces. Voilà, mon Père, le compte que vous avez voulu que je vous rendisse de ma vie ». Le P. Maunoir, voulant prendre du temps pour examiner la conduite de cet homme, le remit jusqu'après Pâques et lui ordonna de demeurer avec lui tout le Carême. Cependant, l'ayant fait observer par des personnes sûres et l'ayant observé lui-même fort exactement, il trouva qu'il ne mangeait ni ne buvait de toute la semaine que le dimanche, après avoir entendu trois messes ; qu'il communiait les jours qu'on lui avait marqués, qu'il passait chaque jour au moins quatorze heures en prières, et qu'il avait beaucoup de douceur et d'humilité. Le P. Maunoir, pour éprouver s'il n'y avait pas d'entêtement dans le jeûne d'Yves Le Goff, le fit venir le Samedi-Saint chez le Recteur de Plonéour où il dînait et, sur la fin du repas, il lui présenta un pruneau et lui commanda de le manger. Le bonhomme le prit sans faire aucune difficulté et le porta à la bouche. Le Père, aussitôt, lui défendit de l'avaler, et le bonhomme obéit à ce second commandement avec la même soumission qu'au premier. D'où le Père jugea qu'un homme si obéissant n'était pas conduit par l'ange rebelle, mais par la Sainte-Vierge, la plus humble et la plus soumise des créatures. Ainsi l'ayant pris en particulier, il lui conseilla, lorsque la Mère de Dieu lui apparaîtrait, de la prier, si c'était le bon plaisir de Dieu et le sien, de le laisser dans la voie obscure de la foi, qu'il préférait à la voie des visions dont il se croyait indigne. Enfin, le Père Maunoir présenta sur papier toute la relation que je viens de rapporter à Yves Le Goff, qui la signa, déclarant qu'elle ne contenait rien qui ne fut très véritable. Et alors le Père, l'ayant embrassé, le renvoya. Le bonhomme, fort content du Père, s'en retourna dans sa paroisse. La Sainte-Vierge lui fit toujours la grâce de le conduire elle-même. Il jeuna les trois derniers caresmes qu'il avait à jeuner, et il mourut quelque temps après (vers 1660) à Castre, en odeur de sainteté " (MM. Peyron et Abgrall, 1905).

Note 2 : liste des Recteurs de Cast avant le Concordat : - 1512 : Geoffroy Le Gentil. - 1532-1538 : Nicolas de Tyvarlen, recteur ; nommé coadjuteur de François Le Vigouroux, chanoine de Quimper, avec future succession au canonicat. Nicolas de Tyvarlen était également recteur de Plogonnec (Déal). - 1580 : Yan Nyvou, recteur, assiste au synode (C. 95). - 1631 : Alain Glaier, assiste au synode. - 1648-1667 : Guillaume Le Glinec. - 1668 : Jacques Mahieu, recteur et chanoine de Quimper. - 1669-1695 : Pierre Jule, fonda en 1677 une messe chantée, tous les premiers lundis du mois, dans la chapelle de N.-D. de Quillidoaré. - 1700 : Pierre Landren (B. 176). - 1714-1720 : Yves de Kerjean. - 1729 : François Laudren. - 1745-1750 : G. Henry. - 1757-1760 : J. Gobin. - 1764-1773 : J. Rospartz, auteur breton : Instructionou christen pe ar boquet eus ar mission ; une édition de ce livre a été imprimée à Quimper, chez Derrien, en 1797. - 1774-1790 : G. Le Baut ou Le Bot. Prêtres de Cast, avant le Concordat : - 1648-1655. Jacques Guillerm. - 1648 : Martin Hérou, parrain. - 1648-1655 : Henry Le Queffélec. - 1648-1658 : Grégoire Blais. - 1649-1653 : Louis Gourmelen. devient recteur de Loctudy. - 1648-1660 : Tanguy Le Louarn. - 1648-1662 : J. Le Goff, curé. - 1656 : Alain Le Férec, parrain. - 1657-1672 : René Cariou, curé. - 1658 : Gilles Piriou. - 1658-1669 : Jan Hamon. - 1660 : Jacques Henry. - 1664-1678 : Yves Penanec'h, parrain. - 1660-1676 : Thomas Jézéquel. - 1661 : François Cariou. - 1662-1681 : Hervé Peillet. - 1662 : Pierre Bauguion, parrain. - 1662-1693 : Mauguen. - 1662-1672 : J. Hieraër. - 1669 : C. Gourvézen. - 1672 : Hascouet, fils. - 1664-1683 : G. Cuzon, prêtre, décédé le 4 Avril 1683, au village de Kerbola, inhumé en l'église de Saint-Jérôme, âgé de 50 ans. - 1676 : A. Scoarnec. - 1676 : Gabriel Scoarnec. - 1681 : Barthélemy Cosquéric. - 1688 : Mathieu Brent. - 1688 : L. Billiard. - 1689 : Guillaume Roy, curé. - 1726 : René Le Mat. - 1736-1739 : Jean-Baptiste Le Treut. - 1740-1746 : Jacques Riou. - 1749-1755 : L. Bouy. - 1760 : J. Le Doaré. - 1762-1768 : J. Le d'Hervé. - 1774-1776 : Yves Floc'h. Liste non exhaustive des Recteurs de Cast depuis le Concordat : - 1804-1805 : Luc Quillivic, né à Esquibien en 1762, prêtre en 1787. - 1805-1812 : Corentin Quévarec, recteur. - 1812-1821 : Jean-François Porlodec, recteur. - 1821-1824 : Yves-Michel Sizun. - 1824-1844 : Pierre-Marie Guizouarn. - 1844-1847 : François-Marie Bretel. - 1847-1862 : Jean-Guillaume Thalamot. - 1862-1875 : Guillaume Larvor. - 1875 : Jean-Marie Riou, ..... Liste non exhaustive des Vicaires de Cast depuis le Concordat : - 1817 : Gabriel Le Bars. - 1820 : Yves Le Coent. - 1820 : Jean-Louis Keranguéven. - 1822 : Jacques Le Moigne. - 1824 : Pierre-Marie Guizouarn. - 1826 : Pierre Le Normand. - 1831 : Vincent-Marie Auffret. - 1835 : Denis Gourvez. - 1840 : Vincent Le Courant. - 1843 : François-Julien Salaun. - 1845 : Pierre-Marie Kerné. - 1849 : Guillaume Larvor. - 1862 : Emile Henry. - 1866 : Jean-François Floch. - 1869 : Louis-Marie Maguérés. - 1870 : Michel Péron. - 1884 : François Besnier. - 1886 : Jean Caroff. - 1887 : François-Marie Ollivier, ....

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PATRIMOINE de CAST

l'église Saint-Jérôme (XVI-XVIIIème siècle). L'édifice actuel est en forme de croix latine à trois vaisseaux. Elle comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées, un transept et un choeur. La partie basse du clocher, les trois premières travées de la nef avec leurs piliers et le porche sud voûté datent du XVIème siècle. Tout le reste date de la fin du XVIIIème siècle. L'église est restaurée vers 1784. Le monument de chasse de Saint Hubert en kersanton qui se trouve sur le placitre de l’église (à l'angle sud-ouest de l'enclos) date du XVIème siècle : il se trouvait jadis au presbytère. La statue de sainte Marguerite, oeuvre de Pierre Le Déan (sculpteur de Quimper), date de 1684. Les statues de saint Jérôme, saint Pierre, saint Yves, saint Corentin, saint Mathurin, saint Tugen, saint Herbot datent du XVIIème siècle. La statue de saint Corentin en granit date du XVème siècle. La statue de saint Tinidic en chevalier provient de l'ancienne chapelle de Saint-Geniste. La statue de la Vierge-Mère est en pierre blanche ;

Nota 1 : L'église paroissiale est dédiée à saint Jérôme. En 1812, le Recteur demande l'autorisation d'élever un nouvel autel à saint Jérôme, « à cause de l'usage de toucher la châsse du défunt à un autel, avant de le porter au lieu de sa sépulture ». L'église doit dater du XVIème siècle. A la façade Ouest, est une porte gothique surmontée d'une corniche Renaissance, sur laquelle sont posées deux statues d'apôtres qui doivent provenir du porche latéral : saint Pierre tenant ses clefs et un livre ouvert, avec banderole portant le premier article du symbole : CREDO . IN . DEVM ; puis saint Jean tenant la coupe d'où émerge le dragon, la banderole portant les mots : JESVM . CHRISTVM. Dans la niche du milieu est saint Marc, assis, écrivant son Evangile, ayant camail à capuchon et barrette de docteur ; son lion est couché à ses pieds. Le clocher est dans le style du XVIIème ou du XVIIIème siècle, avec chambre ouverte et flèche à crossettes. Il y a deux balustrades en galeries ; celle du bas est récente et faite d'arcatures gothiques. Sur le côté Midi, est un joli petit porche gothique de la fin de la période flamboyante. Au haut de la façade est cette inscription avec une date qui doit indiquer une simple restauration : V : ET : D : M : G : LE : BAUT : R : 1784 — LE : MEN : F. Aux angles, sont deux contreforts surmontés de clochetons, avec deux lions posés en gargouilles. La grande arcade d'entrée est composée de nervures prismatiques et surmontée d'une accolade hérissée de crossettes. Des deux côtés, à l'intérieur, sont des niches séparées par des colonnettes en spirale ; deux statues d'apôtres seulement y sont conservées : saint Thomas et saint Barthélemy ; on y voit encore une statue en bois de sainte Anne, debout et tenant un livre, puis une statue plus petite de saint Tinidic, qui avait autrefois une chapelle dans la paroisse. Il a beaucoup de rapport avec les statues des saints Côme et Damien, tient en main un vase ou coffret orné d'une petite arcade gothique, et a pour coiffure une toque assez élégante. A l'intérieur de l'église, on vénère les statues de : Saint Jérôme, le patron de la paroisse ; Saint Mathurin ; Saint Pierre ; Saint Herbot, grande statue en pierre, qui doit être plutôt un saint Tujean, car il plonge l'extrémité de son bâton dans la gueule d'un chien enragé ; belle et grande sainte Marguerite, artistement et un peu théâtralement drapée, foulant aux pieds un terrible dragon ; Saint Sébastien, très mouvementé et assez gracieux ; Saint Corentin, ayant à ses pieds une petite fontaine avec le poisson traditionnel. A la sacristie, on voit un saint Yves et un saint abbé, en pierre blanche, portant la crosse. La cuve baptismale, en granit, est à douze pans et repose sur une grosse colonne cylindrique à base très empattée. Dans le cimetière, est une croix ou calvaire dont le croisillon porte la Sainte-Vierge et saint Jean avec deux autres statues adossées ; au pied, est une Notre-Dame-de-Piété, et sur les deux côtés du socle, on lit ces inscriptions : N : G : H  : GLINEC : R - A. ROGNANT : F : 1660. Sur le mur d'entrée du presbytère, à l'entrée et an fond de l'enclos de la croix de mission, sont de vieilles statues en Kersanton, dont quelques-unes proviennent de l'ancienne chapelle de Saint-Tinidic ou Saint-Génite. Sur le mur du presbytère, la représentation très belle et très artistique de l'épisode miraculeux de saint Hubert, patron des chasseurs. Devant un cerf ayant sur sa tête, entre ses deux cornes, l'image du crucifix, saint Hubert, descendu de cheval, est agenouillé, les mains jointes et la tête découverte. Sa chevelure est gracieusement bouclée, son costume très riche et très souple semble être de l'époque d'Henri II : bas et hauts-de-chausses à deux rangs de bouffantes et de crevés, manches de dessous avec bouffantes et crevés ; manches plus amples du pourpoint, également tailladées à deux rangs, et descendant en pagode de la hauteur du coude ; surcot largement échancré pour laisser passer les bras ; épée et cor d'ivoire suspendus au côté. Devant lui, sont ses deux chiens, un lévrier et un basset, en arrêt et en contemplation devant le cerf. Derrière est son cheval, richement harnaché, tenu par son écuyer au visage et au costume gracieux. Tout ce groupe forme un ensemble admirable comme art et comme correction. A l'entrée de l'enclos sont : saint Tujean, en robe d'ermite, tenant une clef et ayant devant lui un chien enragé qui mord furieusement un autre plus petit ; petite statue de Vierge-Mère, en pierre blanche, foulant aux pieds un serpent à replis tortueux qui mord les plis de sa robe ; grande statue d'évêque, saint Germain, dont la crosse, la mitre, la chape et même le rochet sont chargés d'ornements. Au fond de l'enclos, on trouve un autre évêque, un peu dans le même genre, puis une belle statue de saint Tinidic, représenté en chevalier, avec cuirasse et casque, tenant une lance et un livre ouvert, et vêtu par-dessus son armure d'un manteau très ample, à bordures ornées. Il rappelle un peu par sa facture le saint Vennec de la chapelle de Briec. 

Nota 2 : Sur les registres paroissiaux nous avons relevé les signatures de quelques personnages marquants : - 1649, 7 Février. Marraine, noble demoiselle Renée Le Veyer. ; 27 Juin. Marraine, noble demoiselle Renée, dame de Hirgarz Pontlez ; 28 Novembre. Parrain, noble homme Jacques Viaud, Sr. de Monplaisir, et marraine, demoiselle Renée de Hirgarz, dame du Tertre, Hirgarz, Pontlès. - 1650, 14 Mars. Parrain « noble homme M. Louis Lair, Sr. de Penfrat, avocat gradué et reçu en la cour » ; Juin : Dame Jeanne Guimarch, douairière de Lopeau, marraine ; 23 Septembre : Noble demoiselle Anne Le Goff, dame douairière de Penduezcat. - 1651, Février. Parrain, Ecuyer Michel Thépault, Sr. de Lehec ; 26 Juillet. Parrain « noble homme Ecuyer Rolland de Quoet Squiriou, Sr. du Boulven » ; 25 Septembre. Baptême de Guillaume, fils de écuyer Guillaume Querguelen, Sr. de Querbiquet, et demoiselle Marie de Cordière, sa compagne. - 1652, 30 mai. Marraine, demoiselle Renée Le Guen, demoiselle de Pratmaria ; 28 Août. Marraine, demoiselle Hélène Perrault, dame de Treffri. - 1655, 15 Avril. Parrain, écuyer Vincent du Menez, Sr. de Pratglas ; 13 Décembre. Baptême de Catherine, fille de nobles gens Maurice Tanguy et Marie Penguern, Sr. et dame de Kergouzan ; parrain, noble homme écuyer Guillaume Coatriziou ; marraine, demoiselle Françoise Trobert, dame de Kerboix. - 1656, 20 Août. Marraine, Renée de Coatsquiriou, dame de la Villeneuve, du Boulven. - 1657, 18 Septembre. Parrain, écuyer Louis du Disquay, Sr. de la Villeneuve et du Boulven. - 1659, 28 Décembre. Parrain, haut et puissant. Messire Louis de Lescu, Sgr. du Breil Mascellière, Hirgarz, Pontlez, Barvedel ; marraine, demoiselle Thérèse de Kerlech, dame de Keramon. - 1660, Janvier. Baptême de fille de noble homme Tanguy, Sr. de Kergouzan ; parrain, noble homme Alain Toulguengat, Sr. de Treffry, et marraine, Renée de Quoatsquiriou, dame de Villeneuve. - 1602, 14 Janvier. Marraine, demoiselle Janne Poulart, dame de Mesmeur ; 1er Mars. Marraine, demoiselle Françoise Gouric, dame de Lanoster. - 1666. Parrain, Nicolas de Dammartin, Sr. de Querdreserch. - 1668. Parrain, Urbain de Tréouret, Sr. de Kerstrat, conseiller du Roy et son sénéchal au siège de Châteaulin ; marraine, demoiselle Marie Plougoulm, dame de Nivirit. - 1678, 17 Juin. Parrain, Messire Gilles-Claude Harquin, Sgr. de Kerourien ; marraine, Renée de Coetsquiriou, dame de Querverniou du Boulven, demeurant ordinairement au dit manoir de Querverniou, en Elliant. — Signe aussi Renée-Claude du Disquay. - 1682, 14 Octobre. Mariage de noble François Demareil, Sr. du dit lieu de la ville de Crauzon, et demoiselle Anne Adelice Mahieu, dame de Kersaudy, demeurant à présent à la maison presbytérale de Cast, avec M. le Recteur, son oncle. - 1695, 17 Octobre. Mariage célébré par Louis Halnay, prêtre de la ville de Locronan, entre noble homme Jacques-Louis Le Goff, Sr. de Penanjun, de la ville du Faou, et demoiselle Louise Moreau, dame du Stiphel de la ville de Saint-René-du-Bois, en présence de noble homme Jan Moreau, Sr. de Kermabero, père de la dite dame ; noble homme Corentin Mahieu, Sr. de Kersaudy ; Renée de Coetsquiriou ; Marguerite Lyminyc. « Le second jour de Décembre 1685 ont esté par moi soussigné, Guillaume Mauguen, prêtre de la paroisse de Cast, par la permission Mgr. l'évêque de Quimper, faictes les cérémonies pour la bénédiction d'une grande cloche pesante avec son battant 914 livres pour servir à l'église paroissiale du dit Cast, laquelle a esté nommée Gilette-Anne par discrète personne Missire Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et dame Gilette Gouriou, dame douarière de Penellé Tréouret, qui ont signé, et autres soussignants, qui ont assisté aux dites cérémonies et bénédiction : P. Pelé, recteur ; Gilette Gourio, douarière de Pennellé ; Gabriel-Philippe Le Bihan ; Ursule-Gabrielle Gourio ; B. Cosquéric, prêtre ; Claude Le Bihan ; Toussaint Le Bihan ; Pelliet, prêtre ; G. Mauguen, prêtre ; B. Quillien ; J. Cariou » (M. Peyron).

la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (XVI-XVIIème siècle) ou de Quillidoare. Elle est en forme de croix latine et remonte au début du XVIème siècle avec clocheton du XVIIème siècle. Le maître-autel, oeuvre de l'atelier Le Déan, date du XVIIème siècle (vers 1680) : on y trouve un panneau de la Nativité. Les verrières datent du début du XVIème siècle et comprennent quatre lancettes dont trois consacrées à la Crucifixion et une à Notre-Seigneur devant Pilate. La verrière de la Passion, oeuvre d'un atelier quimpérois, date du début du XVIème siècle. Dans le tympan, cinq écussons dont l'un aux armes de Tréouret, les quatre autres aux armes des Le Gentil et Tréanna, armes d'Yves Le Gentil, seigneur de Pontlez, et de sa femme Louise de Tréanna qu'il avait épousée le 1er avril 1476. On y trouve plusieurs statues anciennes : Notre-Dame, saint Joseph, saint Jean-Baptiste, sainte Anne et saint Joachim ;

Nota 3 : En 1836, le Recteur de Cast nous dit que ce mot devait s'écrire : Kelou e doare, et devrait se traduire : Bonne nouvelle ; on lit, du reste, sur le socle de la statue de la Vierge, en écriture du XVIème siècle, N.-D. de Bonne-Nouvelle. La chapelle actuelle date de cette époque, et nous savons, par l'acte que nous citons plus loin, que les Seigneurs de Pontlez en étaient fondateurs. « Ce jour, 3 Juillet 1673, ont été faites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrète personne Missire Louis Deshayeux, official et grand-vicaire de Cornouaille, pour la bénédiction d'une cloche pour le service de la chapelle de Notre-Dame de Quilledoaré, située en la paroisse, laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale du dit Cast et nommée Marie-Françoise par Ecuyer François du Bois, Sr. du Rest, et damoiselle Marie-Gabrielle de Lescu, dame de Pontlez, fondatrice de la dite chapelle, ses parrain et marraine, qui signent : Marie-Gabrielle de Lescu ; François-Joseph du Bois ; Tanguy, prêtre de Landerneau ; Sébastien de Mollien ; François de Lescu ; Guillaume Cariou, prêtre promoteur ; Louis Deshayeux, official de Cornouaille ». La chapelle de Quillidoaré est située à 1.600 mètres du bourg, presque sur le bord de la route de Plonévez-Porzay. On y accède par une jolie allée de tilleuls et elle est entourée d'un beau placître planté de grands arbres. C'est un édifice ayant le style du XVIème siècle, composé d'une nef, de deux bras de croix et d'une petite abside carrée. Le clocher qui surmonte la façade Ouest semble être du XVIIème siècle et revêt un caractère monumental et d'excellent style avec sa balustrade saillante, sa chambre de cloche et sa flèche très élégante. Dans la niche qui surmonte la porte est une jolie Vierge gothique en pierre blanche, hanchée comme plusieurs de nos statues du Moyen-Age. Sur un des côtés du pignon on voit les têtes du bœuf et de l'âne qui doivent provenir d'une représentation de la Nativité. A côté de la chapelle est une jolie croix de pierre sur laquelle on peut lire cette inscription : G. LE GAC, F. A l'intérieur, on vénère les statues suivantes : - Notre-Dame de Quillidoaré ou de Bonne-Nouvelle (Kelou e doare), statue en pierre, habillée d'étoffes et de rubans, portant sur le bras gauche l'Enfant-Jésus, qui tient une poire entamée. Elle a des rapports assez frappants avec Notre-Dame de Kergoat, en Quéménéven ; - Saint Joseph ; - Saint Jean-Baptiste ; - Sainte Anne et saint Joachim, sur des colonnes à l'entrée du chœur et portant les costumes des dames et des seigneurs du temps de Louis XIV. Dans la façade du maître-autel est une sculpture en haut relief représentant la Nativité : l'Enfant-Jésus est couché dans la crèche, la Sainte-Vierge l'adore, un ange est derrière son berceau, une bergère à genoux apporte un agneau, un berger joue de la cornemuse, saint Joseph est retiré dans l'arrière-plan. Les gradins, le petit retable et le tabernacle sont couverts de bonnes sculptures du XVIIème siècle ; au haut du tabernacle est une statuette du Sauveur glorieux, avec une croix de résurrection. La maîtresse-vitre se compose de quatre baies ; dans la première on voit Notre-Seigneur condamné à mort ; les trois autres sont occupées par la représentation du Crucifiement, avec les deux larrons, bourreaux ; pharisiens et cavaliers ; la croix de Notre-Seigneur est surmontée d'un pélican. Dans les soufflets on voit quatre blasons, parmi lesquels il faut signaler ces deux : 1. — D'argent au sanglier de sable en furie : Tréouret. 2. — Ecartelé au 1 et 4, d'azur au serpent volant d'or Pontlez, au 2, d'azur au léopard d'or : le Faou, au 3, d'argent au greslier de sable, accompagné de trois molettes de même. Dans les deux fenêtres de la nef on trouve encore d'autres débris de vitraux, provenant très probablement de la chapelle de Saint-Génite ou Loc-Tinidic. On y voit une Adoration des Mages et la Madeleine au pied de la croix ; ces vitraux sont d'une grande richesse de couleur et de dessin (M. Peyron, 1905).

la chapelle Saint-Gildas (XVIème siècle). Elle est en forme de Tau et date du XVIème siècle avec clocher plus récent paraissant de la fin du XVIIème siècle. On y trouve les statues anciennes de saint Gildas et de saint Tugen ;

Nota 4 : Cette chapelle, distante de 1 kilomètre 1/2 du bourg, au bord de la vieille route de Châteaulin, est située en pleine montagne et néanmoins entourée d'un vaste bouquet de hêtres et chênes, et de plus abritée du côté de l'Ouest par un rideau de sapins. Le plateau sur lequel elle est assise s'avance en éperon vers le Couchant, et de cette pointe émergent des blocs aigus de schiste qui lui donnent un aspect de vieil oppidum gaulois. De ce belvédère on domine tout le bassin de Plonévez-Porzay et l'oeil découvre admirablement toute la baie de Douarnenez avec les côtes de Crozon, Ploaré, Poullan et Beuzec, qui l'encadrent. La chapelle, formant une grande longère de 32 mètres, avec deux branches de transept, porte tous les caractères du XVIème siècle. C'est ce que dénotent les trois portes richement ornées et les meneaux des fenêtres ; tout le reste de l'édifice est d'une grande simplicité. Au chevet carré, c'est-à-dire è l'extrémité Est, on a construit, au XVIIème ou au XVIIIème siècle, un petit clocher assez élégant, couronné par un dôme rond surmonté d'une aiguille. A l'intérieur, rien de particulier dans l'architecture ; mais il faut signaler les deux grandes statues en pierre qui sont à l'entrée du chœur dans des niches à coquille. Elles mesurent 2 mètres et 2 m. 15 de hauteur, et toutes deux, tenant un livre ouvert, ont leurs chapes et leurs mitres surchargées d'ornements figurant des perles et des cabochons. La statue du côté de l'Evangile, saint Gildas, a, à ses pieds, un dragon ailé à quatre pattes armées de griffes. Saint Tujean, du côté de l'Epître, porte une grande et belle crosse à double noeud, celui supérieur formant une grosse boule semblable à celles de nos vieilles croix de procession. Dans le transept Sud, est une seconde statue de saint Gildas, plus petite et ne mesurant que 0 m. 92 de hauteur. C'est à elle de préférence que s'adresse la dévotion des fidèles et elle semble, du reste, être plus ancienne. Le Saint, ayant la tonsure monacale et vêtu de la chasuble antique, tient de la main gauche un livre fermé et plonge de la droite le pied de sa crosse dans la gueule d'un dragon à grandes écailles qu'il foule aux pieds. Il a les plus grands rapports avec la statue de saint Guénolé, de la chapelle de ce nom, en Ergué-Gabéric. Sur le placître, en face du portail Ouest, est une croix en granit de bon style XVIème siècle. A 200 mètres Nord-Ouest de la chapelle, dans une prairie, est la fontaine, surmontée d'un édicule assez simple en granit, au milieu duquel est une petite niche gothique trilobée. La statue du Saint, mesurant 0 m. 77 de hauteur, est absolument dans le même style que les deux grandes de la chapelle, ayant les mêmes ornements sur sa chape et sur sa mitre. Ici, sa qualité d'abbé est clairement indiquée, car la volute de la crosse est tournée à l'intérieur. L'eau de la source coule abondante dans une grande piscine carrée à l'usage des malades et pèlerins, entourée d'un double gradin en pierres do taille (M. Peyron, 1905).

l'ancienne chapelle Saint-Mahouarn de Loch, aujourd'hui disparue. Elle est dite Saint-Magloire en 1787. En 1831, on décide de ne pas la reconstruire ; 

Nota 5 : Cette chapelle, que le rôle des décimes, en 1787, appelle Saint-Magloire, n'était anciennement connue que sous le vocable de Saint-Mahouarn ; nous en trouvons mention sur une fondation datant de 1657. Ce ne fut qu'au XVIIIème siècle que l'on commença à l'appeler indifféremment, dans les comptes : Saint-Mahouarn ou Saint-Magloire. Saint Mahouarn est le patron de la paroisse de Plomodiern. Il est représenté en costume épiscopal, mais on ne sait rien de sa vie. En 1831, M. Guizouarn, recteur de Cast, écrivait à l'Evêché : « La fabrique possède, sur le placître du Loc, une vieille chapelle ruinée qui ne sera pas rebâtie pour trois raisons : elle est trop petite, elle est à une lieue du bourg, et elle est à un quart de lieue de Châteaulin, dont la jeunesse libertine s'y rend, le jour du pardon, et non pour édifier les bons paysans. C'est ce qui avait déterminé M. Quévarec, recteur (1805-1812), à la faire démolir ; on a transporté à Cast la charpente, les statues, les autels et la tour (Note : C'est sans doute le pinacle de cette tour qui se trouve dans l'enclos du calvaire voisin du presbytère), il ne reste plus que les murs qu'on pourrait accorder à M. de Kervenoel, sur le terrain duquel la chapelle est bâtie ». Nous avons relevé, sur les registres, les deux actes suivants, qui concernent cette chapelle : « Ce jour, 13 de Mai 1650, en l'église paroissiale de Cast, a été une cloche faicte et dédiée pour la chapelle de Monsieur de Saint-Mahouarn, en la paroisse du dit Cast, baptisée par vénérable personne Missire Grégoire Blaise, prêtre de la dite paroisse, et nommée soulz et au nom de Monsieur Saint-Louis par vénérable et discret Missire Guillaume Le Glinec, recteur du dit Cast, et dame Louise de Moellien, dame douarière de Kerstrat, propriéteresse de Chef du Bois et autres lieux, présents les soussignants, à l'issue de la grand'messe, selon les formalités de notre mère Ste Eglise : Louise de Moelien ; Quoetsquiriou ; T. Le Louarn ; Blaise, prêtre ; G. Glivec ; Jouan ; H. Le Queffellec ; Guillerme ». « Ce jour, 29 Octobre 1673, ont été laites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrete personne Missire René Cariou, curé de la paroisse de Cast, pour la bénédiction d'une cloche pour servir dans la chapelle de Monsieur St-Mahouarn du Loc, située en la dite paroisse. Laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale de Cast et nommée Françoise-Corentine par discrete personne Missive Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et demoiselle Françoise Jouan, ses parrain et marraine, qui signent : P. Jule ; G. Mauguen, prêtre ; G. Crauzon, prêtre ; Françoise Jouan ; Marguerite Le Bihan ; R. Cariou, prêtre ».

l'ancienne chapelle Saint-Geniste ou chapelle de Lothinidic, aujourd'hui disparue. On n'y disait plus la messe depuis 1835 ;

Nota 6 : Cette chapelle, située à trois quarts de lieue du bourg, est aussi appelée Lothinidic, Loquinidic, et le saint s'appelle saint Tinidic. C'est sous ce dernier vocable que deux statues sont encore conservées au bourg de Cast : l'une, fort petite, en bois, dans le porche, la tête couverte d'une sorte de bonnet, ayant à la main quelque chose qui ressemble à un pot d'onguent ; l'autre, de grande dimension, en pierre, représente un soldat, dans l'enclos du calvaire. Malgré cette différence de caractéristique, elles portent le même nom de Tinidic ; il est à présumer que ce sont cependant deux saints différents. Voici les détails intéressants que nous donne M. Guizouarn sur cette chapelle, dans une lettre de 1840 : « La chapelle de Lothinidic, appelée de Saint-Genit, menace ruine et on n'y dit plus la messe depuis 1835. Le grand vitrail s'est éboulé sur l'autel, et on pourrait utiliser les matériaux pour l'église paroissiale. Près de la chapelle est une pierre longue en schiste brut à laquelle des sots viennent tout nus et de nuit se frotter le dos et le ventre pour les maux d'entrailles. Il existe dans la chapelle une statue en pierre de saint Tinidic en costume de soldat romain, assez bien faite ; une autre de saint Germain, en pierre passable, un autel en bois, petit mais très bien sculpté, un saint Corentin et une Madone en pierre à faire peur, un saint Sébastien à enfouir ». Le Recteur concluait en demandant à Mgr de Poulpiquet de rendre une ordonnance interdisant la chapelle, et la destruction de la pierre objet de la superstition populaire (M. Abgrall, 1905).

le calvaire du placitre de l'église de Cast (1660). Au pied est une pietà qui montre comme le Crucifix, que c'est là une oeuvre de Roland Doré ;

la croix du cimetière de Cast (1898) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : croix de Cast (XVIème siècle, 1833), croix de Cast (XVIème siècle, 1972), des vestiges de croix (vers 1630), la croix de la chapelle de Quillidouaré (XVIème siècle), Gollen (XVème siècle), Kericun (1559), Kernir (1838), Kerrel (XVIème siècle), Leinec (Moyen Age, 1899), Lamharo (XVIème siècle, 1851), Ménic (XVIème siècle, 1873), Penarvoez (XVIème siècle), Porz-Richard, chapelle Saint-Geniste (XVIème siècle), Saint-Gildas (XVIème siècle), Tréouret (XVIème siècle). A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : Corn-ar-Hoat, Prat-Trévoalec ;  

la fontaine Saint-Gildas. Le saint y est invoqué pour la guérison de la fièvre ;

la maison de Goulit-an-Dréo (1770). On y trouve un cadran solaire ;

le puits (1783) de Goulit-an-Dréo ;

le four à pain (XVIIIème siècle) de Goulit-an-Dréo ;

le four à pain de Porz-Kloz (XIIIème siècle) ;

8 moulins dont le moulin de Goulitz, Andreau, du Duc, Neuf, de Kerleo, de Gorveil,…

A signaler aussi :

le menhir de Lostinidic (2000 avant Jésus-Christ) ;

la découverte de haches à douille et de statuettes italo-étrusques (en bronze) ;

les vestiges d’un camp de l’époque romaine ;

Nota : M. du Châtellier signale un menhir à Lelzac'h, près la chapelle de Saint-Génite. Un tumulus au Dorguen, à Pen-ar-Ménez. Un autre, Ar Vouden, à Marchaussy, à 6 kilomètres du bourg. La butte Ar Castel, à Penhoudic. Un camp retranché rectangulaire, à Lelzach. Une motte avec douves, sur le chemin de Châteaulin à Cast, à 1O0 mètres à droite de la route et à 4 kilomètres de Châteaulin. Un mur en pierre sèche, appelé Mur du Diable, et qui passe à Mesdoun, Pen-ar-Hars, Le Cast, Coz-Veil. C'est le mur qui formait l'enclos du parc du Duc. En 1862-1865, lors des travaux du chemin de fer, on trouva à Cast plusieurs haches en bronze, dont quatre ont été déposées au Musée. Grégoire de Rostrenen rapporte, dans son Dictionnaire, qu'en 1720 « l'on abattit aux environs de Cast un rocher sous lequel on trouva onze têtes de morts, dans un bassin et qu'elles se réduisirent en poussière dès qu'on les toucha ».

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ANCIENNE NOBLESSE de CAST

- Le Bihan deTreouret et de Pennelé : d'or au chevron de gueules issant d'une mer d'azur ; devise : Vexilla florent et amour de Dieu espoir en Dieu.

- Du Disquay, Sr. de la Villeneuve, en Plomodiern : écartelé de gueules et de sable, à la croix d'argent chargée en chef d'une hermine de sable brochante sur les quatre quartiers.

- Hirgarz, Sr. du dit lieu Crozon et de Pontlez : d'or à Crois pommes de pin d'azur.

- Tregain, Sr. de Traoulevenez, Cast : d'or à trois pommes de pin de gueules, la pointe en haut.

- Treanna : d'argent à la macle d'azur.

- Lescuz, de Plomodiern : de gueules à trois fers d'épieu d'argent.

- De Lescu, Sr. du Breil : d'azur à 6 billettes d'argent 3. 2. 1, au chef d'azur chargé de 3 targes d'argent.

- Gentil, sieur du Pontlez Quemeneven, d'azur au serpent volant ; devise : Spargit undequaque venenum et suis nititur alis

- Tréouret, sieur dudit lieu, Cast : d'argent au sanglier de sable en furie ayant la lumière et les défenses d'argent ; devise : Soevit, furit et ardet.

- Troussier, Sr. de Coetsquiriou : d'hermines au lion de gueules.

- Du Parc : Sr. de Coetsquiriou : d'azur au léopard d'or, qui est le Faou, au lambel de gueules ; devise : Bon sang ne peut mentir. 

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, le noble suivant de Cast était présent :

Louis et Pierre de Tréouret, archers en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, le noble suivant de Cast est mentionné :

Le sieur de Coatsquiriou, garde du sieur de Treouret, mineur, présent par Antoine le Grand, dict faire corselet et avoir baillé sa déclaration.

(à compléter)

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