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CARNAC

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La commune de Carnac (bzh.gif (80 octets) Karnag) fait partie du canton de Quiberon. Carnac dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARNAC 

Carnac vient du breton "cairn" (amas de pierre).

Le territoire de Carnac est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Plouharnel. Mention est faite au IXème siècle de la paroisse Saint-Corneille ("Cornelius" en latin et "Cornély" en breton) de Carnac. 

Carnac dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz. Le territoire de Carnac englobait primitivement La Trinité (aujourd'hui appelé "La Trinité-sur-Mer") qui s'en ait détaché en 1864.

Note : Ce territoire est limité au nord par Plœmel, à l'est par la rivière de Crach, au sud par l'Océan, et à l'ouest par Plouharnel et Erdeven. Sa superficie était naguère de 3903 hectares, dont la moitié environ est occupée par des landes ; mais depuis la séparation de la Trinité, en 1864, elle n'est plus que de 3228 hectares. La population, dans ces limites réduites, est, en 1891, de 2901 habitants. Le bourg, situé vers le sud-ouest, est à 13 kilomètres d'Auray, à 30 de Vannes, à 17 de Quiberon, et à 42 de Lorient. Le nom de Carnac semble dériver du vieux mot breton Carn, qui signifie pierre, os, et de la finale adjective ec, qui marque l'abondance, c'est-à-dire Lieu pierreux ou osseux. C'est une allusion aux nombreux monuments mégalithiques disséminés sur son territoire. Ici la période celtique a laissé ses plus importants souvenirs. Le principal monument de Carnac, celui qui a fait connaître son nom dans l'univers, c'est une armée de menhirs, rangés en files parallèles sur une longueur de trois kilomètres. Ce monument se partage en trois groupes distincts. 1° Au village du Ménec (Mén-ec, Lieu plein de pierres), il y a d'abord un cromlech, d'une largeur de 96 mètres, puis une série de menhirs, plantés sur onze lignes, dans la direction de l'est-nord­-est, sur une longueur de 1,056 mètres. Au départ des alignements, les menhirs sont gigantesques et mesurent jusqu'à 5 et 6 mètres de hauteur, puis ils diminuent graduellement en avançant vers l'est. Malgré de regrettables mutilations, ce premier groupe compte encore 835 menhirs. 2° Au village de Kermario (village des morts?), on voit d'abord un dolmen à galerie, puis une nouvelle série de menhirs, plantés sur dix lignes, presque dans la même direction que les précédents, et sur une longueur de 1,200 mètres. Ici encore les plus grands menhirs sont au point de départ, et vont en diminuant vers l'est ; certaines rangées sont actuellement très endommagées, et c'est pour cela que ce second groupe ne compte plus que 678 menhirs. 3° Auprès de Kerlescant, on trouve d'abord un cromlech, de forme presque carrée, d'une largeur de 80 métres, et un tumulus ruiné, puis une nouvelle série de menhirs, plantés sur treize lignes, dans la direction de l'est, et sur une longueur de 220 mètres seulement, en négligeant les pierres isolées, qui se trouvent au delà du village. Ici, comme ailleurs, les plus hautes pierres sont en tête des lignes et vont ensuite en diminuant. Ce groupe ne compte plus que 258 menhirs. En résumé, les trois alignements réunis ont encore 1,771 menhirs dont la majeure partie a été acquise par l'Etat, qui les a fait enclore en 1885, 1886 et 1887. A quel âge remonte ce monument? — Il est assez difficile de répondre d'une manière précise. Néanmoins il est certain qu'il existait avant la domination romaine, car les conquérants l'ont trouvé mutilé, et ils ont utilisé dans les talus d'un camp construit par eux à Kermario, des menhirs tombés et restés sur place. Il est même antérieur de plusieurs siècles à la conquête romaine, car l'un des menhirs couchés dans le talus susdit portait à la tête de profondes rigoles, dues à la pluie et aux autres agents atmosphériques ; or, pour avoir ces profondes rigoles, il faut nécessairement que ce menhir ait été jadis debout, et qu'il l'ait été pendant de longs siècles. A quoi servaient ces alignements ? Sans parler de la légende populaire, qui voit dans ces menhirs des soldats changés en pierre par saint Corneille, trois opinions principales ont partagé les antiquaires. Les uns, comme M. de la Sauvagère, y ont vu un camp romain, dressé par Jules César lui-même, qui aurait fait planter tous ces menhirs pour maintenir les tentes de ses soldats contre la violence des vents de l'Océan. Transformer d'énormes menhirs en piquets de tentes est une idée trop plaisante pour être prise au sérieux ; en outre les camps romains étaient généralement ronds ou carrés, jamais ils n'on été disposés en avenue de trois kilomètres comme ici ; d'ailleurs Jules César n'est probablement jamais venu à Carnac, et dans tous les cas, le monument, comme on l'a vu ci-dessus, lui est bien antérieur. D'autres, comme Corret de Latour d'Auvergne et Cambry, y ont vu un temple celtique ; M. de Penhouet et M. Déane voulant préciser davantage, l'ont transformé en Dracontium, ou temple du serpent. Qu'il y ait eu là un temple, c'est très possible, mais un temple du serpent, c'est inadmissible. Il n'est point démontré que les Celtes aient été ophiolâtres, c'est-à-dire adorateurs du serpent ; et les alignements de Carnac, au lieu d'imiter les plis et les replis du serpent, comme on l'a dit, suivent la ligne droite, autant du moins qu'on peut l'exiger de blocs informes. Les antiquaires du pays, comme MM. L. Galles, Rosenzweig , Miln,.. estiment que cette bande de terre est un immense cimetière, et que chaque pierre marque une sépulture réelle ou commémorative. Ce sentiment s'appuie sur une observation qui a été faite dans une foule de localités, et qui a démontré l'existence habituelle de débris osseux au pied de menhirs isolés ou groupés ; il s'appuie en outre sur le fait particulier des fouilles pratiquées en 1877, au pied de plusieurs menhirs des alignements de Kermario, et qui ont amené la découverte de cendres, de charbons, etc..., c'est-à-dire de traces de sépultures. Si les alignements doivent leur origine à un ou plusieurs cimetières, ils ont pu devenir ensuite des temples. Les Celtes, en effet, étaient religieux : ils admettaient l'immortalité de l'âme, et ils offraient des prières et des sacrifices pour leurs défunts. Ils devaient donc visiter les tombeaux de leurs parents, et y accomplir des rites religieux ; ils avaient même peut-être des jours de réunion générale, pour honorer leurs morts. Dans ces circonstances, le cimetière devenait temporairement un temple, en servant à l'exercice du culte. Il en a été de même chez les chrétiens. A Rome, pendant les persécutions, les catacombes ont été transformées en cimetières, et, en même temps, on y célébrait les saints mystères. Chez nous, au moyen âge, et presque jusqu'à nos jours, on a enterré dans les églises, et le même lieu était à la fois un temple et un cimetière. Outre ses alignements, Carnac possède de nombreux dolmens, les uns cachés sous des tertres, les autres à découvert. - 1. La butte de Saint-Michel, ainsi nommée de la chapelle qui la surmonte, est composée de pierres et de terres rapportées. Elle mesure 115 mètres de longueur, 58 de largeur, et 10 de hauteur. De sa plateforme on jouit d'une vue magnifique, d'un côté sur l'Océan, de l'autre sur les alignements des menhirs. Une fouille, opérée en 1862, a fait découvrir dans ce tertre une grotte en maçonnerie, de moyenne grandeur, avec table de pierre et dallage inférieur. On y a trouvé un mélange de terre et de cendre, 39 haches en pierre polie, un collier de 101 grains avec 9 pendeloques en callaïs, et des débris d'os brûlés, qui indiquent une sépulture. (Bull. 1862, p. 7.). - 2. Le tumulus du Moustoir, sur la route d'Auray, mesure 85 mètres de longueur, 36 de largeur, et 5 à 6 de hauteur. On l'a fouillé en 1864, et on a trouvé du côté de l'ouest un beau dolmen, renfermant trois gâteaux de débris osseux, quelques objets en pierre et cinq vases de formes diverses ; du côté de l'est, on a rencontré trois cryptes en maçonnerie, des charbons, des ossements d'animaux et trois vases de terre. Au sommet du tumulus, il restait encore un menhir de 2 mètres (Bull. 1864, p. 117. — 1865, p. 24). - 3. Le tumulus de Kercado, de forme circulaire, a 40 mètres de diamètre, et 3m,50 seulement de hauteur. Il est composé uniquement de pierres sèches, sans interposition de couches de vase. Fouillé en 1863, il a donné une belle crypte funéraire, haute de 2m,50 et précédée d'une allée couverte. Dans la grotte on a trouvé des ossements humains, du charbon, quelques menus objets et des fragments de poteries (Ib. 1863, p. 5). A la suite de ces principaux tumulus, il faut mentionner les monuments plus ou moins ruinés de Kerlescant, de Kerlagad, de Crucuny, de Kervihan, de Kergroix, de Keryaval, de Clud-er-yér, d'En autérieu, de Rumentur, de Keric, de Roh-en-tallec, de Gruguen, de Run-Mori, etc... (Ib. 1860-1883). Trois tumulus, fouillés en 1878, par M. Miln, et situés au Nignol, à Coet-atous et à Kerhouant, couvraient, non des dolmens, mais des murs circulaires concentriques, semblables à des bases de tours rondes. On y a recueilli des fragments de silex, des urnes cinéraires, du bronze, du fer,... soit au centre, soit entre les deux murs, soit en dehors. Plusieurs indices portent à croire que ces monuments se rapprochent de l'époque gallo-romaine. (Ib. 1878, p. 102. — 1881, p. 55). Enfin, trois enceintes quadrilatères ont été fouillées également en 1878, par M. Miln, à Mané-Pochad-en-uieu, à Mané-Clud-er-yér, et à Mané-Tyec. On y a trouvé des foyers de crémation, des cendres, du charbon, des silex et des fragments de poterie celtique, généralement grossière et sans ornementation (Ib. 1883, p. 36). La période romaine a laissé à Carnac une empreinte moins profonde que la précédente. A Clou-Carnac, on signale une sorte de camp, avec cinq ou six buttes. — A Kermario, sur le flanc des alignements, on voit un camp romain, de forme presque carrée. — Au Bocenno, M. Miln a exhumé une villa gallo-romaine, avec son petit temple carré, et une quantité de vases brisés, de monnaies impériales, quelques statuettes en terre blanche et un petit bœuf en bronze. Cet établissement semble avoir été détruit au commencement du Vème siècle, lors de l'expulsion des magistrats romains. On a signalé aussi l'existence de briques romaines sur les hauteurs de Saint-Michel et du Moustoir, et au Laz. Au VIème siècle, les émigrés bretons se sont répandus sur ce territoire, et y ont implanté leur langue et leurs usages. Le nom du Moustoir semble rappeler l'existence d'un ancien établissement monastique, ruiné peut-être par les Normands au Xème siècle. Auprès de la chapelle de Coet-atous, on voit une pierre tombale de 2 mètres environ de longueur, sur 0m,60 de largeur à la tête et 0m,30 au pied. Au même village, s'élève une vieille croix de pierre, à bras pattés, portant en relief une autre croix pattée. On voit aussi une croix pattée, avec des signes gravés sur le fût, au village du Hanhon, et une autre à Cro-Carnac (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de CARNAC

l'église Saint-Corneille ou Saint-Cornély (1639-1659-1792). L'église actuelle remplacerait, dit-on, un édifice roman. A noter que saint Corneille (protecteur des troupeaux, car il s'éleva contre le sacrifice des animaux) est le premier Pape, issu de la noblesse romaine et décédé comme martyr suite semble-t-il à la persécution de l'empereur Dèce qui l'exila à Civitta-Vecchia. Construite au début du XVIIème siècle, l'église actuelle comprend une nef avec bas-côtés, terminée par un chœur à chevet plat. La nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés à simple tailloir. Le porche septentrional, d'ordre dorique, est surmonté d'un élégant baldaquin ajouré en forme de couronne que l'on dit avoir été taillé dans des menhirs. Le clocher s'élève sur le pignon occidental et a été construit en 1639 aux frais de Messire Augereau, recteur. La base du clocher, en tour carrée, est surmontée de quatre pinacles reliés par des balustres. Le clocher est surmonté d'une belle flèche octogonale de 40 mètres de hauteur. Le portail occidental, d'ordre dorique, est surmonté de pierres encastrées sculptées représentant saint Cornély entre deux vaches, rappelant le pèlerinage spécial des bestiaux qui se faisait là tous les ans et qui n'était pas un des moindres attraits de Carnac, si riche en souvenirs. Dès 1667, l'église en forme de croix latine est transformée en une nef à trois vaisseaux. Les chapelles de l'ouest et le porche sud datent de 1685. Le baldaquin du porche est l'oeuvre du tailleur de pierre Kergoustin de Baud et date de 1792. La sacristie, située à l'est, date de 1659. L'église est couverte d'une charpente lambrissée ornée de peintures. Les peintures du lambris datent de 1729 à 1732 et sont l'oeuvre de Louis Le Corre de Pontivy (signant Dupont) : elles ont été restaurées par Allary d'Auray en 1872 et par Robert Cassin en 1962-1965. La voûte centrale présente la vie de saint Cornély, la voûte Sud celle de saint Jean Baptiste ainsi que des mystères du Rosaire, la voûte Nord contient des passages de la vie du Christ. Les premiers vitraux datent du milieu du XIXème siècle et semblent être l'oeuvre de l'atelier Charles Maréchal : l'un d'eux présente saint Cornély comme protecteur des animaux, et l'autre présente le martyre de saint Cornély (un soldat, l'épée levée, va lui trancher la tête). Les vitraux (début de la seconde moitié du XIXème siècle) qui ornent le haut des nefs Nord et Sud, semblent être l'oeuvre du maître-verrier Julien Lobin : dans la nef Nord nous voyons saint Cornély protégeant un bateau pris dans la tempête, et saint Cornély refusant la Tiare pontificale, dans la nef Sud nous voyons saint Cornély condamné à mort par l'empereur, et saint Cornély en marche vers le supplice, baptisant un officier romain et des soldats. Les vitraux (1878), encadrés de larges bordures de médaillons et d'armoiries, sont l'oeuvre des ateliers Mauret-Lemoine de Nantes et sont un don de la famille de Wolbock : l'un représente Charles de Blois qui assiste à la messe, et l'autre saint Cado débarquant en Bretagne pour évangéliser la région. Vers le fond de l'église, se trouvent des vitraux (fin du XIXème siècle) qui sont l'oeuvre des ateliers de Laumonnier de Vannes. Dans la chapelle (datée de 1685) des fonts baptismaux, on peut voir des peintures de Botherelle datées de 1690 : les peintures représentent la naissance de Jésus, l'Adoration des mages, la Présentation de Jésus au Temple, Jésus au milieu des docteurs de la Loi (à noter que le vitrail, oeuvre de Laumonnier de Vannes en 1891 et don de la famille de Perrien, représente le Baptême du Seigneur au Jourdain). Le maître-autel, oeuvre de Christophe Fossati de Marseille, date de 1782. Le retable du maître-autel, qui date de 1659, est l'oeuvre d'Olivier Martinet, et son centre présente un tableau "l'Assomption de la Vierge", oeuvre du peintre Dupont de Pontivy et qui lui fut commandé en 1731. Dans le collatéral sud, on peut voir un retable de 1710, oeuvre de Gravay et un tableau du Rosaire de 1715 peint par un religieux de la Chartreuse d'Auray (la Vierge et l'Enfant sont représentés donnant un chapelet à saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne, et les petits médaillons décrivent les 15 mystères du Rosaire). Dans le collatéral nord, on peut voir un retable dédié à saint Isidore (saint espagnol), oeuvre de Martinet et construit entre 1670 et 1680, avec en son centre un tableau de l'Ascension signé d'Antoine (peintre à Rennes) et daté de 1793 (restauré en 1988) : sur les côtés, se trouvent les statues de saint Louis (tenant le sceptre et, dans la main gauche, la couronne d'épines), de saint Léon-le-Grand, et d'un Pape. L'autel du Saint-Sacrement est dédiée à la Sainte Trinité et au Saint Sacrement : le retable (1710) est l'oeuvre de Gravay ; le tableau (1713), oeuvre du chartreux d'Auray, célèbre l'Hostie adorée par les anges ; deux grandes statues de bois (saint Pierre et saint Paul) se trouvent sur les côtés. Un autre retable dédié à saint Jean-Baptiste et oeuvre d'Olivier Martinet, a été construit vers 1670 : les deux statues, d'époque, en bois, sont celles de Saint Dominique et de Sainte Catherine de Sienne tendant un coeur à Dieu, et le tableau intitulé "Descente de Croix", oeuvre du peintre Dupont, date de 1730. La chaire à prêcher, véritable oeuvre de ferronnerie d'Eustache Roussin de Josselin, date de 1783. La clôture ou grille du choeur (1806) est l'oeuvre de Grabot, forgeron de Locmariaquer à qui on attribue aussi les troncs, le lutrin, la grille de communion et la grille devant la statue-reliquaire de Saint-Cornély, datée de 1819 (à noter que les deux icônes récentes sont l'oeuvre de Robert Cassin de Carnac). Le buste reliquaire de saint Cornély, en bois doré, date de 1819. L'orgue, oeuvre de Florentin Grimont (religieux Carme de Tours), date de 1775 : il a été transféré du couvent de Sainte Anne d'Auray en 1872 et restauré par Benoit et Sarelot en 1976 et par Messieurs Boisseau et Cattiaux, facteurs d'orgues, en 1984-1986. L'orgue comprend 3 claviers (Positif, Grand Orgue, Dessus de Récit), un pédalier à l'allemande, 24 jeux, Tirasse GO et Tirasse POS. A noter que le "Positif" est surmonté d'un ange au milieu et de trophées d'instruments sur les côtés. On y remarque un sceau à eau bénite en argent du XVIIIème siècle, d'un atelier de Port-Louis. La bannière de Saint-Cornély date de 1901 et a été confectionné à Rennes d'après les dessins d'une religieuse de l'abbaye voisine de Kergonan. Le buste-reliquaire de saint Cornély, en bois doré, date du XIXème siècle. Le buste appelé "le petit saint Cornély", en bois doré, date du XVIIème siècle. Le Trésor, exposé dans une armoire vitrée, près de l'autel de la Vierge, est constitué de pièces d'orfèvrerie, dont un Ostensoir daté de 1693 ;

Eglise de Carnac

Eglise de Carnac

   

Eglise de Carnac

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Eglise de Carnac

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Eglise de Carnac

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Eglise de Carnac

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Eglise de Carnac

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Eglise de Carnac

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Nota : L'église de Carnac, dédiée à saint Corneille, a été reconstruite en 1639. C'est un édifice, en pierres de taille, ayant la forme d'un long rectangle, partagé en trois nefs par deux rangs de piliers. Les fenêtres ont été récemment décorées de vitraux peints, représentant la vie de saint Corneille. Les lambris des nefs offrent aussi quelques peintures assez soignées. On remarque à un pilier une chaire en fer forgé, autour du choeur une grille en fer, dans le sanctuaire un autel en marbre, et à la sacristie un ostensoir du XVIIème siècle. Un portail latéral, orné de colonnes doriques, est surmonté d'un baldaquin en pierre, en forme de couronne royale. La tour, carrée, supporte une flèche octogone, qui se voit de fort loin. Saint Corneille, ou saint Cornély, comme on dit au pays, y reçoit un culte tout particulier ; on vient en pèlerinage pour le prier. Le second dimanche de septembre est le jour de l'assemblée. Le 13 septembre, jour de la foire, a lieu la grande solennité, grand'messe, vêpres et procession. A l'issue de la grand'messe on bénit, à la porte de l'église, les animaux donnés au saint et ensuite on les conduit, avec drapeau en tête, au champ de foire où ils sont vendus au profit de la fabrique, et leur présence dans une étable est regardée comme une sauvegarde pour le troupeau. Ce même jour, 13 septembre, les habitants de Crach et de Ploemel viennent régulièrement, tous les ans, en pèlerinage. Ils font une procession solennelle à huit heures et demie, suivie d'une grand'messe. Des deux paroisses, on vient en foule, pour remercier le saint de les avoir délivrés d'une épizootie. La fête de saint Corneille a lieu le 16 septembre, et la solennité se transfère au dimanche suivant. Ce même jour, il y a encore grand nombre de pèlerins. Pendant l'octave, indulgence plénière à gagner. Ce qu'il y a à remarquer, pendant l'octave, ce sont les processions de nuit des bestiaux. On amène des villages de la paroisse et des paroisses d'alentour, des bandes de vingt et quarante bêtes. Il y a, certaines années, des troupeaux à n'en plus finir. Pourquoi saint Corneille est-il spécialement invoqué pour les bestiaux? — On l'ignore. Est-ce parce que son nom commence par Corne et rappelle les bêtes à cornes? Les chapelles de la paroisse sont : — 1. Notre-Dame de Bon-Secours, au bourg, servant aux catéchismes. — 2. Saint-Colomban, au village de ce nom, sur la baie de Quiberon. — 3. Saint-Aubin, au village du Hanhon, à 6 kil. vers le nord. — 4. Notre-Dame de Pitié, au village de Kergroix, vers le nord-est. — 5. Saint-Guénael, au village de Coet-atous, à 4 kilomètres. — 6. La Madeleine, en face de la précédente. — 7. Saint-Tugdual, au village du Moustoir. — 8. Saint-Michel, auprès du bourg, sur la butte de ce nom. — 9. La Trinité, sur la rivière de Crach, siège d'une paroisse depuis 1865. Il y avait, en outre, des chapelles privées aux manoirs de Kermalvezin, du Laz et de Kercado. Les frairies étaient, comme à l'ordinaire, groupées autour des chapelles mentionnées ci-dessus. En fait de chapellenies, on ne connaît que celle de Kercado, fondée par les seigneurs du lieu. Le recteur de Carnac était à la libre nomination du pape ou de l'évêque, suivant le mois de la vacance. Il dîmait à la 33ème gerbe et il ajoutait à son casuel le tiers des oblations. En 1756, son revenu net était évalué à 1,600 livres. Parmi les recteurs, on remarque Mathurin Augereau, qui rebâtit l'église paroissiale en 1639, et René Picard, qui mourut Janséniste en 1754. Celui-ci ayant été inhumé sans cérémonies, le Parlement, par une odieuse usurpation de pouvoirs, ordonna au clergé de la paroisse de célébrer un service pour le défunt, et sur le refus des prêtres, il s'en prit aux vicaires généraux et à l'évêque de Vannes lui-même ; il fallut l'intervention du roi pour faire cesser les empiétements des magistrats. Carnac faisait partie du doyenné de Pou-Belz et de la sénéchaussée d'Auray. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Locmariaquer et du district d'Auray. En 1791, son recteur, René Le Baron, refusa le serment à la Constitution civile du clergé, et partit pour l'Espagne l'année suivante. Pendant les troubles, on vendit nationalement un jardin et une prairie dépendant du presbytère, une tenue au bourg appartenant à la fabrique, deux pièces de terres dépendant de la chapelle de Notre-Dame, une maison et un jardin appartenant à la Trinité, et quelques autres immeubles. Au commencement de 1795, Jean Rohu recruta un bon nombre de royalistes à Carnac et aux environs, et le 27 juin les émigrés y opérèrent leur débarquement. Dès le 3 juillet, Carnac fut repris par les républicains, et quelques jours après se produisit le désastre de Quiberon. Au mois de janvier 1800, le recteur, qui était revenu de l'exil, fut tué par quelques bleus sur le chemin, entre Kervinio et le pont de la Saline. A la suppression des districts, Carnac passa dans l'arrondissement de Lorient, et l'année suivante dans le canton de Quiberon. La réorganisation religieuse de 1802 consacra cet arrangement, et depuis il n'y a eu d'autre modification que l'érection de la Trinité­-sur-mer en commune et en paroisse (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

la chapelle Saint-Michel (1926), reconstruite en 1926 sur le "tumulus de Saint-Michel". La première chapelle, datée du VIème siècle, est remplacée en 1663 par un édifice détruit en 1796 par les révolutionnaires. L'intérieur de l'édifice actuel est décoré d'une série de fresques d'Alice Pasco. Cette chapelle a longtemps servi comme amer pour signaler l'entrée des deux ports du Pô et de La Trinité. Devant la chapelle est une belle croix du XVIème siècle, et dans le voisinage une fontaine de 1664 ;

la chapelle Saint-Colomban (1575), située à Saint-Colomban. C'est un édifice rectangulaire construit vers 1575 au village de Saint-Colomban, sur la baie de Quiberon, dont la décoration est faite d'éléments flamboyants et de la Renaissance, et près duquel se trouve une belle fontaine flamboyante de la fin du XVIème siècle. Le transept, sur sa façade Sud, contient une petite chapelle dédiée à la Vierge. L'édifice abrite des peintures murales (peut-être du XVIème siècle), des statues anciennes et un tableau évoquant le Pardon de saint Cornély ;

la chapelle Saint-Albin ou Saint-Aubin (1577), située au village de Hahon (ou Hanhon). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire et de style jésuite, avec un petit clocheton dans le pignon. Plusieurs stèles gauloises ont été mises sur le placître ou transformées en bénitier. L'ensemble est complété par une fontaine et un puits ;

l'ancienne chapelle de la Croix (XIXème siècle), située au village de Kergroix et mentionnée en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé (1766), située au village de Coët-à-Tous (ou Coetatous) et mentionnée en 1930. Cette chapelle avait été rebâtie en 1852 sur les hauteurs de Coetatous. Mais on peut se demander s'il n'y a pas eu confusion entre Guénaël et Guénolé. On y trouvait une statue de saint Guénolé (abbé mitré portant un livre ouvert dans la main gauche) qui datait du XVIIIème siècle ;

l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine, reconstruite au XIXème siècle au village de la Madeleine et mentionnée en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Tual (1711), située au village du Moustoir et mentionnée en 1930 ; 

la croix des émigrés (1850), située à Saint-Colomban. Elle est érigée par l'abbé Mary, en commémoration d'une messe célébrée par Mgr de Hercé à cet endroit après le débarquement des émigrés le 26 juin 1795 ;

la croix (XII-XIIIème siècle), située au village de Coët-à-tous. Il s'agit d'une croix grecque, légèrement pattée ;

la croix de Hahon ;

la croix de Kerluir ;

la croix de Kervihan ;

le château de Churchill (1904) ;

le château de Kervihan. Il possède une chapelle privée ;

le château de Crocalan (1453), restauré en 1863-1865 (par la famille Martin d'Auray) et en 1903. Siège d'une ancienne seigneurie. Il possède une chapelle privée qui date du XIXème siècle. Les vestiges de l'ancien édifice du XVème siècle sont encore visibles. Le pigeonnier (XVème siècle) a été réaménagé en 1863 et en 1903 ;

le château de Kermalvezin (vers 1570). Siège, au XVIème siècle, d'une seigneurie appelée Kermalhuezen. La terre appartient successivement à Guillaume de Mauguen (dès 1444), puis aux familles Le Couriault et Le Boutoullic,  au fils de la Comtesse de Sègur (en 1868), à Charles Langlais (vers 1883), aux familles Babron et Pastré (depuis 1949). La façade comporte des lucarnes sculptées et date de la fin du XVIème siècle. Le château possédait autrefois une chapelle privée ;

le château de Kercado ou Kergado. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant en 1630 à la famille Herman, puis à la famille Le Mézec. Il possédait autrefois une chapelle privée aujourd'hui désaffectée. Propriété du baron de Wolbock (en 1865), du vicomte de Perrien de Crenan (en 1890), puis de la famille de Chavagnac ;

le manoir de Kerlescan ;  

la fontaine de Saint-Colomban (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Cornély (XVIIIème siècle). Une construction monumentale abrite une niche avec la statue de Saint Cornély ;

la fontaine Saint-Michel (XIXème siècle) ;

les maisons du Hahon (XVIIIème siècle), restaurées au XIXème siècle ;

la maison du marin (1832), située à Bourgerel. Sur le linteau de la porte, deux ancres de marine et une inscription "Le Gal" sont gravées dans la pierre. On y voit aussi un cadran solaire ;

les greniers à sel (1830-1840) du Bréno. A noter que les Salins du Midi ont mis fin à l'exploitation des marais de Carnac vers 1960 ;

le moulin à marée du lac (XIXème siècle) ;

les moulins à eau du Laz, de Gouyandeur, de Kerdrain, de Kerguoch (1839), et les moulins à vent de Kerfreral, de Kermaux, du Manio, du Courdiec, de Kermabo (1714) ;

A signaler aussi :  

le dolmen de Kercado (époque néolithique). Il s'agit d'un dolmen à couloir recouvert d'un cairn ruiné ;

le dolmen à couloir de Kermario (époque néolithique). Il s'agit d'une sépulture ;

les alignements de Kermario (époque néolithique). Près de 1029 menhirs (ou 982) sont alignés sur 10 files ;

les alignements de Kerlescan (époque néolithique). Près du village de Kerlescan, subsistent 555 menhirs rangés sur 13 lignes de 280 mètres de longueur. Les lignes de menhirs sont précédées d'une enceinte en forme de tonneau comptant 39 pierres ;

les alignements de Menec. Il comporte une enceinte ovoïde à chaque extrémité, celle de l'ouest entourant le village d'origine médiévale. Les 1099 menhirs se répartissent en 11 files sur plus d'un kilomètre de long ;

les dolmens de Mané Kerioned (époque néolithique). Trois dolmens dont l'un contient de nombreuses gravures ;

le géant du Manio (époque néolithique) ;

le dolmen de Keriaval (époque néolithique). Ce dolmen comprend quatre chambres ;

le site des Bosseno (époque gallo-romaine). Il s'agit des fondations d'une villa romaine. A l'intérieur de l'enclos se trouvaient sept ou huit bâtiments ;

le tumulus de Saint-Michel (5 000 ans avant Jésus-Christ). Une croix à personnages du XVI-XVIIème siècle est située à son sommet ;

le tumulus du Moustoir ;

le dépôt monétaire de Missiriac (IVème siècle), situé aujourd'hui au musée de Préhistoire. Il s'agit de la découverte d'une amphore de l'époque gallo-romaine contenant plus de 12 000 pièces romaines appartenant à plusieurs empereurs, notamment à Gallien ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARNAC

Les seigneuries de l'endroit étaient :

1.      Beaumer, à la famille d'Auray en 1390 et 1550.

2.     Crocalan, vers le nord-est.

3.     Kercado, aux Herman en 1630, puis aux Mézec.

4.     Kerdrein, aux Dimanach en 1520.

5.     Kergouliard, aux Dimanach en 1520.

6.     Kermalvezin.

7.     Kermario.

8.     Kermaux, aux Pezran, Talhoet de la Grationnaye.

9.     Kervilor, aux d'Aradon en 1390.

10.    Kervley.

11.    Le Laz, aux Vitré, Champion, Larlan, Sorel, Jégou.

12.   Quelvezin, vers le nord.

13.    Keryaval, aux Gouvello.

(de Joseph-Marie Le Mené).

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Carnac : Pierre Kernours et son fils Henry (au bourg de Carnac), Pierre Lehen (au bourg de Carnac), Guillo Droillart (Kerlan), Seleven Lehen (Kerogel), Ollivier Le Mauguen et son fils Guillou (Hanhont), Pierre Le Couriault et son fils Guillaume (Hanhont), Jouhan Le Couriault et Guillaume Le Botderou (Quelvezin), Morice Khadou et son frère Guillaume (Crocallan), Jehan Le Briz (Crocollan), Jehan Garric (Le Lac), Ollivier Le Paon et son fils Ollivier (Kermaux), Paen Le Guiryec (Kermaux), Lancelot d'Auray et Guillo Graignon (Beaumer), Perrot Le Thoern (Beaumer). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Carnac :

Henrry CADO (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Phelippes GUILLEMIN (15 livres de revenu) : excusé ;

Morice LE COUREAUT (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une javeline ;

Ollivier LE PAON (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Ollivier VITRE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Lancelot LE BLEIZ (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan LE COUREAUT (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Carnac :

Henry CADO (400 livres de revenu) : comparaît avec Henry Meneroy ou Nevenoy (archer) et Jehan Le Saux (armé d'une vouge) ;

Ollivier LE PAHUN (110 livres de revenu), remplacé par Ollivier Le Pou : comparaît en archer ;

Jehan LE PAHUN, remplacé par Pierre Sanynon : comparaît en archer ;

Marie LE DOUARAIN, mère d'Ollivier Pahun ;

Jehan VITRE (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers Philippes GUILLEMIN (10 livres de revenu) ;

Jehan COURIAULT (100 soulz) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Morice LE COURIAULT (15 livres de revenu), remplacé par Louis Le Couriault : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier KERBERUET (100 livres de revenu) ;

Morice LE BOTERFF (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers Jehan LE LART (10 livres de revenu) ;

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