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CARO |
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La commune de Caro ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARO
Caro vient d'une traduction celte de "cerf". La paroisse de Caro a, semble-t-il, pour fondateur un seigneur du nom de Caroth, futur abbé de Gaël, vivant en 636. Caro pourrait aussi venir du mot Carrofum, qui équivaut au mot latin "quadruvium" (carrefour).
Caro est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse d'Augan. Caro est cité plusieurs fois au IXème siècle dans le cartulaire de Redon et forme avec Réminiac une paroisse en 856 : "in Plebe nuncupante Caroth in loco nuncupante Ruminiac" (charte CXCIII du Cartulaire de Redon).
Au XIème siècle, Caro est englobé dans la baronnie de Malestroit, le doyenné de Beignon et la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, Caro est érigé en commune et devient chef-lieu de canton. En 1801, Caro est rattaché au canton de Malestroit.
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PATRIMOINE de CARO
l'église Saint-Hervé (XIème, XIVème et XXème siècles), édifiée par les seigneurs de Bodel, puis de Coëtion. Seuls les murs et la nef remontent au XIème siècle. Cette église est remaniée dès le début du XIVème siècle (portail Sud), en 1713-1714 (chur et transept), en 1842 (une tour est ajoutée sur le portail occidental), ainsi qu'en 1967-1968. On y trouve des briques romaines dans les fondations. De nombreuses pierres et croix ont été réutilisées pour la façade de l'église, témoins de constructions anciennes. Il y a lieu de noter les fenêtres en plein cintre très ébrasées, au Nord de la nef, qui attestent qu'il y avait anciennement une construction romane. L'église abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant (XVème siècle), un Christ mort (en bois) reposant dans un linceul (XVIIème siècle), ainsi qu'une statue en bois polychrome de saint Hervé (XIXème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XIVème siècle), située au bourg de Caro et aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un petit édifice rectangulaire, transformé en buanderie ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Yves (XIIème siècle), située jadis au village de ce nom. L'autel date de 1817. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de saint Yves (XIXème siècle) ; | |
la chapelle Sainte-Anne, située au village du Tay et reconstruite au XXème siècle ; | |
la croix du boucher (XVIème siècle). Sur un écusson, on peut voir un couteau et un fusil à aiguiser ; | |
le manoir Sainte-Suzanne de Bodel (XIV-XVème siècle). Un château situé au même endroit est mentionné dès le XIIIème siècle. Il est la propriété de Jean Mauléon (trésorier du duc Jean V), puis de Philippe du Houx et Jean du Houx, témoin du traité de Guérande. Il possédait un droit de haute justice. Il passe ensuite entre les mains successives des familles Théhillac (en 1560), du Chesne (en 1580) Bot-Langand (vers 1778) et Préaudeau (vers 1890). Le château possédait autrefois une chapelle privée. Dans la cour, subsistent les vestiges du donjon du XIIème siècle édifié par les Anglais. La porte, située au pied de l'une des tours, date du XVIème siècle ; | |
le château du Lobo ou Loho (XVème siècle). Siège de l'ancienne seigneurie du Loho ou Lobeau ayant appartenu autrefois successivement aux familles Dainches (en 1427), Vivien (en 1513), Canno (en 1540), Buisnart (en 1589), Cazdre (en 1635), Jouasneaux (en 1720), Moisan de la Touche et Montfort (aux XIXème siècle) ; | |
le château de Saint-Gonan. Siège de l'ancienne seigneurie de Saint Gouesnant, ayant appartenu autrefois successivement aux familles Danno, Picaud (en 1617), Heudelor (en 1697), Guihard et du Bois de Saint-Gouesnant ; | |
le château de Ramponnet. Siège de l'ancienne seigneurie de Rann-Penoëc (en 1350) ou Rampenoëc (en 1438) ayant appartenu successivement aux familles Giffart, Le Jeune (en 1512), Callac (en 1550), Lohan (en 1580), Heudelor (en 1645), Guihard (en 1698), Bois de Beauregard (en 1739). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le château de la Guyondais ou Guyardaye (XVème siècle), propriété successive des familles Levesque, Jouchet (en 1495), Lézenet (en 1560), Rio (en 1580), Jano (en 1595), Mezières (en 1602), Guihard (en 1626) et Bois de Beauregard (en 1739) ; | |
l'ancien château du Fresne, propriété de la famille Quilly, puis successivement des familles Rouxel (en 1513), Saint-Malon (en 1605) et La Monneraye. Il est aujourd'hui en ruine ; | |
le château du Clyo ou Cleyo (vers 1560). Il y avait au XIVème siècle deux seigneuries du Cleyo. Le Bas Cleyo, propriété successive des familles Levesque (vers 1400 et en 1560) et Boisguéhenneuc. Le Haut Cleyo, propriété successive des familles Castellan (avant 1370) et Boisguéhenneuc (vers 1370). Ces deux seigneuries sont réunies par la famille Boisguéhenneuc pour donner la seigneurie du Cleyo. Celle-ci passe ensuite entre les mains successives des familles La Monneraye (en 1760), Lespinay de Pancy (en 1882, suite au mariage de Charles Eugène Edouard de Lespinay de Pancy avec Jeanne de La Monneraye le 17 janvier 1882), Ruel (en 1977). Le château possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de la Tour (XVème siècle). Il s'agit de l'ancien tribunal de la juridiction de Bodel qui possédait un droit de haute, moyenne et basse justice, avec prison, fourche patibulaire, cep et collier ; | |
le manoir du Tay ou Thay (XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu autrefois successivement aux familles Blay (en 1375 et en 1427), Chesne (de 1480 à 1710), Aubin du Tay (au XVIIIème siècle) et La Monneraye (au XIXème siècle). C'est dans ce manoir qu'est né Joseph Anne Loisel de Saulnay (alias Fricandeau), futur bras droit du marquis de La Rouërie. L'édifice, construit sur plusieurs niveaux, est flanqué d'une tour. Le corps d'entrée date du début du XVIIème siècle : il est percé de deux portes en plein cintre ; | |
le manoir de la Billardais. Siège de la seigneurie de Viardaye ou la Ville-Ardais mentionnée dès 1360 et appartenant successivement aux familles Guisny (vers 1400 et en 1615), Chouart, la Houssaye (en 1770). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
la fontaine Saint-Hervé (XIXème siècle), restaurée en 1986 ; | |
la maison Saint-Denis, située au bourg et ancienne maison de justice ; | |
les moulins à eau d'Olivet, de Neslé, de Breho, de Patouillet, de Raymons, et les moulins à vent de Bignon, du Clayo, Neuf, de Breho, de la Ville-Buc ; |
A signaler aussi :
l'allée couverte du Lobo (époque néolithique). Cette allée est longue de 22 mètres ; | |
la borne milliaire de Crohenneuc (année 270 - 274 après Jésus-Christ) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CARO
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Caro.
Dans le dictionnaire des feudataires des évêchés de Dol et Saint-Malo en 1480, on comptabilise la présence de 20 nobles de Caro :
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Marguerite DE BINTIN (300 livres de revenu) : défaillante ; | |
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Jehan DE LA POMMERAYE (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guillaume : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Jacquette DE TREVEGAT (100 livres de revenu) : défaillante ; | |
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Pierre DU BOESJAGU (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Messire Alain DU BOISGUEHENEUC (80 livres de revenu), épouse Marie Guillemet : défaillant ; | |
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Jehan DU GUINY de Touches (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jehan DU GUYNY (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
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Gilles DU HOUX de Bodel (400 livres de revenu) : excusé, appartenant à la maison du duc ; | |
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Guillaume DU HOUX (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Alain DU HOUX (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jacques DU HOUX (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan DU HOUX de Beyzit (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Michel DUCHESNE (40 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jehan DUCHESNE (15 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Jehan GOURIO (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jehan GUILLY (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Morice JOSSES (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une jusarme ; | |
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Jacques LEVESQUE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
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Olivier PAINDAVOINE (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre VIVIAN (40 livres de revenu), receveur fouage de Vannes en 1456, anobli en 1470 : défaillant ; |
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