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CARNAC

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La commune de Carnac (bzh.gif (80 octets) Karnag) fait partie du canton de Quiberon. Carnac dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARNAC 

Carnac vient du breton "cairn" (amas de pierre).

Le territoire de Carnac est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Plouharnel. Mention est faite au IXème siècle de la paroisse Saint-Corneille ("Cornelius" en latin et "Cornély" en breton) de Carnac. 

Carnac dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz. Le territoire de Carnac englobait primitivement La Trinité (aujourd'hui appelé "La Trinité-sur-Mer") qui s'en ait détaché en 1864.

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PATRIMOINE de CARNAC

l'église Saint-Corneille ou Saint-Cornély (1639-1659-1792). L'église actuelle remplacerait, dit-on, un édifice roman. A noter que saint Corneille (protecteur des troupeaux, car il s'éleva contre le sacrifice des animaux) est le premier Pape, issu de la noblesse romaine et décédé comme martyr suite semble-t-il à la persécution de l'empereur Dèce qui l'exila à Civitta-Vecchia. Construite au début du XVIIème siècle, l'église actuelle comprend une nef avec bas-côtés, terminée par un chœur à chevet plat. La nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés à simple tailloir. Le porche septentrional, d'ordre dorique, est surmonté d'un élégant baldaquin ajouré en forme de couronne que l'on dit avoir été taillé dans des menhirs. Le clocher s'élève sur le pignon occidental et a été construit en 1639 aux frais de Messire Augereau, recteur. La base du clocher, en tour carrée, est surmontée de quatre pinacles reliés par des balustres. Le clocher est surmonté d'une belle flèche octogonale de 40 mètres de hauteur. Le portail occidental, d'ordre dorique, est surmonté de pierres encastrées sculptées représentant saint Cornély entre deux vaches, rappelant le pèlerinage spécial des bestiaux qui se faisait là tous les ans et qui n'était pas un des moindres attraits de Carnac, si riche en souvenirs. Dès 1667, l'église en forme de croix latine est transformée en une nef à trois vaisseaux. Les chapelles de l'ouest et le porche sud datent de 1685. Le baldaquin du porche est l'oeuvre du tailleur de pierre Kergoustin de Baud et date de 1792. La sacristie, située à l'est, date de 1659. L'église est couverte d'une charpente lambrissée ornée de peintures. Les peintures du lambris datent de 1729 à 1732 et sont l'oeuvre de Louis Le Corre de Pontivy (signant Dupont) : elles ont été restaurées par Allary d'Auray en 1872 et par Robert Cassin en 1962-1965. La voûte centrale présente la vie de saint Cornély, la voûte Sud celle de saint Jean Baptiste ainsi que des mystères du Rosaire, la voûte Nord contient des passages de la vie du Christ. Les premiers vitraux datent du milieu du XIXème siècle et semblent être l'oeuvre de l'atelier Charles Maréchal : l'un d'eux présente saint Cornély comme protecteur des animaux, et l'autre présente le martyre de saint Cornély (un soldat, l'épée levée, va lui trancher la tête). Les vitraux (début de la seconde moitié du XIXème siècle) qui ornent le haut des nefs Nord et Sud, semblent être l'oeuvre du maître-verrier Julien Lobin : dans la nef Nord nous voyons saint Cornély protégeant un bateau pris dans la tempête, et saint Cornély refusant la Tiare pontificale, dans la nef Sud nous voyons saint Cornély condamné à mort par l'empereur, et saint Cornély en marche vers le supplice, baptisant un officier romain et des soldats. Les vitraux (1878), encadrés de larges bordures de médaillons et d'armoiries, sont l'oeuvre des ateliers Mauret-Lemoine de Nantes et sont un don de la famille de Wolbock : l'un représente Charles de Blois qui assiste à la messe, et l'autre saint Cado débarquant en Bretagne pour évangéliser la région. Vers le fond de l'église, se trouvent des vitraux (fin du XIXème siècle) qui sont l'oeuvre des ateliers de Laumonnier de Vannes. Dans la chapelle (datée de 1685) des fonts baptismaux, on peut voir des peintures de Botherelle datées de 1690 : les peintures représentent la naissance de Jésus, l'Adoration des mages, la Présentation de Jésus au Temple, Jésus au milieu des docteurs de la Loi (à noter que le vitrail, oeuvre de Laumonnier de Vannes en 1891 et don de la famille de Perrien, représente le Baptême du Seigneur au Jourdain). Le maître-autel, oeuvre de Christophe Fossati de Marseille, date de 1782. Le retable du maître-autel, qui date de 1659, est l'oeuvre d'Olivier Martinet, et son centre présente un tableau "l'Assomption de la Vierge", oeuvre du peintre Dupont de Pontivy et qui lui fut commandé en 1731. Dans le collatéral sud, on peut voir un retable de 1710, oeuvre de Gravay et un tableau du Rosaire de 1715 peint par un religieux de la Chartreuse d'Auray (la Vierge et l'Enfant sont représentés donnant un chapelet à saint Dominique et Sainte Catherine de Sienne, et les petits médaillons décrivent les 15 mystères du Rosaire). Dans le collatéral nord, on peut voir un retable dédié à saint Isidore (saint espagnol), oeuvre de Martinet et construit entre 1670 et 1680, avec en son centre un tableau de l'Ascension signé d'Antoine (peintre à Rennes) et daté de 1793 (restauré en 1988) : sur les côtés, se trouvent les statues de saint Louis (tenant le sceptre et, dans la main gauche, la couronne d'épines), de saint Léon-le-Grand, et d'un Pape. L'autel du Saint-Sacrement est dédiée à la Sainte Trinité et au Saint Sacrement : le retable (1710) est l'oeuvre de Gravay ; le tableau (1713), oeuvre du chartreux d'Auray, célèbre l'Hostie adorée par les anges ; deux grandes statues de bois (saint Pierre et saint Paul) se trouvent sur les côtés. Un autre retable dédié à saint Jean-Baptiste et oeuvre d'Olivier Martinet, a été construit vers 1670 : les deux statues, d'époque, en bois, sont celles de Saint Dominique et de Sainte Catherine de Sienne tendant un coeur à Dieu, et le tableau intitulé "Descente de Croix", oeuvre du peintre Dupont, date de 1730. La chaire à prêcher, véritable oeuvre de ferronnerie d'Eustache Roussin de Josselin, date de 1783. La clôture ou grille du choeur (1806) est l'oeuvre de Grabot, forgeron de Locmariaquer à qui on attribue aussi les troncs, le lutrin, la grille de communion et la grille devant la statue-reliquaire de Saint-Cornély, datée de 1819 (à noter que les deux icônes récentes sont l'oeuvre de Robert Cassin de Carnac). Le buste reliquaire de saint Cornély, en bois doré, date de 1819. L'orgue, oeuvre de Florentin Grimont (religieux Carme de Tours), date de 1775 : il a été transféré du couvent de Sainte Anne d'Auray en 1872 et restauré par Benoit et Sarelot en 1976 et par Messieurs Boisseau et Cattiaux, facteurs d'orgues, en 1984-1986. L'orgue comprend 3 claviers (Positif, Grand Orgue, Dessus de Récit), un pédalier à l'allemande, 24 jeux, Tirasse GO et Tirasse POS. A noter que le "Positif" est surmonté d'un ange au milieu et de trophées d'instruments sur les côtés. On y remarque un sceau à eau bénite en argent du XVIIIème siècle, d'un atelier de Port-Louis. La bannière de Saint-Cornély date de 1901 et a été confectionné à Rennes d'après les dessins d'une religieuse de l'abbaye voisine de Kergonan. Le buste-reliquaire de saint Cornély, en bois doré, date du XIXème siècle. Le buste appelé "le petit saint Cornély", en bois doré, date du XVIIème siècle. Le Trésor, exposé dans une armoire vitrée, près de l'autel de la Vierge, est constitué de pièces d'orfèvrerie, dont un Ostensoir daté de 1693 ;

la chapelle Saint-Michel (1926), reconstruite en 1926 sur le "tumulus de Saint-Michel". La première chapelle, datée du VIème siècle, est remplacée en 1663 par un édifice détruit en 1796 par les révolutionnaires. L'intérieur de l'édifice actuel est décoré d'une série de fresques d'Alice Pasco. Cette chapelle a longtemps servi comme amer pour signaler l'entrée des deux ports du Pô et de La Trinité. Devant la chapelle est une belle croix du XVIème siècle, et dans le voisinage une fontaine de 1664 ;

la chapelle Saint-Colomban (1575), située à Saint-Colomban. C'est un édifice rectangulaire construit vers 1575 au village de Saint-Colomban, sur la baie de Quiberon, dont la décoration est faite d'éléments flamboyants et de la Renaissance, et près duquel se trouve une belle fontaine flamboyante de la fin du XVIème siècle. Le transept, sur sa façade Sud, contient une petite chapelle dédiée à la Vierge. L'édifice abrite des peintures murales (peut-être du XVIème siècle), des statues anciennes et un tableau évoquant le Pardon de saint Cornély ;

la chapelle Saint-Albin ou Saint-Aubin (1577), située au village de Hahon (ou Hanhon). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire et de style jésuite, avec un petit clocheton dans le pignon. Plusieurs stèles gauloises ont été mises sur le placître ou transformées en bénitier. L'ensemble est complété par une fontaine et un puits ;

l'ancienne chapelle de la Croix (XIXème siècle), située au village de Kergroix et mentionnée en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Guénolé (1766), située au village de Coët-à-Tous (ou Coetatous) et mentionnée en 1930. Cette chapelle avait été rebâtie en 1852 sur les hauteurs de Coetatous. Mais on peut se demander s'il n'y a pas eu confusion entre Guénaël et Guénolé. On y trouvait une statue de saint Guénolé (abbé mitré portant un livre ouvert dans la main gauche) qui datait du XVIIIème siècle ;

l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine, reconstruite au XIXème siècle au village de la Madeleine et mentionnée en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Tual (1711), située au village du Moustoir et mentionnée en 1930 ; 

la croix des émigrés (1850), située à Saint-Colomban. Elle est érigée par l'abbé Mary, en commémoration d'une messe célébrée par Mgr de Hercé à cet endroit après le débarquement des émigrés le 26 juin 1795 ;

la croix (XII-XIIIème siècle), située au village de Coët-à-tous. Il s'agit d'une croix grecque, légèrement pattée ;

la croix de Hahon ;

la croix de Kerluir ;

la croix de Kervihan ;

le château de Churchill (1904) ;

le château de Kervihan. Il possède une chapelle privée ;

le château de Crocalan (1453), restauré en 1863-1865 (par la famille Martin d'Auray) et en 1903. Siège d'une ancienne seigneurie. Il possède une chapelle privée qui date du XIXème siècle. Les vestiges de l'ancien édifice du XVème siècle sont encore visibles. Le pigeonnier (XVème siècle) a été réaménagé en 1863 et en 1903 ;

le château de Kermalvezin (vers 1570). Siège, au XVIème siècle, d'une seigneurie appelée Kermalhuezen. La terre appartient successivement à Guillaume de Mauguen (dès 1444), puis aux familles Le Couriault et Le Boutoullic,  au fils de la Comtesse de Sègur (en 1868), à Charles Langlais (vers 1883), aux familles Babron et Pastré (depuis 1949). La façade comporte des lucarnes sculptées et date de la fin du XVIème siècle. Le château possédait autrefois une chapelle privée ;

le château de Kercado ou Kergado. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant en 1630 à la famille Herman, puis à la famille Le Mézec. Il possédait autrefois une chapelle privée aujourd'hui désaffectée. Propriété du baron de Wolbock (en 1865), du vicomte de Perrien de Crenan (en 1890), puis de la famille de Chavagnac ;

le manoir de Kerlescan ;  

la fontaine de Saint-Colomban (XVIème siècle) ;

la fontaine Saint-Cornély (XVIIIème siècle). Une construction monumentale abrite une niche avec la statue de Saint Cornély ;

la fontaine Saint-Michel (XIXème siècle) ;

les maisons du Hahon (XVIIIème siècle), restaurées au XIXème siècle ;

la maison du marin (1832), située à Bourgerel. Sur le linteau de la porte, deux ancres de marine et une inscription "Le Gal" sont gravées dans la pierre. On y voit aussi un cadran solaire ;

les greniers à sel (1830-1840) du Bréno. A noter que les Salins du Midi ont mis fin à l'exploitation des marais de Carnac vers 1960 ;

le moulin à marée du lac (XIXème siècle) ;

les moulins à eau du Laz, de Gouyandeur, de Kerdrain, de Kerguoch (1839), et les moulins à vent de Kerfreral, de Kermaux, du Manio, du Courdiec, de Kermabo (1714) ;

A signaler aussi :  

le dolmen de Kercado (époque néolithique). Il s'agit d'un dolmen à couloir recouvert d'un cairn ruiné ;

le dolmen à couloir de Kermario (époque néolithique). Il s'agit d'une sépulture ;

les alignements de Kermario (époque néolithique). Près de 1029 menhirs (ou 982) sont alignés sur 10 files ;

les alignements de Kerlescan (époque néolithique). Près du village de Kerlescan, subsistent 555 menhirs rangés sur 13 lignes de 280 mètres de longueur. Les lignes de menhirs sont précédées d'une enceinte en forme de tonneau comptant 39 pierres ;

les alignements de Menec. Il comporte une enceinte ovoïde à chaque extrémité, celle de l'ouest entourant le village d'origine médiévale. Les 1099 menhirs se répartissent en 11 files sur plus d'un kilomètre de long ;

les dolmens de Mané Kerioned (époque néolithique). Trois dolmens dont l'un contient de nombreuses gravures ;

le géant du Manio (époque néolithique) ;

le dolmen de Keriaval (époque néolithique). Ce dolmen comprend quatre chambres ;

le site des Bosseno (époque gallo-romaine). Il s'agit des fondations d'une villa romaine. A l'intérieur de l'enclos se trouvaient sept ou huit bâtiments ;

le tumulus de Saint-Michel (5 000 ans avant Jésus-Christ). Une croix à personnages du XVI-XVIIème siècle est située à son sommet ;

le tumulus du Moustoir ;

le dépôt monétaire de Missiriac (IVème siècle), situé aujourd'hui au musée de Préhistoire. Il s'agit de la découverte d'une amphore de l'époque gallo-romaine contenant plus de 12 000 pièces romaines appartenant à plusieurs empereurs, notamment à Gallien ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARNAC

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Carnac : Pierre Kernours et son fils Henry (au bourg de Carnac), Pierre Lehen (au bourg de Carnac), Guillo Droillart (Kerlan), Seleven Lehen (Kerogel), Ollivier Le Mauguen et son fils Guillou (Hanhont), Pierre Le Couriault et son fils Guillaume (Hanhont), Jouhan Le Couriault et Guillaume Le Botderou (Quelvezin), Morice Khadou et son frère Guillaume (Crocallan), Jehan Le Briz (Crocollan), Jehan Garric (Le Lac), Ollivier Le Paon et son fils Ollivier (Kermaux), Paen Le Guiryec (Kermaux), Lancelot d'Auray et Guillo Graignon (Beaumer), Perrot Le Thoern (Beaumer). 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Carnac :

Henrry CADO (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Phelippes GUILLEMIN (15 livres de revenu) : excusé ;

Morice LE COUREAUT (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une javeline ;

Ollivier LE PAON (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Ollivier VITRE (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Lancelot LE BLEIZ (30 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ;

Jehan LE COUREAUT (15 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Carnac :

Henry CADO (400 livres de revenu) : comparaît avec Henry Meneroy ou Nevenoy (archer) et Jehan Le Saux (armé d'une vouge) ;

Ollivier LE PAHUN (110 livres de revenu), remplacé par Ollivier Le Pou : comparaît en archer ;

Jehan LE PAHUN, remplacé par Pierre Sanynon : comparaît en archer ;

Marie LE DOUARAIN, mère d'Ollivier Pahun ;

Jehan VITRE (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers Philippes GUILLEMIN (10 livres de revenu) ;

Jehan COURIAULT (100 soulz) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

Morice LE COURIAULT (15 livres de revenu), remplacé par Louis Le Couriault : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier KERBERUET (100 livres de revenu) ;

Morice LE BOTERFF (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Les héritiers Jehan LE LART (10 livres de revenu) ;

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