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CARO

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La commune de Caro (bzh.gif (80 octets) Karozh) fait partie du canton de Malestroit. Caro dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARO 

Caro vient d'une traduction celte de "cerf". La paroisse de Caro a, semble-t-il, pour fondateur un seigneur du nom de Caroth, futur abbé de Gaël, vivant en 636. Caro pourrait aussi venir du mot Carrofum, qui équivaut au mot latin "quadruvium" (carrefour).

Caro est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse d'Augan. Caro est cité plusieurs fois au IXème siècle dans le cartulaire de Redon : en 833 [un acte de donation écrit à Liscoët par Condelu], en 856 [acte de vente concernant une pièce de terre située en Réminiac, dans la paroisse de Caro " in Plebe nuncupante Caroth in loco nuncupante Ruminiac"  (charte CXCIII du Cartulaire de Redon)], en 859 [donation d'une terre à la paroisse de Caro], en 878 [l'abbaye de Redon reçoit deux "tenues" avec leurs immeubles, terres et colons] . 

Au XIème siècle, Caro est englobé dans la baronnie de Malestroit, le doyenné de Beignon et la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, Caro est érigé en commune et devient chef-lieu de canton. En 1801, Caro est rattaché au canton de Malestroit.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Caroth (en 833, 856 et 859), Plou de Caroth (en 878), ecclesia de Caroc'h et Minihy de Caroth (en 1131).

Note 1 : De l'ancien diocèse de Saint-Malo ou d'Aleth, Caro est limité au nord par Augan, à l'est par Réminiac, au sud par Ruffiac et Missiriac, et à l'ouest par Saint-Abraham. Ce territoire, parsemé de mamelons escarpés, est arrosé du nord au sud par le ruisseau de Bodel ou de Patouillet. On y voit une belle et riche campagne, de bons pâturages, et aussi des landes étendues. Sa superficie est de 3772 hectares, et il faudrait y ajouter les 1201 hectares de Réminiac, pour avoir son ancienne étendue. En 1891, sa population comprend 1618 habitants. Le bourg, presque central, est à 10 kilomètres de Malestroit, à 11 de Ploërmel, et à 44 de Vannes. La période celtique est représentée sur ce territoire par un menhir d'assez grande dimension, auprès du village de Bodel, et par une allée ruinée, de 13 mètres de longueur sur 2 de largeur, non loin du Lobo. La période romaine a laissé des briques sur les hauteurs de la Pommeraye, de Bodel, de la Butte-à-l'argent, et près de la Gajat. Il faut aussi mentionner la voie romaine qui sépare Caro de Ruffiac et de Missiriac, et qui séparait jadis le diocèse de Vannes de celui de Saint-Malo. On voit encore dans le cimetière du bourg une borne milliaire, provenant de ladite voie ; elle est de forme à peu près cylindrique, de 1m,20 de hauteur sur 0m,70 de diamètre, et elle porte un reste d'inscription qui tend à disparaître : NOB. CAES. C. V. MAXIMIANO. P. F... Ce Maximien fut associé à l'empire en 286. Les Bretons ont occupé ce territoire vers le VIème siècle ; c'est à eux qu'il faut rapporter l'établissement de la paroisse et le choix de saint Hervé, leur compatriote, pour patron. Ce saint était abbé dans le pays de Léon ; il vivait au VIème siècle, et il est honoré au 17 juin. Bien que la langue bretonne ait disparu depuis de ce pays, on y retrouve encore des noms bretons, comme Bodel, Lescoet, Trévegat, Meslan, Brangolo, etc. Au IXème siècle, cette paroisse est très connue, grâce au Cartulaire de Redon, qui la nomme constamment Caroth. En 833, un acte de donation fut écrit à Liscoet, en Caroth, par Comdelu. En 856, un acte concernant une pièce de terre, " située à Réminiac, dans la paroisse de Caroth ", fut souscrit sous le règne d'Erispoé. En 859 eut lieu la donation d'une terre et de son colon, de la paroisse de Caroth. Enfin, en 878, l'abbaye reçut deux tenues ou deux rann, avec leurs maisons, leurs terres et leurs colons, le tout situé en Caroth (Cartulaire de Redon, p. 6, 149, 21, 218). Vers le XIème siècle, Caro se trouva englobé dans la baronnie de Malestroit, le doyenné de Beignon et la sénéchaussée de Ploërmel (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Caro : Pierre de Couedor (en 1582), Jean Hervé (1582-1585), Julien Perrouays (en 1585), André Bellinet (en 1596), François du Boisguehenneuc (à partir de 1596), Pierre Roxelin (avant 1655), Pierre du Coudray (à partir de 1655), Jacques de la Bourdonnaye (à partir de 1663), Gabriel Macé (avant 1676), Mathurin Le Borgne (avril 1676 à novembre 1676), Julien Do (1676 à 1687), Golven Mouillard (1687 à 1707), Christophe Noblet (1707 à 1744), Joachim Chotard (1745 à 1750), Joseph de la Touche-Chotard (1750 à 1757), François Dubreuil (1757 à 1778), Mathurin Jallu (1778 à 1783), Joseph Delanoé (1783 à 1792), Toussaint Piraud (1791 à 1793), ... 

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PATRIMOINE de CARO

l'église Saint-Hervé (XIème, XIVème et XXème siècles), édifiée par les seigneurs de Bodel, puis de Coëtion (ou Couëtion). Seuls les murs et la nef remontent au XIème siècle. Cette église est remaniée dès le début du XIVème siècle (portail Sud), en 1713-1714 (chœur et transept), en 1842 (une tour est ajoutée sur le portail occidental), ainsi qu'en 1967-1968. La porte sud du transept indique la date de 1713. L'édifice possédait jadis trois chapelles : Saint-Roch, la Sainte Vierge et Saint Jean. Avant la restauration de 1967-1968, des traces de litre étaient encore visibles sur le mur extérieur. On y trouve des briques romaines dans les fondations. De nombreuses pierres et croix ont été réutilisées pour la façade de l'église, témoins de constructions anciennes. Il y a lieu de noter les fenêtres en plein cintre très ébrasées, au Nord de la nef, qui attestent qu'il y avait anciennement une construction romane. L'église abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant (XV-XVIème siècle), un Christ mort (en bois) reposant dans un linceul (XVIIème siècle), un saint Isidore en plâtre polychrome (XIXème siècle), deux statues en bois polychrome de saint Hervé (l'une du XVIIème siècle et l'autre du début du XIXème siècle). Les vitraux datent du XXème siècle : ceux du choeur représentent l'apparition de Notre Seigneur à Sainte Marguerite Marie (à gauche), Saint-Hervé, patron de la paroisse (à droite), Saint-Yves faisant l'aumône (dans le transept gauche), l'Education de la Vierge (dans le transept droit). L'église renfermait jadis les enfeux des seigneuries de Bodel (où furent inhumés en 1605 Isabeau de Théhillac, dame de Bodel ; en 1610, Guillaume du Chesne, seigneur de Bodel, du Bezy et du Tay ; en 1698, Marie de Botherel-Quintin, dame de Bodel), du Clyo ou Cleyo (où furent inhumés Jean Lévesque le 12 novembre 1553, François du Boisguéhenneuc le 31 décembre 1594, Olivier du Boisguéhenneuc le 21 mai 1596, François Dano, époux d'Anne du Boisguéhenneuc, le 12 décembre 1607, et Jean du Boisguéhenneuc le 11 mars 1610), de la Barre (où furent inhumés Jean Gourio le 23 mars 1597 et Jean Doudart le 4 octobre 1679), de Ramponnet (où fut inhumée Zacharie le Sueur le 27 septembre 1592, Françoise de Lohan, veuve de Pierre de la Rochère, le 8 novembre 1605, Magdeleine de Lohan, veuve de Jean Heudelor, le 27 avril 1670), des Chateigniers ou Trévegat (où fut inhumé Gilles de Quéjau le 26 août 1590, dans le choeur), de Lescouët (où fut inhumé Olivier Jarnigon le 16 août 1563, et Pierre le Parcheminier le 9 septembre 1590, devant l'autel latéral dédié à Saint-Jean) et de la Biardais (où furent inhumés François Chouart le 16 novembre 1681 et Jean-Baptiste Chouart le 30 juillet 1742, devant l'autel de Notre-Dame du Rosaire). L'autel du Saint-Sacrement provient de l'ancienne chapelle Sainte-Anne de la Billardaie. Le recteur Golven Mouillart y a été inhumé en 1711, François Dubreil le 11 juillet 1778 et Mathurin Jallu le 24 juin 1783. Il existait jadis un reliquaire dans le cimetière : il a été détruit en 1875 ;

Nota : L'église paroissiale, dédiée à saint Hervé, est en forme de croix latine et en petit appareil irrégulier. Elle est de diverses époques, car on remarque, au nord de la nef, de petites fenêtres romanes, étroites, évasées à l'intérieur, et au sud une fenêtre géminée à trilobes, et une porte ogivale. Les autels latéraux sont dédiés à la sainte Vierge et à saint Jean. Sur la borne milliaire du cimetière a été plantée une croix pattée, gracieusement évidée aux aisselles, et portant elle-même une autre croix pattée, gravée sur chaque côté. On trouve aussi d'autres croix pattées, ou tréflées, à la fontaine de saint Hervé, au Grand-village, sur la route de Saint-Yves, sur celle de Ploërmel et sur celle de Monterrein. Les chapelles publiques de Caro étaient : 1. Saint-Nicolas, près du presbytère, changée en buanderie. — 2. Saint-Yves, au village de ce nom, à 4 kil. ver.3 le nord-est. — 3. Saint-Laurent. Il est à croire qu'il y avait anciennement une chapelle de saint Gouénan au village de ce nom. Il y avait de plus des chapelles privées aux châteaux du Bodel, du Cleyo, du Fresne, de la Biardaye et du Ramponnet. Les cordiers ou caquins étaient à la Maladrerie : on sait qu'ils étaient sous la protection des évêques. Le recteur de Caro était à la nomination du pape ou de l'évêque, suivant les règles de l'alternative. En 1730, son revenu brut, était évalué à 485 livres, dont il fallait retrancher 217 de charges. En 1790, Caro fut érigé en commune, et même en chef-lieu de canton, et eut pour dépendances : Monterrein, la Chapelle, Saint-Abraham, Réminiac, Ruffiac et Saint-Nicolas-du-Tertre. Le tout fit partie du district de Ploërmel et du département du Morbihan. En 1791, le recteur, Joseph de la Noë, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, et fut bientôt déporté, laissant la place à un intrus. La révolution fit vendre, comme biens nationaux, le jardin du presbytère, la chapelle de Saint-Yves, un pré et un terrain vague appartenant à la fabrique. Caro passa dans l'arrondissement de Ploërmel en 1800, et perdit son titre de canton en 1801, pour dépendre désormais de Malestroit. En même temps, à la suite du Concordat, il fut canoniquement détaché de l'ancien diocèse de Saint-Malo et annexé à celui de Vannes. Ce pays se glorifie de posséder au Cleyo, M. Charles de la Monneraye, député, puis sénateur, président du Conseil général du Morbihan, et auteur de plusieurs ouvrages archéologiques (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XIVème siècle), située au bourg de Caro et aujourd'hui disparue. Elle aurait été reconstruite au début du XVIème siècle et bénite le 2 juillet 1655 par Pierre du Coudray, recteur de Caro. En 1554, on y mentionne un cimetière. On y célèbre, en 1669, le mariage de Charles Hudelor, seigneur de Ramponnet, avec Gabrielle le Cadre, dame de la Garmanière. La chapelle était un petit édifice rectangulaire, entouré d'un cimetière (mentionné dès 1554) et réservé jadis aux lépreux. Elle est transformé par la suite en buanderie ;

l'ancienne chapelle Saint-Yves (XIIème siècle), située jadis au village de ce nom. L'autel date de 1817 (au centre de l'autel est représenté la Sainte Trinité) et un retable de style Louis XIV peut être attribuer au XVIIIème siècle. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de saint Yves, de sainte Anne, sainte Vierge à l'Enfant, saint Jean (toutes de la fin du XVIIIème siècle et du début du XIXème siècle). Le seigneur de Couëtion y aurait eu droit d'enfeu et de banc en 1680. Elle est vendue comme bien national en 1794 à M. Chochon, puis cédée à la commune de Caro en 1817. Elle est alors reconstruite par la municipalité comme on peut le lire de chaque côté de la porte latérale "Refaite en 1817, M. Serazin Recteur, M. Oillic Curé, M. Anger de Kernisan Maire, J.L. Guilloux, adjoint de Caro". Le linteau de la grande fenêtre porte la date de 1949 (avec le nom du maire : M. Bocandé), date d'une restauration ;

la chapelle Sainte-Anne, située au village du Tay et reconstruite au XXème siècle. Cette chapelle avait été édifiée en 1873, sur un terrain donné par Adrien de l'Espine de Grainville, commissaire de la Marine (1821-1905) et héritier de la famille du Chesne du Tay ;

le calvaire du bourg (1896) ;

de nombreuses croix dont - la croix du boucher (XVIème siècle). Sur un écusson, on peut voir un couteau et un fusil à aiguiser. - la croix du Boulay (XVIIème siècle). - la croix du Pomant. - la croix Eon. - la croix du Lobeau. - la croix Saint-Yves. - la croix du Vallet (XVII-XVIIIème siècle). - la croix du Bignon (1580). - la croix du Beauclos ou Croix du Haut. Elle porte l'inscription "Blandin". - la croix de Crohenneuc (VIII-IXème siècles). - Croix de la Gageale. - la croix du cimetière (située jadis dans l'ancien cimetière). - la croix de la Grenouillère. - la croix de la Haute Billardaie (1856). - la croix du Bois-Ruault. - la croix du Haut Pinel. - la croix du cimetière (1910). - la croix de la Guyondaie (1951). - la croix Saint-Hervé (1883-1913). - la croix du bourg (1946). - la croix du Clyo. - la croix du Perron (1947). - la croix de la Bourzaie (1939), ...  ;

le manoir Sainte-Suzanne de Bodel (XIV-XVème siècle). Un château, situé au même endroit et flanqué de deux tours, est mentionné dès le XIIIème siècle. Il aurait primitivement appartenu à la famille de Bodel. On trouve en effet en 1204 un Geoffroy de Bodel, sénéchal de Malestroit, qui est témoin d'une fondation faite par Payen de Malestroit au prieuré de la Madeleine. Il est ensuite, vers 1375, la propriété de Guillaume de Mauléon, puis de son fils Jean Mauléon (trésorier du duc Jean V de 1412 à 1440), puis de Philippe du Houx et Jean du Houx, originaire de La Gacilly et témoin du traité de Guérande en 1381. Il possédait un droit de haute, basse et moyenne justice, avec prison, fourches patibulaires, cept, collier, et auditoire dans le bourg de Caro. Il passe ensuite entre les mains successives des familles Théhillac (en 1528, à Jacques de Théhillac par alliance), de Botherel-Quintin (vers 1620, suite au mariage de Renée de Théhillac avec Jean de Botherel-Quintin), de Francheville (vers 1641, suite au mariage de Sébastienne de Botherel-Quintin avec Sébastien de Francheville), Collobel (vers 1666, suite au mariage de Thérèse de Francheville avec Marin Collobel, seigneur du Bot-Langand), Anger de Kernisan (au début du XIXème siècle), Préaudeau (vers 1832, suite au mariage de Zoé-Angélique Anger de Kernisan avec Arthur de Préaudeau), Gicquel, et Texier. Le château possédait autrefois une chapelle privée où fut célébrée en 1655 le mariage de François Tayart, seigneur de la Touche-aux-Roux en Carentoir avec Marie de Botherel-Quintin, dame de Bodel. Dans la cour, subsistent les vestiges du donjon du XIIème siècle édifié par les Anglais. La porte, située au pied de l'une des tours, date du XVIème siècle. Liste des sénéchaux de la juridiction de Bodel : Jean Bouczo (de 1645 à 1678), Julien Pouays (en 1678), Julien Houeix (en 1711), Jean Houeix (en 1771), M. de Trévennec (de 1785 à 1789). Procureurs fiscaux : Joseph Joubin (en 1771), Pierre Morice (de 1785 à 1789). Il possédait jadis une chapelle privée dédiée à sainte Suzanne, qui abritait encore en 1890 les statues de sainte Suzanne et de Sainte Anne (cette dernière portait la Vierge qui elle-même portait l'Enfant Jésus), et où avait été célébré, le 28 janvier 1655, le mariage de François Tayart (sieur de la Touche-aux-Roux en Carentoir) avec Marie de Botherel-Quintin (dame de Bodel et de Montigny). L'ancien autel en granit de la chapelle se trouve de nos jours dans l'église de Ruffiac ;

le château du Lobo ou Loho (XVème siècle). Il laisse place au début du XVIIème siècle à un manoir, restauré au début du XIXème siècle avec des pierres provenant du château de Crévy en la Chapelle-Caro. Siège de l'ancienne seigneurie du Loho ou Lobeau ayant appartenu autrefois successivement aux familles Dainches ou Daniche (en 1427), Vivien (en 1513), Canno (en 1540), Buisnart ou Buisnard (en 1589), Cazdre (en 1635), Jouasneaux (en 1720), Moisan (ou Nouël) de la Touche  et Montfort (au XIXème siècle). Le château possédait autrefois une chapelle privée (il s'agirait d'après la tradition d'un ancien temple protestant, car la famille Buisnard était une famille protestante ayant émigré à Vitré à la fin du XVIème siècle) ;

le château de Saint-Gonan ou Saint-Gouësnant ou Saint-Gouënan (XVIIème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie de Saint Gouesnant, ayant appartenu autrefois successivement aux familles Danno, Picaud (en 1617), Heudelor (en 1697), Guihard (ou Guihart), du Bois (ou Dubois) de Saint-Gouesnant (1739), de Hay-Durand (vers 1859, suite au mariage de Prudent de Hay-Durand avec Thérèse Marie-Louise Dubois) et de Montuel du Bois-Moloy (vers 1902) ;

le château de Ramponnet. Siège de l'ancienne seigneurie de Rann-Penoëc (en 1350) ou Rampenoëc (en 1438) ayant appartenu successivement aux familles Giffart, Le Jeune (en 1512), Callac (en 1550), Lohan (en 1580), Heudelor (en 1645), Guihard ou Guihart (en 1698), Dubois (ou du Bois) de Beauregard (en 1739), Potier de Courcy (au début du XXème siècle), d'Aubigny (en 1925), Briot de la Crochaix, Geffroy, Rio, Evain (en 1988). On rencontre plusieurs appellations au cours des siècles : Ran-Wonoëc vers 878, Ran-Penoëc en 884, Rampenoëc en 1438, Ramponoët en 1482 et enfin Ramponnet à partir du début du XVIème siècle. Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à saint André. On y a  célébré de nombreux mariages, dont celui de Bertrand de la Ruée (seigneur du Préclos) avec Marie-Gabrielle le Cadre (veuve de Charles Hudelor et dame de la Garmanière), le 22 février 1694, celui de François Charpentier (sieur du Harda en Ploërmel) avec Mathurine Hudelor, le 28 février 1694, et celui de Pierre Dubois (seigneur de Beauregard) avec Angélique-Catherine Guihart, le 24 novembre 1739. Marie-Louise Charpentier y fut inhumée le 3 avril 1696 ;

le château de la Guyondais ou la Guyondaie ou la Guyardaye (XVème siècle), propriété successive des familles Lévesque (vers 1427), Rio (en 1480), Dano ou Jano (en 1595), Mézières (en 1602), Guihard (en 1626), du Bois (ou Dubois) de Beauregard (en 1739), de Lambilly (en 1928). La famille de Lambilly y avait aménagé un oratoire dédié à Notre-Dame de Lourdes. Le château est restauré à la fin du XXème siècle par Bernard d'Aviau de Ternay, époux de Marguerite de Lantivy ;

l'ancien château du Fresne, propriété de la famille Quilly, puis successivement des familles Rouxel (en 1513), Saint-Malon (en 1605), la Monneraye et de la Foye. Il est aujourd'hui en ruine. Le château possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Notre-Dame de Liesse et située dans la cour du château. Une messe y fut célébrée jadis chaque jour suite à la fondation d'une rente de 36 livres, en 1676. On y a célébré les mariages de Marie-Jeanne de Saint-Malon (dame du Fresne) avec Etienne du Chesne (seigneur du Tay), en 1677, et de Marie-Suzanne de Saint-Malon (dame du Fresne) avec Jean-Mathurin Desgrées (seigneur du Loû, de la paroisse de Saint-Léry), en 1723 ;

le château du Clyo ou Cleyo (vers 1560), reconstruit vers 1860 par Charles de la Monneraye. Un écusson "écartelé : au 1, de Castellan, au 2, du Houx, au 3, Desgrées, au 4, de Brignac. Sur le tout, mi-parti du Boisguéhenneuc et de Lézennet" se voyait sur l'une des cheminées de l'ancien château. Vers 1595, Jacques du Boisguéhenneuc, époux de Renée de Lézenet, était - fils de Jean IV du Boisguéhenneuc et de Suzanne de Castellan (vers 1563), et - petit-fils de Jean III du Boisguéhenneuc et de Catherine du Houx (vers 1525), et - arrière-petit-fils de François du Boisguéhenneuc et Jeanne Desgrées (vers 1476), et - arrière-arrière-petit-fils d'Alain II du Boisguéhenneuc et de Guillemette de Brignac (vers 1450). De nos jours une petite tour ronde est visible au coin nord et deux grosses tours carrées sont visibles à l'arrière. Le château possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Saint Hubert et où l'on avait célébré les mariages de François Dano (sieur de la Vigne) avec Anne du Boisguéhenneuc, en 1601, et de François Picaud (seigneur de Saint Gouësnan) avec Renée de Querhoënt (ou Kerhoënt), en 1680. Le 15 avril 1709 y est inhumée Marie Morice, veuve de Jean de Coniac, conseiller au Parlement de Bretagne. On y trouve les blasons en granit des familles de la Monneraye et la Grandière. Le château sera propriété des Augustines de Malestroit entre 1948 et 1957, puis sera racheté en 1961 par Jacques de Lespinay (décédé à Cleyo en 1975) et son épouse Marie-Guillemette-Elisabeth Hawke (décédée en 1974). Il est aujourd'hui la propriété de la famille Ruel ;

le manoir de la Tour (XVème siècle). Il s'agit de l'ancien tribunal de la juridiction de Bodel qui possédait un droit de haute, moyenne et basse justice, avec prison, fourche patibulaire, cep et collier ;

le manoir du Tay ou Thay (XVI-XVIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu autrefois successivement aux familles Bloy ou Blay (en 1375 et en 1427), Chesne (de 1480 à 1710), Chesne du Tay (au XVIIIème siècle), de L'Espine de Grainville, La Monneraye (au XIXème siècle), Le Bas du Plessis (XXème siècle). C'est dans ce manoir qu'est né Joseph Anne Loisel de Saulnay (alias Fricandeau), futur bras droit du marquis de La Rouërie. L'édifice, construit sur plusieurs niveaux, est flanqué d'une tour. Le corps d'entrée date du début du XVIIème siècle : il est percé de deux portes en plein cintre. Une chapelle, dédiée à Sainte Anne, avait été édifiée en 1873 ;

le manoir de la Billardais ou Biardaye (ou Viardais ou Ville-Ardais). Siège de la seigneurie de Viardaye ou la Ville-Ardais mentionnée dès 1360 et appartenant successivement aux familles Guisny (vers 1400 et en 1615), Chouart, la Houssaye (en 1770). Il possédait autrefois une chapelle privée dédiée à Sainte Anne. On y a célébré les mariages de Louise Chouart avec Joseph Ansquer de Kerouartz (de Trémorel), le 4 avril 1769, et de Thérèse-Julienne Chouart avec Laurent de la Houssaye (de Fougerêts), le 5 juillet 1770 ;

la fontaine Saint-Hervé ou Saint-Yves (XIXème siècle), restaurée en mai 1986 par l'artisan-maçon Hubert Couffin (de Caro) et bénie par l'abbé Boudard, curé de la paroisse, le 8 Juin 1986 ;

la maison Saint-Denis (XVII-XVIIIème siècle), située au bourg et ancienne maison de justice. La façade date du XVIIIème siècle. Il s'agit d'une ancienne métairie ayant appartenu au XVIème siècle à la famille Commandoux, seigneurs du Clos-Caro et Boursaye. Elle passe ensuite par alliance à la famille Anger, suite au mariage de Pasquier Anger (sieur de la Thébaudaye) avec Mathurine Commandoux, en 1647. On trouve ensuite comme propriétaires la famille Messager, les familles Cahello, Dejour et Dubois, ainsi que les familles Cahello et Gouley (XXème siècle) ;

les moulins à eau d'Olivet, de Neslé, de Breho, de Patouillet, de Raymons, et les moulins à vent de Bignon, du Clayo, Neuf, de Breho, de la Ville-Buc ;

A signaler aussi :

l'allée couverte du Lobo ou du Haut-Pinel (époque néolithique). Cette allée est longue de 22 mètres, compte encore 32 support et 11 tables ;

les allées couvertes du Chêne-Tord, du Grand-Village, du Fray ;

le menhir de Bodel. Il est haut de 2,80 mètres ;

la stèle du Pommant ; 

découverte de plusieurs haches datées de l'époque néolithique ;

la borne milliaire du cimetière (année 239 - 305 après Jésus-Christ). Elle a une hauteur de 1,20 mètre, et mesure 0,70 mètre de diamètre. Elle porte l'inscription "+ NOB CAES CV MAXIMIANO P FI" S AVG ;

la borne milliaire de Crohenneuc (année 270 - 274 après Jésus-Christ). Elle a une hauteur de 1,90 mètre et mesure 1,65 mètre de périmètre. Elle porte une inscription (inscription du milliaire de Tétricus le Jeune) ;

l'ancienne ferme des Boissières (XVIIIème siècle). Propriété des familles Anger de Kernisan (XVIIIème siècle) et Béague (XXème siècle) ; 

l'ancien manoir du Bois-Guillaume (XVIème siècle). Propriété successive de Catherine Noblet (en 1555), Guillaume Bounabès (en 1645), de la famille Clément (en 1652, suite au mariage de Robert Clément avec Louise Bounabès) et de la famille Houeix (vers 1671) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARO

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Caro fait partie du diocèse de Saint-Malo. Celui-ci étant supprimé en 1790, la paroisse de Caro se retrouve alors intégrée dans l'évêché de Vannes.

Les seigneuries particulières de la paroisse étaient, suivant M. le vicomte X. de Bellevue :

1.     La Barre, aux Gourio pendant les XVème et XVIème siècles ; puis aux Doudart de 1660 à la Révolution.

2.    Le Beizit, anciennement à la famille de ce nom, puis aux Mauléon qui y paraissent en 1427 et le vendirent vers 1460 aux du Houx, qui le portèrent par alliance aux du Chesne en 1580.

3.    La Biardaye (dite anciennement la Ville-Ardais), aux du Guiny qui y paraissent de 1360 à 1615, puis par alliance aux Chouart, qui la portèrent également par alliance, en 1770, aux la Houssaye, qui l'habitaient encore en 1850.

4.    Bodel, aux du Houx de 1400 à 1560, puis par alliances aux Théhillac 1560, du Chesne 1580. Le château existe encore, il sert actuellement de maison de ferme, et appartient à M. de Préaudeau.

5.    Le Bois-Ruault, anciennement aux Ruault, puis en 1427 aux Boualle, qui le vendirent vers 1485 aux Le Prestre, puis aux Quérohent depuis 1585 jusqu'à nos jours (en 1891 : château au général Tillion).

6.    La Boissière, aux Parcheminier en 1400 et jusqu'en 1590, aux Jocet en 1740, qui la portèrent par alliance aux Julliot du Plessis en 1771.

7.    La Bouère, à la famille de ce nom jusqu'en 1570, puis aux Ruault en 1580, et aux Saulnier en 1660.

8.    La Boulaye, à la famille de ce nom qui la porta par alliance, en 1480, aux des Hayeux. Elle appartenait aux du Cahideuc en 1590, et aux Charpentier en 1650.

9.    La Boursaye, aux Commandoux jusqu'en 1600.

10.   Caro, à la famille de ce nom, qui y paraît en 1364, 1465, puis aux du Houx en 1513, et aux Bérard en 1550 et 1600.

11.   Les Chasteigniers, de 1520 à 1646 aux Quéjau, qui le portèrent par alliance aux Perrichot.

12 et 13.   Le Cleyo. — Le Bas-Cleyo, aux Lévesque de 1400 à 1560, puis aux Boisguéhenneuc, qui le réunirent au Haut-Cleyo. — Le Haut-Cleyo, aux Castellan qui le portèrent par alliance, en 1370, aux Boiguéhenneuc qui le conservèrent jusqu'en 1760 (en 1891 : château au comte Charles de la Monneraye, Sénateur).

14.   Le Clos-Caro, aux Bérard, qui le portèrent par alliance, en 1623, aux la Planche, et en 1656 au Commandoux.

15.   Le Fresne, aux Quilly, en faveur desquels il fut anobli en 1440, aux Rouxel en 1513, qui le portèrent par alliance, en 1605, aux Saint-Malon, qui le gardèrent jusqu'à la révolution (en 1891 : château à M. Louis de la Monneraye).

16.   Le Grosbos, aux Aubin jusqu'en 1627, puis par alliance aux Boisguéhenneuc et aux Mesmin ; il appartenait aux du Bouays en 1830.

17.   Lescouët (dit Lis-Coët, 833, Cartulaire de Redon), aux Josse jusqu'en 1550, puis aux Jarnigon 1560, aux Ugues 1682, qui le portèrent par alliance aux Rouaud de la Bardoulais.

18.   Le Lobo, aux Dainches en 1427, aux Vivien en 1513, puis aux Canno en 1540, ceux-ci le portèrent par alliance, en 1589, aux Buisnart, d'où il vint également par alliance, en 1635, aux Le Cazdre et ceux-ci aux Joüasneaux en 172.0. Il vint depuis aux Moisan de la Touche, puis aux Montfort (en 1891 : château à M. de Montfort).

19.   Lorilaie, aux Yodoux en 1550, aux Jarnigon en 1566 et en 1600.

20.   La Morinais, aux Le Gouaësbe en 1550 et jusqu'en 1640, puis aux Couësplan et aux Anger.

21.   La Pommeraie (une partie est en Réminiac), aux la Pommeraie dès 1350, qui la portèrent par alliance, en 1550, aux la Fresnaie qui la gardèrent longtemps.

22.   La Porte-Choüart, créée par les Choüart en 1645, ceux-ci la conservèrent jusqu'à la révolution.

23.   La Quyondaye (dite la Guyaudeye en 1438), anciennement aux Lévesque, qui la portèrent par alliance, en 1495, aux Jouchet, ceux-ci aux Lézenet en 1560, puis également par alliances successives aux Rio 1580, Dano 1595, de Mézières 1602, Guihard 1626, du Bois-de-Beauregard 1739 et jusqu'à la révolution.

24.   Ramponnet (dit Rann-Penoëc en 1350, Rampenoëc en 1438, Ramprenouët en 1482), anciennement aux Giffart, puis aux Le Jeune en 1512, il passa par alliance, en 1550, aux Callac, aux Lohan en 1580, aux Heudelor en 1645, aux Guihard en 1698 et aux du Bois-de-Beauregard en 1739.

25.   Les Rochers (dits la Rochère à partir de 1660), aux de la Rochère jusqu'en 1673, puis par alliances aux Marcadé et aux Thomas.

26.   Saint-Denis, aux Commandoux en 1600, puis par alliance, en 1647, aux Anger qui le gardèrent jusqu'à la révolution.

27.   Saint-Gouesnant, aux Dano, puis par alliances successives aux Picaud 1617, Heudelor 1697, Guibard et du Bois dits de Saint-Gouesnant. (considéré comme un château en 1891).

28.   Le Tay, aux de Blay 1427, puis aux du Chesne de 1480 à 1710 et aux Aubin.

29.   La Thébaudais, aux Anger, qui y paraissent de 1630 à 1700.

30.   Les Tousches, aux du Guiny, qui y paraissent en 1427 et en 1513, puis aux Chottard en 1697.

31.   Trévégat, à la famille de ce nom, jusqu'en 1690.

32.  Trévigon, aux Noblet en 1650, qui le portèrent par alliance, en 1724, aux Moisan de la Touche.

33.   Le Val, aux Davy en 1427, aux Lézenet en 1560 et 1597, aux Aubin en 1655.

34.   Vaupinel, aux Dainches en 1427, aux Cado en 1600.

35.   La Villéon fut bâtie en 1305 par « Éon » du Bois-Guéhenneuc, d'où elle prit le nom de Ville- « Éon ». Elle resta dans la Maison du Boisguéhenneuc jusqu'à la fin du XVIIIème siècle.

Il y avait une haute justice à Bodel (de Joseph-Marie Le Mené - 1891).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Caro.

Nous retrouvons en 1427, lors de la Réformation générale des feux du duché de Bretagne, certains noms des nobles de Caro, mais aussi ceux de leurs métayers : « Le minu des feuz de ladite paroisse selon l'enquête en faicte par Allain Beyleve, alloué et Guillaume Lescuyer, recteur de Ploermel, a ce commis selon les generalles ordonnances du Duc sur le rapport des jurez ». Nobles de la dite paroisse de Caro « et qui ont lieux et matayries anciennes et ne contribuent. - Jehan du Houx, par cause de son hostel de Bodel dont est métayer Guillo Lasne, de la paroisse de Maure. - Jehan du Mans, par cause de son hostel du Besit ou il demeure. - Pierre du Guiny de la Biardaye, pour cause de son hostel dudit lieu ou il demeure. - Perre de la Pommeraye, par cause de son hostel de la Bouexière, à cause de sa fame, ou il demeure. - Jehan Daniches par cause de son hostel du Lobo dont est métayer Perrot Chaignart, de cette paroisse. - Pierre Daniches, par cause de son hostel du Vaupinel dont est métayer Guillo Jehan de cette paroisse. - Olivier de Trevegat, par cause de son hostel de Trevegat ou il demeure. - 0llivier de Boualle, par cause de son hostel du Borouault (Bois Ruault) dont sont métayers Jehan Marchand et Eon Menguy, de Missiriac. - Guillaume du Bois Guehenneuc, par cause de son hostel du Cleyo, dont est métayer Jehan Chanu, de la Chapelle. - Guillaume Levesque, par cause de son hostel de la Guiaudaie ou il demeure. - Olivier Levesque par cause de son hostel de la Guiaudaie ou il demeure. - Olivier Gourio par cause de son hostel de la Barre où il demeure. - Jehan du Guyny des Touches, par cause de son hostel dudit lieu où il demeure. - Perrot Davy, par cause de son hostel ou il demeure. - Jehan de Caro, par cause de son hostel dudit lieu ou il demeure. - Pierre Joces, par cause de son hostel de Lescoet ou il demeure (en marge : il poyera). - Jehan de la Pommeraie, par cause de son hostel de la Pommeraye ou il demeure. - Jehan Giffart, par cause de son hostel de Rampouet (Ramponnet) ou est métayer Perrot Davalo. - Robert le Bloay, par cause de son hostel du Tay dont est métaier Robert Paignon de cette paroisse. Faict le Ve aoust MIIIIcXXVII. Signé Beleye, G. Lescuyer ».

Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 20 nobles de Caro :

Marguerite DE BINTIN (300 livres de revenu) : défaillante ;

Jehan DE LA POMMERAYE (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jacquette DE TREVEGAT (100 livres de revenu) : défaillante ;

Pierre DU BOESJAGU (30 livres de revenu) : défaillant ;

Messire Alain DU BOISGUEHENEUC (80 livres de revenu), épouse Marie Guillemet : défaillant ;

Jehan DU GUINY de Touches (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DU GUYNY (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Gilles DU HOUX de Bodel (400 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ;

Guillaume DU HOUX (40 livres de revenu) : défaillant ;

Alain DU HOUX (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques DU HOUX (20 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU HOUX de Beyzit (20 livres de revenu) : défaillant ;

Michel DUCHESNE ou DU CHESNE (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan DUCHESNE ou DU CHESNE (15 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan GOURIO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan GUILLY (10 livres de revenu) : défaillant ;

Morice JOSSES (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ;

Jacques LEVESQUE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier PAINDAVOINE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre VIVIAN (40 livres de revenu), receveur fouage de Vannes en 1456, anobli en 1470 : défaillant ;

Dans un aveu de 1550 ("devoir de guet de la ville et forteresse de Malestroit"), plusieurs possesseurs de fiefs de la paroisse de Caro sont mentionnés :

François de la Villéon, seigneur dudit lieu ;

Demoiselle Septime du Houlx, dame de Bodel et de Villeneuve ;

Jehan du Boisguéhenneuc, seigneur du Cleyo ;

le seigneur de Trévégat ;

Mathilde de la Pommeraye, dame de Rambohan ;

Pierre le Parcheminier, seigneur de la Bouëxière ;

Julien Roussel, seigneur du Fresne ;

M. Levesque, tutrice de Julienne Farault, sa fille, dame de la Bouëxière ;

Olivier de Quéjau, seigneur des Chastaigniers ;

Diverses métairies ou maisons sont mentionnées au cours de l'histoire de Caro : - Morinaie (propriété successive des familles de la Pommeraye vers 1427 et 1514, puis Lucas au XVIIIème siècle). - Lorilaie (propriété de la famille Jarnigon au XVIème siècle). - Trevigon (propriété successive des familles Noblet vers 1669, Moisan de la Touche à partir de 1724, Lucas à partir de 1750, et Coattarel en 1988). - Ville-Buot (propriété successive des familles Kerhoënt, puis Rue du Can vers 1860 et Trépéon de Coze vers 1900). - Ville-Eon (propriété de la famille Boisguéhenneuc dès 1305). - Vaupinel (propriété successive des familles Dainches en 1427, Le Gaut, Cado vers 1513, Kerhoënt ou Querhoënt vers 1789, Jouasneaux du Lobo vers 1802, Préaudeau, Vaupinel). - Rochers ou Rochère (propriété successive des familles de la Rochère vers 1650, Marcadé, puis Thomas). - Planche (propriété successive des familles de la Rochère au XVIème siècle, Maubec vers 1590, de Lézenet à partir de 1593). - Rambohan (propriété successive des familles du Guiny vers 1543, Chouart, de la Houssaye, de la Bourdonnaye). - Thebaudaye (propriété de la famille Anger à partir de 1630). - Touches (propriété de la famille du Guiny vers 1427, puis de la famille Chotard en 1697). - Val (propriété des familles Davy en 1427, Lézenet à partir de 1550, et Aubin en 1655).

L'ancienne seigneurie de la Barre. Elle possédait jadis un droit de basse justice. Propriété successive des familles Gourio (Olivier Gourio en 1427), Vendal (en 1602, suite au mariage de Jean de Vendal de Saint-Abraham avec Suzanne Gourio) Tymbrieux, Doudart (en 1650, suite au mariage de Perrine des Tymbrieux avec Jean Doudart de Missiriac).

L'ancienne seigneurie de Biardaye ou Biardaie. Elle possédait jadis un droit de basse justice. Il s'agit, semble-t-il, de deux seigneuries qui ont était réunies vers 1590. L'une appartenait au XVème siècle à la famille Vivien (Pierre Vivien, en 1470), qui vend en 1584 cette seigneurie à la famille Guiny, déjà propriétaire de l'autre seigneurie. L'ensemble passa aux mains de la famille Chouart en 1605 (suite au mariage de Charles Chouart, seigneur de la Porte-Chouart en Caro, avec Esther du Guiny), Ansquer de Kerouartz (avant 1817, par alliance), Guérin de la Houssaye (en 1817, par achat), Morin de la Longuinière (en 1850, par achat), Feillafeix (en 1858, par achat), Colineaux, Bouin, Molac et Couëdic. 

L'ancienne seigneurie du Clos-Caro ou de Caro. Propriété successive des familles de Caro (Jean I de Caro vers 1364), du Houx (1513 et 1537), Bérard (vers 1550), Commandoux (vers 1590, suite au mariage de Nicolas Commandoux avec Julienne Bérard, dame de Caro ou Clos-Caro).

L'ancienne seigneurie du Grosbos (ou Grosbois ou Grosbau). Propriété successive des familles Aubin (au XVème siècle), de Mesmin (en 1635, suite au mariage de Charles de Mesmin avec Jeanne Aubin, dame du Grosbos), Pierre de la Gravelaye (XVIIIème siècle), du Bouays (au milieu du XIXème siècle), Trégouët, Goudy et Tastard.

L'ancienne seigneurie de la Boursaye (ou Bourzaye). Propriété successive des familles Commandoux (Raoul Commandoux en 1438), Anger (en 1647, suite au mariage de Pasquier Anger avec Mathurine Commandoux, dame de la Boursaye, de Saint-Denis et du Clos-Caro en Caro).

L'ancienne seigneurie de Lescouët. Elle semble existée depuis le IXème siècle et appartient en 833 au machtiern Riwalt. Propriété successive des familles Josses au XVème siècle (Pierre Josses en 1427), Jarnigon (dont Olivier Jarnigon vers le milieu du XVIème siècle), le Parcheminier (avant 1590, semble-t-il, suite au mariage de Pierre le Parcheminier avec de Jeanne Jarnigon), Jocet au milieu du XVIIème siècle (suite au mariage de François Jocet, seigneur de la Chesnaye, avec une fille le Parcheminier), Le Guesen (en 1682), Raoult de la Bardoulais. Au XVIème siècle, la métairie de Lorilaie appartenait à cette seigneurie.

L'ancienne seigneurie de la Guyondaie (ou Guyondaye ou Guyaudaye ou Guiaudais). Il s'agit à l'origine d'un regroupement, dès 1755, de deux seigneuries dénommées l'une "Le Verger Guyondaie" et l'autre "La Porte Guyondaie". Propriété successive des familles Lévesque (Olivier Lévesque en 1427), Rio (vers 1480 suite à la vente de la Guyondaie par Jacques Lévesque à Guillaume Rio), Dano (vers 1590, suite au mariage de Robert Dano avec une demoiselle Rio), de Mézières (vers 1593, suite au mariage de Robert de Mézières avec Françoise Dano), du Chesne (vers 1754, suite au mariage de Jean du Chesne avec Jeanne-Marguerite de Mézières, dame de "la Porte Guyondaie"), Dubois de Beauregard, seigneur du Verger Guyondaie (vers 1755, par acquêt) qui réunit les deux terres de la Guyondaie (à savoir "la Porte Guyondaie" et "le Verger Guyondaie"). La seigneurie du Verger Guyondaie appartient successivement aux familles Guihart (vers 1628, suite au mariage de Jean Guihart avec Charlotte de Mézières), Dubois de Beauregard (en 1739, suite au mariage de Pierre Dubois de Beauregard avec Angélique-Catherine Guihart), Kowalski (en 1845, suite au mariage de Gabriel Kowalski avec Henriette Dubois de Beauregard), de Lambilly (en 1928, suite à la vente de la Guyondaie par Joseph Kowalski à Claude-René de Lambilly), de Lantivy de Trédion (suite au mariage de Emmanuel de Lantivy de Trédion avec Golvine de Lambilly), d'Aviau du Ternay (vers 1985, suite au mariage de Bernard d'Aviau de Ternay avec Marguerite de Lantivy de Trédion). 

L'ancienne seigneurie des Chasteigniers. Propriété successive des famille Trévégat, Quéjau (en 1527, suite au mariage de Nicolas de Quéjau avec Renée de Trévégat), Thébault (en 1666, suite au mariage de Guillaume Thébault avec Anne de Quéjau), La Ruée (en 1736), Picot (vers 1795).

L'ancienne seigneurie du Bois-Ruault. Le manoir avec pigeonnier a été agrandi au XVIIème et XIXème siècles. Il semble avoir eu comme premiers propriétaires, les Ruault. On trouve ensuite comme possesseurs les familles de Boualle (Olivier de Boualle, vers 1427), Prestre (Jean le Prestre, en 1440), Kerhoënt ou Querhoënt (vers 1513, suite au mariage de Jean de Kerhoënt avec Gillette le Prestre), de la Haye (vers 1811, suite au mariage de Paul-Jean-Félix de la Haye avec Marie Josèphe de Querhoënt), Tillion (en 1870), de Gayardon de Fenoyl (en 1971). 

L'ancienne seigneurie de la Bouëxière (ou Boissière). Propriété successive des familles Parcheminier (au XVème siècle, entre autre, en 1400, Pierre le Parcheminier également seigneur de Rohallaire), Jocet (vers 1570, par alliance et en la personne de François Jocet en 1570), Juliot du Plessix (en 1771, suite au mariage de Marie-Jeanne-Françoise Jocet avec François Juliot du Plessix), du Boisbaudry (vers 1850, par acquêt), Farcy de Beaumont (en 1875, suite au mariage de Marie-Ange du Boisbaudry avec Robert de Farcy de Beaumont), Creton de Limerville (1920, suite au mariage de Josépha de Farcy de Beaumont avec Jacques Creton de Limerville), Coattarel (vers 1980, suite au mariage de Chantal Creton de Limerville avec Henri de Coattarel).

L'ancienne seigneurie de Cleyo. Il y avait au XIVème siècle deux seigneuries du Cleyo qui avaient droits de moyenne justice. Le Bas Cleyo, propriété successive des familles Levesque (vers 1400 et en 1560) et Boisguéhenneuc (en 1554, suite à la vente de Marguerite Lévesque à Jean du Boisguéhenneuc). Le Haut Cleyo, propriété successive des  familles Castellan (avant 1370) et Boisguéhenneuc (en 1370, suite au mariage d'Alain du Boisguéhenneuc avec Jeanne de Castellan). Ces deux seigneuries sont réunies par la famille Boisguéhenneuc pour donner la seigneurie du Cleyo. Celle-ci passe ensuite entre les mains successives des familles Coniac [en 1672 à Jean de Coniac, frère de Marie de Coniac (fille d'Hervé de Coniac et de Marie-Julienne Chevalier), épouse de Jean VI du Boisguéhenneuc], La Monneraye (en 1755, suite au mariage de Jean-François de la Monneraye avec Françoise-Geneviève de Coniac), Lespinay de Pancy (en 1882, suite au mariage de Charles Eugène Edouard de Lespinay de Pancy avec Jeanne de La Monneraye le 17 janvier 1882), Ruel (en 1977, par acquet). 

L'ancienne seigneurie du Lobo. Propriété successive des familles Dainches ou Daniches au XVème siècle (Jean Dainches en 1427), Virien (Pierre Ier Vivien en 1470), Canno (en 1540, suite au mariage de Jean Canno avec une demoiselle Vivien), Buisnard (en 1589, suite au mariage de Jean-Baptiste-François Buisnard, seigneur de Rohallaire en Caro, avec Jeanne Canno qui est de religion protestante), Le Cazdre (par acquêt vers le milieu du XVIIème siècle), Jouasneaux (en 1722, par acquêt), Préaudeau (en 1801 par acquêt), Nouël de la Touche (en 1812, suite au mariage de Jean-Marie-Auguste Nouël de la Touche avec Julie-Françoise-Michelle de Préaudeau), de Montfort (en 1840, suite au mariage de Auguste-Paul-Marie de Montfort avec Adeline-Françoise-Marie Nouël de la Touche), Drouët d'Aubigny (en 1898, suite au mariage de Victor-Alexandre Drouët d'Aubigny avec Marie-Thérèse de Montfort).

L'ancienne seigneurie de Fresne. Elle possédait jadis une basse justice et comprenait en 1860 les métairies du Haut-Fresne, du Bas-Fresne, de Hambord et de la Porte. Cette terres fut anoblie le 13 mars 1441. Propriété successive des familles Quily (XVème siècle), Rouxel (vers 1513), de Saint-Malon (en 1560, suite au mariage de Jacques de Saint-Malon avec Gillette Rouxel), du Bouays (en 1805, en la personne de Louis-Hippolyte du Bouays, petit-fils d'Etienne Duchesne et de Marie-Jeanne de Saint-Malon), de la Monneraye (vers 1860, en la personne de Louis de la Monneraye), de la Foye (en 1882, suite au mariage de Charles-Alexandre-François de la Foye avec Charlotte-Marie-Anne de la Monneraye).

L'ancienne seigneurie de la Pommeraye. Propriété des familles de la Pommeraye (en 1427 avec Jehan de la Pommeraye) et Lucas (par acquêt à partir du XVIIIème siècle).

L'ancienne seigneurie de Ramponnet ou Rann-Penoëc. Elle possédait jadis une basse justice. Propriété successive des familles Giffart (Jean Giffart en 1427), Le Jeune (vers 1513, suite au mariage de Guillaume le Jeune avec une demoiselle Giffart), de Callac (vers 1550, suite au mariage de Gilles de Callac avec Guillemette le Jeune), de Lohan (Jean de Lohan par succession vers 1575), Hudelor (vers 1650, suite au mariage de Jean Hudelor avec Madeleine de Lohan), Guihart (vers 1730, suite au mariage de René-Anne Guihart avec Angélique Hudelor), Dubois (en 1739, suite au mariage de Pierre Dubois avec Angélique-Catherine Guihart).

L'ancienne seigneurie de Rohallaire. Elle relevait de la châtellenie du Bois de la Roche et possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. A noter que le château est en partie incendié durant les guerres de la Ligue (1589-1595). Propriété successive des familles Parcheminier (au XIVème siècle), Jouchet (en 1459), Buisnard (en 1550), Madaillan (vers 1664), Lambilly (par acquêt de Pierre-Joseph de Lambilly en 1701), Talhouët-Sévérac (en 1737), Mintier et Léhelec (en 1769), de Savignhac (en 1772), du Boisbaudry (par héritage), de Farcy de Beaumont (en 1875, suite au mariage de Robert de Farcy de Beaumont avec Marie-Ange du Boisbaudry), Creton de Limerville (en 1920, suite au mariage de Jacques Creton de Limerville avec Josépha de Farcy de Beaumont), de Coattarel (en 1950, suite au mariage de Henri de Coattarel avec Chantal Creton de Limerville) et Travers (par acquêt en 1968). 

L'ancienne seigneurie du Bezy (ou Beisit). Elle possédait jadis un droit de haute justice. Les droits féodaux avaient été réunis à ceux de Bodel au moment des guerres de la Ligue. Propriété successive des familles du Mans (Jean du Mans en 1427), du Houx (vers 1430), Théhillac (en 1528, suite au mariage de Jacques de Théhillac avec Christine Le Houx), Botherel-Quintin (en 1610, Tayart (en 1655), Francheville (en 1670, Thérèse de Francheville, épouse de Marin de Collobel), la Bourdonnaye (vers 1797), la Provostaye (en 1805).

L'ancienne seigneurie de Saint-Conan. On trouve encore à travers les siècles les appellations de Saint Gonnan, Saint Gouënan et Saint Gouësnant. Propriété successive des familles Dano (Robert Dano, seigneur de La Vigne, en 1565), Picaud (vers 1617, suite au mariage de René Picaud, seigneur de Quéhéon, avec Marguerite Dano), Heudelor (en 1697, suite au mariage de Claude-Louis Heudelor, seigneur de Ramponnet, avec Anne Picaud), Dubois (1739).

L'ancienne seigneurie du Thay ou Tay. Propriété successive des familles le Bloy (Bertrand le Bloy au XIVème siècle) et du Chesne (en 1441, suite au mariage de Michel du Chesne avec Orfaise le Bloy). 

L'ancienne seigneurie de Trévegat. Propriété successive des familles Trévegat, seigneurs des Chasteigniers ou Chateigniers (Yvon de Trévegat en 1369, Olivier de Trévegat en 1423), de Quéjau (vers 1550, suite au mariage de Nicolas de Quéjau avec Rennée de Trévegat), Thébault (en 1666, suite au mariage de Guillaume Thébault avec Anne de Quéjau), de la Ruée (en 1736, suite au mariage de François-Louis-Jacques de la Ruée, seigneur du Préclos et du Plessis en Tréal, avec Anne-Marie Thébault), du Vergier de Kerhorlay (fin du XVIIIème siècle, suite au mariage de René-Louis du Vergier de Kerhorlay avec Françoise-Julienne de la Ruée).

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